Plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes (Consultation terminée)

Consultation du 08/04/2026 au 29/04/2026 - 298 contributions

1. Contexte

Le frelon asiatique à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) est une espèce invasive originaire d’Asie du Sud-Est, introduite accidentellement en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne. Une unique reine fécondée est à l’origine de sa diffusion progressive sur le territoire national, puis dans certains pays européens.

Depuis son introduction, l’espèce s’est rapidement propagée, jusqu’à atteindre la Hongrie en 2024. Elle est aujourd’hui présente dans l’ensemble des départements métropolitains.
La propagation rapide du frelon asiatique s’explique par plusieurs facteurs : une forte capacité de reproduction, un cycle biologique annuel produisant un grand nombre d’individus, des ressources alimentaires abondantes et l’absence de prédateurs naturels spécifiques.
Chaque colonie peut produire plusieurs centaines de fondatrices, contribuant à une progression estimée à environ 70 kilomètres par an, sur le territoire.

Prédateur opportuniste, le frelon asiatique s’attaque à une grande diversité d’insectes. En moyenne, près de 85 % de son alimentation est composée d’abeilles, de guêpes et de mouches, dont environ 40 % d’abeilles domestiques.
Compte tenu de son implantation désormais généralisée, l’éradication du frelon asiatique n’est plus envisageable avec les moyens actuels. La stratégie repose désormais sur la mise en place de moyens de lutte efficaces, afin de limiter ses impacts.

L’espèce est réglementée « espèce exotique envahissante » au niveau européen depuis 2016 ; des actions de gestion sont entreprises au regard de son expansion sur le territoire (piégeage des reines fondatrices et des ouvrières, destruction des nids, protection des ruches) et financées notamment par le Fonds Vert, ainsi que par certaines collectivités territoriales. Un plan de lutte a été mis en place en 2024 par les organismes à vocation sanitaire chargés de la santé végétale et de la santé animale (FREDON France et GDS France, regroupés en association – AFSE).

2. Contenu du plan

Pour amplifier l’action publique, conforter l’initiative précédente et coordonner les acteurs, le législateur a décidé, par la loi n°2025-237 du 14 mars 2025 (adoptée à l’unanimité) visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole, l’adoption d’un plan national de lutte contre le frelon asiatique. Il s’agit du premier plan de lutte contre une espèce exotique envahissante prévu par la loi, signe de l’impact de cette espèce sur le territoire national. Cette loi prévoit également un dispositif d’indemnisation des apiculteurs, distinct du plan national.

D’une durée de 6 ans renouvelable, le plan qui vous est présenté est structuré en 3 axes majeurs :
1. Recherche et communication
2. Organisation de la lutte
3. Gouvernance

Ces axes regroupent 8 actions, notamment :
• la coordination des acteurs (action 7)
• des mesures de gestion (destruction des populations de frelons et protection des ruches) adaptées aux situations locales (action 5)
• le soutien et le développement de la recherche fondamentale et appliquée (actions 1 et 2)
• une classification des départements en fonction du niveau de présence du frelon et la réalisation des plans départementaux (actions 4 et 8)
• des actions de communication auprès de différents acteurs (action 3)

Ce plan sera décliné au niveau départemental dans les 6 mois après son adoption afin d’apporter des solutions au plus près des enjeux de chacun des territoires.
Le projet de plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes repose sur un financement structuré et partagé (action 6) entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs socio-économiques et sanitaires concernés, afin de garantir une réponse coordonnée répondant aux besoins des territoires.

3. Étapes de consultation

L’élaboration du plan a été réalisée en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés : ministère de l’agriculture, acteurs apicoles, organismes à vocation sanitaire, unités de recherche, …

Le plan est soumis, au regard des dispositions prévues dans le décret d’application de la loi du 14 mars 2025, à un avis simple du Conseil National de la Protection de la Nature (ministère en charge de la transition écologique) et du Conseil National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale (ministère en charge de l’agriculture). La présente consultation du public est réalisée en parallèle.

Le plan sera adopté, ensuite, par publication au Journal Officiel, d’un arrêté interministériel, portant approbation du plan.

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Commentaires

  •  Plan insuffisant , le 24 avril 2026 à 20h57

    / Ce plan est insuffisant au niveau de son budget lorsque l’on divise le montant par le nombre de départements la somme est ridicule.

    2/ Il ne contient aucune proposition concernant l’aide aux apiculteurs pour la protection des ruchers.

    3/ Il sera sans effet.

  •  Plan de lutte contre le FA -avis d’un apiculteur,président d’un syndicat apicole, le 24 avril 2026 à 20h19
    Merci de solliciter des avis sur le plan prévu Pour faire synthétique.. Les quelques personnes (MHN,Inrae..Mr Darrouzet..) qui sont sensées faire des recherches pour la lutte contre le FA n’ont abouti à aucun résultat.Pire,le MHN prétend qu’il ne faut rien faire..ni piégeage,ni destruction des nids.. Pitoyable Que de vrais chercheurs -y compris européens-je cite Martin Giurfa par exemple qui travaille sur le cerveau des abeilles-soient mis à contribution.Pour lutter contre le FA il faut d’abord le connaitre ..! par ailleurs l’apiculture dépend aujourd’hui des "petits producteurs" ou amateurs comme vous voudrez.(au moins 60000 ,alors qu’il n’y a plus que 2000 professionnels Ces professionnels souffrent moins du FA (ruchers plus importants-sites disponibles pour transhumer.) alors qu’un petit rucher de 5 à 10 ruches sera détruit pas un nid de FA il faut aider les petits producteurs,sinon l’apiculture en France va décliner,et derrière impact sur la pollinisation..et donc les rendements agricoles..
  •  Lutte globale et concertée, le 24 avril 2026 à 18h52
    La lutte contre le frelon asiatique doit être sur tout le territoire national impacté. La lutte doit être concertée au niveau des communautés de communes, des agglomérations et des communes. Définir un ou plusieurs coordinateurs par communauté de communes en fonction de la taille de l’EPCI. Définir des correspondants locaux dans les communes en relation avec le coordinateur de l’EPCI. La lutte doit être réalisée sur tout le territoire de l’EPCI mais ciblée sur les emplacements des nids secondaires dans les bâtiments ou repérés après la chute des feuilles (je conçois de ce soit compliqué dans les zones forestières). Ma proposition concerne le piégeage de printemps : Doter les communes de pièges sélectifs et d’appâts Repérer les nids dans les arbres après la chute des feuilles (solliciter la population) Au printemps sur la période de piégeage des reines fondatrices placer un piège sélectif dans un rayon de 100m autour de chaque nid Sensibiliser les habitants (action des correspondants communaux) au repérage des nids primaires au printemps et les faire détruire.
  •  Plan anti frelon asiatique , le 24 avril 2026 à 17h09
    Comme tout ce qui concerne la bio diversité en France on lance des pseudo plans pour nous faire croire que l’on s’interesse au problème alors qu’il n’en est rien ! En 2023 aucun frelon asiatique n’etait présent dans le 90. En 2024 ils sont apparus, et en 2025 c’était l’invasion. Rien n’a été fait pour limiter ou empêcher son arrivée. Chacun est seul et démuni pour luter contre ce fléau. Il faut une véritable action sur tout le territoire et non un projet ou on cherche comment faire sans s’en donner les moyens. Il semble plus facile de poursuivre l’utilisation de pesticides tueurs d’abeilles que de luter efficacement contre le frelon asiatique. Il faut à minima un vrai plan de destruction des nids de frelons pris en charge par les collectivités territoriales
  •  plan national de lutte contre le frelon asiatique, le 24 avril 2026 à 16h46

    1/ Ce plan est insuffisant au niveau de son budget lorsque l’on divise le montant par le nombre de départements la somme est ridicule.

    2/ Il ne contient aucune proposition concernant l’aide aux apiculteurs pour la protection des ruchers.

    3/ Il sera sans effet.

  •  C.M., le 24 avril 2026 à 16h37
    Ce "nouveau" plan de lutte devrait permettre de :
    - donner les moyens -à chaque département - de participer financièrement à la destruction des nids sur le domaine privé ou public
    - de participer -par une aide directe- au niveau des apiculteurs à la protection des ruchers En un mot quel en sera l’effet réel au niveau du terrain ?
  •  Arrêtez le massacre de la biodiversité , le 24 avril 2026 à 14h48
    Aucun piège n’est sélectif. Dans tous les pièges, il y a des frelons européens et des guêpes et au printemps ce sont les fondatrices. Je ne parle même pas des pièges à noyade qui capturent nombre de papillons , de diptères et autres pollinisateurs notamment des abeilles solitaires. Doit -on détruire la biodiversité pour préserver les intérêts économiques d’éleveurs d’abeilles ? Il y a déjà beaucoup trop de ruches en France, laissons une place pour les abeilles solitaires et sauvages et autres pollinisateurs. Stop au piégeage du frelon asiatique !
  •  Avis section apicole de GDS Centre, le 24 avril 2026 à 14h31
    La section apicole de GDS Centre coordonne la lutte contre le frelon asiatique avec FREDON et les acteurs représentatifs de la filière apicole en Région Centre. Des actions terrains sont mises en place pour répondre aux pertes de ruches subies par les apiculteurs notamment par des achats groupés de pièges sélectifs, et la sensibilisation des représentants des territoires (communes, Départements, Région). La prédation du Frelon reste importante sur notre territoire et nous avons besoin de déployer ces leviers plus massivement. Nous saluons donc la mise en place d’un plan qui donne une compétence aux Préfets de département. Ils pourront nous aider, par leur légitimité, à sensibiliser et mobiliser certains acteurs locaux que nous n’avons pas encore pu toucher à ce jour. Nous insistons également sur le besoin d’un financement pour pouvoir déployer des leviers plus largement à l’échelle locale (destruction et piégeage). Nous pensons, également, qu’il est important de réaliser certaines actions à des échelles différentes pour un plan avec plus de cohérence : A l’échelle nationale, pour mutualiser les coûts de certaines productions valables partout en France notamment pour certains supports de communication. A l’échelle régionale, pour une cohérence et un partage des actions menées au sein d’une même Région.
  •  apiculteurs en colère., le 24 avril 2026 à 14h10
    Et nous continuons à voir disparaitre nos colonies d’abeilles. Rien n’est fait pour aider à la lutte contre ce redoutable frelon ! Il est urgent de faire bouger les lignes !
  •  Le plan national frelon asiatique : pour une lutte collective coordonnée, cohérente et durable sur l’ensemble du territoire, le 24 avril 2026 à 12h18

    FREDON Centre-Val de Loire salue l’initiative du Ministère de la Transition écologique et de l’État visant à élaborer un plan national de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes. Cette démarche constitue une étape importante pour structurer une réponse collective à un enjeu désormais bien identifié sur l’ensemble du territoire.

    Nous partageons pleinement l’ambition de ce plan : parvenir à une solution répondant aux principes de l’approche One Health, conciliant la protection de l’apiculture, de la biodiversité et de la santé humaine. La gestion des espèces exotiques envahissantes est, par nature, un enjeu global qui appelle une réponse coordonnée, cohérente et durable. À ce titre, le plan national doit offrir aux collectivités et aux apiculteurs des solutions opérationnelles, responsables et adaptées aux réalités de terrain, tout en préservant cette logique d’équilibre entre les différents enjeux.

    Sur le territoire du Centre-Val de Loire, plusieurs actions structurantes ont été mises en place. Une charte des bonnes pratiques de destruction des nids de frelon à pattes jaunes a été déployée. Elle garantit l’efficacité des interventions des entreprises de désinsectisation signataires ainsi que des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé des personnes. Une réunion annuelle est organisée avec ces professionnels afin de consolider les données issues des destructions, permettant d’esquisser une cartographie de pression, d’échanger sur les évolutions observées (comportement, saisonnalité), ainsi que sur les innovations techniques et les évolutions réglementaires. Par ailleurs, des formations sont ouvertes aux entreprises de désinsectisation et aux collectivités, afin de mettre en place les mesures de gestion adaptées et de renforcer leur capacité de réponse aux sollicitations locales. Enfin, un travail continu de sensibilisation est mené auprès des élus, de nos adhérents et du grand public via différents supports de communication et événements sur le territoire.

    De ces retours d’expérience, plusieurs conditions de réussite apparaissent essentielles. En premier lieu, une organisation structurée en mode projet, assurant une coordination efficace, constitue un levier déterminant tant sur le plan organisationnel que financier. Elle permet d’optimiser les ressources, de structurer les actions et de renforcer leur impact. Ensuite, le lien étroit entre la recherche scientifique et la recherche appliquée de terrain doit être consolidé afin de favoriser l’innovation et l’adaptation continue des pratiques.

    La structuration retenue doit répondre à plusieurs exigences : être pilotable et permettre une remontée fluide des données du niveau local au niveau national, notamment dans la perspective du rapportage européen ; être légitime sur le plan technique et organisationnel, reposant sur des acteurs reconnus et indépendants ; être reproductible à l’échelle nationale, afin de garantir cohérence et synergies tout en restant adaptée aux spécificités locales ; être fédérative, en capacité de mobiliser et de gérer des financements publics ; et enfin être durable, en intégrant des dispositifs d’évaluation pluriannuels permettant de mesurer l’efficacité des actions.

    Enfin, il apparaît important de veiller à éviter toute perte d’efficacité liée à un manque de coordination entre échelons territoriaux, en particulier les disparités dans la prise en charge de la destruction des nids. Une approche strictement départementale, sans articulation régionale, pourrait limiter la mutualisation des retours d’expérience et ralentir l’amélioration continue des pratiques. De même, une dispersion des moyens risquerait de réduire significativement l’impact des actions engagées.

    Dans cette perspective, FREDON Centre-Val de Loire réaffirme sa volonté de contribuer à une mise en œuvre opérationnelle, cohérente et durable du plan national, en s’appuyant sur les dynamiques déjà engagées et en favorisant leur articulation avec les orientations nationales.

    FREDON Centre-Val de Loire

  •  Structurer la lutte par une coordination et une synergie régionale et départementale, le 24 avril 2026 à 11h23

    Nous remercions le Ministère de la Transition écologique et, plus largement, l’État pour ce travail, qui témoigne d’une volonté d’apporter une réponse structurée à un enjeu sanitaire, environnemental et économique majeur.

    Nous partageons l’idée que ce plan doit s’inscrire pleinement dans une approche « Une seule santé », en conciliant la protection de l’apiculture, la préservation de la biodiversité et la santé humaine. La problématique des espèces invasives étant par nature globale, la réponse doit l’être également : cohérente, coordonnée et fondée sur des solutions durables et responsables, partagées aux besoins des collectivités, des apiculteurs et des autres acteurs de terrain.

    En Hauts-de-France, plusieurs actions démontrent déjà l’efficacité d’une approche structurée et collective. En effet, un plan régional d’action relatif au frelon à pattes jaunes a été mis en place, reposant sur la coordination de FREDON Hauts-de-France et par la mise en place d’un groupe de travail pluridisciplinaire (apiculture et santé animale, biodiversité, santé du végétal et sécurité du public). Ce dispositif a permis la création et la diffusion d’outils opérationnels (kit de communication, chaîne décisionnelle en cas de détection de nids, réseau de référents…). L’organisation de webinaires valorise les initiatives locales. Le plan régional d’action a permis l’accompagnement des collectivités. La coordination régionale assure à la fois un relai efficace de l’information nationale vers le local et une remontée structurée des données du terrain.

    En parallèle, pour répondre à la fois aux besoins de ce plan régional d’action et aux collectivités, FREDON Hauts-de-France, organisme à vocation sanitaire à but non lucratif, a mis en œuvre une charte des bonnes pratiques de destruction des nids et des formations à destination des entreprises 3D et des collectivités.

    Plusieurs conditions sont à prendre en compte pour la réussite du plan national. La mise en place d’une coordination à l’échelle des territoires est essentielle pour bénéficier des effets de levier organisationnels et financiers, tant au niveau départemental, régional que national. Cette coordination permettra également une articulation entre la recherche appliquée et les réalités du terrain, dans une logique d’innovation continue. Afin de garantir la circulation des données entre les niveaux local, régional, national et européen, ce plan doit être piloté. Il doit être reproductible pour assurer cohérence et gain d’efficience à l’échelle nationale tout en restant adapté aux spécificités locales. Ce plan fédérera et mobilisera les acteurs locaux (apiculteurs, collectivités, citoyens). Il doit permettre une évaluation régulière de l’efficacité des actions pour garantir sa durabilité. Il est important d’anticiper une gestion responsable, indépendante et impartiale des financements publics qui y seront alloués.
    Il convient de souligner le risque de perte d’efficacité de la lutte en l’absence de coordination régionale entre les différents plans départementaux. Une approche fragmentée ne permettra pas d’atteindre les objectifs fixés.

    En conclusion, une organisation structurée, coordonnée et fondée sur des données partagées est indispensable pour garantir l’efficience et la durabilité de l’action sanitaire globale, dans une logique de lutte collective et de coopération au service de l’intérêt général.

    M. Alain Tournier, Vice Président de FREDON Hauts-de-France pour la commission Préservation du Patrimoine Naturel

  •  Simplifier le plan, augmenter la réactivité, s’appuyer sur la nature et préserver les autres insectes, le 24 avril 2026 à 10h34
    Prenant soin d’un rucher, je suis favorable à un plan de lutte contre le frelon asiatique. Je trouve qu’il s’agit d’une bonne idée de centraliser sur un seul portail, à savoir l’INPN, la collecte participative et la localisation des nids de frelons. Toutefois, je pense qu’il est important que les nids soient détruits quelque-soit la saison, y compris l’hiver pour éviter la persistance de reine frelon asiatique en hibernation. De plus, c’est en hiver que les nids de frelons sont le plus facilement repérables du fait de l’absence de feuille dans les arbres. Il est nécessaire qu’une fois qu’un nid est signalé, une opération de destruction soit réalisée dans un délai maximum d’un mois. Au lieu de confier cette mission de destruction à une obscure « structure animatrice du plan », qui ne sera pas la même dans tous les territoires, il faudrait que ces opérations de destruction de nid relèvent des agents formés de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), de la gendarmerie ou des pompiers. Cela présenterait également l’avantage de favoriser l’accès aux propriétés privées et donc d’augmenter l’efficacité des actions. Une autre proposition pour améliorer le plan serait de prévoir un programme pro-actif de recherche et de protection pour les espèces animales indigènes prédatant (espèces auxiliaires) le frelon asiatique. Je pense notamment aux oiseaux comme la bondrée apivore (Pernis apivorus) et le guêpier d’Europe (Merops apiaster). Enfin, je suis défavorable à l’encouragement des actions de piégeage. Les pièges, y compris ceux sélectifs, attrapent de nombreux autres insectes. De plus, peu de personnes font la distinction entre un frelon asiatique et un frelon européen, qui est une espèce autochtone et qui a un rôle écologique important. Pire, des communes, en souhaitant bien faire, encouragent leurs habitants à construire des pièges bouteille ou cloche, ce qui entraîne la destruction de très nombreux insectes non ciblés comme des bourdons, des abeilles solitaires, des syrphes, etc. Si un encouragement au piégeage de printemps est maintenu, il faut au préalable créer une sanction dissuasive pour les collectivités et les personnes recommandant l’usage de piège non sélectif.
  •  Coordination régionale et départementale, le 24 avril 2026 à 10h14
    En région Pays de la Loire, la FRGDS (OVS) et les GDSA départementaux travaillent déjà conjointement pour coordonner le piégeage de printemps et la lutte au rucher sur la région. Ce lien entre les départements permis par la région a l’avantage de booster l’ensemble des départements en créant des outils efficaces pour les zones plus avancées qui servent aussi aux territoires où la lutte y est plus récente. Cette approche efficace prend également en compte les spécificités de chaque départements pour être au plus proche des besoins du terrain. FRGDS Pays de la Loire
  •  Avancer en cohérence avec l’existant, le 24 avril 2026 à 10h09
    Les communautés de communes et collectivités sont de plus en plus nombreuses à s’impliquer dans la lutte contre le frelon en région Pays de la Loire. La coordination de la lutte répartie entre l’OVS animal (FRGDS et ses GDSA départementaux) et l’OVS végétal (POLLENIZ) est de plus en plus identifiée, raison pour laquelle la continuité de l’existant a son importance. Une rupture de cette organisation risquerait d’entrainer la confusion et le découragement des collectivités et de tous les acteurs locaux engagés sur le sujet. FRGDS Pays de la Loire
  •  Lutte concrète contre FA : s’appuyer sur les apiculteurs pro et amateurs sensibilisés et volontaires et élargir aux pompiers et sur l’ensemble du territoire fournir le matériel de détection des nids (très couteux pour un individu). Faire un maillage multi-communal avec des référents., le 24 avril 2026 à 08h47

    Incontournable : Financer le matériel indispensable à la protection des ruchers, des espaces publics et privés Ce FA est un fléau pour la "faune sauvage" et les conséquences à moyens termes désastreuses et donc encore plus coûteuse.

    La lutte contre le frelon asiatique est incomplète au vu des besoins du terrain identifiés par les apiculteurs

    C’est pourquoi ce plan gouvernemental, pour une lutte efficace, respectueuse de l’environnement et homogène sur toute la France, doit impérativement financer le matériel des apiculteurs : pièges sélectifs consensuels, appâts, muselières, harpes électrique, équipements de détection des nids…

    Bien que non destinés aux apiculteurs, les 3 millions d’euros annoncés pour 2026 sont dérisoires et aberrants au regard du nombre de ruches déclarées en France (1,8 millions en 2024… soit 1,67€ par ruche !) : absence criante d’un budget pluriannuel durable.

    Compte tenu des multiples impacts négatifs générés par le frelon asiatique, le financement pluriannuel pourrait être réparti entre les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique, des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, ainsi que celui de la Santé.

  •  Lutte contre le frelon asiatique, le 24 avril 2026 à 08h45
    Ce plan de lutte contre le frelon asiatique s’appuie une nouvelle fois sur une structure pyramidale : nationale, régionale et départementale. Pourquoi pas au niveau de la consolidation des chiffres. Aujourd’hui je constate qu’aucune exploitation sérieuse des données existantes n’a été réalisée. Pour le reste, je suis dubitatif. Au niveau d’une ComCom, il peut y avoir de grandes diversités entre par exemple le nord et le sud. Il peut geler en avril sur une partie du territoire et y avoir des fruitiers en fleurs sur une autre. Donc avoir des directives qui viennent de Paris.. Pour moi, les mairies sont conscientes du problème ’frelon asiatique" Je n’ai eu aucun problème pour qu’elles prennent en charge la destruction des nids. Mon argumentaire s’appuie d’abord sur l’impact sur la biodiversité, puis sur la sécurité publique. L’impact sur l’apiculture n’est qu’en 3ème position. Quand j’indique que les apiculteurs doivent défendre leurs ruchers eux-mêmes, alors les mairies les incluent dans leur raisonnement ! (Aide-toi, le ciel t’aidera) Je constate que malheureusement les questions de pouvoir viennent trop souvent interférer. La lutte contre le FA ne doit pas être en les mains d’une structure, mais bien d’un vrai COPIL où les ComCom doivent avoir un rôle prépondérant. J’ai tester plusieurs sites de déclaration. Pour moi, seul lefrelon.com est un véritable outil de lutte ; Il bénéficie d’une antériorité sur tous les autres : il permet différentes organisations (la destruction de nids peut-être déclenchée /payée par les mairies, les Com-Com etc..) avec des statistiques accessibles facilement et en quasi temps réel. Il couvre aussi bien le piégeage de printemps que la destruction d’automne. Les autres comme frelonsasiatiques.fr sont d’abord des outils de collectes de données, données non accessibles d’ailleurs bien que développé sur fonds publiques ou bien ne concernent qu’une partie de la lutte. Bilan : que les EPCI prennent la main ! et travaillent avec leur communes !
  •  Décevant., le 24 avril 2026 à 00h39
    Ce plan au niveau national aurait dû apporter un espoir d’amélioration franche et massive. Il n’en est rien. Il fait la part belle aux scientifiques qui, depuis 22 ans, ont peut-être beaucoup cherché mais n’ont pas trouvé grand chose. Il recense les moyens et méthodes de lutte en omettant ou ignorant les plus efficaces (fermeture des ruches, le soir venu, et piégeage massif pendant deux à trois jours, tentes pièges en façade…). Il prône le classement des départements en fonction du nombre de nids recensés mais ce zonage devrait être bien plus fin et descendre au moins au niveau de la commune car, dans un même département, selon que l’on est près d’un cours d’eau, en zone urbaine ou en altitude, la pression du frelon sera très différente. Enfin, ce plan élude la question des moyens mis à disposition par l’Etat pour lutter, effectivement, contre le frelon asiatique. Il faudrait que l’Etat fournisse aux acteurs sanitaires en charge de lutter contre le frelon asiatique des moyens financiers pour localiser et détruire les nids (20000€/département/an) et du personnel dédié à cette tâche. Alors, ce "Document National d’Observation" du frelon asiatique pourra prendre le nom de Plan National de Lutte.
  •  Beaucoup d’animation et de coordination dans ce plan, mais qui agit ?, le 23 avril 2026 à 22h55
    L’espèce est réglementée « espèce exotique envahissante » au niveau européen depuis 2016. 10 ans plus tard, rien de systématique n’est envisagé. Il faut des acteurs et des moyens. Où sont-ils ? Dans les zones à densité forte, ne privilégier la destruction des nids que s’il y a un danger pour le public ou proximité des ruchers est une aberration. C’est sans doute la façon la plus efficace de réduire la pression sur les colonies d’abeilles. Dans ces zones, il faut faire feu de tout bois. Nous attendons de l’Etat et des collectivités locales qu’elles prennent les choses en main.
  •  Venez sur le terrain, le 23 avril 2026 à 22h49
    Depuis 10 ans le frelon est dans l Aube. Il n y a plus besoin d apporter les preuves de sa présence. Merci de donner les moyens financiers au collectivités dès maintenant pour la destruction des nids et le piegeage des reines au début du printemps. Il s agit d un problème de santé publique. Nous les apiculteurs ont met tout en place sur nos deniers personnels pour essayer de lutter, mais ça ne suffit pas. Cet hiver j ai fabriqué des harpes électriques alimentées par des panneaux solaires plus le piège coréen, plus les pièges bouteilles. Quel sera le résultat pour mes ruches ? Rémi BARRIERE
  •  Venez sur le terrain, le 23 avril 2026 à 22h49
    Depuis 10 ans le frelon est dans l Aube. Il n y a plus besoin d apporter les preuves de sa présence. Merci de donner les moyens financiers au collectivités dès maintenant pour la destruction des nids et le piegeage des reines au début du printemps. Il s agit d un problème de santé publique. Nous les apiculteurs ont met tout en place sur nos deniers personnels pour essayer de lutter, mais ça ne suffit pas. Cet hiver j ai fabriqué des harpes électriques alimentées par des panneaux solaires plus le piège coréen, plus les pièges bouteilles. Quel sera le résultat pour mes ruches ? Rémi BARRIERE