RISQUES TECHNOLOGIQUES
 

Projet de décret complétant la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement

Du 13/11/2020 au 03/12/2020 - 234 commentaires

La présente consultation concerne un projet de décret relatif aux dispositions pour les réexamens des réacteurs électronucléaires au-delà de leur trente-cinquième année de fonctionnement.

Vous pouvez consulter ce projet de texte et faire part de vos observations, via le lien en bas de page « Déposer votre commentaire », du 13 novembre 2020 au 3 décembre 2020.

Le contexte :

En France, les autorisations de création des réacteurs électronucléaires, comme pour toutes les installations nucléaires de base, sont accordées par décret sans limitation de temps. L’exploitant d’une installation nucléaire de base est en revanche soumis à l’obligation de procéder périodiquement au réexamen de son installation, en tenant compte notamment de l’état de l’installation, de l’expérience acquise au cours de l’exploitation, de l’évolution des connaissances et des règles applicables aux installations similaires, conformément à l’article L. 593-18 du code de l’environnement.

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a prévu que, pour les réexamens des réacteurs électronucléaires au-delà de leur trente-cinquième année de fonctionnement, les dispositions proposées par l’exploitant soient soumises, à enquête publique. Cette disposition introduite à l’article L. 593-19 du code de l’environnement vise à permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs électronucléaires au-delà de cette durée.

Ce dispositif législatif s’articule ainsi en deux temps :

  • Dans un premier temps, une enquête publique est organisée après la remise par l’exploitant du rapport de réexamen du réacteur électronucléaire qui prend en compte notamment les résultats de la visite décennales du réacteur afin de permettre au public de se prononcer sur les conditions de la poursuite de son fonctionnement à l’issue du réexamen ;
  • Dans un second temps, il revient à l’exploitant de déposer des demandes d’autorisation auprès de l’ASN (ou le cas échéant de modification de décret) pour la mise en œuvre des dispositions proposées et qui auront fait l’objet de l’enquête publique.

Les objectifs :

Le projet de décret qui fait l’objet de la présente consultation précise les modalités de ce dispositif législatif. Il complète la partie réglementaire du code de l’environnement et crée une sous-section spécifique (1 bis) au sein de la section 9 du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement.

Ce projet de texte permet de :

  • clarifier le processus de réexamen des réacteurs électronucléaires ;
  • préciser la portée et les modalités d’organisation de l’enquête publique et des consultations prévues dans le cadre de ces réexamens au-delà la 35e année de fonctionnement de ces réacteurs.

L’objectif de ce projet de texte est notamment de favoriser la transparence quant à l’ensemble des dispositions mises en œuvre et prévues par l’exploitant dans le cadre de la poursuite de fonctionnement de son installation, et de permettre d’assurer le caractère effectif de la participation du public dans ce dispositif.

Les principales dispositions du projet de texte :

Le projet de texte explicite au niveau réglementaire la possibilité, pour un exploitant de plusieurs réacteurs électronucléaires de conception similaire, de réaliser une partie commune de leur réexamen périodique (correspondant à la phase dite « générique du réexamen »).

Les dispositions proposées prévoient que l’enquête publique soit organisée selon les dispositions de droit commun prévues au Livre 1er du code de l’environnement adaptées par les dispositions nécessaires relatives à la terminologie utilisée, à la composition du dossier d’enquête publique, à la coordination entre l’Autorité de sûreté nucléaire et le préfet qui sera chargé d’organiser l’enquête publique, et aux consultations prévues en parallèle de l’enquête publique.

Outre la description des dispositions proposées par l’exploitant, le projet de texte prévoit ainsi que le dossier mis à l’enquête publique comporte notamment :

  • le rapport comportant les conclusions du réexamen établi par l’exploitant ;
  • une note précisant les coordonnées de l’exploitant, l’objet de l’enquête, les principales dispositions proposées par l’exploitant et les principales raisons pour lesquelles, notamment du point de vue de la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement, elles sont proposées par l’exploitant, ainsi que les principales dispositions prises pour améliorer la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 depuis le précédent réexamen périodique (et donc y compris pendant la visite décennale qui précède le réexamen) ;
  • le bilan des actions de participation du public mises en œuvre dans le cadre de la phase « générique de réexamen » de réacteurs de conception similaire. Ce document permettra au public de juger de la manière dont ses contributions émises pendant la concertation auront été prises en compte et d’assurer ainsi une participation plus effective au processus de réexamen.

Par ailleurs, le projet précise que l’obligation de réaliser une telle enquête publique ne s’applique pas à un réacteur arrêté définitivement au moment du dépôt du rapport de conclusions du réexamen périodique. En effet, il n’y aura pas, dans ce cas, de poursuite du fonctionnement de ce réacteur. L’exploitant d’une installation nucléaire de base en démantèlement reste par ailleurs soumis à l’obligation de réaliser un réexamen périodique de son installation.


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Commentaires
  •  Oui à la prolongation du parc nucléaire uniquement par réexamen périodique de l’ASN et décision de l’exploitant et non par choix politique, par Bencteux Marc , le 19 novembre 2020 à 18h59

    Depuis plus de 40 ans, la sûreté et l’exploitation des centrales nucléaires françaises est pilotée de manière pragmatique sur la base de la conception, de l’exploitation, du retour d’expérience interne à l’exploitant et externe (national et international)et ceci au travers des réexamens de sûreté.
    Cette pratique a fait ses preuves pendant 40 ans et fait que la France peut encore bénéficier d’un parc nucléaire, sûr, fiable, rentabilisé et permettant à notre pays d’émettre très peu de CO² pour la production d’électricité et d’avoir les tarifs parmi les plus bas.
    Pourquoi vouloir, alors que notre pays a une dette abyssale,arrêter cela en fermant (sans raison fondée) des réacteurs déclarés encore "bon pour le service" et ensuite montrer du doigt les centrales nucléaires, qui risquent de générer des coupures, alors que c’est le seul moyen de production pilotable en période d’hiver.

  •  Avis négatif concernant ce projet de décret, par BONNET Thierry , le 19 novembre 2020 à 18h40

    Objectivement il y a déjà des commissions de surveillance sur chaque site nucléaire qui sont systématiquement informées de ce qui s’y passe.
    Demander au public d’avoir un avis sur des dossiers techniques compliqués ne me semble pas un progrès : l’ASN est là pour cela. Avec ce décret on va plus loin en terme de mise en cause de notre démocratie représentative (l’ASN a des prérogatives qui lui ont été données par le parlement), et il y a dérive vers plus de populisme de mon point de vue.
    C’est en plus prendre le risque de donner des tribunes à toutes ces officines essentiellement idéologiques qui dénigrent sans arguments valables le nucléaire (mais il faut du temps et de l’argent pour démonter des infox).
    Pour moi ce décret va à l’encontre du but recherché : redonner confiance dans la filière nucléaire.
    Mon avis est donc négatif.

  •  Pierre Burguburu, par Pierre Burguburu , le 19 novembre 2020 à 18h20

    On sait que les Américains avec le brevet que nous leur avons acheté étudient le processus pour passer de 60 à 80 ans. Nous savons que dans une centrale tous les éléments se changent sauf la cuve.
    Arrêtons de croire aux ENR ; au delà de 30% il y a danger pour l’équilibre du réseau national

  •  Avi du public concernant la poursuite du fonctionnement d’une centrale nucléaire au-dela de 35 ans, par François Wald , le 19 novembre 2020 à 18h17

    Le fonctionnement d’une centrale nucléaire dépend en priorité de l’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et ce n’est pas l’avis du public qui a priorité sur cet avis.
    Le public peut avoir un avis concernant l’effet du fonctionnement de la centrale si ce fonctionnement produit du CO2 et a donc un effet néfaste sur le changement climatique, or le public n’a pas la compétence pour juger de cela. De l’avis des spécialistes le fonctionnement d’une centrale nucléaire ne produit pas de CO2 contrairement à l’avis d’une partie du public qui est systématiquement contre les centrales nucléaires (fake news)
    donc la consultation du public ne conduit à rien !

  •  OUI à une énergie électrique décarbonée et pilotable, par Antonio Tatone , le 19 novembre 2020 à 17h37

    Je ne comprends pas la finalité de ce débat publique. C’est juste l’occasion donnée aux anti-nucléaires de déverser leurs âneries ? Je pensais qu’il y avait déjà en place toutes les modalités pour autoriser tous les 10 ans la poursuite de l’exploitation d’un réacteur nucléaire. Ça c’est le travail et la responsabilité de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et des organismes de surveillance. Je ne vois pas en quoi le public pourrait intervenir dans ce processus d’autorisation. En tout cas mon sentiment est qu’il faut poursuivre le fonctionnement des centrales nucléaires aussi longtemps que possible, dans le respect bien sûr des règles de sécurité et des exigences de l’ASN. La priorité absolue est la réduction des gaz à effet de serre avec le recours à une énergie électrique décarbonée et pilotable.

  •  Pour la poursuite du fonctionnement des réacteurs nucléaires, par Baldo Philippe , le 19 novembre 2020 à 17h31

    Je doute de l’utilité des consultations où il est demandé de se positionner sur des sujets très techniques : de nombreux avis dont les arguments ne sont pas fondés contribuent à jeter le discrédit sur une industrie d’excellence que la France ferait bien de défendre pour ne pas laisser le champ libre aux concurrents (Russie, Chine, USA…).
    On va payer demain très cher un abandon stupide qui a déjà commencé avec Fessenheim, centrale stoppée sur des critères purement électoraux…
    Le nucléaire contribue à l’indépendance énergétique du pays (on n’a ni gaz, ni pétrole, ni charbon).
    Notre nucléaire n’émet quasiment pas de gaz à effet de serre (6 g/KWh).
    Le parc est amorti et contribue à baisser le coût du KWh pour les clients (le nucléaire historique produit à moins de 40 €/MWh).
    Il est plus économique de rénover et d’améliorer nos centrales existantes que de construire de nouvelles installations (environ 50 Milliards€ pour le grand carénage pour 20 ans d’exploitation supplémentaire et une production d’environ 70% de la consommation intérieure d’électricité).
    L’âge d’un réacteur nucléaire n’a rien à voir avec son niveau de sûreté. Au fil des années, nos réacteurs ont intégré de nombreuses modifications et améliorations techniques et de sûreté qui font de notre parc un des meilleurs au monde si ce n’est le meilleur.
    Compte tenu de ces éléments, il est plus que souhaitable de conserver l’intégralité de notre parc nucléaire.
    C’est à l’exploitant et à l’ASN de s’assurer que les critères de sûreté sont respectés.
    C’est à l’exploitant de voir si sa centrale est rentable.
    Tant que la sûreté est au rendez-vous, je suis pour la prolongation d’exploitation par EDF et sous le contrôle de l’ASN de tous les réacteurs concernés.

  •  Le nucléaire est bon pour le climat, par Emilio Raimondo , le 19 novembre 2020 à 17h27

    Pourquoi compliquer les choses, notre parc fonctionne bien, EDF est compétent, l’ASN, indépendante, vérifie et contrôle en permanence. Depuis environ 50 ans que nous exploitons nos centrales nucléaires, la sûreté n’a jamais été mise en défaut grave et le bilan, en termes d’accidents ou d’incident est de loin meilleur que celui des autres industries. Les mêmes réacteurs que les nôtres, aux USA, fonctionnent 60 ans et envisagent même 80 ans. Pourquoi vouloir réduire en France?

  •  Il est utile de prolonger le fonctionnement de nos centrales nucléaires au delà de 40 ans., par Philippe GIROT , le 19 novembre 2020 à 16h59

    La France possède la maîtrise du nucléaire, c’est l’un de ses domaines d’excellence. Les centrales nucléaires sont un atout pour notre pays, son indépendance, son industrie et le climat. Prolonger leur durée de vie au delà de 40 ans est une nécessité pour valoriser nos atouts et c’est un devoir vis à vis du réchauffement climatique. S’en priver serait une faute impardonnable.

  •  Inégalité de traitement, par Maurice MAZIERE , le 19 novembre 2020 à 16h12

    On voit très bien dans ce projet de décret la volonté affichée du MTES de compliquer à l’extrême les procédures pour les réévaluations de sûreté des réacteurs du parc, procédures qui sont déjà parfaitement encadrées et pilotées par l’ASN alors qu’au même moment ce même ministère a pris deux décrets en fin 2018 (décret n° 2018-1054 du 29 novembre 2018 et décret du 24 décembre) qui visent à simplifier le droit et le contentieux applicables aux éoliennes terrestres et pour le second qui veut expérimenter pendant une durée de trois ans la mise en place d’une participation du public par voie électronique en remplacement de l’enquête publique (EP).
    On est donc de manière explicite dans une inégalité de traitement entre l’énergie nucléaire et son système de sûreté (qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années avec les réévaluations décennales) et les énergies renouvelables qui bénéficient de passe droit (participation du public par voie électronique en remplacement de l’enquête publique) alors que ces deux énergies devraient être traitées de la même façon.
    Pour m’être déjà penché sur un dossier de réévaluation de sûreté je ne vois pas du tout ce que la consultation du public à travers une EP va apporter au débat vu la complexité technique des dossiers totalement inaccessible au grand public.
    Bref de la poudre aux yeux pour donner l’impression qu’on fait participer les citoyens alors qu’on essaye de faire taire leur questionnement pour les EnR.

  •  creation d’obstacles supplémentaires pour pénaliser le Nucléaire, par Pierre BARRAU , le 19 novembre 2020 à 16h03

    Les visites décennales sont largement suffisantes pour garantir le niveau de sûreté des centrales.Créer un examen supplémentaire à l’échéance des 35 ans de fonctionnement semble procéder plus de l’introduction de"viscosité" dans les autorisations que de la recherche d’une meilleure sûreté ou acceptation par le public.

  •  Au boulot les écolos..., par Bretaudeau , le 19 novembre 2020 à 15h44

    Facile de dénigrer le nucléaire, mais qui est prêt à se passer d’électricité, car les énergies renouvelable ne pourront jamais remplacer la production du nucléaire, (80% de notre consommation), la solution serait de couper l’électricité aux écolos qui pédaleraient pour recharger les batteries des voitures et des vélos.

  •  Visite décennale des réacteurs, par PERON Jean Yves , le 19 novembre 2020 à 15h37

    Je ne comprends pas ces nouvelles dispositions.

    Les réacteurs ont des visite décennales et c’est à cette occasion que leur fonctionnement est autorisé pour 10 ans supplémentaires sous réserve de corriger tout problème détecté.

    Pourquoi cette enquête au bout de 35 ans ? Pourquoi un débat publique ? C’est bien d’impliquer le public mais quelque fois trop c’est trop. On a une autorité de sureté qui contrôle et vérifie le bon fonctionnement des réacteurs tout au long de leur vie avec des autorisations de fonctionnement renouvelés tous les 10 ans.

    On doit faire des économies. Ce genre de débats ce sont aussi des coûts.

  •  Décret complétant la section 9 du chapitre 3, par René Gilbert , le 19 novembre 2020 à 15h16

    La lecture de ce projet conduit à formuler les remarques suivantes :
    - L’objectif risque naturel ne peut être limité aux seules installation nucléaires, en matière de production d’électricité les centrales au gaz et les barrages devrait être soumis à des exigences identiques car les conditions et l’environnement évoluent notablement au cours du temps (vents, températures, précipitations) qui engendre des risques nouveaux. La même exigence doit s’appliquer à toutes les industries. L’assiette d’application n’est donc pas satisfaisante
    - Pour le nucléaire, choisir 35 ans n’a pas de sens puisque depuis l’origine la période de révision des autorisations était la décennale, comme c’est le cas pour les barrages et pour beaucoup d’industrie.
    - Le certificat d’épreuve après la 3ième décennale ne sera donc plus valable 10 ans. Il y a une incohérence évidente.
    - Par cette disposition la France se démarque de tous les autres pays utilisant le nucléaire. Elle fait planer une doute sur la capacité des scientifiques et de l’industrie Française à concevoir, à exploiter et à apprécier l’état des installation en France, à un moment ou les autres pays sont à des durées de vie de60 ans et même 80 ans. C’est aussi insulter les scientifiques des années 60-70 qui avaient pris des décisions de précautions que l’expérience a permis de compléter.
    - Ce décret ne vise qu’a bloquer la poursuite de production d’électricité par les installation nucléaires et à permettre d’accroître les émissions des gaz à effet de serre, situation qui semble appuyée par les responsables actuels.

  •  Prolongation de la vie de nos réacteurs, par Charruaud Michel , le 19 novembre 2020 à 15h10

    Oui, à cette prolongation les USA,les Belges, etc possèdent des autorisations, pourquoi pas nous ? il faudra entretenir et peut-être
    changer des gros composants,comme déjà réalisé dans certains CNPE.

  •  TIHANGE 1, par paul USEO , le 19 novembre 2020 à 13h50

    Une information : la centrale franco-belge de TIHANGE 1fonctionne sans problème depuis 45 ans (démarrage mars 1975) ce qui est largement au delà de 35 ans

  •  Ajout dans projet de Décret : COM au Public - Autorisation de rejets environnement, par Benjamin D. , le 19 novembre 2020 à 13h37

    En amont d’une enquête Publique ou lors de l’émission du rapport de réexamen, le Public doit être informé de façon plus complète pour améliorer la compréhension du domaine. Entres autres sujets génériques ceux qui me tiennent à cœur, du fait de la déformation de certaines informations dans les débats, sont :
    1- Les coûts exorbitants des maintenances sur les réacteurs sont proportionnels à la quantité d’électricité produite. Exemple : le coût de maintenance d’une éolienne est très largement inférieur à la maintenance d’un réacteur mais sa production en énergie est aussi très largement inférieure. Si on regarde en proportionnalité, la maintenance d’un réacteur est donc bon marché.
    2- Les « vieilles » centrales sont aux normes de sûreté actuelles. Ces normes de sûreté ont évoluées avec le temps et les centrales ont été modifiées en conséquence. Ainsi, nos « vieilles » centrales sont équivalentes aux centrales plus récentes en termes de sureté.
    3- Réaliser une communication simplifiée pour Monsieur et Madame TOUTLEMONDE du dossier de réexamen du réacteur de EDF.

    Environnement et autorisation de rejets :
    1- Pourquoi les autorisations de rejets n’évoluent pas à la baisse ? Les technologies s’améliorent, les bilans environnementaux de EDF indiquent qu’ils respectent leurs autorisations de rejets (chimiques et radiologiques) et qu’ils ne rejettent que quelques dizaines de pourcents de leur autorisation… voir moins. Coté circulation routière, les normes d’émission de polluant diminuent presque tous les ans… Coté exposition radiologique des patients les référentiels dosimétrique pour chaque examen (NDR - Niveau de Référence Diagnostique) diminue chaque année. Mais pas pour les centrales… Pourquoi ? Ce serait tout de même un message fort auprès des populations de dire qu’au vu des résultats des industriels nous pouvons baisser les niveaux max des autorisations de rejets.

    Avis personnel sur le sujet :
    1- Sous réserve de respect par EDF des exigences définies par l’ASN et sous réserve d’un contrôle stricte par l’ASN de l’application de ces exigences par EDF, je suis favorable à la prolongation d’exploitation des réacteurs nucléaires.
    2- J’aimerais retrouver dans le projet de décret et dans le processus de réexamen des réacteurs, un positionnement d’EDF sur une proposition de mise à jour des autorisations de rejets avec des valeurs à la baisse et ce de façon périodique sur plusieurs années.

  •  Le nucléaire doit s’inscrire comme une énergie verte, par HND 50 , le 19 novembre 2020 à 12h09

    Ce projet de décret enfonce des portes ouvertes : EDF, sous contrôle et avec le concours de l’ASN, de l’IRSN, du HCTSN et autres, mène un programme de suivi de la sûreté de ses réacteurs extrêmement sévère. Chaque CNPE rend compte de ses performances à une représentation du public via les CLI. La prise en compte du REX national et international, le ré-examen de sûreté décennal, font que nos installations sont au meilleur niveau de sûreté qui soit, ce qui était le cas de Fessenheim jusqu’au jour où, pour une cause difficile à justifier, sauf pour nos politiques, son coeur a cessé de battre. Il semble que le public a perdu de vue la propreté carbone des centrales nucléaires, formaté qu’il est devenu à force de déclarations hostiles qui se manifestent en priorité dans les médias. Nombreux sont ceux ceux, même en politique, qui clament haut et fort que les EnRi combleront le vide créé par les fermetures de tranches : mais l’Allemagne vient de démarrer 1100 MW en charbon et la France a relancé Saint Avold, charbon également ; tout ça, proche de l’Alsace ! EDF n’a pas pu anticiper sur le renouvellement de son parc, les recherches pour une génération IV ont été abandonnées, alors oui, le parc existant doit être maintenu à niveau pour continuer à fonctionner jusqu’à ce que, pour des raisons impérieuses, une tranche ne soit plus autoriser à repartir, ce qui attendre encore quelques dizaines d’années. Je ne pense que cette démarche de consultation du public soit opportune car les conclusions sont orientées vers ce sur quoi le législateur veut la mener.

  •  Oui aux Outils pilotables de baisse massive du CO2, par BARBEAU , le 19 novembre 2020 à 12h08

    La lutte contre le CO2 est l urgence absolue.
    Le secteur de l Energie est tiré par la demande.
    Il faut des outils pilotables 24/7/365.

    Vu de la planète, il faut aussi que les extractions de minerais.. materiaux... soit optimisées.
    Ainsi que la place occupée en artificialisation.

    De tous ces critères il ressort des faits scientifiques incontestables :
    . Le Nucléaire emet "que" 6 gr CO2 versus nettement plus aux concurrents
    Le Nucléaire a de très loin le plus haute intensité de production au m2 artificialisé.
    Le Nucléaire produit de loin le plus de MWe au m2, au kg des divers matériaux. Beton. Acier. Cuivre. Etc.

    Le parc français est idéal pour la lutte contre le réchauffement
    Le Nucléaire est sûr.
    Le Nucléaire est amorti.
    Le Nucléaire contribue positivement à la balance commerciale
    Le Nucléaire rapporte des milliards
    Le Nucléaire est controlé par des experts ASN. WANO.
    Le Nucleaire contribue positivement a l aménagement des Territoires
    Le Nucleaire offres des milliers d emplois a forte Valeur Ajoutée.

    Bref, il faut prolonger, en confiance, controle et responsabilite, cet Atout ecologique exceptionnel de la France

    Les reacteurs peuvent aisément durer 60, voire 80 années.
    Cf USA. Les reacteurs "cousins".

    Prolonger les reacteurs = retarder la genèse de déchets.
    Stopper prématurément revient à 1 action illégale d obsolescence programmée.

  •  Consultation réacteurs nucléaires, par AUDET , le 19 novembre 2020 à 11h39

    Réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2..pour une planète habitable.
    Réduire la production de CO2, c’est ni charbon, ni pétrole, ni gaz…
    Nous avons besoin d’usages énergétiques orientés vers électricité sans CO2.
    Des transports sur train ou des camions sur une file d’autoroute alimentés par un caténaire avec une réserve de batterie pour la desserte locale.
    Des transports individuels électriques
    Des habitations sur-isolées.
    Les EnR intermittentes doivent être dédiées à la production d’hydrogène ou autre pompage vers des steps quand le vent ou le soleil sont présents. Il faut éviter de perturber le système production/consommation en temps réel
    Promouvoir le chauffe eau solaire par rayonnement sans passer par l’électricité et lancer une campagne de chauffage via les pompes à chaleur.
    Seul le système nucléaire/hydraulique peut sauver la planète. Nous savons traiter les déchets des centrales comme tous les autres produits par les humains.
    Il est déjà trop tard pour agir car la planète se révolte chaque jour un peu plus. Gare au permafrost qui va décupler la nuisance.

  •  Diminuer les rejets de gaz à effet de serre doit être la seule priorité, par Gillette_50 , le 19 novembre 2020 à 11h05

    Nous avons la chance, en France, d’avoir un parc important de réacteurs nucléaires qui nous permet de faire partie des pays les plus respectueux de l’environnement. Ces réacteurs sont contrôlés par une agence nationale , compétente et indépendante, l’ASN, qui nous garantit leur sûreté Il faut rester dans cette dynamique d’autant plus que tous les autres pays qui ont signé l’Accord de Paris, envisagent d’avoir recours à cette source d’énergie. La révision décennale de nos réacteurs nous permet de les prolonger tant que l’ASN l’autorisera. N’oublions pas que, dans des pays du même niveau de compétences techniques et de culture de la sûreté comme les USA ou le Canada, la durée de vie des réacteurs est estimée à 50 voire 60 ans de plus par rapport à ce qu’il ont déjà vécu mais tout ceci sous contrôle. On tient là, la meilleure lutte contre le réchauffement climatique. On ne peut pas être le pays qui a présidé la COP 21 et conduit à l’Accord de Paris et être l’un des seuls à rouvrir ses centrales à charbon comme il le fait actuellement et ceci avec la bénédiction irréaliste des écologiques, même parmi les décideurs parmi lesquels ils se sont glissés !