Projet de décret fixant les règles et procédures applicables à la destruction de haies

Consultation du 25/11/2025 au 16/12/2025 - 249 contributions

Ce projet de décret est pris en application de la loi n°2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations futures (dite loi « OSARGA »). L’article 37 de cette loi a introduit dans le code de l’environnement un dispositif de protection et de gestion durable des haies codifié aux articles L. 412-21 à L. 412-27.

Afin de renforcer la préservation des haies et de maintenir le linéaire planté, l’objectif de ce dispositif est de simplifier et unifier les procédures administratives applicables aux projets de destruction de haies, en créant une déclaration unique préalable (ou, le cas échéant, une autorisation unique), avec une compensation systématique et au moins équivalente.

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Commentaires

  •  Avis défavorable à ce projet de décret, le 26 novembre 2025 à 18h03

    Concernant l’objet du projet de décret.
    Si l’objectif est de protéger la haie et de regagner 50 000 km de linéaire d’ici à 2030 (soit dans 4 ans, alors que l’on perd 23 500 km de haies par an …), la simplification administrative est effectivement pertinente si elle permet :
    - de fait, de protéger de la destruction toutes les haies, en tant que structure bocagère, à toute période, avec ou sans présence d’espèces protégées ;
    - de protéger toutes les haies de toute intervention (autre que destruction) défavorable au maintien de sa fonctionnalité écologique (tant dans l’intensité de l’intervention, que dans sa temporalité) ;
    - d’empêcher toute dérogation de destruction (dans les limites prévues par la loi) ;
    - de simplifier l’identification de toutes les destructions ou dégradation de fonctionnalité écologique de haies (identification sur photographies aériennes ou satellites par exemple, sur le même principe que celui qui permet aux services des impôts d’identifier les piscines non déclarées en navigant sur Google maps) ;
    - de mettre en place au sein des DDT, un service compétent et expert sur les 13 législations à unifier et qui sera dédié au signalement des destructions de haies et à la mise en place des compensations le cas échéant ;
    - de simplifier les procédures juridiques permettant de verbaliser toute destruction ou dégradation de la fonctionnalité écologique de haies ;
    - d’augmenter le montant des amendes en cas de non respect de la loi. Ces amendes pourraient être calculées sur la base du coût nécessaire à la replantation et entretien d’une haie fonctionnelle de compensation par un tiers (en incluant les coûts de prestation) ;
    - d’imposer une compensation de 10 pour 1 en cas de destruction ou dégradation de haie (rien qu’en compensant à un taux de 2 pour 1, l’objectif de regagner 50 000 km de haies pourrait être rempli en une seule année)

    Concernant le texte en lui-même.
    Je rejoins l’avis du CNPN.

  •  Avis défavorable., le 26 novembre 2025 à 15h49
    Ce projet de décret est une compilation de procédures administratives pointillistes (et pointilleuses) qui n’a de simplification que le nom, et surtout qui méconnaît l’importance du maintien des haies dans la protection de l’environnement (biodiversité et régulation hydrologique). Les haies sont habituellement détruites (et de plus en plus, comme le reconnaît la rubrique "contexte") pour favoriser le remembrement et la constitution de larges étendues uniformes, facilement "mécanisables" et traitables aux pesticides, bref pour favoriser l’agriculture intensive, reconnue pour sa nocivité économique, climatique, éthique et sanitaire. Cela se fait aux dépens des fossés, des biotopes/habitats et donc de la survie de la faune, sans même parler de l’esthétique des paysages. Par conséquent, la destruction des haies devrait être rarissime et seulement sur dérogation dûment justifiée. Le terme de "simplification" devrait être banni, car il ne peut qu’encourager cette destruction. Quant aux replantations, il est évident que ce n’est pas une solution : le délai de 18 mois entre destruction et replantation, le temps nécessaire à la replantation pour atteindre le fonctionnement d’un écosystème équivalent (au moins 5 ans), le traumatisme de la destruction et du déplacement (où, au fait?) sont la cause de la disparition irréversible de nombreuses espèces, et contribuent à l’assèchement des sols, au ruissellement et à l’érosion lors des grosses pluies, donc aux inondations et au dérèglement climatique. Conclusion : il ne faut pas détruire de haies, mais en ajouter ! Avis défavorable pour ce projet de décret.
  •  Règles et procédures applicables à la destruction des haies, le 26 novembre 2025 à 15h49
    Avis défavorable. Le titre de cette enquête est déjà inadmissible, il doit être interdit de détruire une haie, car si elle a été plantée c’est qu’elle avait une utilité. Je ne comprends pas que l’administration puisse autoriser à détruire une haie car même en la remplaçant, il faut 2h pour détruire 200m de haie mais 20 ans pour en refaire une autre. Par conséquent, il faudrait attendre qu’une haie soit opérationnelle avant d’autoriser la destruction d’une autre et un suivi strict de cette opération mais l’administration n’a pas les moyens de gérer et de garantir le suivi de ces opérations. certains agriculteurs font ce qu’ils veulent sans même l’autorisation du propriétaire alors s’ils peuvent avoir l’autorisation de l’administration se sera une catastrophe écologique.
  •  Défavorable à ce projet, le 26 novembre 2025 à 12h32
    Je suis, comme beaucoup d’autres, dans une région qui a vu passer le remembrement et ses conséquences. Tout comme votre projet, cela paraissait intéressant mais au bout du compte, nous avons vu les conséquences pour les sols qui ne sont plus maintenus, les dégâts sur la faune et la flore. Ce sont les raisons pour lesquelles, je suis défavorable à ce projet
  •  Défavorable, le 26 novembre 2025 à 11h08
    Il est évident qu’il faut sauvegarder, restaurer les haies ! Mais pourquoi cette procédure tellement compliquée qu’elle en est confuse ? A décourager les protecteurs des haies et les destructeurs, encore que ces derniers, en général auront les moyens et les appuis pour se servir du décret et arriver à leurs fins… Au minimum obliger à replanter, sachant qu’une haie ne se reconstitue pas dans la minute. Un peu de bon sens, l’administration française ! Merci !
  •  defavorable, le 26 novembre 2025 à 10h27
    Bonjour Texte mal ficelé, " pas cuit " - comme on disait du temps où je travaillais. On a dû demander la rédaction à un stagiaire A revoir avec TOUTES les précisions demandées par le CPNN Quant aux " pratiques ancestrales " , elles sont à bannir totalement. Nos ancêtres vivaient dans les cavernes, ce ne doit plus être le cas
  •  Protection des haies. , le 26 novembre 2025 à 10h25
    Il faut 40 à 50 ans pour que les haies sur talus soient protectrices. Protégeons-les . Gardons - les autour des champs et au bord des routes et chemins.
  •  Destruction de haie , le 26 novembre 2025 à 10h02
    L’idée est bonne mais c’est d’une complexité incroyable . il faut replanter des haies pour essayer de sauver la biodiversité . Il suffirait simplement dans tous les cas d’obliger le destructeur de replanter une superficie au moins équivalente dans le même secteur dans un délai d’un an par exemple Pourquoi remplir des tas de formulaires
  •  Protection des haies, le 26 novembre 2025 à 09h39
    Bonjour, Pépiniériste à la retraite nous,avons,toujours essayé de maintenir les haies bocagéres sur et autour de l’exploitation. Ceci n’est pas contradictoire avec une agriculture productive et moderne.oui pour un texte protégeant les haies et empêchant leur destruction sauf cas de force majeure