Projet de guide de l’auditeur intervenant dans le domaine de la certification des travaux de sondage ou de forage, de création de puits ou d’ouvrages souterrains, réalisés dans le but d’atteindre une nappe d’eau souterraine, à des fins de prélèvement pour un usage non domestique, de reconnaissance ou de mesure.
Ce guide est d’application obligatoire conformément aux articles 8, 9, 11, 22, et annexes I, II, et V de l’arrêté du 18 mars 2026 pris par la ministre de la transition écologique (…) et du ministre des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, fixant les modalités de certification prévues aux articles L. 241-2 et R. 241-1 à R. 241-5 du code de l’environnement, le référentiel, les modalités d’audit et les conditions d’accréditation des organismes de certification.
Consultation du 20/03/2026 au 10/04/2026 - 5 contributions
Ce guide est destiné aux entreprises de forage et aux organismes évaluateurs de conformité (OEC) dans leurs missions relatives à la certification des prestataires de travaux de sondage ou forage, de création de puits ou d’ouvrages souterrains non destinées à un usage domestique en vue de la recherche, de la surveillance ou du prélèvement d’eau souterraine, et de travaux de remise en état exécutées lors de l’arrêt de l’exploitation.
Il permet notamment de développer les modalités pratiques des points de contrôle à effectuer au regard du référentiel de certification établi dans l’arrêté de certification précité et au titre de l’arrêté ministériel du 18/3/2026 fixant les règles générales pour ces travaux, prévues à l’article R. 211-21-4 du code de l’environnement pour travaux de sondage ou de forage, de création de puits ou d’ouvrages souterrains non destinés à un usage domestique en vue de la recherche, de la surveillance ou du prélèvement d’eau souterraine et travaux de remise en état exécutés lors de l’arrêt de l’exploitation. Ces deux arrêtés ont été publiés.
Avant que la certification entre en vigueur le 31/12/2027 au plus tard, date prise en application du Décret n° 2025-884 du 2 septembre 2025 relatif aux travaux de sondage ou de forage non destinés à un usage domestique en vue de la recherche, de la surveillance ou du prélèvement d’eau souterraine, des audits à blanc seront menés auprès d’entreprises volontaires pendant quelques mois à partir du 2ème trimestre 2026. Le retour d’expérience de cette expérimentation sera mis à profit pour consolider si nécessaire ce projet de guide visant à faciliter la mise en œuvre de la certification.
La présente consultation publique est réalisée en application de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement pour la mise en œuvre du principe de participation du public aux décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement prévu à l’article 7 de la Charte de l’environnement.
Commentaires
Globalement, l’audit chantier se mélange avec un contrôle de référence et plusieurs points semblent uniquement documentaires. à supprimer pour permettre de respecter le temps d’audit à 4h.
D’autre part, dans le détail de l’audit pour la partie Piézomètre :
• Page 40 :
o Supprimer les références aux dossiers DLE et au code de l’Environnement – reprendre la formulation de la page 57 qui évoque la loi SVE et la seule déclaration DUPLOS
o La coupe technique ne donne pas les fiches techniques des matériaux mais seulement les notions « PVC » pour les tubes et « coulis bentonite/ciment » pour les scellements
• Page 42 : préciser que cette matérialisation peut être limitée non pas au chantier dans son ensemble mais à la seule zone de forage par des piquets et de la rubalise
• Page 43 : la description des mesures de gestion des déblais et fluides de forage est disproportionnée. Elle impose un recyclage des boues et eaux presque systématiques, ce qui est totalement incompatibles avec les chantiers d’investigations géotechniques classiques. Qui va définir le risque d’impact négatif sur l’environnement ? nous ne saisissons pas de quoi il est question. Il faut a minima donner des exemples, sinon chaque auditeur aura une appréciation du risque sur l’environnement personnelle. En l’état, aucune entreprise n’est en mesure de respecter ces attendus.
• Page 44 : les sondeuses géotechniques n’étant pas à conducteur porté et n’ayant pas de treuils de levage (uniquement des treuils de manutention), elles ne sont pas soumises à la réglementation sur les VGP - à supprimer
• Page 45 :
o Concernant les distances vis-à-vis des réseaux d’assainissement, les dispositions de l’ARG ne peuvent généralement pas être respectées en sites urbains (notamment pour les sondages sur voirie)
o Concernant les réglementations locales, nous comprenons que l’audité n’a aucune démarche à faire ni aucun document à produire, c’est à l’auditeur de faire les vérifications (comment ? impossible lors d’un audit chantier ?)
• Page 47 :
o les contrôles ne peuvent pas se faire sur la base de bordereaux de livraison car le matériel est presque systématiquement amené par le sondeur lui-même
o rappeler que dans la majorité des cas, les centreurs ne sont pas nécessaires pour les piézomètres courants
• Page 49 : nous rappelons qu’il n’est pas possible de vérifier les volumes injectés autrement que par la détermination du nombre de sacs de ciment utilisés, aucune moyen spécifique n’étant présent sur le chantier. Il faut absolument que les auditeurs aient conscience de ce qu’est un chantier d’investigations géotechniques – et n’a aucun rapport avec un chantier de GMI, seule référence actuelle pour les auditeurs
• Page 50 : le contrôle documentaire du nettoyage/développement du forage n’a aucun sens lors d’un audit chantier.
Il faut noter que ce remarques sont, pour la plupart extrapolables aux forages pour les sites et sols pollués.
Sur le reste, il faut s’interroger sur :
• La liste du matériel de forage en propre (page 9) : ce libellé semble donc interdire l’utilisation de matériels en location (compresseur, malaxeur,…) ? Il faut donc préciser ce qui est entendu par "en propre"
• La liste détaillée (page 12) impose, pour les piézomètres : des cannes d’injection (pas indispensable si cimentations de moins de 5 m) ou encore des pompes immergées (viable en petit diamètre ?) ou matériel d’air-lift (colonne et compresseur). Est-ce réellement indispensable pour des piézomètres en 36/40 ou 52/60 mm ?
Dans le guide auditeur
P3 § 1.1 4ème alinéa
- Remplacer « organisme évaluateur de conformité » par « organisme d’évaluation de la conformité »
P4 : § 1.3 Inutile de lister les entreprises de forages auxquelles s’appliquent ou ne s’appliquent pas la certification car elles sont déjà citées dans l’arrêté Règles Générales
- Supprimer les puces avec les listes d’entreprises
P8 § 2 : les explications du premier paragraphe sont compliquées et à priori incorrectes. Est-ce que la mention suivante correspondrait à votre objectif ?
- Remplacer la totalité du paragraphe par « La possibilité de présenter au moins deux références de forage ou de sondage achevés au cours des 24 derniers mois précédents l’instruction d’une demande permet aux entreprises d’obtenir une certification initiale ou un renouvellement de certification sans avoir à attendre la réalisation d’un audit chantier ».
P11 la liste du matériel n’est pas dans l’annexe I mais au § 4 du présent guide
- Remplacer « Afin de vérifier le respect de l’annexe I de l’arrêté de certification » par « Liste du § 4 du présent guide »
Plusieurs références erronées car référence au guide auditeur GMI : les références sont à revoir dans l’ensemble du guide, ci -dessous quelques exemples
- P 12 remplacer « § 4.1 et 4 .2 » par « § 5.1 et 5.2 »
- P 61 remplacer « §4.4 » par « § 5.4 »
P 13 § 5.2 : Ne pas ajouter le terme audit sur site, le référentiel mentionne un audit chantier. De plus l’audit chantier n’est pas un contrôle documentaire (cf commentaire suivant)
- Remplacer « L’audit sur site et l’évaluation des documents transmis dans le cadre de l’audit de chantier » par « L’audit de chantier et l’évaluation des documents transmis dans le cadre de l’audit de chantier »
P 14 § 5.2 Les catégories des points de contrôle doivent être revues. Un contrôle documentaire prévu de manière systématique ne fait pas partie d’un audit chantier qui est en principe sur site. Le terme audit à distance n’est pas approprié car une évaluation documentaire n’est pas un audit à distance
- Supprimer les trois premiers paragraphes en haut de la page 14 de « Lors de l’audit du chantier …il ne relève pas d’un audit chantier ni d’une vérification de références »
- Remplacer les paragraphes supprimés par « Les points de contrôles de l’audit de chantier doivent être évalués sur site (cf colonne « points de contrôles à vérifier sur site » des tableaux ci-dessous). Lorsque l’état d’avancement du chantier ne permet pas à l’auditeur d’évaluer certains points de contrôle sur site lors de l’audit de chantier, ces derniers points de contrôle peuvent être exceptionnellement vérifiés a posteriori par voie documentaire (colonne « points pouvant être vérifiés exceptionnellement par voie documentaire selon l’avancement du chantier » des tableaux ci-dessous). »
P 15 Prescriptions à vérifier pour les ouvrages relevant du module « Tous forages d’eau » : grille
- Supprimer la troisième colonne car un contrôle documentaire ne fait pas partie de l’audit de chantier et mettre l’une ou les deux colonnes restantes
- Mettre une croix « X » à toutes les lignes pour la colonne « points de contrôles à vérifier sur site »
- Modifier les intitulés des deux colonnes restantes par « points de contrôles à vérifier sur site » et « points pouvant être vérifiés exceptionnellement par voie documentaire selon l’avancement du chantier »
P15 et les suivantes ; dans la grille aucune case ne doit être vide
- Mentionner les preuves à apporter (exemple p40, 44, 46 … liste non exhaustive)
- Préciser « sinon photos » (exemple p31, 33, 43, 45, 47, 49 …liste non exhaustive)
Dans la note d’accompagnement
- Remplacer « organisme évaluateur de conformité » par « organisme d’évaluation de la conformité »