Projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction

La présente consultation, fondée sur l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, porte sur un projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

Consultation du 27/11/2025 au 19/12/2025 - 32384 contributions

Le projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction :

  • Remplacera et abrogera l’arrêté du 21 février 2024 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) ;
  • Modifiera l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection pour en retirer la mention du loup (Canis lupus) ;
  • Est pris en transposition de la directive (UE) 2025/1237 du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2025 modifiant la directive 92/43/CEE du Conseil en ce qui concerne le statut de protection du loup (Canis lupus).

I. Contexte

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public s’inscrit dans le cadre du reclassement du loup à la Convention de Berne le 06 décembre 2024 et à la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) le 17 juin 2025. Ainsi, le loup ne relève plus de l’article 12 de la DHFF, définissant les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte, mais de l’article 14, listant les mesures de gestion possible pour que le prélèvement dans la nature de spécimens, ainsi que leur exploitation, soit compatible avec leur maintien dans un état de conservation favorable.

Ce changement d’annexe emporte deux conséquences majeures en matière de destruction. En effet, cela ouvre la possibilité de prélever des loups sans nécessairement démontrer l’épuisement d’autres solutions alternatives satisfaisantes au prélèvement ni le risque de dommages importants aux élevages. En revanche, l’article 14 de la DHFF dispose que les mesures de gestion mises en œuvre soient compatibles avec le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

II. Objectifs poursuivis

L’objectif du projet d’arrêté est de traduire au niveau national le reclassement du loup en définissant le nouveau cadre réglementaire applicable à cette espèce : il vise tant à définir le statut de protection du loup, qu’à préciser les conditions et les limites de sa destruction.

III. Contenu du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté maintient le loup comme espèce protégée en reprenant une partie des dispositions de l’arrêté du 23 avril 2007. Un certain nombre de nouvelles dispositions visent à faciliter l’aspect procédural de la destruction des loups, excluant ces-dernières du champ des interdictions applicables aux espèces protégées, conformément aux assouplissements permis par le reclassement. Néanmoins, toute destruction intentionnelle en dehors du cadre défini dans le projet d’arrêté demeurera considérée comme illégale et punie des peines actuellement encourues (3 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende).

A) Procédure de tir : distinction des régimes selon le zonage caractérisant la pression de prédation (cercles 0 à 3), les types de troupeaux et l’existence de mesures de protection

Dès lors que le loup n’est plus considéré comme une espèce nécessitant une protection stricte en application de l’article 12 et de l’annexe IV de la DHFF, les mesures de destruction qui lui sont applicables peuvent ne plus nécessiter de dérogations au sens de l’article L.411-2, 4° du Code de l’environnement. Le projet d’arrêté dispose ainsi que des destructions de loups pourront se faire en l’absence d’autorisation individuelle, sur simple déclaration préalable auprès de la préfecture. Cette possibilité ne sera toutefois pas ouverte à l’ensemble des cercles (article 13) :
-  Cercles 0, 1, 2 : destruction possible sur déclaration ;
-  Cercle 3 : destruction possible sur autorisation individuelle à condition d’avoir mis en œuvre des tirs d’effarouchement et apporté des éléments permettant d’apprécier la pression de prédation.

Les tirs létaux seront désormais possibles en l’absence de mesures de protection (chien, clôture électrifiée ou gardiennage) pour l’ensemble des zones (cercles 0 à 3). Cependant, la mise en œuvre des mesures de protection reste encouragée. En particulier, le déploiement de ces mesures de protection bénéficiera, au-delà des effets directs de réduction de la prédation, aux éleveurs de troupeaux d’ovins ou caprins qui auront :
-  la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention en défense du troupeau (article 5) ;
-  la possibilité d’un tir de prélèvement si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
-  une durée de validité de la déclaration portée à 3 ans (hors cercle 3) contre un an pour les autres éleveurs (article 16) ;
-  l’indemnisation des pertes au-delà de la deuxième attaque (hors cercle 3*).

Les troupeaux bovins et équins continueront, quelle que soit la zone (cercle) où ils pâturent, de relever d’un régime d’autorisation individuelle conformément à l’article 47 de la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Cette autorisation restera valable un an et sera conditionnée à la mise en œuvre de mesures de réduction de la vulnérabilité, telles que listées aujourd’hui dans l’arrêté du 21 février 2024 (article 13)**. Le déploiement de telles mesures ouvrira également la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention de l’OFB en défense du troupeau (article 5).

Les dispositions particulières, applicables en réserves naturelles nationales constituées pour des motifs incluant la conservation de la faune sauvage et en cœur des parcs nationaux demeurent inchangées (articles 10, 13, 14 et 18).

L’utilisation du matériel de tirs à visée thermique demeure strictement réservée aux lieutenants de louveterie et agents de l’OFB (articles 14 et 22).

* Cette disposition n’apparaît pas dans ce projet d’arrêté mais sera traduite dans un décret simple modifiant le décret n° 2019-722 du 9 juillet 2019 relatif à l’indemnisation des dommages causés aux troupeaux domestiques par le loup, l’ours et le lynx.

** Il est toutefois prévu, à terme, une harmonisation des règles entre les différents troupeaux (ovins/caprins et bovins/équins). Cette évolution nécessitant la modification du cadre législatif ne peut faire l’objet d’une disposition dans le projet d’arrêté.

B) Modalités de gestion du plafond de tir

Le plafond annuel pour la destruction de loups fait l’objet d’un arrêté dédié (arrêté du 23 octobre 2020 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année) et n’entre donc pas dans le champ du présent projet d’arrêté. Ce plafond sera maintenu à 19% (+2%) de la population totale estimée en 2026, selon la méthode capture-marquage-recapture. Toutefois, bien que le volume de destruction autorisé demeure inchangé, les modalités de gestion de ces destructions ont été prévues dans l’optique de réserver les tirs aux territoires où la prévention ou la diminution de dommages importants aux troupeaux domestiques est prioritaire.

Ainsi, le préfet coordonnateur aura la possibilité, si le niveau de consommation s’avérait trop précoce et avant l’atteinte du plafond, de suspendre temporairement ou jusqu’à la fin de l’année les déclarations et autorisations de tir sur les territoires qu’il détermine (article 4). Dans ces conditions, les tirs pourraient, sur accord du préfet coordonnateur, continuer d’être mis en œuvre seulement par les lieutenants de louveterie ou la brigade mobile d’intervention (article 5) afin de conserver une meilleure maîtrise de consommation du plafond.

C) Modifications et nouvelles dispositions

Un certain nombre de modifications et de nouvelles dispositions ont été introduites à l’occasion de ce projet d’arrêté. Ainsi :
-  La perturbation intentionnelle, la capture, l’enlèvement, le transport de spécimens de loups sera possible aux fins de recherche scientifique pour le Muséum d’Histoire Naturelle, l’Office Français de la Biodiversité et le Centre National de la Recherche Scientifique sans qu’une dérogation au titre des espèces protégées soit nécessaire (article 1er et article 27) ;
-  Les modalités de mise en œuvre des tirs ainsi que le matériel de tir autorisé ont été précisés (article 14) ;
-  Les tirs de défense simple et de défense renforcée ont été fusionnés en un unique « tir de défense » dont le nombre de tireurs par lot ne peut excéder deux (ou trois par dérogation) (article 17) ;
-  Les modalités applicables aux troupeaux protégés ont été étendues (article 5) aux troupeaux ou lots d’animaux considérés comme non-protégeables (article 8) ainsi qu’aux troupeaux situés dans certaines zones d’expansion (zone difficilement protégeable) (article 26) ;
-  Les tirs de prélèvement sont possibles après accord du préfet coordonnateur à partir du 1er juillet (article 18), pour les élevages protégés ou situés en zone difficilement protégeable, si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
- Les tirs de prélèvement seront mis en œuvre sous la responsabilité des lieutenants de louveterie ou l’OFB avec l’appui de chasseurs.

Un tableau récapitulatif des différentes évolutions du protocole de tir est présenté dans le rapport de présentation joint.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Défavorable , le 18 décembre 2025 à 18h58
    Avis Très Très Défavorable , Laissons vivre ces animaux ils en ont le droit, la nature n’a surtout pas besoin de la main de l’homme pour se réguler.
  •  Je suis défavorable, le 18 décembre 2025 à 18h57
    Madame, Monsieur, le 18 décembre 2025 à 18h57 Je suis défavorable à l’application de cette mesure et crois que c’est une solution facile, sans considération aux conséquences. Je suis certaine que d’autres solutions existent, peut-être moins faciles et rapides, mais qui auront un impact positif à long terme. Des études scientifiques montrent que la population de loups stagne et que des solutions efficaces existent pour protéger les troupeaux sans éradiquer le loup : la présence humaine, des clôtures adaptées, et surtout des chiens de protection. Je crois qu’il est plus que nécessaire de préserver la faune. Il y a un équilibre naturel et cet écosystème a été perturbé par l’homme. À nous, de ne pas répéter nos erreurs. Je vous remercie de l’attention accordée à la présente et meilleures salutations.
  •  Avis défavorable, le 18 décembre 2025 à 18h57
    Les populations animales ont diminué de 73 % en 50 ans, quand arrêterons-nous de massacrer des animaux par plaisir ou parce que ça dérange ? Adaptons- nous, apprenons à vivre avec une forêt vivante et non un cimetière. La terre était un paradis, les hommes en font un enfer.
  •  AVIS DÉVAVORABLE, le 18 décembre 2025 à 18h56
    Pour défendre la présence du loup en France, je propose un argumentaire en quatre points : 1 => laissez les meutes s’installer et s’auto réguler | 2 => le loup attaque mon troupeau : je lui tire dessus | 3 => Le loup, prédateur naturel du sanglier et… ami des chasseurs et agriculteurs ! | 4 => Éléments philosophiques et patrimoniaux. Donc, on y va : 1 => laissez les meutes s’installer et s’auto réguler. Le loup cause des dégâts à certains troupeaux et cause beaucoup de soucis à certains bergers, certes. Le tout dans certaines conditions et sur certains territoires. Cela dit, une chose à laquelle peu de gens pensent, et surtout les responsables politiques, est que laisser les meutes se stabiliser améliorerait grandement la situation. En effet, l’immense majorité des attaques se situent sur la zone dite du "front de dispersion". Il s’agit des zones d’exploration du loup pour s’établir et forcément, là il n’y a pas de meutes. ce sont des jeunes loups, solitaires, qu’on appelle des subadultes (sorte d’ados chez les loups :-). Sur les vidéos de surveillance des bergers, ce sont toujours des jeunes loups inexpérimentés qui sont filmés, jamais des gros loups qui savent bien ce qu’il faut éviter de faire. N’étant pas dans une meute, ils ne bénéficient pas des tactiques de chasse de cette dernière pour attraper des animaux sauvages. Les loup pratiquent la battue, en poussant leurs proies vers des intercepteurs (les hommes s’en seraient inspirés d’après certains scientifiques et éthologues, ce qui semble assez évident). Les loups seuls ne peuvent pas faire cela, donc ils vont au plus facile : les animaux domestiques. Ils ne subissent pas non plus la loi du couple dominant qui décide qui chasse quoi. S’il y’a danger, une meute passe moins à l’action du côté des humains, car la meute entière se retrouve en danger. Je connais des bergers qui m’affirment que le loup ose tout, et je les crois. J’ai moi-même pu assister à des périodes d’attaques sur des troupeaux gardés, mais cela est temporaire et très inférieur aux troupeaux non gardés et non surveillés. La nature n’est pas un supermarché ou l’homme peut déambuler en toute sécurité et faire ce qu’il y veut. Il est soumis à un minimum de vigilance comme n’importe quelle espèce. Donc j’en arrive à mon deuxième argument : 2 => le loup attaque mon troupeau : je lui tire dessus. Il faut autoriser les tirs au petit calibre, en toute circonstance, pour les bergers. Le petit calibre, ça peut tuer, mais ça pince, ça fait mal et ça blesse aussi. Ainsi le loup qui en a pris une "giclée" rapporte cela à sa meute qui, du coup, se détourne de cette cible pour en chercher une moins douloureuse. Alors qu’au contaire, un loup mort n’apprend rien et ne rapporte rien aux autres membres de la meute. L’immédiateté de la réplique du berger contribue chez le loup à associer le secteur à du danger, ce qui n’est pas du tout le cas avec les tirs administratifs à retardement (plusieurs jours). Le tirs au petit calibre, ça fonctionne en Roumanie et en Turquie, et je le sais de la part de bergers qui se moquent bien des français et des allemands qui, après 140 ans d’absence du loup, ne savent plus y faire avec cet animal. Donc laisser les meutes s’installer permet leur stabilisation, au niveau comportemental mais aussi au niveau spatial (occupation du territoire). Donc il faut stopper cette politique du tir administratif sans discernement, qui est coûteux à tout point de vue, inefficace et aggrave les problèmes. Comme dirait l’autre : "ça ne sert à rien mais ça soulage". Il faut en finir avec ça, au profit d’une doctrine d’autodéfense au petit calibre, qui finalement rejoint les lois élémentaires dans la nature : "tu m’embêtes, je te règle ton compte moi-même". Contrairement à ce qui est dit par ceux qui n’y connaissent rien ou font semblant de croire ce qui les arrange (politiciens démagogues, chasseurs en quête de quelque chose de plus à se mettre au bout du fusil, etc.), les meutes ne pullulent pas, elles occupent de grands territoires qu’elles protègent et gardent contre les autres meutes, qui ne peuvent donc pas y cohabiter. Les rapports entre les meutes sont meurtriers et elles se régulent d’elle-mêmes. Le nombre d’individus dans la meute et la taille du territoire occupé est fonction des proies disponibles. S’il n’y a pas assez de proies disponibles, la meute sera plus petite et occupera un territoire plus grand, pour garantir le renouvellement du stock de proies. Il faudrait expliquer ça aux chasseurs-viandards qui veulent tout s’approprier, alors qu’ils ont des supermarchés pour acheter leur barbaque. Pas les loups. Troisième point sur la régulation des nuisibles, que j’ai nommé : 3 => Le loup, prédateur naturel du sanglier et… ami des chasseurs et agriculteurs ! Le sanglier est un problème, les chasseurs n’arrivent pas à limiter sa prolifération et les fédérations de chasse doivent payer les dégâts causés aux agriculteurs. Surtout, il faut payer (des bracelets) pour tuer des sangliers. Probablement pour alimenter un fond d’indemnisation aux agriculteurs, mais ça personne ne le dit ouvertement. Quelle absurdité ! Avec le loup, fini tout ça : c’est le meilleur chasseur du sanglier, qui va là où les chasseurs ne peuvent pas aller. Il y’aurait donc régulation naturelle du suidé envahissant (le sanglier), tout en laissant leur part aux chasseurs. La différence : moins d’indemnités à payer aux agriculteurs, voire plus du tout, donc normalement, terminé les "bracelets" à payer et donc possibilité de tuer plus de sangliers. Élémentaire ! C’est juste du bon sens ! Enfin, voici la quatrième et dernière partie de mon raisonnement : 4 => éléments philosophiques et patrimoniaux. Nos chiens sont des loups, croisés, transformés, manipulés génétiquement, mais sans loups, il n’y a aucun chien. Quel manque de respect pour l’ancêtre de tous nos chiens secouristes, nos chiens d’aveugles, nos chiens de chasse (Eh oui les chasseurs, vous l’aviez pas vu venir celle-là, hein ?), nos chiens de guerre, nos chiens de garde, nos chiens de conduite de troupeaux, nos boules de poils à la maison, nos amis du quotidien… et j’en passe. Sans le loup : rien de tout cela n’existerait. Est-il si difficile d’avoir un minimum de respect pour celui qui nous a fourni tout ça, c’est à dire le loup ? Laissons le donc reprendre sa place, et il saura s’harmoniser avec nous, une fois le choc confrontationel des débuts passé. Choc qu’on pourrait facilement atténuer financièrement, en indemnisant à tout va les éleveurs, mais pour un résultat final garanti cette fois-ci. Pas comme aujourd’hui où on dépense argent et énergie en pure perte car rien ne marche. Repensez aux Roumains et aux Turcs qui rigolent bien de nous (et c’est vrai). Enfin, le loup est le seul grand prédateur de nos campagnes. Nous sommes attachés à nos paysages, notre architecture, nos traditions, etc. Le loup ne fait il pas partie de notre patrimoine campagnard ? À l’heure où l’on parle même de patrimoine sonore rural (nos cloches d’églises et nos coqs qui dérangent les néo-ruraux bobos) ? Bien sûr que si ! Le loup est notre lion, notre tigre, notre grizzly, notre crocodile. Il faut dire qu’on se plaint mais certains peuples sur terre doivent composer avec des animaux bien plus dangereux : éléphants, félins, etc. Et on leur demande de ne pas les tuer et de supporter leur voisinage, pour notre bon plaisir intellectuel ? Pourquoi ce ne serait pas pareil pour le loup, chez nous ? Voici mes arguments en faveur du loup en France, que j’ai déjà croisé et avec qui ça s’est très bien passé. J’espère qu’un de nos responsables politique ou administratif tombera dessus et fera l’effort de le lire entièrement (puisqu’il s’agit d’une consultation publique et qu’à priori, c’est fait pour ça) et que son jugement sera influencé par mes arguments qui tiennent juste du bon sens.
  •  Avis defavorable, le 18 décembre 2025 à 18h56

    e Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature propose à la consultation du public un projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

    Le CNPN a émis un avis défavorable à l’unanimité (21 votants) à ce projet d’arrêté et je souhaite également déposer un AVIS DÉFAVORABLE.

    Une fois de plus, le gouvernement s’entête à privilégier les demandes des syndicats agricoles et des chasseurs au mépris de la biodiversité, et donc de l’intérêt général. Chaque projet d’arrêté adopté ces dernières années vise à affaiblir la protection du loup, et à faciliter les tirs de cette espèce pourtant protégée.

    Le CNPN a remis un avis détaillé sur votre projet d’arrêté et il est déplorable, une fois de plus, de ne pas prendre en considération l’avis des spécialistes que vous consultez sur les questions relatives à la protection de la nature.
    Alors qu’elle n’a jamais été en mesure de prouver que sa politique de destruction du loup permettait de limiter les attaques sur les troupeaux, la France poursuit dans la même direction, en facilitant l’accès aux tirs à tous les éleveurs.
    Ce projet d’arrêté traduit le déclassement du loup et va permettre des tirs de loups sur simple déclaration et sans condition sur une grande partie du territoire.
    Faciliter l’accès aux tirs risque de faire déraper le plafond de tirs actuellement de 19% des effectifs et qui peut être porté à 21%. Or, le régime actuel de prélèvements dérogatoires (19%) donne déjà une probabilité de décroissance de la population estimée à 56% (61% en cas de passage à 21% de prélèvement), ce qui provoquerait non pas un contrôle des populations de loups, mais une décroissance.
    Il existe un risque de disparition locale du loup, puisque le projet d’arrêté se borne à garantir le maintien de l’espèce dans un statut de conservation favorable dans son aire naturelle de répartition, mais ne semble être observé qu’au niveau national, sans prendre en compte le nombre d’individus présents localement.
    Il est regrettable que les tirs de défense ne soient toujours pas conditionnés à des mesures de protection des troupeaux, et à la mise en place de tirs d’effarouchement préalables.
    En ce qui concerne l’effarouchement, l’utilisation de munitions pouvant blesser mortellement le loup devraient être prohibée.
    La France intensifie la destruction des loups, alors que cette méthode n’a pas permis de réduire la pression sur l’élevage. Ce n’est pas en favorisant les tirs, et en arrêtant de protéger les troupeaux, que les problématiques de cohabitation seront réglées durablement.
    Quel impact aura votre administration lors des négociations internationales sur le climat et la nature alors que vous êtes incapables de protéger les espèces protégées sur notre territoire

  •  Défavorable au projet d’arrêté, le 18 décembre 2025 à 18h56
    Les tirs de loups vont déstabiliser les meutes surtout si ce sont des dominants qui sont ciblés et rendront plus dangereuses les attaques de troupeaux. Les loups, super prédateurs, sont les seuls à pouvoir limiter la prolifération des sangliers et des cervidés.
  •  Préservons le loup, le 18 décembre 2025 à 18h55
    Al’heure où l’on prend enfin conscience que l’homme n’est pas le maître du monde mais se doit de le préserver, le loup doit trouver sa place dans l’écosystème. Pour moi, toutes les mesures pacifistes sont à privilégier et l’abattage doit être évité avec des règles strictes en faveur de la préservation de cet animal.
  •  Avis défavorable, le 18 décembre 2025 à 18h55
    Ce projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction est soumis à consultation public. L’Etat poursuit par cet arrêté sa politique de destruction de l’espèce et l’unique protection des intérêts des éleveurs. L’efficacité des tirs de prélèvement du loup n’a pourtant pas été prouvé. A cet égard les chiffres nationaux montrent pourtant une diminution du nombre d’attaques des troupeaux malgré une stabilisation de la population de loups. Les mesures de protection peuvent être efficaces si elles sont bien mises en place et le seraient encore plus si elles étaient mieux contrôlées et suivies. Est -il vraiment nécessaire de faciliter la destruction de l’espèce? Comment l’état compte t-il contrôler ces prélèvements qui ne sont à l’heure actuelle, même pas réfléchis à des échelles locales ? comment le plafond de tirs va t-il être respecté pour éviter une régression des populations de loup?
  •  Avis Très Très Défavorable , le 18 décembre 2025 à 18h53
    Laissons vivre ces animaux ils en ont le droit, la nature n’a surtout pas besoin de la main de l’homme pour se réguler. Les hommes doivent s’adapter à vivre avec la nature et laisser de l’espace aux espèces sauvages.
  •  Défavorable les tirs déstabiliseront les meutes, le 18 décembre 2025 à 18h50
    Des tirs contre les loups vont déstabiliser les meutes rendant les individus plus dangereux pour les troupeaux. Les loups sont de super prédateurs indispensable à la biodiversité. Ils sont les seuls à pouvoir limiter la prolifération des sangliers et des cervidés.
  •  Madame, Monsieur,, le 18 décembre 2025 à 18h50
    Je suis défavorable à l’application de cette mesure et crois que c’est une solution facile, sans considération aux conséquences. Je suis certaine que d’autres solutions existent, peut-être moins faciles et rapides, mais qui auront un impact positif à long terme. Des études scientifiques montrent que la population de loups stagne et que des solutions efficaces existent pour protéger les troupeaux sans éradiquer le loup : la présence humaine, des clôtures adaptées, et surtout des chiens de protection. Je crois qu’il est plus que nécessaire de préserver la faune. Il y a un équilibre naturel et cet écosystème a été perturbé par l’homme. À nous, de ne pas répéter nos erreurs. Je vous remercie de l’attention accordée à la présente et meilleures salutations.
  •  je suis favorable, le 18 décembre 2025 à 18h50
    le loup est de plus en plus important en population et nous voyons des dégâts occasionnés par ce prédateur de plus en plus nombreux chez les éleveurs mais aussi chez les particuliers
  •  Défavorable protégeons les loups , le 18 décembre 2025 à 18h49
    Défavorable Faut laisser les loups vivre les éleveurs agriculteurs ont les loyyde protégé leurs troupeaux chiens clôture présence donc a eux de faire le nécessaire
  •  Avis défavorable , le 18 décembre 2025 à 18h48
    Je ne cautionne pas la destruction animale qu’elle quelle soit
  •  FAVORABLE, le 18 décembre 2025 à 18h48
    Une régulation raisonnée doit être mise en place afin de préserver l’agriculture.
  •  Le 18 décembre 2025 à 18h, LES LOUPS,, le 18 décembre 2025 à 18h48
    OUI, pour la protection des loups. Qui sommes - nous pour décider que telle espèce a le droit à la vie ? Pour moi, une espèce parmi d’autres. Cohabitons, tout en prenons soins de notre mère nature. Et surtout, pensons à nos générations futures, donnons - leur le bonheur de vivre sur une terre saine et remplie d’espèces Magnifiques.
  •  Avis défavorable , le 18 décembre 2025 à 18h48
    Il est plus facile de faire de la simplification dans la la protection Animalière que dans le domaine de la Fiscalité . Le loup a peu d ‘ avocat mais la Parti Civile est forte . si ce projet si est validé de simplifications des tirs létaux est entériné , il constituera une provocation pour tous les défenseurs de la Nature qui sont pro- loup pour la grande majorité , un bras d honneur aux découvertes scientifiques sur le rôle primordial du loup dans les écosystèmes ( voir l ’ expérience stupéfiante de la réintroduction en 1995 des loups dans le Grand Park de Yellowstone et qui mériterait d ’ etre connu par nos Politiques qui prennent des décisions qui obèrent le patrimoine animalier des générations futures . Ce texte constitue donc un recul sans précédents en matière de gestion du Milieu Naturel , 370 années après les vagues d exterminations des meutes de loup sous le règne de Louis XV et cela malgré la Science , l ‘ Education des Esprits , la détérioration visible de notre Biodiversité dans nos campagnes et nos forets .. Il faut réexpliquer les avantages d avoir des Prédateurs dans le milieu Naturel y compris à nos Dirigeants , et accompagner les éleveurs encore plus dans la cohabitation et la transition écologique , l ’ Etat devant faire preuve de plus de courage face aux lobbies de l ’ Elevage , de la Chasse , et en général contre toutes les forces réactionnaires et violentes . 1- Il faut faire participer les citoyens volontaires pour des gardes de nuit des troupeaux menacés dans lez zone à haut risque , développer un label de Région « Loup responsable » sur les produits alimentaires sensibles , viande , fromages , lait sinon il risque d y avoir un boycot sur les produits en zone sensible - ce que je fais personnellement - , et l agriculture francaise n a pas besoin de cela en ce moment . 2- Les tirs létaux comme il a déjà été dit son contre productifs car augmentent les prédations – cela est bien démontré - donc pourquoi valider un schéma qui ne marche pas ? Pourquoi n ‘ écoute t on pas la science en 2025 au lier de céder aux pressions des Syndicats divers ? Un loup « a problème « doit etre ciblé avec tir d effarouchement , puis tir en balle de caouchouc , car le loup est intelligent et un loup effarouché apprend plus qu ’ un loup mort , tir létal en derniers recours avec une analyse ADN obligatoire , plutot que de tirer au hasard ou attirer un loup non responsable dans une embuscade déloyale avec louvetier caché derriere une botte de foin .. cela désorganiserait moins les meutes et diminueraient les dispersions .. 3- Pourquoi mettons en place des politiques destructrices au lier d essayer de comprendre cette espèce méconnu , son fonctionnement , sa dispersion ( collier GPS , tracage ) par un Comité d ’ expert scientifiques dévolu exclusivement au suivi des Prédateurs , il y en a en France ) 4- Pourquoi n utilise t on la force incroyable du loup et son pouvoir vivifiant , qui est ,outre la régénération des écosystèmes , de réguler des espèces animales surnuméraires ( 900000 sangliers en France ! il a été démontré que les loups se nourrissent de sangliers dans le sud ) , d ’ enrayer les zoonoses qui sont hélas tristement d ’ actualité , de favoriser le développement des espèces du petit gibier qui ont complétement disparu de nos campagnes perdrix , lapins faisans , au grand désarroi de nos chasseurs .. Cela conduirait a une nature plus saine , plus équilibrée .. 4- il faut s ’ inspirer de modèles qui marchent comme la Pologne plutot que de modèles qui ne marchent pas en Europe . Un modèle qui utilise la force ne donnera rien contrairement a un modèle qui cherche a comprendre . Il faut faire avec et pas contre le loup … la Nature sera toujours plus forte que l ’ Homme .
  •  Défavorable , le 18 décembre 2025 à 18h47
    Faut laisser les loups vivre les éleveurs agriculteurs ont les loyyde protégé leurs troupeaux chiens clôture présence donc a eux de faire le nécessaire
  •  Avis défavorable, le 18 décembre 2025 à 18h47
    Ce projet d’arrêté, loin de garantir un équilibre entre protection de la biodiversité et activités pastorales, libéralise outrageusement les tirs de loups sans cadre suffisant. Alors que les études scientifiques (CNRS, Muséum national d’Histoire naturelle, OFB) alertent sur la stagnation, voire le risque de déclin de la population de loups en France, le gouvernement propose des mesures contradictoires avec l’obligation européenne de maintenir un état de conservation favorable de l’espèce. Les dispositions prévues autorisent des tirs toute l’année, y compris pendant la période de reproduction, et sans obligation systématique de protection des troupeaux (clôtures, chiens de protection, présence humaine), pourtant reconnus efficaces. Pire, l’absence de contrôle effectif des destructions et la possibilité de tirs de nuit, interdits par la directive Habitats, rendent impossible le respect du plafond maximal d’abattage. Cette logique affaiblit 30 ans de politiques de coexistence et risque de cantonner le loup à l’arc alpin, au mépris de sa nécessaire expansion géographique. Plutôt que de céder aux pressions de la FNSEA, la France doit renforcer les moyens de protection des troupeaux et garantir une gestion rigoureuse, respectueuse de la loi et de la science.
  •  Avis défavorable à la destruction des quelques loups restant sur notre territoire., le 18 décembre 2025 à 18h46
    Dès qu’il y a quelque chose qui peut apporter une certaine gène à l’humain, la solution adoptée est de détruire ce qui cause cette gène, d’où la disparition de nombreuses espèces de notre planète. Le prédateur majeur sur notre planète est l’homme, faut il pour autant l’éradiquer ?