Plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes (Consultation terminée)

Consultation du 08/04/2026 au 29/04/2026 - 298 contributions

1. Contexte

Le frelon asiatique à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) est une espèce invasive originaire d’Asie du Sud-Est, introduite accidentellement en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne. Une unique reine fécondée est à l’origine de sa diffusion progressive sur le territoire national, puis dans certains pays européens.

Depuis son introduction, l’espèce s’est rapidement propagée, jusqu’à atteindre la Hongrie en 2024. Elle est aujourd’hui présente dans l’ensemble des départements métropolitains.
La propagation rapide du frelon asiatique s’explique par plusieurs facteurs : une forte capacité de reproduction, un cycle biologique annuel produisant un grand nombre d’individus, des ressources alimentaires abondantes et l’absence de prédateurs naturels spécifiques.
Chaque colonie peut produire plusieurs centaines de fondatrices, contribuant à une progression estimée à environ 70 kilomètres par an, sur le territoire.

Prédateur opportuniste, le frelon asiatique s’attaque à une grande diversité d’insectes. En moyenne, près de 85 % de son alimentation est composée d’abeilles, de guêpes et de mouches, dont environ 40 % d’abeilles domestiques.
Compte tenu de son implantation désormais généralisée, l’éradication du frelon asiatique n’est plus envisageable avec les moyens actuels. La stratégie repose désormais sur la mise en place de moyens de lutte efficaces, afin de limiter ses impacts.

L’espèce est réglementée « espèce exotique envahissante » au niveau européen depuis 2016 ; des actions de gestion sont entreprises au regard de son expansion sur le territoire (piégeage des reines fondatrices et des ouvrières, destruction des nids, protection des ruches) et financées notamment par le Fonds Vert, ainsi que par certaines collectivités territoriales. Un plan de lutte a été mis en place en 2024 par les organismes à vocation sanitaire chargés de la santé végétale et de la santé animale (FREDON France et GDS France, regroupés en association – AFSE).

2. Contenu du plan

Pour amplifier l’action publique, conforter l’initiative précédente et coordonner les acteurs, le législateur a décidé, par la loi n°2025-237 du 14 mars 2025 (adoptée à l’unanimité) visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole, l’adoption d’un plan national de lutte contre le frelon asiatique. Il s’agit du premier plan de lutte contre une espèce exotique envahissante prévu par la loi, signe de l’impact de cette espèce sur le territoire national. Cette loi prévoit également un dispositif d’indemnisation des apiculteurs, distinct du plan national.

D’une durée de 6 ans renouvelable, le plan qui vous est présenté est structuré en 3 axes majeurs :
1. Recherche et communication
2. Organisation de la lutte
3. Gouvernance

Ces axes regroupent 8 actions, notamment :
• la coordination des acteurs (action 7)
• des mesures de gestion (destruction des populations de frelons et protection des ruches) adaptées aux situations locales (action 5)
• le soutien et le développement de la recherche fondamentale et appliquée (actions 1 et 2)
• une classification des départements en fonction du niveau de présence du frelon et la réalisation des plans départementaux (actions 4 et 8)
• des actions de communication auprès de différents acteurs (action 3)

Ce plan sera décliné au niveau départemental dans les 6 mois après son adoption afin d’apporter des solutions au plus près des enjeux de chacun des territoires.
Le projet de plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes repose sur un financement structuré et partagé (action 6) entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs socio-économiques et sanitaires concernés, afin de garantir une réponse coordonnée répondant aux besoins des territoires.

3. Étapes de consultation

L’élaboration du plan a été réalisée en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés : ministère de l’agriculture, acteurs apicoles, organismes à vocation sanitaire, unités de recherche, …

Le plan est soumis, au regard des dispositions prévues dans le décret d’application de la loi du 14 mars 2025, à un avis simple du Conseil National de la Protection de la Nature (ministère en charge de la transition écologique) et du Conseil National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale (ministère en charge de l’agriculture). La présente consultation du public est réalisée en parallèle.

Le plan sera adopté, ensuite, par publication au Journal Officiel, d’un arrêté interministériel, portant approbation du plan.

Partager la page

Commentaires

  •  Agir concrètement - le plan est trop vague, le 18 avril 2026 à 15h49
    Je suis maire d’une commune du Loiret. On vient de me signaler 2 nids de frelons asiatiques. L’un est sur une propriété d’habitation secondaire dans un lotissement. Concrètement, le plan ne m’apporte aucune solution pour pouvoir détruire le nid avec ou sans l’accord du propriétaire qui ne se sent pas concerné. Bien sûr, le voisinage est inquiet mais quel est le pouvoir du maire dans ces situations? Le plan n’apporte pas de réponse alors la lutte me semble totalement inefficace. Alors que la lutte devrait associer tous les acteurs locaux et je ne parle même pas ici d’aide financière pour lutter. Là encore, le plan est totalement flou. Il ne répond absolument pas à l’urgence ressentie sur le terrain.
  •  Concertation avec les professionnels apiculteur et dédommagement en rapport des pertes, le 18 avril 2026 à 11h02
    Nous demandons que des financements ambitieux et concrets soient débloqués dès maintenant pour l’animation du Plan Frelon à tous les échelons (national, régional et départemental) et le financement de ses actions par les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture. Concernant le soutien à la recherche, la priorité doit porter sur l’appui à la recherche appliquée pour renforcer l’efficacité des moyens de lutte, en lien avec l’ITSAP et les ADA, plutôt que sur l’acquisition de connaissance sur les impacts du frelon. Quid également de l’autre volet de la Loi Frelon sur l’indemnisation des pertes des apiculteurs professionnels liées au frelon ? Ce volet doit se concrétiser rapidement. Nous exigeons l’indemnisation totale des pertes des apiculteurs professionnels liées au frelon. Concernant la gouvernance, nous demandons que la FNSEA, InterApi et les organisation sanitaires (GDS et Fredon) soient pleinement associés au comité de pilotage national. Les FRSEA au niveau régional et les FDSEA au niveau départemental doivent également être invités dans les instances de gouvernance locales. Enfin, les moyens de lutte pour les apiculteurs professionnels contre le frelon doivent être renforcés. Nous soutenons la ré-autorisation de l’usage de SO2 pour la destruction de nids de frelons, comme proposé dans la fiche action 2. Les apiculteurs professionnels devraient notamment avoir la possibilité d’être formés et habilités à la destruction de nids de frelons, afin de renforcer l’autonomie de la filière, sans que l’Etat ne se désengage pour autant.
  •  Frelon Géant d asie, le 17 avril 2026 à 16h17

    Bonjour,

    Je viens d observer de pres un frelon géant d asie, j habite a Saint pierre des corps dans le 37. Le frelon s est retrouvé enfermé avec moi dans mon salon, j ai pu l observer a moins 10cm, avant de lui ouvrir la fenêtre pour qu il sorte.

  •  Insuffisance et dilution des moyens, le 16 avril 2026 à 09h09
    Pourquoi refaire ce qui a déjà été proposé en local par des organisme comme le GDS, FREDON, l’interpro ? Les moyens affectés au plan sont déjà largement insuffisants alors arrêtons de réinventer ce qui a déjà été fait. Parfois la centralisation est aussi préférable à la décentralisation, la communication vers les collectivités ou vers les citoyens doit être nationale, inutile de la confier aux départements, les dépenses seront diluées inutilement. Par contre la mise en œuvre doit être localisé au plus près des communes pour permettre le piégeage par tous et la destruction par des personnes formés en incluant un plan spécifique de formation pour les apiculteurs professionnels qui le souhaitent. La recherche devrait se focaliser sur des projets courts et sur l’amélioration des méthodes de piégeage et de destruction, en privilégiant les projets avec obtention de résultats concrets. Et pour finir ce plan doit être complété par un volet indemnisation des pertes de colonies et de production, à destination exclusive des apiculteurs professionnels cotisants AMEXA.
  •  Un manque d’ambition pour ce plan., le 16 avril 2026 à 09h08

    Ce plan de lutte contre le frelon asiatique est insuffisant face aux enjeux !

    La filière apicole a pourtant construit depuis plusieurs années, avec InterApi, GDS France et Fredon France, un plan complet déjà déployé sur le terrain. Sa faible prise en compte et l’absence de lien clair avec le dispositif proposé risquent de créer de la confusion. Il est essentiel d’éviter les doublons et de s’appuyer sur la dynamique existante.

    Les financements annoncés restent flous et insuffisants. Des moyens concrets et pérennes doivent être mobilisés rapidement pour déployer le plan à tous les niveaux. La recherche doit prioritairement soutenir des solutions opérationnelles pour améliorer l’efficacité de la lutte.

    L’indemnisation des pertes des apiculteurs professionnels liées au frelon asiatique doit être mise en œuvre sans délai et couvrir l’intégralité des préjudices.

    La gouvernance doit associer pleinement les acteurs professionnels et sanitaires à tous les échelons, notamment au niveau régional et départemental.

    Enfin, les moyens de lutte doivent être renforcés : réautorisation du SO2 pour la destruction des nids et possibilité pour les apiculteurs d’être formés et habilités à intervenir directement, tout en maintenant l’engagement de l’État.

    FDSEA 68

  •  LA FNSEA REGRETTE LE MANQUE D’AMBITION DE CE PLAN FRELON, QUI EST TRES INSUFFISANT, le 15 avril 2026 à 13h49
    Tout d’abord, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) dénonce fortement la méthode d’élaboration de ce Plan national de lutte contre le Frelon asiatique par le Gouvernement. Le manque de concertation des apiculteurs professionnels, que nous représentons en amont est inacceptable. Les demandes et propositions de la filière apicole exprimées à travers une contribution écrite et des courriers envoyés par notre interprofession InterApi aux Ministères sont restées sans réponses et ont malheureusement été insuffisamment prises en compte dans ce projet de plan. Un travail conséquent a pourtant été fait depuis des années par la filière apicole sous le pilotage d’InterApi, GDS France et Fredon France, qui ont mis sur la table dès 2022 une proposition de plan national de prévention, de surveillance et de lutte complet contre le frelon. Ce dernier est déployé tant au niveau national que local depuis 2024. La FNSEA déplore que ce travail ait été largement ignoré, mis à part la reprise des fiches techniques en annexe et quelques éléments cités dans certaines fiches actions. Le manque de lien clair de ce plan avec celui développé par la filière risque de créer de la confusion sur le terrain. Il importe au contraire d’éviter les doublons et d’accompagner la dynamique collective engagée par des ressources financières suffisantes et pérennes pour gagner en efficacité. Or, les financements proposés dans ce Plan restent flous et clairement insuffisants. Nous demandons que des financements ambitieux et concrets soient débloqués dès maintenant pour l’animation du Plan Frelon à tous les échelons (national, régional et départemental) et le financement de ses actions par les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture. Concernant le soutien à la recherche, la priorité doit porter sur l’appui à la recherche appliquée pour renforcer l’efficacité des moyens de lutte, en lien avec l’ITSAP et les ADA, plutôt que sur l’acquisition de connaissance sur les impacts du frelon. Quid également de l’autre volet de la Loi Frelon sur l’indemnisation des pertes des apiculteurs professionnels liées au frelon ? Ce volet doit se concrétiser rapidement. Nous exigeons l’indemnisation totale des pertes des apiculteurs professionnels liées au frelon. Concernant la gouvernance, nous demandons que la FNSEA, InterApi et les organisation sanitaires (GDS et Fredon) soient pleinement associés au comité de pilotage national. Les FRSEA au niveau régional et les FDSEA au niveau départemental doivent également être invités dans les instances de gouvernance locales. Enfin, les moyens de lutte pour les apiculteurs professionnels contre le frelon doivent être renforcés. Nous soutenons la ré-autorisation de l’usage de SO2 pour la destruction de nids de frelons, comme proposé dans la fiche action 2. Les apiculteurs professionnels devraient notamment avoir la possibilité d’être formés et habilités à la destruction de nids de frelons, afin de renforcer l’autonomie de la filière, sans que l’Etat ne se désengage pour autant.
  •  Lutte contre le frelon asiatique, le 14 avril 2026 à 22h16
    Avis favorable à ce plan de lutte. Quand je vois les idioties écrites par certains comme quoi le frelon asiatique n’est pas dangereux pour les humains, encore une remarque d’un farfelu, qu’il vienne essayer d’en détruire un et il verra. La biodiversité se fait avec des espèces existantes depuis de nombreuses années sur le territoire pas avec des espèces élevées en captivités et réintroduites dans la nature par quelques farfelus qui ne mesurent pas et se fichent des conséquences pour les autres espèces et les êtres humains. Un prédateur tue pour manger et quand il y plus de prédateur que de proies, tout s’effondre ou alors il faut nourrir les prédateurs comme les vautours, les aigles, les ours, les loups réintroduits pour le plaisir de quelques guignols qui osent écrire que tant pis pour les éleveurs ou producteurs de miel.
  •  Fiches techniques du plan de lutte contre le frelon à pattes jaunes, le 14 avril 2026 à 17h44
    Il faut écouter Quentin Rome du muséum qui recommande depuis des années la protection de tous les ruchers et une lutte adaptée selon la pression devant les colonies. Le piégeage de printemps est utilisé partout alors qu’il n’est ni recommandé ni efficace dans les zones peu infestées. Pour les zones côtières fortement impactées les destructions de nids doivent se limiter aux nids bas et dangereux .Partout la recherche précoce des nids ( juillet , aout et début septembre est essentielle pour limiter la production de gynes. Les caméras thermiques permettent ces recherches précoces de nids autour des ruchers. Les économies réalisées doivent permettre la protection de tous les ruchers qui est très efficace si elle est complète. Piégeage de printemps : il faut interdire les pièges à noyade et favoriser les 2 pièges les plus attractifs et sélectifs selon les données ITSAP. Un piège de ce type remplace 10 petits pièges avec moins d’appâts et de temps passé. Le prix est un faux problème. Ces pièges vont attraper 10 à 20 fois plus de frelons par piège car les frelons piégés attirent les congenères par leurs phéromones d’alarme.
  •  Piege a frolon asiatique , le 14 avril 2026 à 17h33
    Bonjour comment resevoir des piege a frelon asiatique gratuit pour les apiculteur il on détruit mes 2 ruche en novembre 2025 merci . Salutations
  •  22 ans à ne rien faire !, le 13 avril 2026 à 20h19
    Vespa vélutidina est présent en France depuis 22 ans. Très peu après sa découverte dans le sud-ouest, les apiculteurs ont attiré l’attention des minsitères chargés de l’agriculture et de l’environnement. Des premières études ont alors été menés par l’INRA (pas encore E à l’époque et le MNHN. Des piuste de lutte avaient été élaborés et un projet de plan élaboré au MAP, non soutenu par l’environnement qui, comme dans ce plan craiganit déjà l’effet des piégeages sur d’autres espèces. Et puis un nouveau ministre de l’agriculture, suite à " l’environnement, ça commence à bien faire, a décidé qu’il était urgent de ne rien faire perdant plusieurs années et contribuant ainsi à l’extension du frelon. Aujpurd’hui, on commence encore par des études quasi inutiles car tout est connu sauf les impacts sur le biodiversité. Alors informons la population, créons un zonage si c’est utile mais surtout allons vite pour détruire ce fléau, avec des outils qu’on connait de puis plus de 15 ans, s’il n’est pas trop tard. A noter qu’un texte communautaire était inutile pour cela et que le rédiger a encore été une perte de temps.
  •  Non au piégeage massif, le 13 avril 2026 à 15h49
    La destruction du frelon à pattes jaunes ne devrait pas être systématique pour la bonne raison qu’il n’est pas dangereux pour l’être humain. En ce qui concerne l’apiculture, il faut effectivement protéger les abeilles mais pas avec des pièges qui présentent un danger pour la biodiversité en tuant d’autres insectes non nuisibles. Les apiculteurs en permaculture ont développé des barrières anti-frelons, simples à concevoir et efficaces. Pourquoi ne pas prendre exemple sur eux.
  •  Utilisation des moyens et acteurs impliqués, le 10 avril 2026 à 14h48

    La lutte contre le frelon doit se faire de façon concertée et construite. Les moyens financiers doivent être utilisés de façon raisonnée pour assister ce que le bénévolat n’arrive pas à porter. L’accent doit être porté sur la lutte et non la réparation des préjudices subis (pertes de colonies).

    Les GDS sont les acteurs désignés pour coordonner la lutte à échelle régionale et départementale.
    Un point d’attention doit être apporté au bonnes pratiques des prestataires privés en charge de la destruction de nid pour éviter toute nouvelle prolifération lors des destructions de nids.

    Au niveau de la recherche l’ITSAP et le réseau des ADA sont être des acteurs incontournables.

  •  Importance de replacer la science au centre du débat et de ne pas céder à la démagogie , le 9 avril 2026 à 16h10
    Vespa velutina est devenu un sujet de tous les jours, et de nombreuses inexactitudes et informations erronées ne cessent de circuler. Premier point : l’espèce est aujourd’hui installée, et aucun plan de lutte ne parviendra l’éliminer. Il est illusoire de croire que le plan aura un effet en ce sens. Second point, s’il est avéré que V. velutina a un effet sur les colonies d’Apis mellifera élevées par l’homme (et donc un impact économique), son impact sur la biodiversité indigène (dont les abeilles mellifères ne font pas partie, il faut le rappeler, ce sont des animaux d’élevage) n’a pas été prouvé. la seule étude allant en ce sens, basée sur l’ADN, est largement remise en cause pour sa méthodologie. En revanche, l’impact des pièges est lui bien connu et documenté (Seehausen et al. (2026) : https://revue.abeilles.ch/selectivite-et-efficacite-du-piegeage-des-reines-de-frelons-asiatiques-a-pattes-jaunes-au-printemps/ ; Monceau et al. (2012) : https://sante-agroecologie-vignoble.bordeaux-aquitaine.hub.inrae.fr/content/download/3819/36474?version=4 Utiliser l’argument de la protection de la biodiversité pour justifier la pose de pièges relève d’une grande méconnaissance des publications scientifiques les plus récentes (ce qui est inquiétant), ou pire d’une mauvaise foi assumée visant à satisfaire des enjeux politiques. Les moyens -limités- du plan (étrangement financé par le MTE plutôt que par le MASA) seraient bien mieux employés s’ils étaient destinés à financer des dispositifs de protection des ruches de type harpe électrique et des expérimentations. Il serait par exemple possible de vérifier la chute de densité des nids de V. velutina dans des secteurs où les ruches sont efficacement protégées. Si le sujet est épineux, il est vital de mettre la science au coeur des décisions et de ne pas céder à la démagogie.
  •  Importance de replacer la science au centre du débat et de ne pas céder à la démagogie , le 9 avril 2026 à 16h05
    Vespa velutina est devenu un sujet de tous les jours, et de nombreuses inexactitudes et informations erronées ne cessent de circuler. Premier point : l’espèce est aujourd’hui installée, et aucun plan de lutte ne parviendra l’éliminer. Il est illusoire de croire que le plan aura un effet en ce sens. Second point, s’il est avéré que V. velutina a un effet sur les colonies d’Apis mellifera élevées par l’homme (et donc un impact économique), son impact sur la biodiversité indigène (dont les abeilles mellifères ne font pas partie, il faut le rappeler, ce sont des animaux d’élevage) n’est pas avéré. la seule étude allant en ce sens, basée sur l’ADN, est largement remise en cause. En revanche, l’impact des pièges est lui bien connu et documenté (Seehausen et al. (2026) : https://revue.abeilles.ch/selectivite-et-efficacite-du-piegeage-des-reines-de-frelons-asiatiques-a-pattes-jaunes-au-printemps/ ; Monceau et al. (2012) : https://sante-agroecologie-vignoble.bordeaux-aquitaine.hub.inrae.fr/content/download/3819/36474?version=4 Utiliser l’argument de la protection de la biodiversité pour justifier la pose de nids relève d’une grande méconnaissance des publications scientifiques les plus récentes (ce qui est inquiétant), ou pire d’une mauvaise foi assumée visant à satisfaire des enjeux politiques. Les moyens -limités- du plan (étrangement financé par le MTE plutôt que par le MASA) seraient bien mieux employés s’ils étaient destinés à financer des dispositifs de protection des ruches de type harpe électrique et des expérimentations. Il serait par exemple possible de vérifier la chute de densité des nids de V. velutina dans des secteurs où les ruches sont efficacement protégées. Si le sujet est épineux, il est vital de mettre la science au coeur des décisions et de ne pas céder à la démagogie.
  •  Utilisation abusive des fonds publics, le 9 avril 2026 à 15h50
    L’utilisation des fonds publics attribués a des organismes tels que ADA, GDS France, FRGDS en region est une gabegie grotesque des fonds publics qu’ils proviennent du MASA, du MTE ou de FAM. Ces organismes vont embaucher des salariés qui vont generer quelques powerpoint creux sans aucune utilité ni pour les apiculteurs pro, ni pour les apiculteurs de loisir ni d’ailleurs pour le grand public. Des organisations de terrain comme la FNOSAD devraient etre sollicitées au lieu de nourrir des parasites.
  •  Interdiction des pièges de type bouteille, le 9 avril 2026 à 14h13
    Tout à fait favorable pour que, dans le cadre du piégeage de printemps, il soit recommandé de mettre en place les pièges "les plus sélectifs possibles" (p.32 du projet de plan national) mais alors, il serait pertinent de reprendre la mention d’interdiction des pièges de type bouteille, comme cela apparaissait dans la Stratégie et plan national de lutte contre le Frelon asiatique de mars 2025, porté par GDS France et la FREDON France, plutôt que de minimiser en remplaçant par "sont à éviter" (p.33 du projet de plan national).
  •  Oui pour la lutte, le 9 avril 2026 à 11h43
    Je suis pour la lutte contre les frelons asiatiques à pattes jaunes.
  •  Etablir une cartographie centralisée nationale des nids et revenir à une déclaration obligatoire des nids., le 9 avril 2026 à 11h04

    Il me paraît essentiel d’établir une cartographie exacte des nids enlevés en priorité afin de pouvoir examiner l’impact de toute campagne de lutte. On ne pas se passer d’une comparaison "avant versus après", quelles que soient les méthodes proposées pour lutter contre cette espèce envahissante. Plusieurs sites existent selon les départements ou les associations, MAIS il manque une réelle centralisation NATIONALE, avec une DECLARATION OBLIGATOIRE des nids.

    L’article L 411-9 -2 de la proposition de Loi N°501 du Sénat du 3 Avril 2024 a été supprimé dans la version finale du 11 Avril 2024. ? Pourquoi cet obscurantisme ? . C’était pourtant un excellent moyen de surveiller et de contrôler l’effet des mesures de contrôle de la prolifération du frelon Vespa Velutina. Le voici : « Art. L. 411-9-2 . – Tout occupant légal d’une parcelle au sein de laquelle se trouve un nid de frelons asiatiques à pattes jaunes est tenu de procéder à la déclaration de ce nid au représentant de l’État dans le département. Ce dernier détermine s’il y a lieu de faire procéder à la destruction du nid au regard du danger qu’il représente pour la santé publique et du cycle biologique de l’espèce. »

    Si on ne pas mesurer et contrôler la prolifération des nids, les mesures prises ne seront jamais prises au sérieux. Et l’argument de dire que seul 1 nid sur 5 est trouvé est fallacieux car aucune étude scientifique ne l’a vraiment démontré, et ce serait justement un bon moyen pour le vérifier en impliquant un peu plus la population notamment dans les lieux privés.

  •  Homologation des pièges, outils de communication, le 9 avril 2026 à 08h58
    Il est difficile pour les collectivités et particuliers d’identifier les pièges conseillés et homologués dans le cadre du plan national de lutte. Bien souvent, les pièges dits sélectifs et recommandés dans le plan sont également très onéreux, et un véritable marché se développe sur le sujet avec ses lobbies. Comment faire mieux ? Par ailleurs, un kit de communication à jour (visuels et contenus pour les réseaux sociaux) serait bienvenu. Certaines collectivités continuent par ailleurs de distribuer des pièges peu sélectifs, car ce sont les moins onéreux. Comment s’assurer d’une cohérence territoriale ? Il est effectivement primordial de contenir le développement du frelon à pattes jaunes, mais en prenant en compte les moyens humains et financiers des collectivités et particuliers sur le sujet.
  •  Favorable à ce texte , le 9 avril 2026 à 06h15
    Favorable à ce texte pour limiter l’impact du frelon asiatique sur notre micro faune locale.