Projet d’arrêté pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Consultation du 09/07/2026 au 30/07/2026 - 74374 contributions

Note de présentation :

Le projet d’arrêté soumis à la consultation du public est pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.

Introduction :

En application du 2° du I de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, il revient au ministre chargé de la chasse de fixer par un arrêté la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dites « du groupe 2 ».

Il existe trois groupes d’ESOD définis par l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le premier et le troisième groupe concernent respectivement les espèces non indigènes classées sur l’ensemble du territoire métropolitain par un arrêté ministériel pérenne (Le chien viverrin, le vison d’Amérique, le raton laveur, le ragondin, le rat musqué et la bernache du Canada) et une liste complémentaire définie par un arrêté préfectoral annuel (le sanglier, le lapin de garenne et le pigeon ramier).

Selon ce même article, une espèce peut être classée ESOD pour au moins l’un des quatre motifs suivants :

1° Dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ;
2° Pour assurer la protection de la flore et de la faune ;
3° Pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ;
4° Pour prévenir les dommages importants à d’autres formes de propriété. Le 4° ne s’applique pas aux espèces d’oiseaux.

La liste des ESOD du groupe 2 est fixée pour 3 ans par arrêté ministériel (courant du 1er juillet de la première année au 30 juin de la troisième année). Cet arrêté ministériel est pris sur proposition des préfets de département après avis de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) réunie en formation spécialisée sur les ESOD.

Une note technique datée du 8 septembre 2025 a été diffusée aux directions départementales des territoires et de la mer) en vue de l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) du deuxième groupe.

Contexte :

Le précédent arrêté triennal du 3 août 2023 établissant la liste des ESOD du groupe 2 est arrivé à son terme le 1er juillet et doit, à ce titre, être renouvelé à compter de l’entrée en vigueur du présent projet d’arrêté. Il s’agit de la cinquième période de renouvellement des ESOD du 2e groupe : 2012-2015, 2015-2019, 2019-2023, 2023-2026, 2026-2029.

Il n’existe pas de liste prédéterminée d’espèces pouvant être classées ESOD dans le groupe 2, cependant seules des espèces chassables peuvent l’être.

La situation du putois et de la martre des pins a toutefois évolué ces dernières années suite à plusieurs décisions du Conseil d’État.

• S’agissant du putois, celui-ci a été retiré de la liste des ESOD du groupe 2 par la décision n° 432485 du 7 juillet 2021. Cette décision a été confirmée en 2025 par la décision n° 488730 du 7 juillet 2025.

• S’agissant de la martre des pins, cette espèce a été retirée de la liste des ESOD du groupe 2 par une décision n° 480617 du 13 mai 2025. Ces retraits résultent du non-respect des exigences de la directive « Habitats, faune, flore », notamment en raison de l’absence de données de suivi de l’espèce.

Le classement n’a pas pour but d’éradiquer les espèces concernées, qui jouent un rôle important dans leur écosystème, mais de prévenir et de réduire les dégâts que certains individus peuvent occasionner localement, notamment lorsqu’ils provoquent des perturbations des écosystèmes, des dommages aux activités agricoles ou des atteintes aux propriétés privées.

Lorsqu’une espèce est classée ESOD, les modalités et périodes de destruction sont renforcées, permettant notamment sa destruction à tir ou par piégeage en dehors des périodes d’ouvertures de la chasse, pour la protection des intérêts ayant conduit à son classement (ex : classement du renard pour la protection des élevages avicoles).

Le projet d’arrêté précise les modes de prélèvement autorisés pour chaque espèce et, en annexe, la liste des espèces classées dans chaque département : ce classement peut être partiel et limité à une partie du département, notamment à certains cantons ou à certaines communes, ou peut se porter sur l’ensemble du département.

Le classement d’une espèce dans la catégorie des ESOD du groupe 2 peut se justifier selon deux critères, rappelés par le Conseil d’Etat dans l’ensemble de ses décisions sur ce sujet :

-  Le premier critère dispose que l’espèce porte atteinte de façon significative à l’un des quatre motifs de l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le seuil de montant de dégâts au-delà duquel il est établi que l’atteinte est significative est apprécié à environ 10 000 € sur la période de triennal par le Conseil d’État.

-  Le second critère est une condition cumulative : l’espèce est répandue de façon significative et, compte tenu des caractéristiques géographiques, économiques et humaines du département, sa présence est susceptible de porter atteintes aux intérêts protégés par l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le seuil d’abondance à partir duquel il est établi que l’espèce est répandue de façon significative dans le territoire est apprécié à environ 500 prélèvements par an par le Conseil d’État.

L’analyse des demandes de classement a conduit à porter une attention particulière à l’état de conservation des espèces concernées, celui-ci constituant un élément d’appréciation au regard des exigences issues du droit applicable et de la jurisprudence. Cette analyse a été réalisée à partir des données disponibles issues des dispositifs nationaux de suivi, des derniers rapportages scientifiques, ainsi que des évaluations de référence, notamment les listes rouges établies aux différentes échelles pertinentes, permettant une appréciation particulière de la situation des espèces selon les territoires.

À ce titre, s’agissant de la martre des pins, et dans le prolongement de la décision du Conseil d’État n° 480617 du 13 mai 2025, les éléments de suivi ont été actualisés, notamment au regard du dernier rapportage réalisé au titre de la directive « Habitats, faune, flore ». Ceux-ci font apparaître un état de conservation favorable de l’espèce à l’échelle des grands domaines biogéographiques. Dans ce contexte, il en résulte que le classement de la martre des pins est retenu dans quatorze départements répondant aux critères dégagés par la jurisprudence récente, conciliant ainsi la prise en compte de son état de conservation favorable avec la nécessité de prévenir et limiter localement les atteintes significatives constatées.

S’agissant du corbeau freux, les éléments relatifs à son état de conservation mettent en évidence une situation hétérogène selon les territoires et les sources de données mobilisées. Les dispositifs nationaux de suivi, notamment le STOC (suivi temporel des oiseaux communs), ainsi que les rapportages les plus récents, font apparaître des tendances de déclin dans certaines régions, sans que celles-ci puissent être considérées comme homogènes à l’échelle nationale. Les évaluations issues des listes rouges disponibles classent l’espèce en « préoccupation mineure » à l’échelle nationale, tandis qu’un statut de vulnérabilité est retenu à l’échelle européenne.

Contenu du texte :

L’article 1 précise que la liste des ESOD est présentée département par département, en annexe du projet d’arrêté.

L’article 2 présente les modalités et les périodes de destruction des espèces habituellement classées ESOD. Toutes les espèces peuvent être détruites à tir ou par piégeage, hormis le renard qui peut également être déterré.

L’article 3 autorise la destruction des animaux classés ESOD au moyen de rapaces utilisés pour la chasse au vol, sous réserve du respect des dispositions réglementaires applicables.

L’article 4 prévoit que par dérogation à l’article 2, des conditions limitatives de destruction peuvent être précisées en annexe. En effet, dans leur demande, certains préfets ont souhaité limiter les modalités de destruction autorisées pour une ou plusieurs espèces dans leur département.

L’article 5 précise qu’en cas de capture accidentelle d’un animal non classé ESOD, celui-ci doit être immédiatement relâché.

L’article 6 abroge l’arrêté du 3 août 2023.

L’article 7 précise que les préfets de départements sont chargés de l’exécution de l’arrêté.

Consultations obligatoires :

Le projet d’arrêté, ayant une incidence directe sur l’exercice de la chasse, a été soumis pour avis au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage conformément à l’article L. 421-1 A du code de l’environnement, lequel a rendu son avis le 12 mai dernier.

Le projet d’arrêté présente un impact sur l’environnement et nécessite à ce titre une consultation du public conformément aux dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement.

Pour la bonne prise en compte de votre avis veuillez faire apparaitre le mot « favorable » ou « défavorable » dans le titre de votre contribution.

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 13 juillet 2026 à 16h43
    Le classement ESOD ne tient pas compte des études scientifiques montrant, d’une part, le rôle écosystémique des espèces classées à détruire, et d’autre part l’inutilité et le coût largement supérieur des destructions par rapport au montant des dégâts. Les méthodes alternatives ne sont pas développées sérieusement et le montant des dégâts non vérifié ou invérifiable.
  •  avis DEFAVORABLE, le 13 juillet 2026 à 16h42

    Je suis totalement opposé à ce projet d’arrêté d’un autre temps. La France vie une grave sécheresse, canicule, des feux se déclarent à des endroits où l’on n’a jamais vu cela et la biodiversité va payer un lourd tribu du fait de l’homme et son inconséquence. Mais malgré cela, on va continuer à aller chasser des animaux dits nuisibles (pardon, ’susceptibles d’occasionnés des dégâts’) sans base fondée. Ce type d’arrêté est régulièrement condamnée par la justice mais on continue. Un rapport de parangonnage de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) daté de février 2025 recommande de « faire évoluer la réglementation nationale en s’inspirant des bonnes pratiques observées à l’étranger ». Outre la suppression de l’arrêté triennal des ESOD, le rapport préconise d’adopter une approche plus pragmatique et localisée des conflits, en commençant par la prévention (mesures de protection) puis en encourageant les solutions alternatives à l’abattage systématique. Autre alerte émise par l’IGEDD : l’effet contre-productif des destructions généralisées, qui peuvent provoquer des déséquilibres au sein des écosystèmes naturels déjà fonctionnels (relation proie-prédateur, notamment). Par ailleurs, les experts du MNHN alertent aussi sur l’aberration économique du régime de destruction des ESOD : on tue des animaux parce qu’ils génèrent une perte de revenus pour les agriculteurs, or les scientifiques estiment que leur destruction peut, au final, leur coûter jusqu’à 8 fois plus cher !

    Je m’oppose donc fermement et de manière générale à la destruction illimitée d’espèces animales autochtones. En plus d’être inutiles, ces abattages portent atteinte aux équilibres écosystémiques et sont à l’origine de souffrances eu égard aux modes d’abattage et aux périodes d’abattage autorisées (pièges non sélectifs et mutilants, déterrage pour le renard, abattage en période d’élevage des jeunes, etc.).

    Concernant ce projet d’arrêté en particulier, je demande a minima :

    l’interdiction du déterrage du renard à l’échelle nationale ;

    la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes les espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines ;

    une refonte de la procédure de classement qui est une instruction à charge menée par les chasseurs, basée sur des données qui sont invérifiables ;

    l’interdiction de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,

    la mise en œuvre obligatoire de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,

    un zonage par espèce prenant en compte les dégâts constatés et la présence d’exploitations agricoles, et l’interdiction de tuer ces espèces en dehors des activités sensibles à leur présence.

    Au 21ème siècle, en pleine crise écologique, merci d’écouter enfin la voix des citoyens et des scientifiques pour trouver des solutions adaptées…

  •  Mme Martine Rouillard , le 13 juillet 2026 à 16h42
    Tous les arguments avancés sont dénués de preuves scientifiques mais dans la lignée des grands choix de cette république autoritaire, le non respect du vivant. Il faut arrêter ces massacres.
  •  Avis défavorable , le 13 juillet 2026 à 16h42
    Arrêtons le massacre. Ces animaux font partie de notre nature que nous devrions protéger. Exemple du renard qui est un prédateur des rongeurs qui pullulent dans nos campagnes.
  •  Evelyne Masson, le 13 juillet 2026 à 16h41
    STOP ! Arrêtez ces massacres, notre biodiversité est malade en raison de nos comportements, cessez de vous en prendre à elle ! Foutez la paix à la nature, elle est tout à fait apte à s’autoréguler.
  •  Avis défavorable : Permettre la destruction illimitée d’une espèce sauvage indigène, sur l’ensemble du territoire d’un département, est une folie qui n’est appliquée dans aucun autre pays de l’UE…, le 13 juillet 2026 à 16h41

    Je suis opposé à la destruction sans frein d’espèces animales indigènes.

    D’une cruauté inepte, ces abattages aberrants portent gravement atteinte aux équilibres écosystémiques et causent de terribles souffrances tant par les modes d’abattage que les périodes d’abattage autorisés (pièges non sélectifs, mutilants, déterrage pour le renard, abattage en période d’élevage des jeunes, etc.).

    Pour ce projet notamment, il convient à tout le moins de procéder à :

    l’interdiction du déterrage du renard à l’échelle nationale ;

    la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes les espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines ;

    la refonte de la procédure de classement qui est une instruction exclusivement à charge menée par les chasseurs, basée sur des données qui sont invérifiables ;

    l’interdiction de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,

    la mise en œuvre obligatoire de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,

    un zonage par espèce prenant en compte les dégâts constatés et la présence d’exploitations agricoles, et l’interdiction de tuer ces espèces en dehors des activités sensibles à leur présence.

    JE SOUSCRIT À L’ESSENTIEL DES ARGUMENTS DE L’ASPAS ET AUTRES INSTITUTIONS COMPÉTENTES CITÉES CI APRÈS :
    CES DESTRUCTIONS SONT FORTEMENT CRITIQUÉES PAR LES SCIENTIFIQUES
    Commandé par le ministère de la Transition écologique, un rapport de parangonnage de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) daté de février 2025 recommande de « faire évoluer la réglementation nationale en s’inspirant des bonnes pratiques observées à l’étranger ». Outre la suppression de l’arrêté triennal des ESOD, le rapport préconise d’adopter une approche plus pragmatique et localisée des conflits, en commençant par la prévention (mesures de protection) puis en encourageant les solutions alternatives à l’abattage systématique. Autre alerte émise par l’IGEDD : l’effet contre-productif des destructions généralisées, qui peuvent provoquer des déséquilibres au sein des écosystèmes naturels déjà fonctionnels (relation proie-prédateur, notamment).

    Également consulté par le Ministère, le Muséum d’Histoire Naturelle recommande lui aussi d’abandonner la réglementation ESOD en estimant, dans une étude publiée le 9 mars 2026, qu’ « il n’existe […] aucune preuve d’un quelconque bénéfice à détruire massivement les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, d’autant que ces destructions réduisent les services que ces espèces rendent à nos sociétés, notamment à l’agriculture et la foresterie, comme la prédation des rongeurs et la dispersion des graines ». Les experts alertent aussi – et c’est une première – sur l’aberration économique du régime de destruction des ESOD : on tue des animaux parce qu’ils génèrent une perte de revenus pour les agriculteurs, or les scientifiques estiment que leur destruction peut, au final, leur coûter jusqu’à 8 fois plus cher !

    Autre rapport très critique de la réglementation ESOD, celui de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), publié début 2024, commandé par l’ASPAS et la LPO. Pour ses auteurs, non seulement le classement d’une espèce en ESOD est réducteur, anthropocentré et n’a aucune justification scientifique, mais il ne prend pas en compte le rôle de cette espèce dans le fonctionnement des écosystèmes naturels, notamment sa relation écologique avec les autres espèces.

    UNE REVISION EFFECTIVE DE NOTRE RAPPORT À LA FAUNE COMMUNE
    Si la notion de «  nuisible  » a enfin définitivement disparu de nos textes en 2018, ce projet démontre que dans les faits, rien n’a changé. Ce projet reprend mot pour mot les termes des arrêtés qui le précèdent et qu’il est censé remplacer : les abattages pourront continuer avec les mêmes méthodes dans quasiment peu ou prou les mêmes départements. Naturellement présentes dans le milieu naturel, ces espèces participent aux équilibres des écosystèmes, et sont bénéfiques aux activités humaines en prédatant d’autres espèces animales ou en disséminant des végétaux. Pour la plupart, elles jouent un rôle de police sanitaire en débarrassant la nature de cadavres d’animaux, évitant ainsi la propagation de maladies.

    CES MODES DE DESTRUCTION SONT BARBARES, NON SÉLECTIFS, AUX CONSÉQUENCES NON CONTRÔLÉES
    Ce projet d’arrêté continue à autoriser le piégeage de l’ensemble des espèces toute l’année, leur tir, ainsi que le déterrage du renard, même si les préfets ont, depuis l’arrêté précédent, possibilité de limiter l’un ou l’autre de ces modes de destruction. Or les pièges tuants, qui provoquent la mort de l’animal dès sa capture ou après de longues minutes de souffrance, sont toujours autorisés en France malgré les risques que cela fait courir aux espèces non ciblées, potentiellement protégées, et aux animaux domestiques.
    Le déterrage, quant à lui, engendre des heures de souffrances pour le renard traqué, et pour sa portée lorsque le déterrage a lieu en pleine période d’élevage des jeunes. Ces pratiques barbares et non sélectives devraient être partout interdites.

    En outre, les destructions induisent nécessairement une réponse comportementale des animaux visés : ceux-ci peuvent se déplacer, adapter leur fécondité ou encore laisser une place libre que d’autres animaux vont rapidement occuper. Ces réponses rendent les destructions inutiles, voire contre-productives (propagation de maladies du fait du déplacement d’animaux porteurs d’un germe fuyant les destructions, élevage des jeunes rendu plus facile du fait de la libération d’un territoire, etc.). Les pouvoirs publics, conseillés par le monde cynégétique, continuent d’appliquer des méthodes d’apprenti-sorcier, sources de grande souffrance, sans en étudier les conséquences sur le comportement des animaux.

    DES PRÉDATEURS NATURELS TUÉS POUR SATISFAIRE LE SEUL PLAISIR DES CHASSEURS
    L’ASPAS l’a longtemps dénoncé, et certains tribunaux l’ont même sanctionné. Pourtant, aujourd’hui, le Ministère continue de l’assumer et l’écrit noir sur blanc : les prédateurs naturels peuvent être tués pour protéger le gibier des chasseurs. Cet arrêté prévoit en effet que renard, pie bavarde, martre, fouine et belette peuvent être tués à proximité des enclos destinés aux lâchers de gibier et dans les territoires où les chasseurs mènent des actions pour favoriser leur gibier préféré. Autant de zones dans lesquelles nos prédateurs naturels sont inévitablement attirés par une nourriture abondante et facilement accessible car peu habituée à la vie sauvage. Un simple loisir, qui plus est aussi funeste que la chasse, ne devrait pas primer sur la préservation de notre patrimoine naturel.

    PROTÉGER LES ACTIVITÉS PLUTÔT QUE DÉTRUIRE UNE ESPÈCE ANIMALE
    Les mustélidés peuvent être piégés uniquement à proximité de certaines activités, mais tirés en tout lieu. Avant le 31 mars, les renards peuvent être tirés partout, mais ensuite seulement sur les terrains consacrés à l’élevage avicole. L’étourneau sansonnet peut être tiré uniquement près de certaines cultures, mais être piégé partout. Le geai des chênes peut être piégé dans les vergers et vignobles mais tiré partout, etc. Hormis la pie bavarde qui ne peut être tuée qu’à proximité de certaines activités quel que soit le mode de destruction choisi, les espèces peuvent être détruites indépendamment des activités à protéger, même dans des lieux où aucun dégât n’a été causé, et même dans des lieux où aucun dégât n’est susceptible d’être causé. L’objectif est donc de détruire un spécimen de l’espèce parce qu’il appartient à cette espèce, et non de trouver une solution à un problème posé par la présence de cet individu. Il est temps de recentrer les réflexions sur les moyens techniques à développer pour protéger efficacement et dans la durée certaines activités, plutôt que de privilégier le recours au fusil, facile mais inutile et dénué de toute éthique.

    DES MÉTHODES ALTERNATIVES OBLIGATOIRES MAIS INCONTRÔLABLES
    Les oiseaux sont protégés par la directive «  Oiseaux  », la martre par la directive «  Habitats  ». À ce titre, leur destruction ne peut être autorisée qu’après recherche, étude et mise en œuvre infructueuse de méthodes alternatives qui permettraient de protéger les activités humaines. Pourtant, ce projet d’arrêté n’impose pas que la réalité de cette mise en œuvre soit constatée par une personne indépendante, laissant à chacun la responsabilité de respecter les dispositions européennes… Or la difficulté d’initier ces alternatives et la facilité de recourir aux armes n’incitent pas les acteurs à préférer la méthode douce, pourtant plus efficace et plus pérenne que la destruction.

    CAMPAGNOLS : UNE LUTTE NATURELLE RECONNUE MAIS NON GÉNÉRALISÉE
    Ce projet entérine une fois de plus l’interdiction de tuer des renards et des mustélidés dans les zones où sont mises en œuvre des luttes chimiques contre les campagnols, reconnaissant ainsi le rôle d’auxiliaire que peuvent jouer ces petits prédateurs. Cependant, la lutte chimique est toujours de rigueur, ce qui présente le problème de l’utilisation de substances nocives en pleine nature et favorise l’ingestion de poisons par les prédateurs de campagnols. En outre, lutte naturelle et lutte chimique coexistent alors que la lutte naturelle est bien plus efficace en amont des pics de pullulation, soit avant que la lutte chimique ne soit engagée.

    LE RENARD, UNE ESPÈCE INJUSTEMENT CLASSÉE PARTOUT EN FRANCE
    Le renard est à nouveau classé ESOD presque partout en France… Pourtant, cette espèce joue un rôle utile sur les populations de certains micromammifères et contre la propagation de maladies en éliminant cadavres et animaux malades. Les dégâts causés aux poulaillers interviennent en général sur des installations qui ne sont pas correctement protégées ou même complètement vétustes, et ne justifient pas le classement du renard dans la majorité des départements français. Le tort réel de cette espèce prédatrice et opportuniste est de s’attaquer un peu trop souvent au gibier des chasseurs, qui voient en elle une concurrente insupportable.

  •  Défavorable , le 13 juillet 2026 à 16h41
    En ces temps difficiles de canicule, la mortalité des animaux va augmenter. Point n est la peine d en rajouter. Habitant à la campagne, je ne vois jamais tous ces animaux que vous souhaitez éliminer. Je ne pense pas que les corbeaux soient notre menace la plus importante. Ils sont très utiles pour nettoyer la nature. Nous devrions peut être attendre avant d éliminer des animaux qui eux aussi souffrent du changement climatique.
  •  ESOD, le 13 juillet 2026 à 16h41
    Je suis contre le classement de quelque espèce que ce soit en ESOD, sauf quelques humains… Le geai, pour ne parler que de lui, permet à des miliers de chênes d’exister…
  •  Contre , le 13 juillet 2026 à 16h41
    Je suis contre cet arrêté !
  •  DEFAVORABLE, le 13 juillet 2026 à 16h40

    Avis DEFAVORABLE
    Pour rappel :
    Environ 30 millions d’animaux sont abattus chaque année en France par les chasseurs, 3500 animaux par heure, soit à peu près 60 animaux.
    95 % de ces animaux n’ont PAS besoin d’être régulés.
    8 Français sur 10 se sont prononcés en faveur de l’institution d’un jour sans chasse lors d’un sondage réalisé en 2022. Jour et parfois même jourS déjà existants chez nos voisins européens (Angleterre, Pays de Galle, Pays-Bas, Portugal, Espagne…)
    70 % des personnes interrogées affirment ne pas se sentir en sécurité quand elles se promènent en forêt contre 50 % en 2009
    74% des personnes vivant à la campagne disent craindre les chasseurs
    Environ 960 000 chasseurs en France
    et… 15 millions de randonneurs, des familles qui se promènent, sans compter les naturalistes, scolaires, photographes, artistes…

    NON à ces décisions qui vont complètement à l’encontre des impératifs qui sont aujourd’hui majeurs et qui nous concernent tous : préserver la biodiversité dans les écosystèmes, dont l’être humain n’est qu’un infime élément.
    L’urgence est bien de nous reconnecter avec la nature et de mieux la comprendre pour mieux la préserver et donc aussi préserver notre avenir.

    Les chasseurs ne sont pas des écologues ni des naturalistes professionnels et pourtant ils ont voix au chapitre dans toutes les instances de régulation. Cela doit changer.
    Il est du devoir de l’ETAT français de se poser les bonnes questions et de permettre que des voix compétentes soient sollicitées et inclues de façon pérenne dans les instances décisionnelles.

  •  Contre cet arrêté , le 13 juillet 2026 à 16h40
    Les canicules, manque d eau et de nourriture s en occupe déjà, j en suis témoin (ile d Oléron)en croisant des renards chétifs et vides d énergie pour chasser de malheureux lapins qu ils n y a même plus ! Faites confiance à Mère Nature , elle régule , n aggravons pas le peu d équilibre écologique qu il nous reste . Merci par avance pour votre bonne compréhension.
  •  Favorable , le 13 juillet 2026 à 16h40
    Oui à la liste des ESOD
  •  Defavorable, le 13 juillet 2026 à 16h39
    Il n y a pas de "nuisibles" laissez les tranquille !
  •  Avis favorable , le 13 juillet 2026 à 16h39
    Toutes les personnes qui mettent un avis défavorable, ils sont où quand il s’agit de trouver des explications sur la disparition de la perdrix grise. Quelle solution apportez vous??? Par contre quand il y a trop de sanglier qui labourent votre jardin c’est encore de la faute des chasseurs. Donc accordé vos violons, on ne peut pas tout avoir. Je regarde par ma fenêtre, plus un pinson du nord,plus de mésange, plus de verdier, mais ça c’est sûrement encore les chasseurs qui prélève de trop !!! Ahah. Vous me faites bien rire. Je pense que vous vous trompez de combat, nous aurions tout a y gagner de chercher et combattre ce qui fait disparaître notre belle faune. Au final sûrement l’humain à la tête de se désastre, mais plus que tout le FRIC !!!. .
  •  Très favorable , le 13 juillet 2026 à 16h39
    Une régularisation s impose en fonction des territoires et en respectant les zones protégées. Mais je suis pour afin d éviter des soucis sanitaires
  •  AVIS DEFAVORABLE !!!, le 13 juillet 2026 à 16h39
    Mais qu’est ce qu’il faut qu’il se passe pour que ces messieurs en costume comprennent qu’ils détruisent tout ….. C’est d’une tristesse ! Depuis 50 ans, des scientifiques tirent toutes les sonnettes d’alarme pour l’écologie, la biodiversité, la faune, les océans … ils continuent et personne ne les écoute ! Une poignée de personnes décide de nous empoisonner à coup de pesticides qu’ils essayent de faire encore passer de façon dissimulée avec DUPLOMB 3, de pollution en tout genre et nous, quelques millions de citoyens n’aurions pas le droit de dire NON, STOP ! Mais qui décide vraiment … Il ne faudrait pas oublier ce qu’on va fêter demain 14 juillet (révolution du peuple contre le régime)… Nous avons le pouvoir de dire STOP à toutes ces aberrations !
  •  Avis défavorable , le 13 juillet 2026 à 16h38
    Je suis totalement opposée à ce classement et à la destruction d’espèces dites nuisibles.
  •  Avis défavorable , le 13 juillet 2026 à 16h38
    Arrêtons la mortalité inutile et trouvons des solutions intelligentes liant protection et respect de la biodiversité ainsi que les activités humaine Pourquoi détruire quand on peut contourner le problème et créer de nouvelles manières de faire
  •  Avis Défavorable , le 13 juillet 2026 à 16h38
    La nature est déjà suffisamment en danger avec les conditions climatiques actuelles.
  •  Avis défavorable., le 13 juillet 2026 à 16h38
    Le corbeau freux doit continuer à paraître dans les ESOD dans le département de la Mayenne afin de pouvoir réaliser une protection des cultures efficaces.