Projet de décret portant diverses dispositions relatives aux mesures de protection des espèces animales non domestiques et végétales non cultivées (Consultation terminée)

La présente consultation, fondée sur l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, porte sur un projet de décret portant diverses dispositions relatives aux mesures de protection des espèces animales non domestiques et végétales non cultivées.

Consultation du 24/09/2025 au 19/10/2025 - 32190 contributions

Le contexte :

1) Au niveau international et de l’Union européenne :

La Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne) du 19 septembre 1979 a récemment été modifiée le 6 décembre 2024 afin de reclasser une espèce, le loup (Canis lupus), relevant du statut d’espèce de faune strictement protégée (annexe II) au statut d’espèce protégée (annexe III).

Cette modification de statut a également eu lieu au sein de la Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (Directive Habitats Faune Flore) le 17 juin 2025 avec un passage de la même espèce de l’annexe IV « espèces animales et végétales (…) nécessitant une protection stricte » à l’annexe V « espèces animales et végétales (…) dont le prélèvement dans la nature et l’exploitation sont susceptibles de faire l’objet de mesures de gestion »).

2) Au niveau national :

Le 1° du I de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, qui est relatif aux espèces protégées, prévoit que lorsqu’un intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l’écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d’intérêt géologique, d’habitats naturels, d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits :

« La destruction ou l’enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ».

L’article L. 411-2 du code de l’environnement dispose qu’un décret en Conseil d’État détermine les conditions dans lesquelles sont notamment fixées « les modalités de mise en œuvre des interdictions prises en application du I de l’article L. 411-1 ».

Or, à ce jour, l’article R. 411-3 du code de l’environnement, pris pour l’application de l’article L. 411-2 de ce même code, se contente de confier aux ministres chargés de la protection de la nature et de l’agriculture la compétence pour préciser, pour chaque espèce qu’ils déterminent, la « nature » des interdictions visées au 1°) de l’article L. 411-1 qui trouvent à s’appliquer à celles-ci.

En effet, l’article R. 411-3 du code de l’environnement précise que, pour chaque espèce, les arrêtés interministériels prévus à l’article R. 411-1 de ce code (notamment les espèces animales non domestiques faisant l’objet des interdictions définies par l’article L. 411-1 sont établies par arrêté conjoint du ministre chargé de la protection de la nature et soit du ministre chargé de l’agriculture) précisent :

  • 1° La nature des interdictions mentionnées à l’article L. 411-1 qui sont applicables ;
  • 2° La durée de ces interdictions, les parties du territoire et les périodes de l’année où elles s’appliquent.

L’article R. 411-3 du code de l’environnement ne prévoit actuellement pas les modalités de mise en œuvre des interdictions prises en application du I de l’article L. 411-1 de ce code et c’est pourquoi il est proposé de mettre en cohérence la partie législative et réglementaire du code de l’environnement.

Les objectifs :

La modification réglementaire envisagée vise à mettre en cohérence les articles L. 411-1, L. 411-2 et R. 411-3 du code de l’environnement et à permettre de procéder en droit français aux modifications du statut de l’espèce et de définir les règles de sa gestion.

Le dispositif envisagé :

Le projet de décret vise à modifier l’article R. 411-3 du code de l’environnement afin d’y ajouter que les arrêtés interministériels prévus à l’article R. 411-1 précisent, en plus de la « nature » des interdictions mentionnées à l’article L. 411-1, les « modalités de mise en œuvre » de ces interdictions, dans le but « d’assurer un état de conservation favorable des populations des espèces concernées et permettre leur coexistence avec les activités économiques existantes. ».

Cette modification permettra d’adapter le cadre juridique en vigueur applicable au loup aux évolutions récentes de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne) du 19 septembre 1979 et de la Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages.

Cette modification permettra, au-delà du seul cas du loup, en cas de changement d’annexe d’une espèce protégée, de pouvoir adapter la réglementation nationale.

S’agissant plus particulièrement du loup, ces prescriptions feront l’objet d’un arrêté cadre interministériel fixant les nouvelles modalités de gestion de l’espèce dans le cadre de son reclassement. Sa destruction restera mise en œuvre dans le cadre de la défense des troupeaux. Ce texte donnera lieu à une nouvelle consultation du public.

Consultations obligatoires :

Le projet de décret présentant un impact sur l’environnement, il doit être soumis à une consultation publique conformément aux dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement.

La consultation du Conseil national de protection de la nature (CNPN) est facultative sur ce projet de décret, elle n’est pas requise conformément aux dispositions de l’article L. 134-2 du code de l’environnement.

En revanche, conformément à l’article R. 411-2 du code de l’environnement, les arrêtés interministériels seront pris après avis du Conseil national de la protection de la nature.

Le projet de décret doit également être soumis à l’avis du Conseil d’État.


Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

La consultation initialement ouverte du 24 septembre au 14 octobre est prolongée jusqu’au 19 octobre 2025 inclus en raison de problèmes techniques rencontrés lors du dépôt des contributions publiques sur la plate-forme.

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Commentaires

  •  AVIS DÉFAVORABLE ! Le 28 septembre a 12h30, le 28 septembre 2025 à 12h31

    Aucune étude scientifique ne soutient ce projet de plus des écosystèmes en bonne santé ont besoin de populations de prédateurs en bon état.
    Il faut développer des solutions de cohabitation et non d’éradication stupide.
    Faciliter la chasse du loup c’est également ouvrir la porte a l’attaque du statut de protection des autres prédateurs.
    Sans oublier l’évident problème éthique du fait que l’humain se donne le droit de vie ou de mort sur les animaux.

    Ce projet est une pure idiotie.

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h30
    J’émets un avis défavorable concernant le projet de décret concerné.
  •  AVIS DÉFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h29
    Je suis TRÈS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé. Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’État devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que de toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines.
  •  AVIS DÉFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h26

    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.

    A l’heure de la 6e extinction de masse, la France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.

    Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.

    Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines. »

    G.CHATENET-FELLONNEAU

  •  AVIS DÉFAVORABLE , le 28 septembre 2025 à 12h23

    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.

    La France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.

    Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.

    Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines. »

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h22

    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.

    A l’heure de la 6e extinction de masse, la France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.

    Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.

    Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines.

    Vincent GARNIER

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h22

    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction des loups.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; ce déclassement est purement politique et vise uniquement à satisfaire les lobbies agricoles et cynégétiques.

    Le loup a toute sa place en France. Au lieu de le déclasser, l’Etat devrait plutôt renforcer sa protection, comme celle de toutes les espèces sauvages.

    Partout le constat est le même : la biodiversité est en net déclin…

    Petit extrait tiré du site de l’Office Français de la biodiversité :
    "Aujourd’hui, le constat est sans appel, la biodiversité est en chute libre. De nombreux animaux et plantes disparaissent, à un rythme encore jamais égalé. La disparition de la biodiversité est en train de provoquer des effets graves sur les moyens de subsistance, l’économie et la qualité de vie des populations humaines. On parle même d’extinction de masse.
    (…)
    Depuis deux-cents ans, les extinctions d’espèces sont 10 à 1000 fois plus rapides que le rythme naturel. Un constat que 1400 scientifiques ont établi dans le monde entier. A ce rythme là, la planète va perdre 75 % de ses espèces en 500 ans. Cette 6ème extinction est cette fois causée par une seule espèce, l’espèce humaine. "

    Après un tel constat, comment peut-on encore soutenir des projets de décret comme celui dont il est ici question?

    De plus, à l’heure actuelle, la situation du loup en France est toujours défavorable, malgré l’obligation d’assurer son état de conservation favorable. La population est passée de 1 096 loups en 2022 à 1 013 en 2024 (selon l’estimation officielle) et son taux de mortalité annuel augmente, au point de dépasser le taux maximal qui permet à la population de survivre à long terme.

    Enfin, petit retour sur la prétendue augmentation des dommages aux troupeaux causée par le loup sur le territoire national :
    D’une part, ils ne sont pas plus importants qu’en 2017, alors qu’il y avait près de trois fois moins de loups dans notre pays.
    D’autre part, ils baissent dans les départements du sud-est qui abritent plus de 90 % des loups en France. L’augmentation n’est constatée que dans les départements de présence nouvelle de l’espèce, où la plupart des troupeaux ne sont pas protégés.

    Un accompagnement anticipé et renforcé des éleveurs pour adapter leur activité à la présence du loup (et d’autres grands prédateurs) par une protection accrue des troupeaux est la solution à privilégier (chiens de troupeaux, gardiennage, parcs électrifiés, etc…). Il s’agit d’une solution viable sur le long terme, éthique et respectueuse du vivant.

    Déclasser le loup ne serait qu’une énième attaque contre la biodiversité ; qui ne résoudra rien.

    A l’aube de la 6e extinction de masse, il est grand temps de dépasser le mythe du grand méchant loup et d’apprendre à cohabiter avec la vie sauvage.

  •  Défavorable , le 28 septembre 2025 à 12h18
    Non aux tirs de loups
  •  Déclassement du loup de espèce strictement protégée à protégée. Avis défavorable. , le 28 septembre 2025 à 12h18
    Avis défavorable au projet de décret dont l objectif final est de faciliter la destruction des loups dans notre pays. In fine cela entraînerait également un précédent pour d autres espèces jusqu’ici protégées par la Convention de Berne et la "Directive habitats" qui verraient à leur tour leur niveau de protection dégradé. Différentes études scientifiques alertent sur le fait que la population de loup a tendance à stagner voire à baisser suite à la politique d abattage systématique prôné par l état français. (19% de la population de canis lupus).Cette décision prise sous la pression des lobbys agricoles et cynégétiques est tout simplement scandaleuse et inacceptable. L’état avec l aval de la perfide Ursula von der Leyen préfère porter sciemment atteinte à la biodiversité plutôt que de protéger la faune sauvage. Scandaleux et révoltant.
  •  Avis défavorable, le 28 septembre 2025 à 12h17
    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.A l’heure de la 6e extinction de masse, la France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines.
  •  Avis défavorable, le 28 septembre 2025 à 12h17

    Je souhaite formuler mon avis défavorable concernant le déclassement du statut de protection du loup sauvage. Voici les arguments appuyant mon avis :

    1. Importance écologique et rôle dans les écosystèmes
    Le loup est un prédateur clé dans de nombreux écosystèmes, contribuant au contrôle des populations de cervidés et de petits mammifères, ce qui favorise la régénération de la végétation et le maintien de la biodiversité. Un déclassement de sa protection risquerait de perturber cet équilibre fragile, avec des conséquences indirectes sur d’autres espèces, y compris celles déjà menacées.

    2. Situation démographique encore fragile
    Malgré des populations en expansion dans certaines régions, le loup reste vulnérable à plusieurs menaces : fragmentation des habitats, mortalité due à des conflits avec l’élevage, braconnage et collisions routières. La protection actuelle reste un levier essentiel pour assurer la viabilité à long terme de l’espèce. Un déclassement pourrait accélérer la perte de populations locales et compromettre les efforts de conservation.

    3. Valeur patrimoniale et scientifique
    Le loup représente également une composante importante du patrimoine naturel et culturel, et fait l’objet de suivis scientifiques précieux pour comprendre les dynamiques des populations de carnivores et les interactions écosystémiques. Maintenir son statut strictement protégé est donc crucial pour la continuité des programmes de recherche et pour la sensibilisation du public.

    4. Risques d’un déclassement prématuré
    Le déclassement de l’espèce pourrait entraîner une augmentation des prélèvements ou de la tolérance aux destructions illégales. Cela risquerait de compromettre les efforts de recolonisation et de protection, et enverrait un signal négatif quant à la priorité accordée à la conservation des grands carnivores en France.

    5. Solutions alternatives pour la coexistence avec l’élevage
    Plutôt que de considérer le loup comme un problème à éliminer, le gouvernement devrait soutenir les agriculteurs par des mesures de prévention et de coexistence : mise en place de clôtures adaptées, patous, systèmes d’alerte ou indemnisations efficaces en cas de prédation. Ces solutions permettent de réduire les conflits tout en préservant l’espèce, et s’inscrivent dans une approche durable qui concilie protection de la biodiversité et activités humaines.

    Conclusion :
    Au regard de son rôle écologique, de la fragilité de certaines populations, de son importance scientifique et culturelle, et des solutions alternatives existantes pour gérer les conflits avec l’élevage, je considère qu’il serait à la fois prématuré et contre-productif de déclassement Canis lupus (sauvage) d’un stade de protection. Le maintien de son statut actuel, accompagné d’un soutien actif aux agriculteurs pour favoriser la coexistence, constitue la voie la plus efficace pour préserver la biodiversité tout en répondant aux enjeux socio-économiques locaux. Un conseil scientifique faisant intervenir des personnels spécialistes de ces sujets, notamment venant du MNHN ou des OFB, serait intéressant… si tenté que les politiques souhaitent réellement avoir l’avis de scientifiques sur la question.

  •  DEFAVORABLE, le 28 septembre 2025 à 12h16
    Rien ne justifie que les loups ne soient plus soumis à une protection stricte. Dans toute activité professionnelle, il y a des pertes et nous savons que d’autres solutions existent pour protéger les troupeaux que de tuer cet animal qui participe à l’équilibre des écosystèmes et à la biodiversité. De plus, ce projet de décret ajoute le risque que toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” voit à son tour son niveau de protection dégradé. L’Etat, c’est-à-dire nous, se grandirait en proposant plutôt des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines. La Terre atteint déjà des points de bascules irréversibles qui menacent nos existences et celle du vivant. Il est urgent de prendre des mesures drastiques pour protéger le vivant, dont les loups, objet de ce projet de décret.
  •  Avis défavorable , le 28 septembre 2025 à 12h13
    Les loups sont en europe et dans les autres pays européens, tout se passe bien. Appliquons leurs methodes en italie, en Pologne. Nous sommes incapables de prendre les decisions les plus élémentaire a l heure ou la biodiverdite s effondre.
  •  Avis Défavorable, le 28 septembre 2025 à 12h11

    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.

    A l’heure de la 6e extinction de masse, la France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.

    Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.

    Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines

  •  DEFAVORABLE , le 28 septembre 2025 à 12h11
    Non ! Plus de 80% des français sont contre la chasse ! Toutes les chasses ! Arrêtez de satisfaire ces dégénérés de chasseurs. Tuer, massacrer relève de la pathologie mentale !! Abolissez cet pratique moyenâgeuse !
  •  Avis défavorable , le 28 septembre 2025 à 12h10
    les loups sont important pour l écosystème . Il y a des méthodes pour les éleveurs de coexister avec eux. laissez les vivre !
  •  Avis défavorable , le 28 septembre 2025 à 12h09
    Détruire le loup c’est renier nôtre responsabilité envers la planète. A l’heure actuelle où la biodiversite s’effondre, où les espèces disparaissent à un rythme alarmant .Protège le loup c’est refuser la facilité de la destruction c’est choisir la voie du respect de la vie
  •  Avis favorable , le 28 septembre 2025 à 12h09
    Un peu de bon sens… L’impact sur les troupeaux, les éleveurs, la faune sauvage est trop importante. Régulation indispensable
  •  Avis hautement défavorable. , le 28 septembre 2025 à 12h09
    La seule espèce qui soit une menace réelle sur terre, c’est l’homme qui n’agit que par intérêt personnel. Il y a largement la place pour toutes les autres espèces (que nous n’avons pas encore décimées). Elles s’équilibrent naturellement entre elles sans notre intervention. Nous ne contribuons qu’à faire disparaître ce qui nous dérange et c’est grave.
  •  Avis DÉFAVORABLE , le 28 septembre 2025 à 12h08

    STOP à la régression systématique en faveur des lobbys et des excités de la gâchette.
    J’émets un AVIS DÉFAVORABLE à ce projet de décret dont l’objectif final est de faciliter la destruction de loups, mais aussi de toute autre espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive “Habitats” qui verrait à son tour son niveau de protection dégradé.

    Aucune étude scientifique ne préconise de revoir à la baisse le niveau de protection du loup ; la décision de la Commission européenne de faire passer l’espèce de “strictement protégée” à simplement “protégée” est purement politique, prise sous la pression de lobbies agricoles et cynégétiques fermées à toute idée de cohabitation.

    A l’heure de la 6e extinction de masse, la France a l’opportunité de montrer l’exemple pour les générations futures en choisissant de maintenir une protection stricte du grand prédateur au sein de ses frontières et d’encourager de vraies solutions de cohabitation avec la vie sauvage.

    Un rapport de l’OFB, du Muséum d’Histoire naturelle et du CNRS paru le 23 septembre alerte sur une potentielle décroissance de la population de loups dans les années à venir si la France maintient une pression d’abattage aussi élevée (19% de la population). Cette information, très alarmante, devrait à elle seule inciter l’Etat à revoir complètement sa politique de tirs létaux.

    Au lieu d’augmenter dangereusement les atteintes à une espèce aussi précieuse pour l’équilibre des écosystèmes naturels, l’Etat devrait plutôt prendre des mesures pour renforcer la protection juridique du loup ainsi que toutes les espèces dont l’état de conservation est menacé par les activités humaines.