Projet de décret fixant les règles et procédures applicables à la destruction de haies

Consultation du 25/11/2025 au 16/12/2025 - 605 contributions

Ce projet de décret est pris en application de la loi n°2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations futures (dite loi « OSARGA »). L’article 37 de cette loi a introduit dans le code de l’environnement un dispositif de protection et de gestion durable des haies codifié aux articles L. 412-21 à L. 412-27.

Afin de renforcer la préservation des haies et de maintenir le linéaire planté, l’objectif de ce dispositif est de simplifier et unifier les procédures administratives applicables aux projets de destruction de haies, en créant une déclaration unique préalable (ou, le cas échéant, une autorisation unique), avec une compensation systématique et au moins équivalente.

Partager la page

Déposer votre commentaire

Commentaires

  •  Non sens absolu, le 28 novembre 2025 à 13h44
    Comment favoriser la destruction de ce qui est fondamental pour le bien commun (impact sur la qualité de l’eau et le régime des crues, refuge de biodiversité, piégeage de carbone…)? Je suis très défavorable
  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 13h42
    On se mord encore les doigts des politiques de débocagisation des années 60, parce qu’on se rend compte de l’utilité fondamental des haies pour le cycle de l’eau, pour la lutte contre l’érosion, comme coupe vent pour les cultures ou comme réserve de biodiversité. Ce genre de décret est à contre courant des pratiques nécessaires pour l’avenir
  •  Un grosse blague, le 28 novembre 2025 à 13h39
    On essaye de replanter des haies un peu de partout car avec le remembrement ces habitats du grande valeur écologique ont complètement disparu du paysage et maintenant un décret pour faciliter leur destruction….
  •  J’émets un avis défavorable., le 28 novembre 2025 à 13h36
    Ce projet de décret semble faciliter un peu trop la destruction des haies, il reste trop vague sur la protection des espèces protégées. J’émets donc un avis défavorable. Les 3/4 des oiseaux ont disparu ces dernières années. Ce n’est pas ce que vous envisagez qui va aider à leur retour.
  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 13h35
    Trop de haies ont déjà été détruites et ce projet de décret faciliterait la destruction de ce qu’il reste, alors que l’on connaît tous les bénéfices des haies tant pour la biodiversité que vis-à-vis de l’agriculture durable.
  •  Préservation , le 28 novembre 2025 à 13h35
    Avis défavorable car ce décret ouvre la porte aux abus et permet de détruire des haies pour certaines très anciennes qui sont la colonne vertébrale de nos paysages bocagers. Les nouvelles plantations, si elles se font réellement et sérieusement mettront des décennies à être efficaces.
  •  Avis défavorable !, le 28 novembre 2025 à 13h32
    Il est impératif que ce décret soit rejeté pour que l’État soit cohérent avec le Pacte en faveur de la haie qu’il a lui-même instauré.
  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 13h29
    Nous avons besoin de biodiversité pour rester en vie !
  •  Avis défavorable , le 28 novembre 2025 à 13h27
    Un projet qui pourrait, en l’état, conduire à l’intensification de la destruction des haies.
  •  Avis defavorable pour cette procedure, le 28 novembre 2025 à 13h17
    Le diable se cachant dans les details…l expression plus ou moins equivalente" laisse la place a tout et replanter sans conditionner cette replantation a soins et arrosages necessaires durant 3 ans equivaut a acheter des plans les planter et puis c est tout. Ce qui de plus a un tres mauvais bilan carbone…
  •  Avis défavorable , le 28 novembre 2025 à 13h09
    Un projet qui pourrait, en l’état, conduire à l’intensification de la destruction des haies.
  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 13h09

    Refus d’une définition de la haie qui facilite sa destruction :
    Abandonner la notion de trouées pour calculer le linéaire de haie pour permettre :
    une application plus pertinente de la réglementation sur les espèces protégées ;
    une vraie compensation de l’ensemble de l’espace dédié à la haie.
    Prendre véritablement en compte les cumuls de projets de destruction pour toutes les réglementations protégeant les haies : projets simultanés de destruction, ou découpage du projet dans le temps, qui permettent de passer sous les seuils réglementaires et détruire une haie par petits bouts.

    Ne pas baser l’application de la réglementation sur une cartographie générée automatiquement et erronée :

    La cartographie semi-automatique doit rester un outil pour alimenter l’Observatoire de la haie, avec des données globales sur les évolutions du linéaire, la production de statistiques pour guider les acteurs et les politiques publiques. Dans ce cadre elle peut être pertinente.

    Mais elle comporte trop d’erreurs pour servir de base pour l’instruction des dossiers de demande de destruction.

    Les contraintes techniques de cartographie ne doivent pas définir le linéaire à protéger !

    Cette cartographie qui doit rester un outil de connaissance sur les haies et de suivi dans le temps et non un outil de contrôle.

    Elle doit pouvoir être alimentée avec des données régionales, et s’appuyer sur les progrès des outils techniques pour avoir des données plus précises dans les régions avec des haies basses, de l’enfrichement ou du sylvopastoralisme.

    C’est l’accompagnement des agriculteurs par un technicien et la construction d’un dossier complet basé sur le terrain qui permettra à l’Administration d’instruire correctement les demandes et d’appliquer la réglementation protégeant les haies.

    Pour une application de la séquence ERC via un accompagnement de l’agriculteur :

    Appliquer dans le décret la loi d’orientation agricole qui prévoit un agrément de techniciens et l’obligation pour l’Administration de transmettre leur liste à tout demandeur envisageant une destruction de haie.

    Intégrer explicitement dans le dossier du demandeur un volet « éviter » et « réduire » et des exigences sur la qualité de la compensation.

    Une application rigoureuse de la réglementation espèces protégées :
    Transmettre pour information l’ensemble des dossiers de demande de destruction de haie au CSRPN et lui permettre de s’autosaisir pour garantir expertise et transparence.

    Prouver la validité scientifique et la fiabilité des critères de connectivité, de typologie et de zonage.

    Utiliser l’outil en écologie des paysages construit par l’INRAE "le Grain bocager", disponible nationalement, pour analyser l’impact des destructions sur les habitats et les corridors écologiques.

    Supprimer tout seuil de linéaire en dessous duquel la réglementation espèces protégées ne s’appliquerait pas.

  •  avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 13h09
    La porte ouverte à des destructions qui ne devraient pas avoir lieu sera ouverte sir le déc ret n’est pas révisé pour éliminer les erreurs lié à
    - une mauvaise définition des haies (celles-ci pouvant comporter des trouées de plus de 5m)
    - une cartographie semi-automatique et une traitement automatisé oubliant l’intelligence humaine capable de rectifié les mauvaises lectures aériennes
    - la prise en compte trop lâche des espèces protégées potentiellement présentes
  •  Défavorable , le 28 novembre 2025 à 13h07
    Ce projet de décret semble faciliter un peu trop la destruction des haies, il reste trop vague sur la protection des espèces protégées. J’émets donc un avis défavorable.
  •  Défavorable à la destruction facilitée des haies, le 28 novembre 2025 à 13h07
    Défavorable à la destruction facilitée des haies
  •  Avis défavorable. Les haies ne sont pas des pixels., le 28 novembre 2025 à 12h46

    Je m’oppose à ce décret, qui affaiblit la protection des haies sous couvert de simplification technique. Il réduit à des seuils, des découpages, des cartographies imprécises, ce qui dans le paysage est vivant, relationnel, et tissé de mémoire.

    Une haie n’est pas un simple linéaire de pixels. Elle est un maillage, une respiration du territoire, une mémoire d’usage et d’écosystèmes. Elle accueille, relie, protège — les espèces, les sols, les eaux, les vents, les humains eux-mêmes.

    Ce projet propose une définition du “linéaire de haie” qui permet d’en morceler la réalité pour en faciliter la disparition, trouée par trouée. Il rend possible la destruction par contournement — en fractionnant les projets dans le temps ou l’espace, pour éviter les seuils réglementaires.

    Il s’appuie sur une cartographie semi-automatique reconnue comme imprécise, incapable d’appréhender les haies basses, les friches, les usages mixtes. Un outil utile pour l’observation, oui. Mais en faire le socle d’un contrôle réglementaire, c’est substituer une image erronée à la complexité du vivant.

    Ce projet de décret tourne ainsi le dos à l’esprit des lois sur la biodiversité. Il écarte les techniciens du terrain, au lieu de s’appuyer sur leur savoir. Il ne garantit ni l’évitement ni la réduction des impacts, pourtant au cœur de la séquence ERC. Il affaiblit la portée de la réglementation sur les espèces protégées, en introduisant des seuils arbitraires, au lieu de reconnaître la continuité écologique et la valeur intrinsèque de chaque haie, même modeste.

    Je demande :
    – une définition de la haie qui reconnaisse son intégrité, et non son morcellement ;
    – que toute demande de destruction fasse l’objet d’une instruction rigoureuse par un technicien agréé, sur la base du terrain ;
    – que les outils scientifiques reconnus comme Le Grain Bocager de l’INRAE soient utilisés pour évaluer les impacts écologiques ;
    – que les données régionales et les réalités de terrain ne soient pas écrasées par une cartographie nationale imprécise ;
    – que le CSRPN soit systématiquement informé et puisse s’autosaisir ;
    – et surtout, que l’on cesse de considérer les haies comme des obstacles à effacer, plutôt que comme des liens à préserver.

    Ce n’est pas seulement une affaire de biodiversité. C’est une affaire de sol, de climat, de paysage, de culture.
    D’un rapport au monde qui ne se calcule pas seulement en mètres — mais en cohérence, en mémoire, en soin.

  •  Contre le projet, le 28 novembre 2025 à 12h45

    1 - What ?? : "Le préfet dispose alors d’un délai de deux mois pour s’opposer au projet ou imposer des prescriptions après avoir consulter les services compétents (biodiversité, paysage, santé, etc.) au titre des treize législations.

    À défaut d’opposition, le projet peut être réalisé".

    Une multiplication des demandes d’arasements engendrera probablement un manque de réactivité de l’administration et de faite des destructions importants. Vu les enjeux agroécologie que représente les haies ceci ne peux être acceptable.

    a modifié par : "A défaut de réponse, le projet ne pourra pas être réalisé"

    2 - Par ailleurs, ou ce trouve la place des acteurs de terrains sur ces questions ? Rien de peut remplacer une visite sur site et une expertise avertie.

    3 - Compensation de 1 pour 1 ? Au vu du dérèglement climatique et des enjeux une compensation devrait être à minima de 2 pour 1 en milieu agricole voir plus.

    4 - Quid du suivie des compensations dans le temps ? Si la compensation échoue quel mesure, garanti de réussite ? une haie fonctionnelle à besoin de temps.

  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 12h42
    La définition proposée de la haie n’est pas adaptée et conduira à faciliter les destructions des linéaires de haies, que pourtant, des subventions tentent tant bien que mal, d’aider à replanter. Les haies ne sont pas protégées alors qu’elles sont un enjeu majeur pour retenir l’eau, la terre, la fraîcheur face au dérèglement climatique, aux pratiques agricoles qui s’intensifient et agrandissent toujours plus les parcelles. Systématiser l’acceptation de leur destruction mène à la perte de nos paysages, de nos ressources, de nos besoins vitaux d’eau, de sol et de fraîcheur. N’est pas pris en compte des appuies techniques pour les demandeurs de gestion des haies et de l’ERC. Les espèces protégées ne sont pas indiquées clairement. Réveillez vous : vous faites partie de ce pays, de cette terre, vous ne serez pas épargniez, nos paysages, nos savoir-faire, nos besoins vitaux disparaissent. Je pleure de ces décisions hors-sol, hors-vie, hors-humainité
  •  Avis défavorable, le 28 novembre 2025 à 12h41
    Contre une définition de la haie qui facilite sa destruction Contre l’application de la réglementation sur une cartographie générée automatiquement et erronée Pour une application de la séquence ERC via un accompagnement de l’agriculteur Pour une application rigoureuse de la réglementation espèces protégées
  •  Avis (très) défavorable, le 28 novembre 2025 à 12h41
    Habitant en Bretagne, où notre bocage est déjà mal mené, je suis défavorable à ce projet de décret : > la définition de la haie est inadaptée, ce qui facilite sa destruction (exclusion des “trouées” de plus de 5m) > cartographie générée de façon semi-automatique à partir de photos aériennes, qui ne permet pas de pleinement protéger les haies > le projet de décret ne prévoit aucune prise en compte de la réglementation Éviter-Réduire-Compenser (ERC) > Le projet de décret introduit la possibilité de définir l’impact d’une destruction comme « non caractérisé » en fonction de critères qui semblent scientifiquement fragiles et ouvrent la voie à des erreurs et donc à la destruction d’habitats (trop flou au regard de réglementation protégeant les espèces protégées)