Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Où on a vu qu’on séparait les petits de leur mère ?, le 22 juin 2026 à 12h10

    L’ours brun étant une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne, cette mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce.
    Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme.
    C’est pourquoi, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.

    L’effarouchement constituant une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours, cette dérogation nécessite un encadrement rigoureux confié à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    L’arrêté prévoit d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement. Il est évident que des personnes peu ou pas formées (bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant souvent un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal sans ambiguïté avant d’enclencher des tirs à double détonations, d’où de sérieux risques d’erreurs d’appréciation sur le terrain

    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Je m’interroge sur leur discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons et à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les sépare pas.

    A cet égard, les critères d’intervention sont insuffisamment précis.
    En effet, les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation : alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit.
    Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

  •  Défavorable , le 22 juin 2026 à 12h05
    Les animaux doivent être respectés, protégés et soignés. Stop aux tueries accordées aux chasseurs. Il faut laisser vivre les ours. Le déséquilibre de la biodiversité s’aggrave à cause des humains qui tuent, détruisent, polluent, …. Laissez vivre la Nature.
  •  Pourquoi ré-introduire des ours si c’est pour les maltraiter ?, le 22 juin 2026 à 12h05
    Un peu de cohérence dans votre ré-introduction des ours ! Quand vous organisez des ré-introductions coûteuses d’ours, respecter les en évitant toutes maltraitances ! Ne jouez pas avec notre vie publique, devenez adultes et assumez vos choix, arrêtez de nous faire payer ainsi qu’aux ours vos enfantillages !
  •  Je suis contre ce projet, le 22 juin 2026 à 12h02

    . Une mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce

    L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne. Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.

    2. Une dérogation qui nécessite un encadrement rigoureux

    L’effarouchement constitue une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours. À ce titre, sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    Il sera difficile à des personnes peu formées (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant, pour certains, un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées, de distinguer une attitude de prédation sans ambiguïté avant d’enclencher des tirs à double détonations.

    3. Un risque d’erreurs d’appréciation sur le terrain

    L’arrêté prévoit d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement. Or, il peut être particulièrement difficile pour des intervenants peu ou pas formés (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), et parfois déjà opposés à la présence de l’ours, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal.

    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau, et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Nous pouvons aussi douter de leur diligence et discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les sépare pas. Pas d’effarouchement envers des femelles suitées.

    4. Des critères d’intervention insuffisamment précis

    Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropr

  •  Catégoriquement défavorable, le 22 juin 2026 à 12h01
    L’ours brun est une espèce strictement protégée dont la population pyrénéenne reste fragile, malgré les progrès enregistrés ces dernières années. Les effectifs demeurent limités et la diversité génétique insuffisante pour assurer sa pérennité à long terme. Dans ce contexte, l’extension des possibilités d’effarouchement apparaît peu compatible avec les objectifs de conservation et de restauration de l’espèce. L’effarouchement constituant une dérogation au régime de protection de l’ours, son utilisation doit rester strictement encadrée et réservée à des personnes formées, maîtrisant à la fois la réglementation et les enjeux de conservation. L’élargissement de cette compétence à des intervenants peu formés risque d’entraîner des erreurs d’appréciation, notamment dans l’identification d’un comportement réellement prédateur. Sur le terrain, il est souvent difficile de distinguer une simple présence de l’animal à proximité d’un troupeau d’une véritable intention de prédation. Ce risque est renforcé lorsque les intervenants sont peu expérimentés ou déjà défavorables à la présence de l’ours. Des inquiétudes subsistent également concernant les femelles accompagnées d’oursons, les tirs d’effarouchement pouvant provoquer leur séparation. Ces situations devraient être explicitement exclues du dispositif. Enfin, les critères déclenchant les tirs d’effarouchement apparaissent insuffisamment précis. Le texte exige d’un côté une attitude de prédation « sans ambiguïté », mais autorise de l’autre une intervention dès lors qu’un ours est observé « à proximité immédiate » d’un troupeau. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou injustifiées.
  •  Avis défavorable sur ce projet d’arrêté, le 22 juin 2026 à 12h01
    Encore une fois nous sommes confrontés à une incompatibilité avec la conservation des espèces protégées et le fait de pouvoir les éliminer. Nous ne nous adaptons pas à la nature, dont nous faisons partie, mais il est fait en sorte que ce soit la nature qui s’adapte à nous. On en constate tous les jours les dégâts. Sans compter qu’il y a des risques d’erreurs et d’estimations laissées à l’appréciation de chacun, qu’il y a risque pour les oursons, que certains passages de cet arrêté présentent des critères flous avec des textes contradictoires : exigence d’une "attitude de prédation" manifeste contre l’autorisation de tir dès qu’un ours est repéré à "proximité immédiate" ??? Je suis fermement défavorable à ce système.
  •  tout a fait favorable, le 22 juin 2026 à 12h01
    très bonne initiative, le berger et ses brebis doivent pouvoir transhumer sans crainte
  •  Défavorable , le 22 juin 2026 à 12h00
    Autorisé les éleveurs et les bergers à utiliser une arme pour effarouchement contre un animal sauvage est une grosse erreur, il y aura forcément des dérives, quand on sait qu’ils y en a qui sont très radicaux et fermer au dialogue !
  •  L’animal HUMAIN n’est pas propriétaire de la terre ni de la biodiversité. , le 22 juin 2026 à 11h55
    LAISSEZ FAIRE LE VIVANT ET RESPECTER LE VIVANT. METTEZ VOTRE PSEUDO SUPREMATIE A LA POUBELLE VOUS N’AVEZ AUCUNE CONNAISSANCE DE LA "VIE" METTEZ VOTRE EGO AU PANIER LE CHANGEMENT CLIMATIQUE VOUS FAIT LA DEMONSTRATION DE VOTRE IGNORANCE NORMAL DE PROTEGER LE VIVANT COMME IL SE PEUT D’EN ETRE DES TROUPEAUX SANS POUR AUTANT VOUS ATTRIBUER LE DROIT DE MORT SUR LES AUTRES ETRES VIVANTS ARRETEZ D’ETRE LIVRESQUE ET UTILISER L’INTELLIGENCE QUI VOUS EST DONNEE CAR TOUT NOUS EST DONNE
  •  Très défavorable, le 22 juin 2026 à 11h55
    Confier l’effarouchement à des gens forcément peu formés (bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant pour certains un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées est d’une grande imprudence. C’est encourager l’usage des armes, courir le danger d’assimiler toute présence d’un ours à un comportement de prédation et risquer à coup sûr de bafouer les enjeux liés à la conservation de l’espèce.
  •  Tir d effarouchement de l ours brun , le 22 juin 2026 à 11h54
    Avis défavorable, mesure à contre sens qui risque de nuire aux oursons. De plus si les troupeaux étaient protégés par des chiens patous il n y aurait aucun risque. La cohabitation ours, loups et troupeaux se passe très bien dans d autres pays européens pourquoi les problèmes se concentreraient uniquement en France… Il y a de quoi se poser des questions
  •  Protégeons nos ours pyrénéens , le 22 juin 2026 à 11h51

    Avis défavorable :
    L’effarouchement constitue une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours. À ce titre, sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    Il sera difficile à des personnes peu formées (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant, pour certains, un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées, de distinguer une attitude de prédation sans ambiguïté avant d’enclencher des tirs à double détonations.
    Dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, un tir assourdissant d’un tir à double détonation risque de les séparer. Pas d’effarouchement envers des femelles suitées.
    De plus, Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

  •  Avis défavorable, le 22 juin 2026 à 11h50
    L’ours brun est une espèce protégée qui ne doit donc pas subir d’acte de maltraitance ou de dérangement qui pourrait nuire, entre autres choses, à sa reproduction. Lors de mes récents passages dans les Hautes Pyrénées et dans les Pyrénées Basques, j’ai pu constater l’ignorance et les a priori d’un autre âge chez un grand nombre d’éleveurs de moutons. Cela m’incite à émettre beaucoup de réserves sur leurs observations qui sont loin d’être neutres et basées sur des évaluations réelles et scientifiques. J’ai pu noter aussi qu’un certain nombre de bergers et bergères ne s’occupaient pas vraiment de leurs troupeaux, laissaient en souffrance des animaux qui auraient pu être facilement soignés aux dires de certains bergers de ma connaissance qui eux passent leur journée avec leur troupeau. Ainsi, j’ai pu régulièrement observer des moutons marchant sur les genoux à cause d’une infection microbienne au niveau des coussinets des pattes. Alors, il m’est vite apparu qu’il y avait deux approches fort distinctes de la protection d’un troupeau : celle que je viens de nommer et dont on comprend tout le soin que ces gardiens et gardiennes apportent à leurs animaux et celles souvent observées dans les Pyrénées où des bergers ou des bergères passent en voiture de temps en temps, pas forcément tous les jours, pour regarder leurs animaux de loin. Il est vrai que pour ces derniers, l’abattage des loups et l’effarouchement des ours est une solution plus confortable. Quant à leur attachement vis à vis des animaux de leur troupeau, il est très manifeste devant les caméras mais beaucoup moins dans la réalité du terrain. En fait, c’est un attachement avant tout pécunier. D’ailleurs, je ne les ai jamais entendus dénoncer les actes violents et loin du respect de la sensibilité animale pratiqués dans les abattoirs. Bizarre cet amour à géométrie si variable de leur troupeau.
  •  Avis défavorable, le 22 juin 2026 à 11h49
    L’ours brun est une espèce protégée qui ne doit donc pas subir d’acte de maltraitance ou de dérangement qui pourrait nuire, entre autres choses, à sa reproduction. Lors de mes récents passages dans les Hautes Pyrénées et dans les Pyrénées Basques, j’ai pu constater l’ignorance et les a priori d’un autre âge chez un grand nombre d’éleveurs de moutons. Cela m’incite à émettre beaucoup de réserves sur leurs observations qui sont loin d’être neutres et basées sur des évaluations réelles et scientifiques. J’ai pu noter aussi qu’un certain nombre de bergers et bergères ne s’occupaient pas vraiment de leurs troupeaux, laissaient en souffrance des animaux qui auraient pu être facilement soignés aux dires de certains bergers de ma connaissance qui eux passent leur journée avec leur troupeau. Ainsi, j’ai pu régulièrement observer des moutons marchant sur les genoux à cause d’une infection microbienne au niveau des coussinets des pattes. Alors, il m’est vite apparu qu’il y avait deux approches fort distinctes de la protection d’un troupeau : celle que je viens de nommer et dont on comprend tout le soin que ces gardiens et gardiennes apportent à leurs animaux et celles souvent observées dans les Pyrénées où des bergers passent en voiture de temps en temps, pas forcément tous les jours, pour regarder leurs animaux de loin. Il est vrai que pour ces derniers, l’abattage des loups et l’effarouchement des ours est une solution plus confortable. Quant à leur attachement vis à vis des animaux de leur troupeau, il est très manifeste devant les caméras mais beaucoup moins dans la réalité du terrain. En fait, c’est un attachement avant tout pécunier. D’ailleurs, je ne les ai jamais entendu dénoncer les actes violents et loin du respect de la sensibilité animale pratiqués dans les abattoirs. Bizarre cet amour à géométrie si variable de leur troupeau.
  •  🐻Pyrénées , le 22 juin 2026 à 11h49
    Tout à fait défavorable. TIR = MORT DE L’ANIMAL . Le ou les oursons restent seuls et inexpérimentés.
  •  NON à la modification de cet arrêté !, le 22 juin 2026 à 11h46

    Le projet devrait plutôt se concentrer sur l’accompagnement des Berger victimes des attaques, en prévention. Ceci n’est pas de la prévention !
    L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne. Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. l’extension, l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement est contradictoire avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.

    Les personnes en responsabilité de ces tirs, parfois déjà opposés à la présence de l’ours, sont objectivement en capacité d’évaluer le comportement de l’animal et décider d’un tire d’effarouchement sans formation/sensibilisation ?
    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau, et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Nous pouvons aussi douter de leur diligence et discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les sépare pas.
    Pas d’effarouchement envers des femelles suitées !! Pas d’effarouchement envers les jeunes oursons !

  •  Mme, le 22 juin 2026 à 11h46
    Je suis absolument contre ce projet. Nous humains devons apprendre à vivre avec les ours qui ont tout aussi droit d’habiter sur terre que nous. Ce n’est pas notre terre. De plus, ce projet va contre la biodiversité, que nous avons un devoir de protéger.
  •  Avis defavorable, le 22 juin 2026 à 11h45
    Nous devons apprendre à cohabiter avec la faune qui nous entouré.
  •  avis défavorable, le 22 juin 2026 à 11h44
    Les tirs d’effarouchement sont trop violents, ils peuvent effrayer la faune. Le bruit n’est pas supportable pour la faune. Nous devons agir avec intelligence et respect pour la protection de notre biodiversité. Il faut en finir avec ces méthodes d’un autre âge. Et comment ne pas être certains que ces tirs d’effarouchement ne finiront pas en tirs létaux. Aucune confiance dans les personnes qui ont des fusils…. Aux bergers de prendre les mesures de protection de leur troupeaux
  •  JE SUIS TRES DEFAVORABLE A CE PROJET , le 22 juin 2026 à 11h43
    Comment peut-on envisager la possibilité de permettre à des personnes, déjà opposées à la présence d’ursidés et qui, de surcroît, ne sont pas ou peu formées à apprécier objectivement le comportement d’un ours ? De plus, votre projet laisse place à beaucoup trop d imprécision quant à la mise en oeuvre de ces mesures. Il est aussi très surprenant que le milieu agricole qui réclame ces tirs et qui doit connaître parfaitement le comportement et les réactions de leurs animaux, considère que ces tirs effrayeront seulement les ours et pas… leurs animaux !!! Ce qui leur permettra sans doute ensuite, au vu des cadavres ou blessures constatées de dire que ce sont les ours qui ont effrayé leurs troupeaux. Enfin, je rappelle que l’ours a son habitat dans les Pyrénées, aussi bien côté espagnol que français mais qu’il n’y a seulement que du côté français qu’il pose problème… si ce n’est pas du Coluche, ça lui ressemble…