Projet d’arrêté portant modification de l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection (Grand tétras)

Consultation du 15/07/2026 au 04/08/2026 - 7058 contributions

Introduction :

Le Grand tétras (Tetrao urogallus) est un oiseau sédentaire qui figure parmi les espèces énumérées à la partie B de l’annexe II de la directive du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages et est mentionné dans l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée. En vertu de l’article D. 425-20-1 du code de l’environnement, le Grand tétras est soumis, depuis la saison cynégétique 2021-2022, au régime de la gestion adaptative des espèces. Il devra donc être supprimé du 1° de l’article D. 425-20-1 du code de l’environnement.

En l’espèce, le projet d’arrêté propose de modifier l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection afin d’ajouter cette espèce.

Ce projet d’arrêté va donc plus loin, en termes de protection des espèces concernées, que le moratoire préconisé par le Conseil d’Etat en 2022 pour le grand tétras et qui expirera le 18 septembre 2027.

Contexte :

Par une décision du 1er juin 2022, le Conseil d’Etat a enjoint le ministre chargé de la chasse de prendre un arrêté suspendant la chasse du Grand tétras sur l’ensemble du territoire métropolitain de la France pour une durée de cinq ans. Cette décision a été prise eu égard à la gravité de la situation de cette espèce, en mauvais état de conservation, afin de respecter les obligations qui découlent des objectifs de la directive 2009/147/CE concernant la conservation des oiseaux sauvages.

Pour la saison de chasse 2021-2022, la chasse du grand tétras n’a été autorisée dans aucun des six départements concernés. En effet, les arrêtés préfectoraux correspondants avaient fixé à zéro le quota des prélèvements autorisés. Cependant, le Conseil d’Etat a estimé que les mesures prises localement par les préfets dans le cadre de la gestion adaptative pour la saison cynégétique 2021-2022 n’avaient « par leur portée et leur durée, pas le même effet que la mesure de suspension susceptible d’être prise par le ministre chargé de la chasse sur le fondement de l’article R.424-14 du code de l’environnement ».

Le Conseil d’Etat avait indiqué que : « compte tenu de la situation de l’espèce et dans l’attente d’éventuelles données nouvelles sur l’évolution de son état de conservation, il s’avère que la chasse du Grand tétras n’est pas compatible avec le maintien de l’espèce et qu’il est nécessaire de la suspendre sur l’ensemble du territoire métropolitain de la France pendant une durée suffisante pour permettre la reconstitution de l’espèce dans les différents sites de son aire de distribution ».

Le Conseil d’État avait précisé toutefois que : « Une telle mesure pourra, le cas échéant, être abrogée avant son terme si de nouvelles données rendent compte d’une évolution suffisamment favorable de l’état de conservation du Grand tétras. ».

Il avait été donc proposé, en application de l’article R. 424-14 du code de l’environnement, de suspendre par arrêté ministériel la chasse du Grand tétras sur l’ensemble du territoire métropolitain pour une durée de cinq ans à compter de son entrée en vigueur. L’arrêté du 1er septembre 2022 suspendant la chasse du Grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans avait tiré les conséquences de cette décision (cet arrêté était entré en vigueur le 18 septembre 2022).

Il est à préciser également que le Grand tétras est déjà protégé dans l’Est de la France (anciennes régions Alsace, Franche-Comté, Lorraine et Rhône-Alpes). Cette protection ne s’étend toutefois à l’ensemble du territoire.
L’espèce bénéficie également d’une stratégie nationale de conservation, déclinée dans les Pyrénées par l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM), associant l’ensemble des parties prenantes (État, Office national des forêts, Office français de la biodiversité, collectivités, acteurs pastoraux, stations de ski, fédérations de chasse, associations, etc.). Une nouvelle stratégie est actuellement en cours de rédaction.

Contenu du texte :

L’article 1er du projet d’arrêté modifie l’article 3 de l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection. Dorénavant, l’article 3 comportera, à côté du lagopède alpin, l’espèce suivante :
« Phasianidés (Galliformes)
«  Grand tétras (Tetrao urogallus).

En outre, l’article 2 du projet d’arrêté précise, par coordination, que l’article 2 de l’arrêté du 29 octobre 2009 relatif à la protection et à la commercialisation de certaines espèces d’oiseaux sur le territoire national est abrogé.

Cet article 2 de l’arrêté du 29 octobre 2009 relatif à la protection et à la commercialisation de certaines espèces d’oiseaux sur le territoire national prévoyait une protection spéciale du Grand tétras sur le territoire des régions Alsace, Franche-Comté, Lorraine et Rhône-Alpes.

L’article 3 procède au retrait du Grand tétras de la liste espèces chassables.

L’article 4 abroge l’arrêté du 1er septembre 2022 suspendant la chasse du Grand tétras en France métropolitaine pour une durée de cinq ans.

Consultations obligatoires :

Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, lors de sa séance dématérialisée du 18 avril 2026, a émis un avis majoritairement défavorable (58,62 %) sur les projets de texte du Gouvernement et notamment sur le retrait du Grand tétras de la liste des espèces dont la chasse est autorisée.

Le projet d’arrêté nécessite également un examen par le Conseil national de protection de la nature, qui a rendu le 8 juillet 2026 un avis favorable à l’unanimité. L’avis sera joint à la consultation du public lorsqu’il sera disponible.

Le texte présente également un d’impact sur l’environnement et nécessite donc à ce titre une consultation du public conformément aux dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement.

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Commentaires

  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 17h27
    Il faut que des personnes s occupent de l’aménagement des territoires et trouver un compromis entre le tir possible ou non. Bref il ne sert à rien que des technocrates règlent le problème en fermant purement et simplement par simplicité.
  •  Avis favorable, le 16 juillet 2026 à 17h22
    Le déclin du Grand tétras semble inexorable. Quelles que soient les causes du déclin, il n’est pas acceptable de continuer à tirer sur espèce en voie d’extinction en France. L’association Vétérinaires pour la biodiversité est favorable à ce projet classement en espèce protégée.
  •  Projet grand tetras, le 16 juillet 2026 à 17h22
    Avis défavorable des qu ́on classe un oiseau non chassable il disparaît .
  •  avis défavorable, le 16 juillet 2026 à 17h20
    Une fois de plus ce sont des gens incultes en la matière qui veulent décider à la place de ceux qui sont sur le terrain. Les premiers gestionnaires en matière de chasse sont les chasseurs et ils n’ont pas attendu après les constations de technocrates pour suspendre la chasse au grand tétras et ce depuis plusieurs années, tout en cherchant à solutionner les véritables causes des baisses de population qui ne sont pas les chasseurs qui respectent cet oiseau. Il n’y a pas besoin de le classer en espèce protégée pour le protéger, par contre je pense qu’il faudrait interdire au tourisme certaine zones afin de ne pas déranger cet oiseau emblématique.
  •  Avis défavorable, le 16 juillet 2026 à 17h18

    1. Le Gouvernement va bien au-delà de ce qu’exige la protection de l’espèce et méconnaît le principe de gestion adaptative :
    - Le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier constitue un choix politique qui dépasse très largement ce qui est nécessaire pour assurer sa conservation.
    - Aujourd’hui, le grand tétras n’est déjà plus chassé sur l’ensemble du territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.
    - Dans sa décision du 1er juin 2022 (CE, 1er juin 2022, n° 453232), le Conseil d’État n’a jamais demandé le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier, ni son classement parmi les espèces protégées.
    - Au contraire, le même jour, dans une autre décision (CE, 1er juin 2022, n° 445616), le Conseil d’État a expressément validé le principe de la gestion adaptative, instauré par la loi du 24 juillet 2019.
    Ce dispositif repose sur une idée simple : les modalités de gestion d’une espèce doivent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.
    Il ressort de cette jurisprudence que, lorsqu’un doute subsiste sur l’état de conservation d’une espèce, la réponse appropriée consiste à suspendre temporairement les prélèvements afin de poursuivre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques, et non à retirer définitivement l’espèce de la liste des espèces de gibier ou à lui conférer un statut de protection intégrale.
    Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi parfaitement être reconduit pour une nouvelle période, le temps de compléter les suivis scientifiques et de réévaluer la situation du grand tétras, conformément à la logique de gestion adaptative voulue par le législateur et validée par le Conseil d’État.
    Une espèce inscrite sur la liste des espèces de gibier n’est pas nécessairement chassée.

    2. La chasse n’est pas responsable du déclin du grand tétras :
    Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
    - la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
    - la fermeture progressive des milieux forestiers ;
    - les dérangements liés aux activités humaines (tourisme, loisirs de montagne, fréquentation des espaces naturels) ;
    - les collisions avec les infrastructures (câbles de remontées mécaniques, lignes électriques, clôtures…).

    La chasse n’est pas identifiée comme la cause du déclin.
    D’ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
    Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
    Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
    Ce projet n’apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.

    3. Les chasseurs sont des acteurs majeurs de la conservation du grand tétras :
    Contrairement à une idée souvent véhiculée, les chasseurs ne se limitent pas aux prélèvements.
    Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement et à leurs frais :
    - aux comptages des populations ;
    - aux suivis scientifiques ;
    - à l’acquisition de connaissances ;
    - aux opérations d’amélioration des habitats ;
    - à la réouverture des milieux ;
    - aux actions de lutte contre les causes de mortalité (collisions, dérangement…) ;
    - à la réintroduction d’espèces associées ;
    - à des programmes scientifiques.

  •  Oui à la protection du Grand Tétras, le 16 juillet 2026 à 17h18
    La question ne devrait même pas se poser étant donné le déclin de l’espèce, qui subit déjà les effets du dérèglement climatique ainsi que de nombreux dérangements autres que la chasse.
  •  avis defavorable, le 16 juillet 2026 à 17h15
    la chasse n’est en l’occurrence pas responsable du dépeuplement du grand tertras. S’interroger sur le dérangement de leur vie serait plus pertinent…. les fédérations de chasse sont des partenaires de l’écologie afférente à la faune….et leur régulation…. S’interroger sur les relations de cause à effet permettraient de mieux analyser la situation du grand tétras, en évitant des décisions intempestives, et ciblant de manière fallacieuse les chasseurs….
  •  Défavorable, le 16 juillet 2026 à 17h09
    Les chasseurs participent au maintien de l’espèce tout en aménageant et participant à l’ouverture des biotopes et assurant le suivi.
  •  Grand tetras, le 16 juillet 2026 à 17h09
    J’émets un avis défavorable.
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 17h09
    Nous avons durant des années pris un soin particulier pour cet oiseau, aussi bien les chasseurs mais aussi les scientifiques. Il est inconcevable et idiot de vouloir sortir cette espèce des espèces chassables, cela serait même contreproductif car les actions menées et celles qui le sont encore seront abandonnées Le coq doit rester chassable L.Noirot
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 17h04
    Le grand tétras ne doit pas être classé dans les espèces protégées par le gouvernement depuis Paris ou Bruxelles ,les fédérations des chasseurs sont plus apte de gérer l ’espèce car ils sont sur le terrain et suivent de très près le coq de bruyère. Le protege et aménage leur territoire
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 17h03

    La chasse n’est pas responsable du déclin du grand tétras :
    Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
    - la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
    - la fermeture progressive des milieux forestiers ;
    - les dérangements liés aux activités humaines (tourisme, loisirs de montagne, fréquentation des espaces naturels) ;
    - les collisions avec les infrastructures (câbles de remontées mécaniques, lignes électriques, clôtures…).

    La chasse n’est pas identifiée comme la cause du déclin.
    D’ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
    Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
    Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
    Ce projet n’apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.

  •  Grand tetras, le 16 juillet 2026 à 17h02
    Avis défavorable réguler les nuisibles les chiens sans laisse et limiter la surpopulation touristique en montagne
  •  Consultation publique "grand tétras" , le 16 juillet 2026 à 16h58
    Avis défavorable au projet d’arrêté portant modification de l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection :
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 16h56
    Je suis contre son déclassement. Le problème ce n’est pas la chasse (prouvé par mes faits), mais le dérangement et la fermeture des milieux.
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 16h55

    Avis défavorable en raison des points suivants :
    1. Le Gouvernement va bien au-delà de ce qu’exige la protection de l’espèce et méconnaît le principe de gestion adaptative :
    - Le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier constitue un choix politique qui dépasse très largement ce qui est nécessaire pour assurer sa conservation.
    - Aujourd’hui, le grand tétras n’est déjà plus chassé sur l’ensemble du territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.
    - Dans sa décision du 1er juin 2022 (CE, 1er juin 2022, n° 453232), le Conseil d’État n’a jamais demandé le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier, ni son classement parmi les espèces protégées.
    - Au contraire, le même jour, dans une autre décision (CE, 1er juin 2022, n° 445616), le Conseil d’État a expressément validé le principe de la gestion adaptative, instauré par la loi du 24 juillet 2019.
    Ce dispositif repose sur une idée simple : les modalités de gestion d’une espèce doivent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.
    Il ressort de cette jurisprudence que, lorsqu’un doute subsiste sur l’état de conservation d’une espèce, la réponse appropriée consiste à suspendre temporairement les prélèvements afin de poursuivre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques, et non à retirer définitivement l’espèce de la liste des espèces de gibier ou à lui conférer un statut de protection intégrale.
    Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi parfaitement être reconduit pour une nouvelle période, le temps de compléter les suivis scientifiques et de réévaluer la situation du grand tétras, conformément à la logique de gestion adaptative voulue par le législateur et validée par le Conseil d’État.
    Une espèce inscrite sur la liste des espèces de gibier n’est pas nécessairement chassée.

    2. La chasse n’est pas responsable du déclin du grand tétras :
    Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
    - la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
    - la fermeture progressive des milieux forestiers ;
    - les dérangements liés aux activités humaines (tourisme, loisirs de montagne, fréquentation des espaces naturels) ;
    - les collisions avec les infrastructures (câbles de remontées mécaniques, lignes électriques, clôtures…).

    La chasse n’est pas identifiée comme la cause du déclin.
    D’ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
    Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
    Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
    Ce projet n’apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.

    3. Les chasseurs sont des acteurs majeurs de la conservation du grand tétras :
    Contrairement à une idée souvent véhiculée, les chasseurs ne se limitent pas aux prélèvements.
    Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement et à leurs frais :
    - aux comptages des populations ;
    - aux suivis scientifiques ;
    - à l’acquisition de connaissances ;
    - aux opérations d’amélioration des habitats ;
    - à la réouverture des milieux ;
    - aux actions de lutte contre les causes de mortalité (collisions, dérangement…) ;
    - à la réintroduction d’espèces associées ;
    - à des programmes scientifiques.

  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 16h54

    Avis défavorable car : 1. Le Gouvernement va bien au-delà de ce qu’exige la protection de l’espèce et méconnaît le principe de gestion adaptative :
    - Le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier constitue un choix politique qui dépasse très largement ce qui est nécessaire pour assurer sa conservation.
    - Aujourd’hui, le grand tétras n’est déjà plus chassé sur l’ensemble du territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.
    - Dans sa décision du 1er juin 2022 (CE, 1er juin 2022, n° 453232), le Conseil d’État n’a jamais demandé le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier, ni son classement parmi les espèces protégées.
    - Au contraire, le même jour, dans une autre décision (CE, 1er juin 2022, n° 445616), le Conseil d’État a expressément validé le principe de la gestion adaptative, instauré par la loi du 24 juillet 2019.
    Ce dispositif repose sur une idée simple : les modalités de gestion d’une espèce doivent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.
    Il ressort de cette jurisprudence que, lorsqu’un doute subsiste sur l’état de conservation d’une espèce, la réponse appropriée consiste à suspendre temporairement les prélèvements afin de poursuivre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques, et non à retirer définitivement l’espèce de la liste des espèces de gibier ou à lui conférer un statut de protection intégrale.
    Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi parfaitement être reconduit pour une nouvelle période, le temps de compléter les suivis scientifiques et de réévaluer la situation du grand tétras, conformément à la logique de gestion adaptative voulue par le législateur et validée par le Conseil d’État.
    Une espèce inscrite sur la liste des espèces de gibier n’est pas nécessairement chassée.

    2. La chasse n’est pas responsable du déclin du grand tétras :
    Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
    - la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
    - la fermeture progressive des milieux forestiers ;
    - les dérangements liés aux activités humaines (tourisme, loisirs de montagne, fréquentation des espaces naturels) ;
    - les collisions avec les infrastructures (câbles de remontées mécaniques, lignes électriques, clôtures…).

    La chasse n’est pas identifiée comme la cause du déclin.
    D’ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
    Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
    Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
    Ce projet n’apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.

    3. Les chasseurs sont des acteurs majeurs de la conservation du grand tétras :
    Contrairement à une idée souvent véhiculée, les chasseurs ne se limitent pas aux prélèvements.
    Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement et à leurs frais :
    - aux comptages des populations ;
    - aux suivis scientifiques ;
    - à l’acquisition de connaissances ;
    - aux opérations d’amélioration des habitats ;
    - à la réouverture des milieux ;
    - aux actions de lutte contre les causes de mortalité (collisions, dérangement…) ;
    - à la réintroduction d’espèces associées ;
    - à des programmes scientifiques.

  •  Avis Defavorable , le 16 juillet 2026 à 16h53
    Le maintien du moratoire actuel me semblerait constituer une approche plus équilibrée qu’un changement définitif de statut. Les difficultés rencontrées par le grand tétras résultent avant tout de l’évolution de son habitat, des dérangements et de diverses pressions environnementales. Dans ce contexte, il paraît préférable de poursuivre les suivis scientifiques et d’adapter les mesures de gestion en fonction de l’évolution des populations, plutôt que d’adopter une protection intégrale dont l’efficacité n’est pas démontrée au regard des causes réelles du déclin.
  •  Avis défavorable , le 16 juillet 2026 à 16h52

    Défavorable biensur car : 1. Le Gouvernement va bien au-delà de ce qu’exige la protection de l’espèce et méconnaît le principe de gestion adaptative :
    - Le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier constitue un choix politique qui dépasse très largement ce qui est nécessaire pour assurer sa conservation.
    - Aujourd’hui, le grand tétras n’est déjà plus chassé sur l’ensemble du territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.
    - Dans sa décision du 1er juin 2022 (CE, 1er juin 2022, n° 453232), le Conseil d’État n’a jamais demandé le retrait du grand tétras de la liste des espèces de gibier, ni son classement parmi les espèces protégées.
    - Au contraire, le même jour, dans une autre décision (CE, 1er juin 2022, n° 445616), le Conseil d’État a expressément validé le principe de la gestion adaptative, instauré par la loi du 24 juillet 2019.
    Ce dispositif repose sur une idée simple : les modalités de gestion d’une espèce doivent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.
    Il ressort de cette jurisprudence que, lorsqu’un doute subsiste sur l’état de conservation d’une espèce, la réponse appropriée consiste à suspendre temporairement les prélèvements afin de poursuivre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques, et non à retirer définitivement l’espèce de la liste des espèces de gibier ou à lui conférer un statut de protection intégrale.
    Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi parfaitement être reconduit pour une nouvelle période, le temps de compléter les suivis scientifiques et de réévaluer la situation du grand tétras, conformément à la logique de gestion adaptative voulue par le législateur et validée par le Conseil d’État.
    Une espèce inscrite sur la liste des espèces de gibier n’est pas nécessairement chassée.

    2. La chasse n’est pas responsable du déclin du grand tétras :
    Les principales causes identifiées de diminution des populations de grand tétras sont notamment :
    - la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
    - la fermeture progressive des milieux forestiers ;
    - les dérangements liés aux activités humaines (tourisme, loisirs de montagne, fréquentation des espaces naturels) ;
    - les collisions avec les infrastructures (câbles de remontées mécaniques, lignes électriques, clôtures…).

    La chasse n’est pas identifiée comme la cause du déclin.
    D’ailleurs, dans plusieurs massifs où toute chasse est interdite depuis de nombreuses années, notamment dans les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux voire elles ont quasiment disparue.
    Plus personne ne s’en occupent dans ces massifs !
    Supprimer définitivement la possibilité de chasser cette espèce ne répond donc à aucune des causes réelles de son déclin.
    Ce projet n’apportera aucun bénéfice concret à la conservation du grand tétras bien au contraire.

    3. Les chasseurs sont des acteurs majeurs de la conservation du grand tétras :
    Contrairement à une idée souvent véhiculée, les chasseurs ne se limitent pas aux prélèvements.
    Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement et à leurs frais :
    - aux comptages des populations ;
    - aux suivis scientifiques ;
    - à l’acquisition de connaissances ;
    - aux opérations d’amélioration des habitats ;
    - à la réouverture des milieux ;
    - aux actions de lutte contre les causes de mortalité (collisions, dérangement…) ;
    - à la réintroduction d’espèces associées ;
    - à des programmes scientifiques.

  •  Interdire la chasse ,c’est condamner l’espèce , le 16 juillet 2026 à 16h51

    dégradation des habitats

    - la fermeture progressive des milieux forestiers qui ne sont entretenus que par les chasseurs