Projet de décret complétant la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement

Consultation du 13/11/2020 au 03/12/2020 - 234 contributions

Le contexte :

En France, les autorisations de création des réacteurs électronucléaires, comme pour toutes les installations nucléaires de base, sont accordées par décret sans limitation de temps. L’exploitant d’une installation nucléaire de base est en revanche soumis à l’obligation de procéder périodiquement au réexamen de son installation, en tenant compte notamment de l’état de l’installation, de l’expérience acquise au cours de l’exploitation, de l’évolution des connaissances et des règles applicables aux installations similaires, conformément à l’article L. 593-18 du code de l’environnement.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a prévu que, pour les réexamens des réacteurs électronucléaires au-delà de leur trente-cinquième année de fonctionnement, les dispositions proposées par l’exploitant soient soumises, à enquête publique. Cette disposition introduite à l’article L. 593-19 du code de l’environnement vise à permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs électronucléaires au-delà de cette durée.

Ce dispositif législatif s’articule ainsi en deux temps :

  • Dans un premier temps, une enquête publique est organisée après la remise par l’exploitant du rapport de réexamen du réacteur électronucléaire qui prend en compte notamment les résultats de la visite décennales du réacteur afin de permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de son fonctionnement à l’issue du réexamen ;
  • Dans un second temps, il revient à l’exploitant de déposer des demandes d’autorisation auprès de l’ASN (ou le cas échéant de modification de décret) pour la mise en œuvre des dispositions proposées et qui auront fait l’objet de l’enquête publique.

Les objectifs :

Le projet de décret qui fait l’objet de la présente consultation précise les modalités de ce dispositif législatif. Il complète la partie réglementaire du code de l’environnement et crée une sous-section spécifique (1 bis) au sein de la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement.

Ce projet de texte permet de :

  • clarifier le processus de réexamen des réacteurs électronucléaires ;
  • préciser la portée et les modalités d’organisation de l’enquête publique et des consultations prévues dans le cadre de ces réexamens au-delà la 35e année de fonctionnement de ces réacteurs.

L’objectif de ce projet de texte est notamment de favoriser la transparence quant à l’ensemble des dispositions mises en œuvre et prévues par l’exploitant dans le cadre de la poursuite de fonctionnement de son installation, et de permettre d’assurer le caractère effectif de la participation du public dans ce dispositif.

Les principales dispositions du projet de texte :

Le projet de texte explicite au niveau réglementaire la possibilité, pour un exploitant de plusieurs réacteurs électronucléaires de conception similaire, de réaliser une partie commune de leur réexamen périodique (correspondant à la phase dite « générique du réexamen »).

Les dispositions proposées prévoient que l’enquête publique soit organisée selon les dispositions de droit commun prévues au Livre 1er du code de l’environnement adaptées par les dispositions nécessaires relatives à la terminologie utilisée, à la composition du dossier d’enquête publique, à la coordination entre l’Autorité de sûreté nucléaire et le préfet qui sera chargé d’organiser l’enquête publique, et aux consultations prévues en parallèle de l’enquête publique.

Outre la description des dispositions proposées par l’exploitant, le projet de texte prévoit ainsi que le dossier mis à l’enquête publique comporte notamment :

  • le rapport comportant les conclusions du réexamen établi par l’exploitant ;
  • une note précisant les coordonnées de l’exploitant, l’objet de l’enquête, les principales dispositions proposées par l’exploitant et les principales raisons pour lesquelles, notamment du point de vue de la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement, elles sont proposées par l’exploitant, ainsi que les principales dispositions prises pour améliorer la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 depuis le précédent réexamen périodique (et donc y compris pendant la visite décennale qui précède le réexamen) ;
  • le bilan des actions de participation du public mises en œuvre dans le cadre de la phase « générique de réexamen » de réacteurs de conception similaire. Ce document permettra au public de juger de la manière dont ses contributions émises pendant la concertation auront été prises en compte et d’assurer ainsi une participation plus effective au processus de réexamen.

Par ailleurs, le projet précise que l’obligation de réaliser une telle enquête publique ne s’applique pas à un réacteur arrêté définitivement au moment du dépôt du rapport de conclusions du réexamen périodique. En effet, il n’y aura pas, dans ce cas, de poursuite du fonctionnement de ce réacteur. L’exploitant d’une installation nucléaire de base en démantèlement reste par ailleurs soumis à l’obligation de réaliser un réexamen périodique de son installation.

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Commentaires

  •  201118 consultation publique au sujet du projet de décret relatif aux dispositions pour les réexamens des réacteurs nucléaires, le 18 novembre 2020 à 18h13

    201118 consultation publique au sujet du projet de décret relatif aux dispositions pour les réexamens des réacteurs nucléaires

    L’urgence n’est pas d’arrêter les tranches nucléaires, tant qu’elles sont jugées sûres par l’Autorité de Sûreté.
    La planète est en danger, la survie même de l’humanité est en cause, il faut absolument maîtriser le réchauffement climatique.

    Le problème concret le plus important, de très loin au-dessus de tout autre, c’est la perte du contrôle du réchauffement climatique, avec toutes ses conséquences :
    • inhabitabilité partielle de la planète : désertification, submersion, tempêtes, inondations,
    • migrations massives des populations des zones affectées vers les zones encore habitables,
    • risques de conflits majeurs en résultant,
    • au-delà, risque pour la survie même de l’humanité (effondrement ?)
    Ces craintes sont aujourd’hui partagées par de nombreux experts (ceux du GIEC notamment) par des politiques (ex. Nicolas Hulot) et par de nombreux scientifiques (ex. MM Jancovici, Aurélien Barrau, Bill Gates…)

    Que faudrait-il faire..
    Il faut absolument agir urgemment pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2..
    Et pour commencer le faire dans notre pays, la France…
    Certes nous ne sommes que 1% de la population mondiale, mais ceci ne nous dispense pas de devoir agir, et tenter d’entrainer les autres nations par notre exemple.
    Le CO2 résulte de la combustion du carbone, composant chimique essentiel du charbon et pour moitié des produits pétroliers… y compris du gaz dit « naturel », hydrocarbure comme le pétrole. Pour réduire la production de CO2 il faut réduire drastiquement l’usage des combustibles fossiles, charbon pétrole et gaz…
    Il faut donc convertir un maximum d’usages énergétiques du fossile vers le renouvelable direct quand c’est possible, et vers l’électricité dans les autres cas, notamment :
    <span class="puce"> le transport industriel et commercial, en mettant un maximum de camions sur le rail,
    <span class="puce"> le transport individuel en rendant la voiture électrique accessible (problème du coût),
    <span class="puce"> l’industrie, en électrifiant les processus consommateurs de fuel, gaz ou charbon,
    <span class="puce"> le chauffage bâtiments : dans l’attente de l’amélioration de l’isolation, souhaitable, possible, mais qui prendra du temps, promouvoir le chauffage solaire direct lorsque faisable, et électrique par pompes à chaleur pour le reste.
    Ceci bien sûr en veillant à ne pas produire l’électricité à partir des combustibles fossiles !
    Ne plus investir non plus dans les sources d’électricité photovoltaïque et l’éolien.
    Ces sources ne contribuent respectivement que pour 2,2 % et 6,3 % à la production d’électricité nationale (cf RTE bilan électrique 2018). Elles sont intermittentes, de disponibilité limitée (facteurs de charge respectifs 14 % et 23,6 % cf RTE bilan électrique 2019) et il n’existe pas de moyens de stockage d’énergie électrique réellement industriels (hors le pompage-turbinage, capable d’environ 6000 MW pendant quelques heures, mais non extensible faute de nouvelles montagnes). Si elles prenaient une part significative dans l’alimentation du réseau, elles appelleraient pour complément des moyens de production pilotables à démarrage rapide : centrales thermiques ou turbines à gaz, consommatrices de charbon, fuel ou gaz, et donc sources de CO2.
    Les milliards d’Euros consacrées à ces ENR (et aux moyens complémentaires induits) seraient plus utiles si ils étaient affectés à la mobilité électrique, à l’isolation de l’habitat, ou au remplacement des chauffages à combustibles fossiles par des pompes à chaleur… actions qui auraient de plus l’avantage de réduire nos importations et de développer l’emploi en France.

    En tous cas, l’urgence n’est pas de réduire le nucléaire.
    Il est seul (avec l’hydraulique, mais qui n’est plus extensible) à pouvoir produire massivement, en continu et sans aucun rejet de gaz à effet de serre, cette électricité dont nous aurons demain encore plus besoin.
    Il faut aussi cesser de dramatiser sa prétendue dangerosité : au cours des 50 années d’expérience planétaire du nucléaire civil, on compte trois accidents « graves » :
    <span class="puce"> Three Miles Island en 1979, aucune victime,
    <span class="puce"> Tchernobyl en 1986, une cinquantaine de morts,
    <span class="puce"> Fukushima en 2011, un décès, dont le lien avec l’accident reste discuté.
    A comparer aux milliers de morts dans les mines, les plateformes pétrolières, la chimie (Bopal, Sevoso, AZF…), les ruptures de barrages, aux millions de morts anticipés du fait de la pollution de l’air… et aux centaines de morts dans les accidents d’avion… que nous continuons pourtant à utiliser pour nombre d’entre nous.

    Ne nous trompons pas de combat, nous n’avons plus droit à l’erreur.

    Dubois Jean-François / 01500 DOUVRES
    18 novembre 2020.

  •  Le nucléaire : une nécessité pour l’humanité, le 18 novembre 2020 à 17h54

    Malgré les économies d’énergie que les pays riches doivent et peuvent réaliser, les besoins en énergie de l’humanité ne peuvent que croître à cause de l’augmentation de la population mondiale et suite à l’évolution souhaitable des pays en voie de développement. Le bouquet énergétique mondial doit faire de plus en plus appel à une électricité décarbonnée afin de sortir des énergies fossiles pour atténuer le réchauffement climatique. La production électrique mondiale doit donc fortement croître ; c’est une évidence incontestable. Les énergies renouvelables doivent avoir leur part, en particulier le solaire en dessous du 30ème parallèle, dans les pays sans effets été/hiver trop marqués. Mais l’intermittence des deux principales sources renouvelables que sont solaire et éolien implique qu’une partie importante de la production électrique soit assurée par des sources pilotables, surtout dans les pays situés au dessus du 30ème parallèle ; c’est le cas de la France. Les sources pilotables renouvelables (hydraulique, biomasse et géothermie) seront insuffisantes : on le sait. Seul, le nucléaire pourra apporter le complément. Ou alors, on fera appel au gaz (voire au charbon), catastrophique au niveau climatique. Tout citoyen scientifique sérieux est conduit à cette évidence tant que l’on ne sait pas (et pour longtemps) stocker massivement l’électricité. La France a la chance d’avoir une expertise nucléaire forte ; il faut la garder et prolonger ses réacteurs en bon état de marche avec, évidemment, le contrôle de l’ASN. Et qu’on ne me parle pas des dangers : toutes les analyses sérieuses (Prix Nobel B. Richter ou Climatologue J. Hansen) montrent que, par MWh produit, accidents compris, le nucléaire a des conséquences sur la santé ou l’espérance de vie parmi les plus faibles (comparables à celles de l’éolien , 30 fois moindres que celles des centrales à charbon). Quant aux déchets, on sait les gérer : en les détruisant en partie dans les réacteurs du futur (Pu dans les réacteurs à neutrons rapides), ou en les stockant à grande profondeur dans des sites stables. Les solutions existent et elles sont nettement plus sûres que les solutions actuelles de traitement ou stockage de nombreux déchets chimiques.
    En tant que scientifique universitaire, indépendant de tout lobby mais spécialiste du nucléaire, j’affirme qu’il est impossible à la France de satisfaire à la fois 3 objectifs : limiter fortement ses émissions de CO2, sortir du nucléaire, éviter une décroissance forte de l’économie dont la crise Covid donne un aperçu. Par contre, si on garde le nucléaire, en prolongeant les réacteurs sûrs et en en construisant d’autres, on pourra à la fois atteindre la neutralité carbone et assurer une croissance économique dont on a cruellement besoin. Nous n’avons pas d’autre choix.

  •  201118 consultation publique au sujet du projet de décret relatif aux dispositions pour les réexamens des réacteurs nucléaires, le 18 novembre 2020 à 17h40

    Transition écologique : la planète est en danger, la survie même de l’humanité est en cause, il faut absolument maîtriser le réchauffement climatique. L’urgence n’est pas d’arrèter les tranches nucléaires, tant qu’elles sont jugées sûres par l’Autorité de Sûreté.

    Le problème concret
    Le plus important, de très loin au-dessus de tout autre, c’est la perte du contrôle du réchauffement climatique, avec toutes ses conséquences :
    • inhabitabilité partielle de la planète : désertification, submersion, tempêtes, inondations,
    • migrations massives des populations des zones affectées vers les zones encore habitables,
    • risques de conflits majeurs en résultant,
    • au-delà, risque pour la survie même de l’humanité (effondrement ?)
    Ces craintes sont aujourd’hui partagées par de nombreux experts (ceux du GIEC notamment) par des politiques (ex. Nicolas Hulot) et par de nombreux scientifiques (ex. MM Jancovici, Aurélien Barrau, Bill Gates…)

    Que faudrait-il faire..
    Convaincre tous les responsables de la planète, politiques et industriels, qu’il faut absolument agir urgemment pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2..
    Et pour commencer le faire dans notre pays, la France…
    Certes nous ne sommes que 1% de la population mondiale, mais ceci ne nous dispense pas de devoir agir, et tenter d’entrainer les autres nations par notre exemple.
    Le CO2 résulte de la combustion du carbone, composant chimique essentiel du charbon et pour moitié des produits pétroliers… y compris du gaz dit « naturel », hydrocarbure comme le pétrole. Pour réduire la production de CO2 il faut réduire drastiquement l’usage des combustibles fossiles, charbon pétrole et gaz…
    Il faut donc convertir un maximum d’usages énergétiques du fossile vers le renouvelable direct quand c’est possible, et vers l’électricité dans les autres cas, notamment :
    <span class="puce"> le transport industriel et commercial, en mettant un maximum de camions sur le rail,
    <span class="puce"> le transport individuel en rendant la voiture électrique accessible (problème du coût),
    <span class="puce"> l’industrie, en électrifiant les processus consommateurs de fuel, gaz ou charbon,
    <span class="puce"> le chauffage bâtiments : dans l’attente de l’amélioration de l’isolation, souhaitable, possible, mais qui prendra du temps, promouvoir le chauffage solaire direct lorsque faisable, et électrique par pompes à chaleur pour le reste.
    Ceci bien sûr en veillant à ne pas produire l’électricité à partir des combustibles fossiles !
    Ne plus investir non plus dans les sources d’électricité photovoltaïque et l’éolien.
    Ces sources ne contribuent respectivement que pour 1,9 % et 5,1 % à la production d’électricité nationale (cf RTE bilan électrique 2018). Elles sont intermittentes, de disponibilité limitée (facteurs de charge respectifs 14 % et 21 % cf RTE bilan électrique 2018) et il n’existe pas de moyens de stockage d’énergie électrique réellement industriels (hors le pompage-turbinage, capable d’environ 6000 MW pendant quelques heures, mais non extensible faute de nouvelles montagnes). Si elles prenaient une part significative dans l’alimentation du réseau, elles appelleraient pour complément des moyens de production pilotables à démarrage rapide : centrales thermiques ou turbines à gaz, consommatrices de charbon, fuel ou gaz, et donc sources de CO2.
    Les milliards d’Euros consacrées à ces ENR (et aux moyens complémentaires induits) seraient plus utiles si ils étaient affectés à la mobilité électrique, à l’isolation de l’habitat, ou au remplacement des chauffages à combustibles fossiles par des pompes à chaleur… actions qui auraient de plus l’avantage de réduire nos importations et de développer l’emploi en France.

    En tous cas, l’urgence n’est pas de réduire le nucléaire.
    Il est seul (avec l’hydraulique, mais qui n’est plus extensible) à pouvoir produire massivement, en continu et sans aucun rejet de gaz à effet de serre, cette électricité dont nous aurons demain encore plus besoin.
    Il faut aussi cesser de dramatiser sa prétendue dangerosité : au cours des 50 années d’expérience planétaire du nucléaire civil, on compte trois accidents « graves » :
    <span class="puce"> Three Miles Island en 1979, aucune victime,
    <span class="puce"> Tchernobyl en 1986, une cinquantaine de morts,
    <span class="puce"> Fukushima en 2011, un décès, dont le lien avec l’accident reste discuté.
    A comparer aux milliers de morts dans les mines, les plateformes pétrolières, la chimie (Bopal), les ruptures de barrages, aux millions de morts anticipés du fait de la pollution de l’air… et aux centaines de morts dans les accidents d’avion… que nous continuons pourtant à utiliser pour nombre d’entre nous.

    Ne nous trompons pas de combat, nous n’avons plus droit à l’erreur.

    Dubois Jean-François / 01500 DOUVRES
    18 novembre 2020.

  •  Prolonger les centrales existantes est bénéfique pour tout le monde, tant que l’ASN donne son aval, le 18 novembre 2020 à 17h36

    En France, notre électricité est déjà très largement décarbonée. Nous sommes de ce point de vue un des tous meilleurs pays du monde et très en avance sur l’Allemagne qui n’est pas du tout l’exemple climatique qu’on nous décrit.
    Considérant que l’urgence absolue est à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et compte tenu de cette particularité du cas français, on peut déduire ceci :
    " La priorité doit être d’électrifier de nouveaux usages pour les décarboner (mobilité et chauffage notamment), certainement pas de modifier notre mix électrique ".
    Ainsi, nos centrales nucléaires existantes sont nos meilleurs atouts face au changement climatique. Les maintenir le plus longtemps possible en activité, tout en préparant activement leur renouvellement et même l’accroissement du parc pour répondre aux nouveaux usages, est l’attitude la plus efficace économiquement et écologiquement. En effet, elles sont déjà amorties, et fournissent un kWh sans effet de serre (6 gCO2eq/kWh s’il faut le rappeler) et au moindre coût (sinon pourquoi les concurrents auraient-ils réclamé l’augmentation des quotas d’ARENH?).
    Cette énergie est de plus garante de notre indépendance, toute l’industrie étant localisée chez nous contrairement aux autres solutions. Seule la partie minière est à l’étranger, mais elle est mineure dans le coût global, et l’énergie est tellement concentrée dans l’uranium qu’il est possible d’en conserver des stocks stratégiques de long terme, contrairement à toutes les autres formes d’énergie.
    Enfin, la notion de pilotabilité est cruciale : tous nos pays voisins réduisent leurs parcs pilotables et ajoutent de l’intermittence, il serait donc insensé de leur faire confiance pour nous fournir lors d’un hiver froid et peu venté.
    Prolonger les centrales : le consommateur y gagne, le climat y gagne, les travailleurs du secteur y gagnent, et la stabilité du réseau y gagne.
    On pourra réfléchir à sortir du nucléaire au siècle prochain, si on a réussi à régler d’ici là la question du changement climatique.
    La seule limite à la prolongation doit être celle de la sûreté des réacteurs, et elle doit être évaluée par les experts, notamment ceux de l’ASN. Bien qu’ayant travaillé dans le secteur, je ne me considère pas comme expert et je leur fais entièrement confiance. Je souhaite que ce soit le cas de tout le monde.

  •  OUi au verdict de l’ASN, le 18 novembre 2020 à 17h24

    Nous avons un excellent organisme qui s’appelle l’ASN, et qui est payé pour nous dire dans quelles conditions un réacteur peut continuer à fonctionner. Est ce qu’on veut remplacer l’ASN par "Mme Michu"?

  •  Le nucléaire, priorité contre le réchauffement climatique, le 18 novembre 2020 à 17h22

    Le nucléaire est aujourd’hui la seule solution pour continuer de produire de l’électricité à très basse teneur en CO2 et qui soit pilotable et permanente. C’est une chance pour la France d’avoir un tel parc nucléaire et ceci grâce à une vision stratégique des années 60. Si nous devons trouver des alternatives au pétrole pour les voiture, l’électricité en sera la base. Si l’hydrogène vient à se déployer il faudra de l’électricité pour le produite de façon durable.
    Nos réacteurs peuvent aisément produire jusqu’à 60 ans sous contrôle indépendant de l’ASN et en faisant régulièrement les réexamens de sûretés nécessaires. Faisons confiance aux experts de l’ASN qui sont bien plus compétent que nos politiciens sur la sûreté des installations et sortons de ce dogme antinucléaire qui nous fait subventionner des énergies intermitantes et non rentables.

  •  Oui au maintien des intérêts francais, le 18 novembre 2020 à 17h18

    Intéressant exercice que ces consultations. Elles ont le mérite, pour quelques initiés ayant la connaissance de leur existence, de faire croire que leur avis à valeur démocratique. Mais qu’en est-il vraiment?
    Les même poncifs écologistes pour crier l’arrêt des diableries nucléaires sans grands fondements de stratégie des intérêts nationaux ou alors ceux des voleurs de subventions que sont les promoteurs éoliens. Bref, qui protège les intérêts du bien commun ? Qui a encore une vision afin de maintenir la France à son rang international ? Qui défend les moyens qui pourraient permettre de maintenir notre nation comme un acteur européen, voire acteur international, crédible et pesant sur les décisions ?
    Moi, petit citoyen, je ne constate que de la gestion à la baisse, aucunes initiatives concrètes pour l’innovation, pour la prise de risque économique et industriel. Mais cessons là les invectives que tous connaissent, dénient ou subissent et affirmons que toutes les initiatives contribuant à nous maintenir comme un fournisseur d’énergie électrique propre et compétitif sont à plébisciter auprès de nos élus. Alors oui au maintien des moyens de production quant ils sont jugés en condition techniques de le faire avec un personnel compétent pour les exploiter et des instances tiers pour contrôler leur haut niveau de sécurité industriel …

  •  Stop à l’arrêt de nos centrales, le 18 novembre 2020 à 15h20

    Doit-on prolonger les centrales nucléaires au-delàs de 35 ans. Quel est l’intérêt à avoir une part importante de nucléaire à la place d’autres moyens de productions d’électricité plus conventionnels.
    Les raisons économiques, sanitaires, techniques sont-elles satisfaisantes sur le moyen et long terme? Commençons par répondre de manière non démagogique à ces questions et peut être verrons-nous un intérêt à aller dans un sens ou l’autre. N’en faisons spas une question de principe sans fondement objectif.
    Si nous nous sommes lancés dans le nucléaire c’est bien pour des raisons économiques et d’indépendance énergétiques. Même au moment de la mondialisation galopante ces raisons perdurent à être justes. Aujourd’hui l’électricité nucléaire est la moins chère du marché sauf à la comparer à l’électricité hydraulique qui est aujourd’hui arrivée à la saturation des sites de production.
    Concernant la santé c’est l’industrie nucléaire qui génère le plus d’enquêtes, d’observations autour des sites de productions. Les employés des centrales font parties de ceux qui sont le plus surveillés médicalement. Rien à ce jour n’est venu étoffer la dangerosité de ces sites aussi bien pour le personnel que pour la population environnante.
    Laisserons-nous une trace indélébile et pénalisante à nos enfants. Aujourd’hui, à causes de contraintes administrative et de principes, le stockage des déchets peut apparaître comme étant en retard sur nos besoins, mais la démarche est lancées, la technologie de longue conservation est au point. Nos chercheurs s’activent pour mettre au point un processus de réduction de la période de nos déchets. Le stockage des déchets n’est pas une solution irréversible. Il est dommage que l’on se soit privé d’une filière d’élimination partielle des déchets en fermant prématurément, par pure raison électorale, le site de Creys malville en Isère.
    Aujourd’hui la technique de production d’énergie nucléaire est fiable grâce aux compétences acquises. Les contrôles réalisés par l’Autorité de sureté Nucléaire permettent de garantir les règles édictées à la conception et lors des différentes réévaluations de sureté. Certains composants sont difficiles à changer mais les différents contrôles effectués permettent de connaître l’état d’acceptation de ceux-ci.
    L’énergie éolienne ou solaire sera-t-elle capable de remplacer l’énergie nucléaire décarbonée ? Rien de moins sûr car trop tributaire des conditions météo. On voit de plus en plus de projets éoliens rejetés car ils ne correspondent pas à ce qu’attendent les concitoyens.
    Pour ces multiples raisons je crois qu’il est plus que nécessaire de garder nos centrales nucléaires en service. Ne rejetons pas non plus le solaire ni l’éolien, mais au nom de principes d’un autre temps ne misons pas tout sur eux et sachons aussi voir leurs faiblesses.
    Arrêtons de fermer des sites nucléaires simplement pour satisfaire à un électorat qui fait de l’arrêt du nucléaire une question de principe mais n’a aucun fondement économique, technique ou de santé.

  •  Laisser les autorités de sûreté compétentes donner leur avis , le 18 novembre 2020 à 14h22

    A quoi sert l autorité de sûreté si on lui préfère l avis du public ignare sur ce sujet compliqué.
    je suis ingénieur en génie atomique.

  •  oui il faut prolonger, le 18 novembre 2020 à 12h23

    Pour avoir exploiter 35 ans des réacteurs, je reste convaincu que ceux-ci sont sûrs. Est ce qu’un avion de plus de 40 ans perd son certificat de vol, non, il vole ; ni les voitures anciennes. et pourtant, elles roulent. Les USA ont prévu actuellement 80 ans, cad le double.

    A vouloir considérer que ce qui est vieux est bon à mettre au rebut est une aberration.
    Quant à continuer à confondre les événements d’un RBMK de type Tchernobyl et un réacteur bouillant comme Fukishima avec nos réacteurs REP pour entretenir les peurs de nos concitoyens est un scandale.
    La sureté est assurée par les exploitants, les concepteurs et l’autorité de sûreté. L’enquête publique est intéressante en soi si elle permet une vraie écoute.

  •  Pour la prolongation, le 18 novembre 2020 à 11h35

    Il faut faire confiance aux ingénieurs de l’autorité de sûreté.
    Au "savoir faire" français dans ce domaine.

  •  l’Energie Nucléaire la lmeilleure pour sauver la planète, le 18 novembre 2020 à 11h33

    Laissons faire l’ASN c’est le meilleur garant de notre protection contre ce que certains appellent les risques de l’industrie nucléaire.

  •  Sans nucléaire, comment peut-on y penser !, le 18 novembre 2020 à 11h06

    Oui l’électricité produite par l’énergie nucléaire est incontournable.
    Le parc nucléaire Français est un des plus sure du monde. Vouloir se passer de cette énergie est aussi fou que de vouloir traverser le désert à pied sans ravitaillement en eau…
    A quand le vaccin pour guérir les rêveurs?

  •  Pour nous sauver, sauvons le climat et prolongeons nos réacteurs, OUI sans aucun doute !, le 18 novembre 2020 à 09h37

    Au moment ou la priorité absolue devrait être la réduction de nos émissions de carbone, l’utilisation d’un parc électronucléaire bas carbone solide, sûr, compétitif est une évidence.
    En ce sens, la fermeture de la centrale de Fessenhein à mi-vie est une gabegie, un gaspillage, une augmentation des émissions polluantes en ouvrant en même temps Datteln 4 en Allemagne.
    La pollution atmosphérique tue des milliers de personnes par an en France.
    Dépolluer et décarboner les usages des transports, du chauffage des habitations et des bâtiments, de l’industrie, de l’agriculture est possible en développant les usages de l’électricité… A condition que son empreinte carbone soit la plus faible possible.
    Les centrales nucléaires sont donc une solution.
    La France est engagée dans un plan de développement à grande échelle de l’hydrogène qui est aujourd’hui issu à 95% de craquage du méthane donc polluant. Il faut le produire à base d’électricité bas carbone !
    Oui il est possible et souhaitable de les prolonger.
    Oui à condition de continuer à les exploiter de façon la plus sûre possible
    Oui à condition de les améliorer en termes de souplesse d’exploitation et de sûreté
    Oui à condition de démarrer l’EPR et d’en construire d’autres
    Oui à condition de l’adosser à un parc hydraulique uni et pilotable et pas dispersé au privé comme le souhaiterai l’Europe ;

  •  Pas de consultation "bidon", le 18 novembre 2020 à 09h36

    Le réexamen de sureté en question nécessite une évaluation de l’ installation nucléaire par des experts de l’exploitant ,contrôlée par l’ASN ,et non un avis "partisan" sans fondement du public .Donc cette consultation ne sert à rien .

  •  Fonctionnement des réacteurs nucléaires français, le 18 novembre 2020 à 09h31

    Prétendre que les réacteurs en fonctionnement en France sont des VIEUX réacteurs est une absurdité. Les réacteurs sont sûrs, produisent une énergie disponible quand c’est nécessaire, ils sont économiques et permettent de disposer d’une énergie propre décarbonée. C’est tout le contraire de ce qui nous est proposé par les écologistes avec leur énergie dites vertes.
    Il faut faire fonctionner nos réacteurs au delà de 60 ans

  •  Prolongeons le fonctionnement de notre parc electronucleaire ! , le 18 novembre 2020 à 09h24

    Je suis favorable à la prolongation du fonctionnement de notre parc electronucleaire jusqu’à 60 à 80 ans selon l’état de santé de chaque réacteur et je fais confiance à notre ASN pour délivrer au cas par cas ces autorisations tous les 10 ans.
    La sûreté en France évolue avec le retour d’expérience et la prise en compte des accidents (TMI, Tchernobyl, Fukushima). Ainsi la sûreté de nos réacteurs se renforce avec les modifications apportées par les exploitants.

    Le fonctionnement de notre parc electronucleaire permet de produire une électricité bas carbone, à un coût compétitif et en toute sûreté. C’est un moyen de production permanent, pilotable aux côtés de l’hydraulique, du solaire et de l’éolien.
    Abandonner le nucléaire serait catastrophique puisqu’il faudrait recourir au gaz, notamment russe, et nous ferait perdre notre indépendance énergétique, en plus de polluer la planète.

    Ne dilapidons pas l’héritage du Général de Gaulle et de Georges Pompidou qui reste un atout majeur pour l’économie française !

  •  Prolonger le fonctionnement de notre parc electronucleaire , le 18 novembre 2020 à 09h21

    Je suis favorable à la prolongation du fonctionnement de notre parc electronucleaire jusqu’à 60 à 80 ans selon l’état de santé de chaque réacteur et je fais confiance à notre ASN pour délivrer au cas par cas ces autorisations tous les 10 ans.
    La sûreté en France évolue avec le retour d’expérience et la prise en compte des accidents (TMI, Tchernobyl, Fukushima). Ainsi la sûreté de nos réacteurs se renforce avec les modifications apportées par les exploitants.
    Le fonctionnement de notre parc electronucleaire permet de produire une électricité bas carbone, à un coût compétitif et en toute sûreté. C’est un moyen de production permanent, pilotable aux côtés de l’hydraulique, du solaire et de l’éolien.
    Abandonner le nucléaire serait catastrophique puisqu’il faudrait recourir au gaz, notamment russe, et nous ferait perdre notre indépendance énergétique, en plus de polluer la planète.
    Ne dilapidons pas l’héritage du Général de Gaulle et de Georges Pompidou qui reste un atout majeur pour l’économie française !

  •  Faire confiance aux techniciens, le 18 novembre 2020 à 09h05

    En attendant que les énergies renouvelables progressent (coût, pollution à la fabrication et à la déconstruction et recyclage), le nucléaire est un passage indispensable. l’expérience malheureuse allemande le prouve.
    Il faut faire confiance aux spécialiste et ne pas céder aux politiques dont les critères de choix restent surprenants (cf Fessenheim et la remise en marche de centrale au charbon).

  •  Oui au prolongement lorsque celui ci est validé par les autorités compétentes. , le 18 novembre 2020 à 07h33

    Bonjour,
    Lorsque l’ASN donne son autorisation à la poursuite d’exploitation d’une centrale, il faut poursuivre celle ci . Car cette autorisation est prise très sérieusement. Et on ne peut se passer d’une source de production decarbonée, concentrée, pilotable pour palier l’intermittence et la variabilité introduites par les Enr Eolien et Solaires
    sur le réseau.