Projet de décret relatif à l’interdiction de certains produits en plastique à usage unique

Consultation du 22/06/2020 au 13/07/2020 - 81 contributions

Vous pouvez consulter le projet de texte et faire part de vos observations, via le lien « déposer votre commentaire » en bas de page, du 22 juin 2020 au 13 juillet 2020. La rédaction finale tiendra compte de l’avis du public.

Contexte et objectifs

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire du 10 février 2020, apporte des réponses concrètes aux attentes de nos concitoyens en matière de lutte contre le gaspillage des ressources. Elle contient différentes mesures pour sortir des produits jetables à usage unique, qu’ils soient ou non en plastique.

Le projet de décret définit les conditions d’application des dispositions prévues par la loi, visant à interdire la mise à disposition de certains produits en plastique à usage unique (par exemple, les gobelets, verres, assiettes, pailles …).

A ce titre, il clarifie le périmètre et le calendrier d’entrée en vigueur des interdictions adoptées dans le cadre de la loi. La mise à disposition des produits en plastique à usage unique (tels que les gobelets, assiettes, pailles, couverts, contenants ou récipients en polystyrène destinés à la consommation sur place ou nomade, emballages en plastique oxodégradables, etc.) est progressivement interdite. Certains produits bénéficient d’un délai d’écoulement des stocks pour une interdiction au plus tard le 3 juillet 2021.

Les articles 1 et 2 modifient certaines définitions de l’article D.543-294 afin de préciser les produits visés par les interdictions de mise à disposition.

En outre, l’article 1 actualise la référence aux dispositions législatives relatives aux interdictions de produits en plastique à usage unique.

Il modifie l’article D. 543-296 afin de préciser que l’interdiction de mise à disposition des produits en plastique à usage unique s’applique également aux produits en plastique qui présentent des performances de durabilité, de résistance, ou de solidité comparables à celles de produits à usage unique et lorsqu’ils ne sont pas destinés à être réemployés.

Il supprime l’article D.543-296-2 portant définition sur les bâtonnets ouatés à usage domestique dont la tige est en plastique, redondante avec la disposition du code de l’environnement prévoyant leur interdiction.

L’article 2 précise que les interdictions qui visent les produits en plastique à usage unique visent également ceux qui sont des emballages ainsi que ceux composés partiellement de plastique.

L’article 3 précise les dates d’entrée en vigueur des dispositions. Il prévoit également que certains produits interdits à compter du 1er janvier 2021 bénéficient d’un délai d’écoulement des stocks de six mois à compter de cette date.

L’article 4 prévoit l’abrogation du décret n° 2019-1451 du 24 décembre 2019.

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Commentaires

  •  Définitions et exemptions des ustensiles de dosage, le 10 juillet 2020 à 17h11

    Article 1er : Complément sur les définitions d’assiettes et de gobelets

    L’aspect “matériaux” est bien défini. Toutefois, pour s’assurer d’une compréhension harmonisée sur le champ d’application, un renvoi à la directive Single Use Plastic est essentiel. La guidelines européenne apporte des exemples concrets sur ce qui entre ou non dans le champ d’application de ces interdictions.

    Article 1er : Exempter les ustensiles de dosage des produits alimentaires du champ d’interdiction, qui ont une fonction différente des couverts standards, ex : cuillères doseuses
    Il est essentiel de préciser que les ustensiles de dosage, utilisés dans les produits alimentaires, ne sont pas des couverts. Ils ne servent pas à manger la poudre contenue dans l’emballage ni même la préparation reconstituée. Ces outils de dosage sont indispensables pour préparer les préparations vendues sous forme de poudre, de manière à obtenir un produit conforme aux caractéristiques nutritionnelles / critères de compositions requis par la réglementation (ex : laits infantiles, substituts de repas, DADFMS). Des teneurs minimales et maximales sont parfois fixées. Il est donc nécessaire d’avoir des dosages précis qui permettent de respecter l’apport calorique et les teneurs en nutriments. L’utilisation de cuillères standards ne permet pas de garantir la précision de ces dosages (variabilité selon l’utilisateur, la forme de l’ustensile…).
    Aussi, la mesurette n’est pas à usage unique puisqu’elle est utilisée jusqu’à épuisement du produit contenu dans l’emballage. Il est de ce fait nécessaire que ces ustensiles de dosage alimentaires ne soient pas inclus dans le champ de cette mesure.

    Article 1er : demande de suppression de la référence aux performances de durabilité car incohérence avec la définition donnée dans la directive SUP.
    Cette définition est imprécise et crée de la confusion. Il n’existe pas de définition de la durabilité et la notion de « performances » est juridiquement inapplicable.
    Proposition de reformulation : « Il est interdit de faire figurer sur un produit en plastique à usage unique mentionné aux 1° et 2° du III de l’article L. 541-15-10 ou sur son emballage les mentions “réemployable”, “réutilisable’’, ‘’lavable”, ‘’convient à plusieurs usages’’ ou toute autre mention équivalente. »

  •  Commentaires de l’association française des alternatives biosourcées compostables, le 10 juillet 2020 à 17h11

    Madame, Monsieur,
    Nous vous remercions de bien vouloir prendre en considération les commentaires de l’ensemble des acteurs de cette filière innovante, fruit de la recherche nationale et européenne.

    1.Concernant les gobelets et verres composés partiellement de plastique qui pourraient être autorisés par arrêté en fonction d’une teneur maximale en plastique.

    A ce jour, les gobelets en carton laminé de plastique, visés par cette disposition sont peu ou pas recyclés (mécaniquement) quelle que soit leur teneur en plastique. En introduisant la nécessaire compostabilité de ces gobelets, seuls les gobelets en carton laminés de plastique compostables pourront être autorisés par arrêté.
    Par cette disposition, il s’agit d’aller plus loin dans la lutte contre la pollution plastique en offrant une alternative plus environnementale que si leur laminage en plastique conventionnel restait autorisé. Cette disposition permettrait également aux industriels du secteur d’amorcer leur transition écologique en maintenant une activité économique sur le sol français tout en luttant contre les importations asiatiques.
    Notre Proposition : Modifier l’article 2,
    Au 7° : Insérer le terme « compostable » après « composés partiellement de plastique » comme suit :
    « ou composés partiellement de plastique compostable, avec une teneur supérieure à une teneur maximale fixée par un arrêté précisant la teneur maximale de plastique autorisée et les conditions dans lesquelles la teneur de plastique est progressivement diminuée »

    2.Concernant les exemptions pour les couverts dans les établissements pénitentiaires, les établissements de santé et dans le transport aérien, ferroviaire et maritime.

    Le point (13) de la directive européenne relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement (SUP) précise que :
    « les produits en plastique à usage unique couverts par la présente directive devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité de solutions alternatives appropriées et plus durables ».
    Dans le cas présent, il n’existe pas d’alternative appropriée et plus durable autorisée par la Loi. En effet, les établissements susmentionnés utilisent des couverts en plastique à usage unique pour des raisons de sécurité et d’hygiène. A titre d’exemple, les établissements pénitentiaires ou le secteur aérien ne peuvent recourir aux couverts réutilisables pour des raisons évidentes de sécurité. Les alternatives à usage unique existantes, telles que le bambou, ne présentent pas de caractère plus durable et sécuritaire. Par ailleurs, elles ne répondent pas aux exigences de sécurité alimentaire. Des couverts compostables permettraient de satisfaire à ces exigences tout en offrant une fin de vie responsable et cohérente pour ces produits.
    Le développement de la valorisation des déchets alimentaires, soumise à une obligation réglementaire, permettrait la valorisation des biodéchets et des couverts compostables dans un circuit fermé totalement contrôlé.

    Notre Proposition :
    a) Rajouter le terme « compostables » après les termes « hormis les couverts » au 9° de l’article 1

    b) Supprimer l’article 2, 1°, c)

    3. Concernant le fait d’élargir aux emballages les dispositions de D543-295

    L’article 2, 2° du présent décret étend le champ d’application de la loi au domaine de l’emballage, sans qu’il y ait eu concertation sur le sujet, ce qui suppose par ailleurs un élargissement considérable dont les conséquences ne sont à ce jour pas mesurées. A ce titre, les gobelets ne font l’objet que d’une restriction de consommation et non d’une interdiction dans le cadre de la directive européenne.

    Texte de la proposition de Décret :
    2° A l’article D. 543-295, les mots « n’est pas applicable » sont remplacés par les mots « s’applique également ».

    Notre Proposition :
    Supprimer le 2° de l’article 2 du projet de décret

    Les plastiques biosourcés compostables ne sont pas une solution de remplacement des plastiques pour continuer à consommer sans discernement mais ils peuvent apporter des solutions ciblées lorsque la matière plastique est utile et que le recyclage matière est techniquement et économiquement difficile. Pour rappel, depuis 1992 date de naissance d’Eco-emballage (devenu Citeo), la France ne recycle que 24 à 26% de ses emballages plastiques et doit atteindre 100% en 5 ans. La réduction de notre consommation de plastique est indispensable mais ne pourra pas à elle seule solutionner cette problématique. Elle doit s’accompagner de la mise en place d’alternatives vertueuses d’un point de vue environnemental et économique.

  •  Pollution plastique, le 10 juillet 2020 à 16h01

    Le lobby du plastique revient à la charge, profitant soit disant du Covid, sans réelle justification scientifique, et alors même que de nombreuses études démontrent les désastreuses conséquences de la pollution plastique !!! il apparaît évident et urgent de réduire drastiquement l’utilisation du plastique, notamment à usage unique !
    Le recyclage est une illusion, particulièrement pour le plastique, car très peu de plastiques sont recyclables, et ceux qui le sont, perdent en qualité, moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés en circuit fermé, c’est-à-dire récupérés pour produire un matériau utilisable comme un plastique neuf.
    D’une manière plus générale, il devient urgent de tendre vers le ’zéro déchet’, de développer des politiques publiques en faveur du développement de la consigne, du compostage pour tous, des recycleries…

  •  Gobelet carton : une alternative recyclable au gobelet plastique dont le taux de plastique diminuera, le 10 juillet 2020 à 10h35

    Le gobelet carton est produit en Europe avec des standards de qualité, d’hygiène, de traçabilité. Il est issu de ressources papetières produites en Europe de façon responsable et tracées (certification FSC et PEFC). Il est issu d’un matériau contribuant à l’équilibre de l’écosystème forestier, poumon de la planète.

    Il est une alternative disponible dès maintenant pour réduire le contenu plastique des gobelets de plus de 85% et constitue une alternative aux gobelets plastique rigides des systèmes de réemploi.

    Un ensemble important de papeteries en Europe permet son recyclage effectif et une captation du résidu plastique pour traitement sans fuite dans la nature. Nous poursuivons au sein d’Alliance Gobelet Carton des initiatives de collecte de gobelet cartons sur différents lieux, de démonstration de la circularisation de notre économie et de partage d’information sur la recyclabilité.

    Nous soutenons l’approche de réduction progressive du taux de plastique tel que prévu par le décret et l’industrie est prêt à prendre des engagements mesurables sur ces points.

    Nous demandons une visibilité rapide sur l’évolution de ce taux afin d’adapter nos outils industriels dès début 2021 et permettre de créer de l’emploi et de la visibilité et de continuer la recherche pour supprimer à terme la part plastique.

  •  Changer de paradigme et ne mettre aucune exception , le 10 juillet 2020 à 08h04

    Bonjour et merci de nous permettre de donner notre avis, si tant est qu’il aura un quelconque poids dans la balance.

    Plusieurs choses :
    <span class="puce"> certes le bannissement du plastique est un premier pas mais c’est bien l’usage unique qu’il faut bannir. Énormément d’exemples : les barbecues jetables ne sont pas en plastique, les couverts en bois jetables non plus, les pailles en carton idem….j’en passe.
    Il serait bon de rétablir la consigne en aidant les enseignes et commerces à la mettre en place, et d’interdire simplement les objets inutiles - car oui, ils le sont : pailles, cotons tiges par exemple. Il y aura un temps de mécontentement, comme pour tout changement, puis les réfractaires se seront adaptés à ce qui sera une nouvelle norme !

    <span class="puce"> l’argument de la sauvegarde des emplois et industries spécialisées est une excuse pour ne pas transformer nos usages. Chacun.e doit s’adapter, le chantage à l’emploi ne doit pas empêcher le changement : les entreprises concernées doivent elles aussi faire leur transition, la formation des employés est un outil pour y parvenir. Certes ce n’est pas simple, mais c’est bien le propre de l’effort.

    <span class="puce"> les exceptions tuent la légitimité d’un tel décret. Milieu aérien et ferroviaire, milieu médical, s’il s’agit de changer de paradigme chaque milieu doit pouvoir s’adapter en étant soutenu. L’être humain est sensé être adaptable et doué de raison, il ne faut pas faire de concessions sous prétexte de raisons hygiénistes pseudo-sanitaires. La crise du COVID a montré que chaque petit pas fait pour favoriser le réutilisable est très - trop ! - fragile : interdiction de ramener son sac ou ses contenants dans certaines enseignes, masques jetables largement favorisés à la place des lavables…

    Soyons ambitieux une bonne fois pour toutes : il y a urgence et ce n’est pas une image. Il ne s’agit pas de "sauver la planète" mais de faire tout notre possible pour préserver l’humanité dans l’avenir.

    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, j’espère sincèrement avoir fait ma part.

  •  Il ne faut plus attendre, le 10 juillet 2020 à 00h01

    Il y a urgence à réduire drastiquement l’utilisation du plastique, notamment à usage unique. Le recyclage est une illusion, particulièrement pour ce matériau, car le processus fait perdre plus ou moins en qualité n’importe quel matériau.

    Il est important de tendre notre mode de consommation vers le zéro déchet, de développer des politiques publiques en faveur du développement de la consigne, du compostage pour tous, des recycleries…

  •  Fini l’usage unique du plastique ! Choisir la chimie …ou la Vie ?…., le 9 juillet 2020 à 20h14

    Réformer et se réformer est une impérieuse nécessité ! Terminé le gaspillage, l’inconscience, l’individualisme. C’est le vieux monde, avec de vieux conditionnements, de vieilles habitudes…

    Le monde actuel exige, pour la survie de la Terre et du vivant, à AGIR en CONSCIENCE, donc en RESPONSABILITE MORALE.

    Nous avons à peine 5 ans pour TOUT CHANGER…parce qu’on a été de grands fainéants ignorants.

    Corona a rappelé que c’est la VIE qui est le plus important, pour toutes les espèces sur Terre, y compris les humains. Pas les objets en plastique… Songez-y bien… Préférer non pas le gobelet qu’on jette, mais rester dans la Vie !!! ;-)

  •  Promouvoir et protéger des systèmes d’emballage raisonnés en analysant les impacts tout au long de leur cycle de vie, le 9 juillet 2020 à 17h47

    Promouvoir et protéger des systèmes d’emballage raisonnés en analysant les impacts tout au long de leur cycle de vie

    La directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil stipule que la hiérarchie des déchets suivante devrait s’appliquer par ordre de priorité dans la législation et la politique de prévention et de gestion des déchets : a) prévention, b) préparation en vue du réemploi, c) recyclage, d) autres formes de valorisation, par exemple la valorisation énergétique, e) mise au rebut.
    En outre, la directive souligne que lors de l’application de la hiérarchie des déchets, les États membres doivent prendre des mesures pour encourager les options qui donnent le meilleur résultat global pour l’environnement. Cela peut nécessiter des flux de déchets spécifiques qui s’écartent de la hiérarchie lorsque cela est justifié par une réflexion sur le cycle de vie de tous les impacts de la production et de la gestion de ces déchets.
    Ainsi, nous recommandons de promouvoir et de protéger des solutions et des systèmes d’emballage raisonnés ayant une faible empreinte carbone dans leur cycle de vie. Il nous faut tenir compte de toutes les boucles lors de la fabrication de produits circulaires et climatiquement neutres qui excellent également en termes économiques et sociaux.

  •  Avis Elipso, le 9 juillet 2020 à 17h36

    Elipso, en tant que représentant des fabricants d’emballages plastiques, s’inscrit, d’une façon générale, dans le cadre juridique de la directive 94/62/CE relative aux emballages et aux déchets d’emballages ainsi que de la directive européenne relative à la réduction de certains produits en plastique sur l’environnement (SUP, 2019/904).

    Notre association appelle à une application du droit européen, en évitant la surtransposition, afin de limiter toute entrave à la concurrence entre les différents membres du marché unique européen, et, in fine, pénaliser les entreprises françaises.

    Le projet de décret d’application de l’article 77 de la loi AGEC relatif à l’interdiction de certains produits en plastique à usage unique modifie certaines interdictions introduites lors des lois EGALIM de 2019 et LTECV de 2016, et en précise les contours pour s’aligner – en partie – sur le droit de l’Union européenne.

    À la suite d’une consultation auprès de nos adhérents, nous vous adressons certains commentaires sur les points suivants :

    1- Sur la notion de durabilité : article 1 – 7° :
    « L’article D. 543-296 est ainsi rédigé :
    « L’interdiction de mise à disposition de produits en plastique à usage unique mentionnée aux 1° et 2° du III de l’article L. 541-15-10 s’applique également aux produits en plastique qui présentent des performances de durabilité, de résistance, et de solidité comparables à celles de produits à usage unique. Les produits conçus, créés et mis sur le marché pour accomplir, pendant leur durée de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant retourné à un producteur pour être remplis à nouveau ne sont pas concernés par cette interdiction. » »
    Bien que nous comprenions l’objectif recherché par la rédaction de cet alinéa, à savoir la limitation de pratiques commerciales qui pourraient aller à l’encontre de l’objectif de la loi, nous appelons à l’extrême vigilance quant à la base juridique d’une telle formulation.
    La notion de « durabilité » ne renvoie à aucun critère précis, juridiquement défini, et fait courir le risque d’une interprétation large menant à une interdiction d’un périmètre bien plus important que celui initialement pensé par le législateur. L’esprit de la loi porte sur une interdiction des produits en plastique à usage unique présentant un risque de devenir un déchet sauvage, non sur un critère de « durabilité » flou.
    Les produits concernés par ces interdictions répondent à une définition suffisamment claire et précise de ce qu’est un produit en plastique à usage unique, au 2° de l’article D543-294 du code de l’environnement. Cette définition cloisonne les produits visés et ne saurait être complétée par une notion imprécise pouvant amener davantage de confusion que d’efficacité dans l’application de la mesure, particulièrement lors de contrôles.
    Par ailleurs, nous pensons que cette notion de « durabilité » ne relève pas du domaine de la loi mais doit être définie à travers un « question-réponse » comme ce fût le cas précédemment notamment via le « FAQ gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table » du ministère de la Transition Écologique et Solidaire (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/FAQ_vaisselle_jetable_VF_Juin2017.pdf).

    Enfin, cette notion de durabilité ne trouve pas son équivalent en droit européen. La directive SUP 2019/904 présente les critères de reconnaissance de ce qu’est un produit en plastique à usage unique, pour les produits visés par cette directive. Il n’est pas question de définition de la durabilité d’un produit. Il s’agirait ici donc d’une surtransposition de la directive au niveau national. Ces éléments non prévus par la directive, par nature ne seront pas applicables dans les autres pays, et l’industrie française sera pénalisée.

    2- Sur les gobelets – Article 2 1°
    « Au 7°, après les termes « composés entièrement de plastique » sont insérés les termes « ou composés partiellement de plastique, avec une teneur supérieure à une teneur maximale fixée par un arrêté précisant la teneur maximale de plastique autorisée et les conditions dans lesquelles la teneur de plastique est progressivement diminuée » »
    À l’instar de nos propos liminaires, notre association souhaite rester dans une application la plus fidèle possible au droit européen, plus spécifiquement ici dans le cadre de la directive SUP 2019/904. Ainsi, même si Elipso ne souhaite pas une interdiction de tous les gobelets (plastique et laminés), nous rappelons le caractère non conforme de la rédaction actuelle.
    La substitution par un produit à usage unique composé partiellement de plastique n’est pas autorisée dans le cadre des mesures de réduction de l’article 4 de la directive SUP 2019/904. Le droit européen prévoit, pour les gobelets, des mesures de réduction et non d’interdiction. Une surtransposition engendre mécaniquement une difficulté supplémentaire pour les entreprises nationales en comparaison des autres États membres.
    Ensuite, il apparait très difficile pour nos adhérents d’envisager leurs stratégies respectives sur la base d’un texte renvoyant à un arrêté dont le contenu est, pour l’heure, totalement inconnu. Cette instabilité favorise une limitation de la visibilité des entreprises ainsi que de leurs investissements, comme cela est le cas dans l’industrie, à long voire très long terme.
    Par ailleurs, les couvercles à verre jetables sont également concernés par un objectif de réduction dans la directive SUP 2019/904 et donc ne devraient pas être visés par des interdictions en France.

  •  Finissons-en avec l’usage unique plutôt que tous les plastiques, le 9 juillet 2020 à 13h15

    Ce qui pose problème est l’usage unique. C’est ça qui génère du déchet en quantité. Ce qu’il faut c’est mettre en place des circuits qui favorisent le réemploi. Passer de l’usage unique plastique à l’usage unique bois/papier/verre/métal n’est pas une solution et produira des effets pires encore ! Tous ces matériaux sont plus lourds et ont une empreinte environnementale plus importante que le plastique. Si on ne veut pas bannir l’usage unique, alors on fait mieux de garder le plastique pour cette utilisation

  •  STOP AUX PLASTIQUES A USAGE UNIQUE - La première pierre indispensable de notre transition écologique, le 9 juillet 2020 à 11h05

    Je soutiens pleinement l’adoption de ce décret. Il est plus qu’urgent de réduire notre dépendance quotidienne à des produits dont la fabrication, l’utilisation et la gestion en tant que déchets est une catastrophe écologique avérée.
    Si la progression des techniques et du taux de recyclage des plastiques est nécessaire, elle doit être jointe à une réduction de notre usage de ces matériaux si nous voulons atteindre nos objectifs de préservation de l’environnement.
    De plus, l’application d’un tel décret permettra de faire émerger et d’accélérer l’adoption d’alternatives de fonctionnement qui nous permettent d’imaginer d’ores et déjà un futur enviable et acceptable.

  •  Non le plastique n’est pas fantastique , le 9 juillet 2020 à 09h37

    Mon message sera sûrement une goutte d’eau face aux puissants moyens des lobbies du plastique. Ils n’hésitent pas à utiliser le covid pour dire que le plastique limite les risques d’infection alors qu’apporter son propre cabas au contraire permet de limiter les risques. Alors que nos océans meurt sous les micro particules de plastiques les masques jetables aggravent la situation. Le plastique contamine les poissons que nous mangeons ensuite, contamine l’eau que nous buvons. D’un point de vue économique cela coûte à la puissance publique en termes de nettoyage, de filtrage et de traitement des déchets. C’est une aberration écologique et économique.

    Il y a urgence à réduire drastiquement l’utilisation du plastique, notamment à usage unique. Le recyclage est une illusion, particulièrement pour ce matériau, car très peu de plastiques sont recyclables, et ceux qui le sont, perdent en qualité (décyclage).
    Ainsi, moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés en circuit fermé. Le recyclage ne règle pas le problème de l’extraction des ressources, de la diffusion du CO2, du transport de ces matières générateur de pollution.
    Il faut tendre vers le zéro déchet, développer des politiques publiques en faveur du développement de la consigne, faire du compostage pour tous, ouvrir bien plus des recycleries.
    Le système de consigne existe dans d’autres pays et existait encore beaucoup dans les années 1950. Donc on ne réinvente pas la poudre. Le compostage permet de traiter un tiers des ordures, cela fera faire des économies en matière de traitement des déchets et n’est-ce pas une aberration de brûler ou enfouir en fait de l’eau (légumes/fruits)? Pareil cela a été généralisé à l’étranger et pas que dans des villages (Barcelone par exemple).

  •  décret essentiel , le 9 juillet 2020 à 09h20

    Il y a urgence à réduire, et même faire disparaître l’utilisation du plastique, à usage unique. Le recyclage sur lequel beaucoup se reposent est une illusion, particulièrement pour ce matériau, car très peu de plastiques sont recyclables, et ceux qui le sont, perdent en qualité (décyclage).Moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés en circuit fermé.

    Le mieux avec le plastique c’est de ne pas en produire !!!

    Le gouvernement a un rôle clé dans l’installation d’un mode de vie respectueux de la nature. La France peut devenir un acteur majeur de l’installation d’une société tournée vers le zéro déchet, et créer une toute nouvelle dynamique économique. Nous attendons des directives politiques publiques en faveur du développement de la consigne, du compostage pour tous, des recycleries…

  •  Urgent : Réduction de l’offre de plastique dans les magasins et les restaurants/ traiteurs à importer, le 9 juillet 2020 à 00h12

    Il est absolument urgent d’interdire les produits en plastique en usage unique qui envahissent le marché, et il est inacceptable de céder au mensonge que le plastique est la seule solution et l’inexistence d’alternatives. Arrêtons les bêtises. en plus, le sur-emballage est dégeulasse, la banane emballé d’un film plastique et vendue en barquette plastique est complètement refusée

  •  Oui à la suppression des plastiques à usage unique, le 8 juillet 2020 à 22h25

    L’utilisation des plastiques à usage unique contribue activement au réchauffement climatique du fait de leur production et de l’énergie consommée. Ceci est aggravé par l’absence de solution satisfaisante de recyclage. Le décret permet aussi de limiter les abus de certains industriels et distributeurs qui essayent de contourner la loi en présentant du jetable comme du durable.

  •  Importance dans la réduction de nos déchets, le 8 juillet 2020 à 18h47

    Je suis en accord avec ce décret car il devient urgent de réduire notre consommation de plastique surtout si elle est à usage unique.
    Que ce soit par la production ou par leur possible recyclage, qui n’est pas toujours effectué, ces produits ont un fort impact néfaste sur le gaspillage de nos ressources et notre écosystème. Beaucoup d’alternatives, durables, existent donc il serait logique de supprimer les produits utilisés qu’une fois.
    Même si certains éléments sont dit "recyclable" il faut aussi savoir qu’une grosse partie de ces produits ne le sont pas fait correctement et sont traités par enfouissement ou incinération, soit de mauvaise solution pour le traitement de nos déchets (voir les taux de déchets toxiques qui sont rejetés par ces pratiques).
    Ce décret amène aussi le citoyen à prendre conscience de sa consommation, de voir son impact environnemental, de l’amener à réduire ses déchets et de tendre vers une consommation avec moins de déchets voir zéro déchet.
    Oui à un décret qui responsabilise le consommateur, comme le commerçant ou le fournisseur !

  •  Urgence - stop au tout jettable / usage unique, le 8 juillet 2020 à 18h02

    Il y a urgence à réduire drastiquement l’utilisation du plastique, notamment à usage unique.
    1-le recyclage est une illusion, particulièrement pour ce matériau, car très peu de plastiques sont recyclables, et ceux qui le sont, perdent en qualité (décyclage).
    2- il est important de tendre vers le zéro déchet, de développer des politiques publiques en faveur du développement de la consigne, du compostage pour tous, des recycleries si nous souhaitons arriver a diminuer nos emissions co2 de 4% par an vs annee passee et esperer rester sous les 2% de rechauffement

  •  Urgence - stop au tout jettable / usage unique, le 8 juillet 2020 à 17h59

    Il y a urgence à réduire drastiquement l’utilisation du plastique, notamment à usage unique.

    1-le recyclage est une illusion, particulièrement pour ce matériau, car très peu de plastiques sont recyclables, et ceux qui le sont, perdent en qualité (décyclage).
    Ainsi, moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés en circuit fermé.

    2- il est important de tendre vers le zéro déchet, de développer des politiques publiques en faveur du développement de la consigne, du compostage pour tous, des recycleries

  •  Le plastique n’est plus fantastique, le 8 juillet 2020 à 17h58

    Il est urgent de réduire drastiquement l’utilisation des objets à usage uniquement, en particulier difficilement recyclable.

  •  Le plastique c’est fantastique quelques minutes mais néfaste pendant des siècles , le 8 juillet 2020 à 17h33

    C’est un premier pas mais si petit, il faudrait aller beaucoup plus loin !
    C’est vers la fin du plastique qu’il faut tendre, sans se bercer de l’illusion du recyclage… le recyclage n’est pas « circulaire » ! sans même parler du plastique non recyclé car mal trié, sans même parler du coût environnemental du recyclage (loin d’être neutre), il y a bien un problème : le plastique n’est pas recyclable /réutilisable à l’infini… on ne fait pas du neuf avec du vieux, en tout cas pas indéfiniment.
    Helas aussi, le recyclage permet trop souvent d’endormir sa conscience : les objets jetables, le suremballage? « Pas grave puisque c’est recyclé »

    Arrêtons la production de déchets pour ne pas faire de notre terre une poubelle et de notre air et notre eau des poisons ! Finissons-en avec le jetable et redonnons leur noblesse aux objets, en les faisant durer.

    Reapprenons que nous n’avons pas besoin de tous ces objets plastiques. Ils sont pratiques pendant quelques minutes (voire secondes) mais poisons pendant des siècles