Projet de décret complétant la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement

Consultation du 13/11/2020 au 03/12/2020 - 234 contributions

Le contexte :

En France, les autorisations de création des réacteurs électronucléaires, comme pour toutes les installations nucléaires de base, sont accordées par décret sans limitation de temps. L’exploitant d’une installation nucléaire de base est en revanche soumis à l’obligation de procéder périodiquement au réexamen de son installation, en tenant compte notamment de l’état de l’installation, de l’expérience acquise au cours de l’exploitation, de l’évolution des connaissances et des règles applicables aux installations similaires, conformément à l’article L. 593-18 du code de l’environnement.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a prévu que, pour les réexamens des réacteurs électronucléaires au-delà de leur trente-cinquième année de fonctionnement, les dispositions proposées par l’exploitant soient soumises, à enquête publique. Cette disposition introduite à l’article L. 593-19 du code de l’environnement vise à permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs électronucléaires au-delà de cette durée.

Ce dispositif législatif s’articule ainsi en deux temps :

  • Dans un premier temps, une enquête publique est organisée après la remise par l’exploitant du rapport de réexamen du réacteur électronucléaire qui prend en compte notamment les résultats de la visite décennales du réacteur afin de permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de son fonctionnement à l’issue du réexamen ;
  • Dans un second temps, il revient à l’exploitant de déposer des demandes d’autorisation auprès de l’ASN (ou le cas échéant de modification de décret) pour la mise en œuvre des dispositions proposées et qui auront fait l’objet de l’enquête publique.

Les objectifs :

Le projet de décret qui fait l’objet de la présente consultation précise les modalités de ce dispositif législatif. Il complète la partie réglementaire du code de l’environnement et crée une sous-section spécifique (1 bis) au sein de la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement.

Ce projet de texte permet de :

  • clarifier le processus de réexamen des réacteurs électronucléaires ;
  • préciser la portée et les modalités d’organisation de l’enquête publique et des consultations prévues dans le cadre de ces réexamens au-delà la 35e année de fonctionnement de ces réacteurs.

L’objectif de ce projet de texte est notamment de favoriser la transparence quant à l’ensemble des dispositions mises en œuvre et prévues par l’exploitant dans le cadre de la poursuite de fonctionnement de son installation, et de permettre d’assurer le caractère effectif de la participation du public dans ce dispositif.

Les principales dispositions du projet de texte :

Le projet de texte explicite au niveau réglementaire la possibilité, pour un exploitant de plusieurs réacteurs électronucléaires de conception similaire, de réaliser une partie commune de leur réexamen périodique (correspondant à la phase dite « générique du réexamen »).

Les dispositions proposées prévoient que l’enquête publique soit organisée selon les dispositions de droit commun prévues au Livre 1er du code de l’environnement adaptées par les dispositions nécessaires relatives à la terminologie utilisée, à la composition du dossier d’enquête publique, à la coordination entre l’Autorité de sûreté nucléaire et le préfet qui sera chargé d’organiser l’enquête publique, et aux consultations prévues en parallèle de l’enquête publique.

Outre la description des dispositions proposées par l’exploitant, le projet de texte prévoit ainsi que le dossier mis à l’enquête publique comporte notamment :

  • le rapport comportant les conclusions du réexamen établi par l’exploitant ;
  • une note précisant les coordonnées de l’exploitant, l’objet de l’enquête, les principales dispositions proposées par l’exploitant et les principales raisons pour lesquelles, notamment du point de vue de la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement, elles sont proposées par l’exploitant, ainsi que les principales dispositions prises pour améliorer la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 depuis le précédent réexamen périodique (et donc y compris pendant la visite décennale qui précède le réexamen) ;
  • le bilan des actions de participation du public mises en œuvre dans le cadre de la phase « générique de réexamen » de réacteurs de conception similaire. Ce document permettra au public de juger de la manière dont ses contributions émises pendant la concertation auront été prises en compte et d’assurer ainsi une participation plus effective au processus de réexamen.

Par ailleurs, le projet précise que l’obligation de réaliser une telle enquête publique ne s’applique pas à un réacteur arrêté définitivement au moment du dépôt du rapport de conclusions du réexamen périodique. En effet, il n’y aura pas, dans ce cas, de poursuite du fonctionnement de ce réacteur. L’exploitant d’une installation nucléaire de base en démantèlement reste par ailleurs soumis à l’obligation de réaliser un réexamen périodique de son installation.

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Commentaires

  •  Le nucléaire est indispensable à l’écologie mondiale, le 17 novembre 2020 à 23h15

    Le design de nos centrales est basiquement très sûr, les programmes de maintenance, les efforts réalisés dans le domaine des compétences des personnels, les contrôles effectués lors des visites décennales concourent à assurer un haut niveau de sûreté de nos tranches nucléaires.
    D’autres grands exploitants mondiaux exploitent la même technologie jusqu’à 60 ans de durée de vie, nous pouvons faire au moins aussi bien.
    Le nucléaire fournit de l’électricité sûre, économique et écologique. Aucun autre moyen de production ne fait mieux dans chacun de ces trois domaines.

  •  La fission et bientôt la fusion sont le graal de l’énergie , le 17 novembre 2020 à 23h09

    Se passer de l’énergie nucléaire est une bêtise crasse.
    Il faut développer l’énergie nucléaire.
    Il faut que l’électricité redevienne publique car cette énergie est de première nécessité et est incompatible avec le secteur privé et spéculatif.
    Avec le nucléaire pas de co2. Nul besoin D’ENR coûteuse et peu fiable.

  •  Ne pas prolonger des réacteurs très dangereux mais ne pas renouveler l’immense arnaque de la fermeture de Fessenheim. , le 17 novembre 2020 à 21h55

    Le prolongement des centrales nucléaires vieillissante est un scandale. C’est accepter le risque terrible de l’accident nucléaire comme à Tchernobyl ou Fukushima ou les populations souffrent terriblement malgré le silence imposé par les instances internationales et françaises du nucléaire. De plus, continuer à produire des déchets qui polluent la terre pour des centaines de millier d’année est une aberration écologique qui loin de sauver le climat, contribue à fragiliser notre environnement et notre santé.

    De plus nous assistons à un scandale économique pour sauver EDF au bord de la faillite pour avoir fait le choix de cette industrie mortifère et ruineuse : Re-actualisé récemment,l’ accord de l’état pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim prévoit maintenant le versement immédiat de 370 millions d’€ à EDF, « avant la fin de l’année » d’après le ministère de Barbara Pompili. EDF est aux abois, il faut le subventionner au plus vite…

    Mais l’État ne solde pas ainsi l’intégralité de ses comptes liés à la fermeture de Fessenheim. Le protocole signé avec EDF stipule en effet qu’en plus de cette part initiale, l’électricien recevra un supplément pour tenir compte des bénéfices qu’il aurait pu réaliser jusqu’à la fin de vie théorique de la centrale, en 2041, calculés à partir des prix de marché qui seront constatés au cours des vingt ans à venir.

    C’est là où se confirme l’immense arnaque consistant à financer outrageusement EDF, en espérant que cela ne soit pas rejeté par l’Europe pour non respect des règles de la concurrence « libre et non faussée », car Il y a bien subvention déguisée et satisfaction d’EDF et des actionnaires…
    En effet comment prouver que Fessenheim pouvait fonctionner jusqu’en 2041 (d’ailleurs pourquoi 2041, soit 3 ans après les 60 ans). Cela revient à prétendre que l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire est acquise à priori. Quant aux travaux requis pour le passage de la 4ième visite décennale des réacteurs, puis de la 5ième, leur coût aurait approché le milliard d’€. De plus les 2 réacteurs conçus pour fonctionner 30 ans, prolongeables jusqu’à 40 ans, sont déja amortis.

    Ne tenant pas compte de ces réserves, la close permettant de dédommager EDF avec la variation du prix de l’électricité ouvre la porte à des versements pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards, au frais des contribuables.
    .

    La fermeture de Fessenheim qui réjouit le courant écologique, et mortifie ses travailleurs et sa région, apparaît en fait être un immense montage financier destiné à soutenir EDF, et à lui assurer à terme de nouvelles ressources aux frais des contribuables. Il fallait ne plus tarder pour lancer ce processus afin d’apporter un financement rapide à EDF, et aussi de lui éviter d’avoir à réaliser les travaux onéreux du « grand carénage » nécessaires à la poursuite de l’activité de la centrale.

    Cette arnaque est d’autant plus grave que si elle est validée par l’Europe, elle crée un précédent applicable à tout nouvel arrêt de réacteurs du parc. Notre revendication de l’arrêt du nucléaire au plus vite deviendrait alors un facteur d’enrichissement d’EDF et de ses actionnaires par le budget de l’État.

    Ces ressources auraient-elles pour but de financer un nouveau programme de construction de 6 EPR dont la décision est préparée en catimini ? Est-ce pour cela qu’un accord de mise en route « partielle » de l’EPR a été délivré, entraînant la livraison de combustibles ? Permettant ainsi de prétendre que cette technologie est opérationnelle et qu’elle peut donc être reproduite ?

  •  Prolongation du fonctionnement des reacteurs électro nucléaires , le 17 novembre 2020 à 21h34

    Les reacteurs en France font l’objet de hautes exigences en termes d’exploitation, de maintenance et d’amélioration vis à vis de la sûreté, sous le contrôle de L’ASN.ils produisent une électricité decarbonnée pilotable à faible coût qui constitue un avantage économique pour les consommateurs , contribue à l’indépendance énergétique du pays et à la lutte pour le climat. Il importe ainsi de maintenir cet avantage aussi longtemps que L’ASN validera le haut niveau de sûreté des installations.

  •  Paire de Frenkel, le 17 novembre 2020 à 21h04

    Ouvrir cette consultation au public ? Et pourquoi pas à ma fille de 4 ans ?
    OK mais à condition de ne l’ouvrir qu’à ceux qui savent ce qu’est une paire de Frenkel et leurs multiplications dans la structure métallographique de l’acier des viroles de coeur des réacteurs REP créées par un flux intégré !
    Seules alors les réponses en Fluence maximale permise et somme des DPA (déplacement par atome) seront prises en compte !
    Bon courage

  •  Le nucléaire est propre et fiable, le 17 novembre 2020 à 20h57

    Les énergies renouvelables ne sont pas pour le moment la panacée et encore pour de nombreuses années. Le nucléaire a fait ses preuves sur le long terme. Si nous voulons faire comme l’Allemagne et mettre ou remettre en service les centrales à charbon nous polluerons ce monde déjà tellement abîmé ! entretenons notre parc !

  •  Jean-Marie Christian Vauzelle, le 17 novembre 2020 à 20h08

    Je vous apporte mon modeste témoignage sans parti pris , mais de façon plutôt factuelle , à partir du vécu.

    Je suis entré dans une centrale nucléaire en 1965 au tout début de la mise en service industrielle de ce moyen de production d’énergie et j’en suis reparti ( mise à la retraite ) en 2000 après , bien sûr 35 années de centrales …… Oh pas toutes les mêmes forcément !
    35 années de bons et loyaux services et déjà 20 ans de retraite.

    Mais que les temps ont bien changé et pas forcément en mieux ….
    Aujourd’hui encore l’électricité d’origine nucléaire est présente dans tous les foyers français à 75% environ .
    Et elle est la moins chère d’Europe …. pour l’instant ….
    Elle est aussi complètement décarbonée, ne l’oublions pas !

    Vous allez me dire le solaire aussi , l’éolien aussi , d’accord. mais lorsque vous arrêtez une centrale comme Fessenheim ( 2x900 Mw) soit 1800 Mw combien vous faut- il d’éoliennes ?
    A raison de 6 Mw l’unité (dernière génération) il en faudrait 300 !
    D’accord ça fait 1800 Mw mais il faut savoir que leurs rendements est d’environ 25%. A cause de leur intermittence ( pas de vent , trop de vent, aléas, maintenances diverses )
    Au final il faut installer 1800 Mw pour n’en obtenir que 450 Mw.
    Et je ne parle pas de la durée de vie : 15 à 20 ans
    Et le coût du Kw en sortie ….. Et l’impact sur l’environnement ?
    Et d’où nous viennent ces belles éoliennes?

    Bon j’arrête , ces propos finiraient par devenir désagréables….
    Le solaire a beaucoup d’avenir aussi sauf qu’il produit moins , par intermittence également, et que même en couvrant une bonne partie de la France ça ne suffirait pas !
    Mais il en faut , tout comme l’éolien , ne boudons pas les énergies douces !

    En ces temps particulièrement difficiles la fermeture de Fessenheim , purement politique , a mis 2000 emplois au tapis et toute une région en réelles difficultés.
    Pourtant Fessenheim avait bénéficié de toutes les actions post Fukushima ce qui en avait fait la centrale répondant aux dernières normes de sécurité et de sureté .Cela aurait dû la conduire à 60 ans de fonctionnement et en toute sureté.

    Le "gâchis français" a opéré c’est tout simplement scandaleux et cela au nom d’une idéologie politique et qui ne ne va pas dans l’intérêt de la nation et des français. , il faut bien le savoir.

    Et que se passera t il si l’hiver s’annonce rigoureux dans la durée ?? Il faudra tout simplement ne pas se passer de nos dernières centrales au fuel mais surtout importer massivement aux voisins européens qui, en se passant du nucléaire, font tourner un grand nombre de centrales au charbon ou aux lignites !!!
    ( Et peut être aussi penser à des délestages…en tournant par régions ..).
    Là , forcément , qui sera visé ? Devinez ?

    Je ne vous parle pas des retombées actuelles et futures , au propre comme au figuré, au niveau des coûts mais aussi du CO2 …et autres..

    L’électricité n’a pas de frontières mais elle a un coût et des conséquences sur la vie de ceux qui la consomment….
    Nous avons encore la chance , en FRANCE , de produire une énergie SURE , DECARBONNEE , RENTABLE , mais encore pour COMBIEN DE TEMPS ?

    Fermer des moyens de production au seul motif de leurs années ne veut rien dire quand tout au long de leurs vies , ces moyens de production ont été sans cesse entretenus ,améliorés , vérifiés, contrôlés , et ont sans cesse répondus aux exigences de l’AUTORITE DE SURETE , du MINISTERE DE L’INDUSTRIE , du MINISTERE DE LA SANTE .

    Voilà mon témoignage à partir de mon vécu , et des 35 années passées à produire une énergie décarbonée et bon marché , sans oublier en toute sécurité et sureté pour son personnel et l’environnement.
    Très très important l’environnement , car nos centrales ne sont ni Tchernobyl , ni Fukushima , leurs technologies étant bien différentes.
    Mais qui le sait?

  •  Quelques remarques, le 17 novembre 2020 à 18h58

    Alinéa 1 du futur R593-62-1 : "Il intègre alors, pour le réexamen de chaque réacteur,…" laisse entendre que chaque réacteur a son propre réexamen, or le L.593-18 (et-19) portent sur des INB et donc dans certains cas sur des paires de réacteurs. Il faudrait dissiper cette ambiguïté.

    Alinéa 2 du futur R593-62-1 : "…elle invite l’exploitant à réviser celui-ci." Si l’ASN invite, l’exploitant peut ne pas répondre à l’invitation. écrire plutôt "…elle fait réviser celui-ci par l’exploitant."

    Dans le futur article R593-62-2 :
    "…ne s’appliquent pas aux réacteurs électronucléaires dont le fonctionnement a été arrêté définitivement". Cette formulation est imprécise à cause du L593-24, on veut dire "dont l’exploitant a procédé à la mise à l’arrêt définitive après l’avoir déclarée en application du L593-26" je pense.

    au futur Article R593-62-5 : C’est très bien d’avoir précisé "…sous la forme d’un rapport séparé en application du dernier alinéa…" car cela évitera que l’exploitant diffuse des rapports caviardés qui compliquent la lecture.

  •  Le nucléaire est incontournable pour sauver la planète, fournir de l’energie sans émettre de CO2, le 17 novembre 2020 à 18h54

    Nous avons des autorités de sûreté indépendantes. Elles avaient donné à EDF l’autorisation de poursuite l’exploitation de FESSENHEIM. 
    Pour des raisons d’alliances politiques, le Président de la République François HOOLLANDE a lancé la procédure d’arrêt des deux réacteurs de FESSENHEIM … puis Emmanuel MACRON a laissé faire.
    Ainsi en septembre comme FESSENHEIM était à l’arrêt, on a été obligé de redémarrer les quatre centrales françaises au charbon … les plus polluantes qui soient (émission de CO2, émissions de poussières toxiques …. ! tout simplement, parce que les énergies renouvelables ne fournissaient pas grand-chose sur le réseau (ni vent, ni soleil) !
    Les connaissances du public sur cette énergie sont dramatiquement nulles. Par exemple, 60 % de la population estime qu’une centrale nucléaire est émettrice de CO2, ce qui est une hérésie.
    Donc l’avis des populations est majoritairement basée sur des fantasmes, et j’ajoute qu’il en est de même chez nombre d’élus !.

    Quelles sont les propositions de l’Etat pour donner de l’information neutre et objective aux écoliers, aux étudiants, aux enseignants … et également aux journalistes ?
    Quelles sont les propositions de l’Etat pour donner un minimum de formation scientifique sur ces sujets à tous nos journalistes, à tous nos élus et à tous nos fonctionnaires ?

  •  Les réacteurs REP peuvent aller au moins à 60 ans, voire à 80 ans. , le 17 novembre 2020 à 18h29

    La France en pointe sur l’électricité décarbonée peut garder cet avantage grâce son expérience du nucléaire de 40 années soit 2000 années réacteur sans accident. Les réacteurs "vieux, vétustes ou dangereux" n’existent pas en France ! L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) est là pour le garantir. La centrale de Fessenheim fermée sur l’autel de la politique en février et juin 2020 était considérée par l’ASN lors du dernier bilan disponible (2018) comme faisant partie des « bons élèves » de la classe.
    Le réacteur « papa » de tous les 900 MW français, celui de Beaver Valley (Pennsylvanie, USA), a été autorisé à fonctionner jusqu’à 60 ans en 2009. Et l’horizon des 80 ans est envisagé pour nombre de réacteurs équivalents. En Suisse, les réacteurs ont 43 ans de moyenne d’âge, celui de Beznau a démarré en 1969 et vise les 60 ans.
    Les bilans faits par l’ASN lors de chaque arrêt pour maintenance, mais aussi lors des visites décennales où beaucoup de composants sont révisés, voire remplacés garantissent la fiabilité de l’entretien et la sûreté des installations.
    Si la fable selon laquelle les réacteurs ont été « construits pour 40 ans » a toujours cours, elle ne repose sur rien d’autre que le calcul économique effectué à leurs débuts et une démonstration de sûreté sur cette durée minimale. Mais la sûreté nucléaire a ses exigences qui sont les mêmes à 20, 30 ou 50 ans de fonctionnement.
    En pleine crise sanitaire, gardons cet avantage et regrettons déjà de faire fonctionner du charbon après la fermeture de Fessenheim, quand il n’y a ni vent ni soleil !

  •  Oui, les centrales nucléaires doivent continuer à fonctionner sous contrôle de l’ASN…, le 17 novembre 2020 à 18h28

    Le nucléaire a été déclaré « bon pour le climat » par l’Etat français.

    C’est ce que retiendront à juste titre les partisans du nucléaire dans le plan de relance de l’économie publié le 3 septembre 2020. Le gouvernement inclut en effet l’énergie nucléaire dans ce plan au titre des énergies et technologies vertes qui ont un « potentiel de réduction massive des émissions à long terme ». Il s’agit là d’une inflexion importante de la politique énergétique de notre pays qui reconnait (enfin) les atouts du nucléaire, marquant au passage sa différence avec la Commission Européenne qui n’en est pas encore arrivée à ce point majeur.

    Alors, nucléaire ou charbon ?

    Et comme le recours aux combustibles fossiles (le gaz ou pire encore le charbon), ne peut répondre aux enjeux climatiques de la planète, le nucléaire reste la seule voie possible pour répondre aux besoins de l’humanité en électricité. Une énergie devenue stratégique autant qu’elle était vitale comme cela a été démontré pendant la crise sanitaire. Mais aussi une énergie en pleine expansion en raison du développement démographique et de ses nouveaux usages (véhicules électriques, fourniture d’hydrogène …).

    L’arrêt de Fessenheim est incompréhensible

    La France qui se situe dans les premières places des pays « vertueux » en termes d’émission de CO2, souffre d’un désamour avec le nucléaire. Le pilonnage systématique de cette filière relayé par certains médias complaisants ou les calculs à courte vue de politiciens peu soucieux de l’intérêt général finissent par l’emporter dans l’indifférence générale. L’arrêt anticipé de Fessenheim, l’une des centrales les plus sûres et les plus rentables du parc, en est la triste illustration. Lorsque l’hiver sera venu, il sera trop tard pour regretter cet arrêt au moment des coupures de courant annoncées par RTE

    La filière nucléaire française doit être relancée

    Mais tout n’est pas perdu car le plan ambitieux « France relance » d’un montant de 100 milliards d’euros, reconnait enfin l’importance de cette filière pour les décennies à venir. Une occasion unique de remettre de la cohérence dans notre politique de l’énergie et de faire converger notre SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone) avec la PPE 2019 – 2028 (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) laquelle confond objectifs et moyens.

    Le démarrage réussi des deux EPR de Taishan en Chine et la mobilisation des exploitants français cet été donnent des raisons d’espérer en un regain d’une filière qui reste la troisième en France après l’aéronautique et l’automobile avec 3 000 entreprises et 220 000 emplois non délocalisables.

    Une ASN indépendante

    L’ASN réputée pour être l’Autorité de sûreté la plus sévère dans le monde apporte la garantie d’un fonctionnement de nos réacteurs en toute sûreté. Il n’existe nulle autre industrie capable de telles exigences.

    Au final, nous avons besoin de ces réacteurs qui doivent fonctionner le plus longtemps possible comme le font les réacteurs américains…

  •  Stop nucléaire., le 17 novembre 2020 à 18h12

    Le nucléaire est dangereux et sa dangerosité augmente avec l’âge,et la gestion des déchets n’est toujours pas résolue. Il vaut mieux utiliser l’argent nécessaire aux remises à niveau pour développer des énergies renouvelables.

  •  Energie décarbonée diponible 24H/24 365 jours/an, le 17 novembre 2020 à 17h55

    il s’,leurs volume final est très fiablesagit d’une énergie propre,bon marché.La majorité des déchets sont recyclés et réutilisables,les volumes sont faibles

  •  Une energie nécessaire, disponible et amortie, le 17 novembre 2020 à 15h15

    Le nucleaire reste,malgré ses détracteurs, une energie qui a su montrer son utilité depuis 30 ans.
    Grâce à elle ;notre taux d’émission CO2 est parmi les bas d’Europe.
    Les réacteurs nucléaires subissent des visites décennales avec un réexamen du sûreté complet les mettant ainsi aux dernières normes.
    Les USA, Possédant les mêmes types de réacteurs ne remettent à jour leur rapport de sûreté suivant les dernières études probabilistes et déterministes de sûreté, et leur réacteurs sont prolongés au-delà de 60 ans.
    Je pense que l’indice de confiance envers l’ASN, L’IRSN et L’EXPLOITANT EDF nous permet de dire que ces installations peuvent être prolongées jusqu’à 60 ans.

  •  Un atout pour la France, le 17 novembre 2020 à 12h45

    Le parc nucléaire français constitue un formidable atout pour notre pays en lui donnant une certaine autonomie énergétique et en garantissant une électricité pilotable,bon marché et très peu émettrice de CO2. Le prolongement des centrales actuelles et la construction de nouveaux réacteurs est une politique efficace et rationnelle contre le réchauffement climatique. Seule l’ASN a les compétences pour autoriser la prolongation de l’exploitation des centrales. Le grand public a été très longtemps desinformé par certaines organisations qui prétendent défendre l’environnement et ont fini par persuader les Français que nous devions nous débarrasser de notre parc nucléaire. D’après les dernières enquêtes d’opinion, pour une majorité de Français le nucléaire émet du CO2 et participe au réchauffement climatique. Demander son opinion à une population aussi mal informée me semble pour le moins hasardeux.

  •  Laissez faire les expert, l’ASN est là pour répondre à ces questions., le 17 novembre 2020 à 11h46

    Historique :
    Les études EDF pour construire les réacteurs nucléaires considéreraient une période de base de 40 ans où l’on est sur que la centrale tient, avec validation de chaque décennie supplémentaire par l’ASN. Cette hypothèse structurante a été validé par l’ASN, et n’a donc pas à être "validée" par le public.

    Analogie :
    Pour utiliser une analogie qui parlera à tout le monde, votre voiture neuve est autorisée à rouler pendant 4 ans avant d’avoir à faire un Contrôle Technique. Puis un garage agrée par l’état permettra à votre voiture de rouler jusqu’au prochain contrôle technique, jusqu’à ce qu’un garage finisse par considérer qu’elle ne peut plus rouler.

    Ainsi :
    Vous n’allez pas jeter votre voiture neuve au bout de 4 ans, parce qu’elle est "trop vieille". C’est pareil pour un réacteur nucléaire, si l’ASN valide qu’il est sûr pour continuer de fonctionner, alors c’est que tous les aspects du réacteurs ont étés calculés, étudiés, et vérifiés, pour pouvoir valider sans aucuns doutes qu’il peut continuer à fonctionner.

    Conclusion :

    Ainsi, demander son avis au public, qui possède déjà un avis tranché sur la question sans en connaitre les détails technique me semble au mieux vain, au pire contreproductif (car des etudes ont montré qu’une majorité de la population française est contre le nucléaire).

    Demander son avis au public avant de demander son avis de l’ASN, qui est indépendante de l’état, et dont le rôle est de répondre à ces questions de manière factuelle, diminue grandement sa légitimité.

    Étant donné que l’ASN sera seule détentrice de la réponse de continuer ou non l’exploitation, avoir demandé un avis au public, qui ne sera pas écouté, énervera celui ci et renforcera sa position de ne pas être écouté. A nouveau, cela est contre-productif.

    P.S : l’idée de ce texte de "de réaliser une partie commune de leur réexamen périodique" est une très bonne idée, sachant que la grande majorité des centrales française sont, pour ne pas dire exactement pareille, très similaires.

  •  Je suis fermement pour la prolongation de l’utilisation des centrales nucléaires., le 17 novembre 2020 à 11h37

    Je souhaite que les centrales nucléaires soient prolongées autant que possible et sous réserve de satisfaction des critères de sécurité pour les raisons suivantes :
    <span class="puce"> C’est la seule source d’energie pilotable décarbonée dont nous disposons en France pour satisfaire nos besoins.
    <span class="puce"> Nous n’avons eu aucun incident en France du au nucléaire ayant causé des malades ou des morts.
    <span class="puce"> La maintenance des réacteurs nucléaires est très mature et maitrisée.
    <span class="puce"> Le cout d’utilisation des réacteurs est faible au regard du service rendu. Arrêter ces centrales requererait des centrales au gaz ou au charbon qui couteraient cher à etablir et à alimenter et rejeterait des quantités immenses de CO2.
    <span class="puce"> De plus le gaz et le charbon seraient nécessaires en quantité des millions de fois plus importante que l’uranium, donc à des couts bien plus grands.
    <span class="puce"> Le gaz dans les quantités requises ne peut venir que d’un pays : la Russie. L’uranium au contraire vient de plusieurs pays très différents.
    <span class="puce"> L’electricité nucléaire ne coute pas cher au consommateur français, contrairement au cout des electricités de sources solaires et éoliennes qui ne font qu’augmenter la facture sans donner de bénéfices tangibles à notre empreinte CO2 (cela la fait même augmenter ).
    <span class="puce"> L’electricité nucléaire ne dégrade pas notre balance commerciale comme les panneaux solaires, les éoliennes, le gaz, le charbon, toutes choses venant de l’étranger.
    <span class="puce"> Toutes ces centrales sont déja construites, les arrêter prématurément serait un gachis financier, un gachis en matières premières, en utiisation des sols (qui devraient être occupés ailleurs par d’autres moyens de production donc).

  •  Il faut économiser les deniers du pays , des contribuables et des consommateurs, le 17 novembre 2020 à 11h33

    Il n’y a pas "d’obsolescence programmée" pour les réacteurs nucléaires. Les revues périodiques tous les 10 ans de l’état des réacteurs sont suffisantes compte tenu des améliorations importantes qui leur sont apportées régulièrement.
    Quant à demander l’avis du public sur le bien fondé d’une poursuite de l’exploitation d’un réacteur est pure démagogie. Le public ne saurait avoir un avis technique pertinent sur cette technologie qui lui est totalement étrangère (pensez que 69% des Français pensent que le nucléaire émet du CO2 !!!).

  •  Oui aux prolongations, le 17 novembre 2020 à 11h08

    Il faut absolument prolonger le fonctionnement des réacteurs électronucléaires, leurs coûts de construction sont largement amortis et une fois intégré les dernières exigences en matière de sûreté nucléaire ils peuvent continuer de fonctionner avec très peu de risques et tout en produisant une électricité très faiblement carbonnée.

  •  Pour de la production bas carbone, le 17 novembre 2020 à 10h40

    Pour le prolongement des centrales nucléaires actuelle en vue d’atteindre un mix 100% sans carbone au plus vite : par la construction d’EPR2 et d’énergie renouvelable. Nous ne devons pas fermer nos réacteurs si ceux ci peuvent encore fonctionner en sécurité. Fermer trop tôt nos réacteurs c’est prendre le risque de devoir recourir aux énergie étrangère qui sont largement plus carbonné que la notre ou d’utiliser plus massivement nos centrales thermiques et pour plus longtemps. L’urgence climatique est suffisamment urgent pour que nous ne bazardions pas ces moyens de production bas carbone.

    Par ailleurs, cela nous permet d’assurer nos souveraineté énergétique et même de devenir un exportateur d’électricité bas carbone pour l’Europe. Le cout marginal d’une centrale nucléaire est faible alors si l’on peut rentabiliser ces investissements pour encore 20 ou 30 ans c’est tant mieux pour les français.