Projet d’arrêté fixant la typologie de haies utilisée pour l’application du régime unique de la haie
Cet arrêté est pris en application du 2° de l’article L. 412-27 du code de l’environnement, issu de l’article 37 de la loi n°2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture.
Consultation du 16/01/2026 au 06/02/2026 - 782 contributions
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Les haies bocagères constituent un patrimoine naturel essentiel, fruit de plusieurs siècles de pratiques agricoles et d’aménagement du territoire. Leur arrachage massif, observé depuis des décennies, a entraîné des conséquences environnementales, agricoles et paysagères majeures. Interdire leur destruction n’est pas une contrainte idéologique, mais une mesure de bon sens, fondée sur l’intérêt général.
1. Un rempart écologique indispensable
Les haies abritent une biodiversité remarquable : oiseaux, insectes pollinisateurs, petits mammifères, auxiliaires des cultures. Elles constituent des corridors écologiques essentiels à la circulation des espèces. Leur disparition fragilise les équilibres naturels et accélère l’effondrement de la biodiversité, déjà gravement menacée.
2. Une protection naturelle des sols et de l’eau
Les haies limitent l’érosion des sols, freinent le ruissellement, réduisent les coulées de boue et filtrent les polluants avant qu’ils n’atteignent les cours d’eau. Dans un contexte de dérèglement climatique, elles jouent un rôle clé dans la prévention des inondations et la préservation de la qualité de l’eau.
3. Un allié de l’agriculture durable
Contrairement à une idée reçue, les haies ne sont pas un obstacle à la performance agricole. Elles améliorent les rendements à long terme en protégeant les cultures du vent, en maintenant l’humidité des sols et en favorisant les auxiliaires naturels, réduisant ainsi le recours aux intrants chimiques. Préserver les haies, c’est investir dans une agriculture plus résiliente et plus autonome.
4. Un outil concret de lutte contre le changement climatique
Les haies stockent du carbone, participent à la régulation thermique des paysages et atténuent les effets des sécheresses et des canicules. Leur maintien est une action locale, immédiate et efficace dans la lutte contre le réchauffement climatique.
5. Un enjeu paysager et culturel
Au-delà de leur fonction écologique, les haies façonnent nos paysages ruraux et participent à l’identité de nos territoires. Leur disparition appauvrit le cadre de vie, banalise les paysages et rompt le lien entre les habitants et leur environnement.