Projet d’arrêté portant cahiers des charges des éco-organismes, des systèmes individuels de la filière à responsabilité élargie du producteur des textiles, chaussures et linge de maison (TLC)
Le projet d’arrêté vise à définir le nouveau cahier des charges des éco-organismes devant contribuer à la prévention, à la collecte et à la gestion des déchets issus des textiles, chaussures et linge de maison. Ce texte permet de transposer certaines dispositions de la directive (UE) 2025/1892 du Parlement européen et du Conseil du 10 septembre 2025 modifiant la directive 2008/98/CE relative aux déchets.
Consultation du 08/07/2026 au 29/07/2026 - 32 contributions
Le projet d’arrêté comprend quatre articles et une annexe.
Le premier article précise que le cahiers des charges des éco-organismes, annexé à l’arrêté du 23 novembre 2022, est remplacé par le cahier des charges annexé au présent arrêté.
Le deuxième article vise à supprimer l’annexe III de l’arrêté du 23 novembre 2022.
Le troisième article précise que les dispositions de l’arrêté entrent en vigueur le 1er janvier 2027. Il prévoit que les éco-organismes titulaires d’un agrément pour la filière TLC restent agréés jusqu’à la fin de leur agrément en cours et mettent à jour dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’arrêté leur dossier de dossier de demande d’agrément au regard des modifications apportées par le cahier des charges.
Le quatrième article est l’article d’exécution de l’arrêté.
L’annexe relative au cahier des charges des éco-organismes prévoit les principales mesures suivantes :
• Le chapitre 1 relatif aux orientations générales précise les modalités d’intervention (paragraphe 1.1.) et les modalités relatives à l’agrément des éco-organismes (paragraphe 1.2.), ainsi que les règles relatives à l’information des modifications des montants des contributions financières auprès des producteurs (paragraphe 1.3.). Il précise que l’éco-organisme est tenu d’assurer l’équilibre financier de la filière dans une logique d’efficience et de limiter la constitution de provisions pour charges futures (paragraphe 1.4.) ; que l’ADEME assure l’observation des coûts et des impacts environnementaux de la gestion des déchets issus de TLC (paragraphe 1.5.) ; et prévoit les modalités de réalisation et de publication des études prescrites par le code de l’environnement ou le présent cahier des charges (paragraphe 1.6.).
• Le chapitre 2 relatif aux contributions financières et aux modulations précise la structure des contributions financières (paragraphe 2.1.) et des modulations (point 2.2.1.). Il prévoit également que l’éco-organisme met en place des primes portant sur la durabilité physique des produits (point 2.2.2.1.), sur l’incorporation de matière première recyclée (point 2.2.2.2.), sur la certification par les labels environnementaux (point 2.2.2.3.) et sur le coût environnemental (point 2.2.2.4.), ainsi que des pénalités portant sur la recyclabilité des produits (point 2.2.2.5.). Il précise les études complémentaires à réaliser par les éco-organismes (paragraphe 2.3).
• Le chapitre 3 relatif à la réduction, à la collecte et au traitement des TLC usagés et des déchets issus de TLC impose à l’éco-organisme de réduire de 35 % la quantité de déchets issus de TLC dans les ordures ménagères résiduelles par rapport à l’année 2024 (paragraphe 3.1.) ; de collecter 330 kt de déchets issus de TLC par an à compter de 2029 et 460 kt à compter de 2031 (paragraphe 3.2.) ; d’augmenter annuellement le nombre de TLC réparés de 5 % (objectif indicatif) et de réemployer annuellement 30 kt de TLC à proximité à partir de 2029 et 55 kt à partir de 2031 (paragraphe 3.3.) ; de recycler annuellement 55 kt de déchets issus de TLC à proximité à partir de 2029 et 165 kt, dont 45 % en boucle fermée, à partir de 2031 (paragraphe 3.4.) ; d’éliminer 0,5 % maximum des déchets issus de TLC (paragraphe 3.5.).
• Le chapitre 4 relatif à la prise en charge financière des coûts supportés par les opérations de gestion des TLC usagés et des déchets issus de TLC prévoit la mise en place d’un barème financier pour la mise en place de la traçabilité par les opérateurs (paragraphe 4.1.). Par principe, les coûts de la collecte sont couverts par le soutien au tri mais, par exception, l’éco-organisme peut prévoir un barème financier pour accompagner les opérateurs de collecte, afin de participer, d’une part, aux coûts de la collecte et, d’autre part, au développement des capacités de collecte (paragraphe 4.2.). Le soutien annuel est de 268 € par tonne en 2027 : il pourra être adapté en fonction d’un coefficient de productivité sur les exercices suivants. Le soutien au tri annuel est versé trimestriellement en fonction de la qualification des exutoires et fait l’objet d’une bonification en fin d’exercice pour les opérateurs ayant trié un certain volume (en % du volume total trié) pour réemploi de proximité et recyclage de proximité. Par ailleurs, l’éco-organisme doit assurer, par un soutien financier ou par des investissements, l’existence de capacité de tri suffisantes (paragraphe 4.3.). Chaque année, l’éco-organisme soutient financièrement le recyclage, au moins à hauteur des montants précisés par le cahier des charges. Ces montants sont augmentés dès lors qu’il n’atteint pas ses objectifs de recyclage de proximité (paragraphe 4.4.). Enfin, l’éco-organisme établit un plan de maillage du territoire en points de collecte, peut pourvoir à la collecte dans les zones en sous-capacité et reprend sans frais les déchets issus de TLC (paragraphe 4.5.).
• Le chapitre 5 relatif au comité technique opérationnel de gestion des déchets issus de TLC prévoit la création d’un comité technique opérationnel, consulté sur les exigences et les standards techniques de gestion des déchets.
• Le chapitre 6 relatif au fonds réparation prévoit les montants devant être alloués au fonds réparation (paragraphe 6.1.), qui finance le bonus réparation des TLC et des actions complémentaires au développement de la réparation (paragraphe 6.2.).
• Le chapitre 7 relatif au réemploi prévoit la mise en place d’un plan d’action pour développer le réemploi, et notamment pour favoriser le réemploi local et assurer la traçabilité des flux réemployés (paragraphe 7.1.). L’éco-organisme participe au financement des projets de réemploi conduits par les entreprises de l’économie sociale et solidaire et peut contribuer à des actions complémentaires (paragraphe 7.2.). Il réalise un bilan annuel (paragraphe 7.3) et une étude portant sur la quantité et la qualité des TLC réemployables (paragraphe 7.4.).
• Le chapitre 8 relatif à l’information à la sensibilisation liste les sujets sur lesquels l’éco-organisme doit communiquer (paragraphe 8.1.) et impose à l’éco-organisme d’accompagner financièrement les collectivités territoriales et leurs groupements sur la communication qu’ils réalisent sur la collecte séparée des TLC (paragraphe 8.2.).
• Le chapitre 9 relatif à la recherche et au développement prévoit que sur la base d’un plan d’action (paragraphe 9.2.), l’éco-organisme finance des projets de recherche et de développement (paragraphe 9.1.).
Commentaires
- Soutenir les acteurs de la collecte, du tri et du réemploi solidaire : ils génèrent des emplois locaux non délocalisables. En grande difficulté du fait de la crise de la filière TLC, ils se sont tournés vers les collectivités et donc les citoyens, qui ne sont pas responsables de la production de déchets et ne devraient pas avoir à financer ces dysfonctionnements. C’est le rôle de la REP et la responsabilité des metteurs sur le marché d’assumer le traitement des déchets qu’ils produisent. Dans le pire des cas, les opérateurs de valorisation ont dû réduire leur activité, alors que les citoyens sont habitués et demandeurs pour valoriser leurs textiles (52% des français déclarent se séparer de leurs vêtements en les donnant à une association ou un point de collecte, d’après l’étude "Les habitudes des Français en matière d’économie circulaire de 2021 pour le Ministère de la transition écologique).
- Renforcer les moyens et les outils en faveur de la prévention des déchets : c’est une clé indispensable. Le bonus réparation doit être renforcé pour que les citoyens changent leurs habitudes et fassent durer leurs textiles. C’est une filière également génératrice d’activité.
- Fixer un objectif ambitieux de 20% de réduction des déchets d’ici 2030 : il s’agit de mettre cohérence les ambitions de la France en matière de transition écologique et les moyens qu’on se donne.
- Prévoir la réduction des tonnages envoyés à l’incinération : ce n’est pas une solution du 21ème siècle, il est plus que temps de faire monter en puissance les solutions plus vertueuses et dignes d’être exemplaires. Le tout tri n’est pas non plus une solution satisfaisante. Ce nouveau cahier des charges doit respecter la hiérarchie de traitement des déchets en favorisant en priorité leur évitement, conformément à la réglementation (directive 2008/98/CE).
Calitom, service public de prévention et de gestion des déchets de la Charente, souhaite formuler plusieurs observations sur le projet d’arrêté portant cahiers des charges des éco-organismes et systèmes individuels de la filière à responsabilité élargie du producteur des textiles, chaussures et linge de maison.
Calitom prend acte des avancées prévues par le projet d’arrêté : fixation d’objectifs de réduction des textiles dans les ordures ménagères résiduelles, objectifs de collecte, de réemploi et de recyclage de proximité, renforcement de la traçabilité, création d’un comité technique opérationnel, plan de maillage territorial et accompagnement financier de la communication réalisée par les collectivités.
Ces orientations vont dans le bon sens. Elles ne suffisent toutefois pas à garantir une application effective du principe de responsabilité élargie du producteur.
La crise actuelle de la filière textile montre que les collectivités deviennent les gestionnaires par défaut des textiles non collectés séparément. Lorsque les bornes disparaissent, lorsque les collectes sont suspendues ou lorsque le maillage territorial est insuffisant, les textiles se reportent vers les ordures ménagères résiduelles, les bennes tout-venant de déchèteries ou les dépôts sauvages. Ces coûts sont alors supportés par les habitants au travers du service public local, alors même qu’ils relèvent de la responsabilité des metteurs en marché.
Calitom considère donc que le projet d’arrêté doit être renforcé sur plusieurs points.
Premièrement, le plan de maillage territorial ne doit pas rester indicatif. Il doit être opposable à l’éco-organisme et garantir à chaque habitant une solution de dépôt de proximité, y compris dans les territoires ruraux et peu denses. Le cahier des charges doit fixer des critères minimaux de densité et de distance aux points de collecte.
Deuxièmement, le pourvoi à la collecte par l’éco-organisme ne doit pas être une simple faculté. Il doit devenir une obligation en cas de zone blanche, de sous-capacité manifeste, de retrait d’un opérateur ou de saturation des dispositifs existants.
Troisièmement, l’objectif de réduction des textiles dans les ordures ménagères résiduelles doit être assorti d’un mécanisme financier automatique. Lorsque les objectifs de collecte ne sont pas atteints, l’éco-organisme doit compenser les collectivités pour les textiles encore présents dans les OMR, les déchèteries et les dépôts sauvages, sur la base des coûts complets réellement supportés : collecte, transport, traitement, gestion des refus, TGAP et nettoiement.
Quatrièmement, le soutien au tri fixé à 268 €/tonne en 2027 ne doit pas être fragilisé par un coefficient de productivité théorique. Le tri textile demeure une activité fortement dépendante de la main-d’œuvre, de la qualité du gisement et des débouchés économiques. Les soutiens doivent être indexés sur les coûts réels observés et non sur des hypothèses de productivité difficilement atteignables.
Cinquièmement, les soutiens au recyclage et à l’incorporation de matière recyclée ne doivent pas se développer au détriment de la collecte, du réemploi local, de la réparation et de la prévention. Le recyclage est nécessaire, mais il ne peut constituer la réponse principale à une crise alimentée par l’augmentation des volumes mis sur le marché et la dégradation de la qualité des produits.
Sixièmement, l’accompagnement financier de la communication des collectivités est utile, mais il ne saurait se substituer à l’obligation de résultat de la filière. La sensibilisation des usagers n’aura d’effet que si les points de collecte sont disponibles, accessibles, entretenus et régulièrement collectés.
En conséquence, Calitom demande que le cahier des charges soit complété afin de garantir :
un maillage territorial opposable ;
une obligation de pourvoi par l’éco-organisme en cas de défaillance de la collecte ;
une compensation automatique des coûts supportés par les collectivités pour les textiles non captés ;
une couverture des coûts réels de collecte, de tri et de gestion ;
une priorité renforcée à la prévention, à la réparation et au réemploi local ;
une responsabilité financière accrue des metteurs en marché, notamment pour les produits de faible durabilité et les modèles d’ultra fast-fashion.
Calitom estime que la filière REP textile ne pourra être considérée comme pleinement opérationnelle que si elle évite effectivement le transfert de charges vers le service public local. Les habitants ne doivent pas payer une première fois l’éco-contribution à l’achat, puis une seconde fois, par le financement du service public des déchets, lorsque les textiles ne sont pas collectés par la filière.
En l’état, Calitom émet donc un avis réservé sur le projet d’arrêté et demande son renforcement afin que les objectifs affichés se traduisent par des garanties opérationnelles, financières et territoriales opposables à l’éco-organisme et aux metteurs en marché.
En tant qu’acteur de terrain engagé dans l’économie solidaire et circulaire, Emmaüs du Cher souhaite apporter ses observations sur le projet de cahier des charges de la filière textile.
Pour que cette réglementation réponde réellement aux enjeux écologiques et sociaux, nous demandons l’intégration des priorités suivantes.
Premièrement, il est indispensable de freiner la surproduction à la source. Nous préconisons la mise en place d’un système de taxation ou d’éco-modulation dissuasif dès le début de la chaîne. Cela permettra de pénaliser les pratiques de l’ultra fast-fashion et de limiter l’achat frénétique de vêtements neufs à bas coût.
Deuxièmement, il faut soutenir le réemploi solidaire et local face aux dérives du numérique. Les campagnes publicitaires financées par la filière doivent activement promouvoir le réemploi en circuit court, géré par les associations. Il convient de lutter contre l’impact de plateformes lucratives en ligne qui, sous couvert de seconde main, encouragent la surconsommation pour multiplier les commissions et génèrent une pollution majeure liée aux transports de colis. Les aides doivent plutôt soutenir les acteurs de l’économie sociale et solidaire pour valoriser et moderniser leurs boutiques physiques de proximité.
Troisièmement, le soutien financier au tri et à la vente doit être fortement augmenté. Nos équipes effectuent un travail minutieux au quotidien. Les aides de l’éco-organisme doivent être revalorisées en prenant en compte les réalités du terrain, notamment la baisse de qualité des vêtements collectés et le coût de l’accompagnement social.
Quatrièmement, la gestion des exutoires doit être garantie. Les structures solidaires ne doivent pas porter la charge financière ou logistique des articles non réemployables. Le cahier des charges doit imposer l’enlèvement systématique, gratuit et sans interruption de tous ces flux non valorisables vers des filières de recyclage adaptées.
Enfin, le modèle non lucratif de l’économie sociale et solidaire doit être prioritaire. Contrairement aux entreprises privées à but lucratif, nos structures réinvestissent l’intégralité de leurs ressources dans des missions d’utilité publique, comme l’hébergement, l’insertion sociale et l’accompagnement des personnes les plus fragiles. Cette utilité sociale majeure doit se traduire par un soutien ciblé et renforcé.
La sobriété n’est pas un gros mot et pourtant …. la première mesure courageuse et efficace est de réduire le volume des textiles en s’attaquant de façon plus catégorique aux volumes d’entrants de faible qualité et durabilité et de haute capacité à nuire aux vivants (pollution et conditions de production)
Donc la RÉDUCTION en régle de base puis le RÉEMPLOI en second / valorisation des acteurs du réemploi, de la réutilisation , de la réparation .
Il s’agit de mesures essentielles et vitales car nous sommes déjà dans une impasse et les systèmes de recyclages sont et seront inappropriés tant que la réduction et le réemploi ne seront pas les 1ères étapes
bonjour,
je suis attentive à m’habiller d’une façon qui n’exploite ni les gens ni la nature. J’achete soit en seconde main soit dans mes marques eco responsables. Ce qui n’est pas toujours facile, notamment pour les jeunes et les enfants.
Je vous remercie de soutenir :
- l’eco conception dans la filiere textile
- de vraies filières de recyclage car les bacs actuels sont souvent pleins, pas assez nombreux et des actions de communication pour donner confiance dans le traitement des vetements en aval serait apprécié. ou vont ces vetements ?
je vous remercie de freiner le recours à la fast fashion et ultra fastfashion.
Avec mes remerciements,
Cordialement,
Cécile Kerdraon
Le nouveau cahier des charges proposé par le gouvernement met l’accent sur le traitement des déchets, en particulier le recyclage, et pas du tout sur la prévention : réduction des quantités commercialisées, réemploi et réparation.
C’est inadmissible au regard de l’urgence écologique et des enjeux sociaux posés par l’industrie de la mode, en France comme dans les pays de production.**
Il faut :
- Combattre la surproduction textile : renforcer les moyens et les outils en faveur de la prévention des déchets, comme le bonus réparation et les primes et pénalités en fonction de l’impact environnemental (éco-modulations) ;
- Fixer un objectif ambitieux de 20% de réduction des déchets d’ici 2030 ;
- Définir un objectif de substitution au neuf via le réemploi ;
- Prévoir la réduction des tonnages envoyés à l’incinération ;
- Soutenir les acteurs de la collecte, du tri et du réemploi solidaire ;
- Limiter le pouvoir de l’éco-organisme pour éviter les conflits d’intérêts, notamment en ce qui concerne la collecte.
Les "déchets" textiles doivent être réduits à la source car leur gestion / traitement devient impossible pour plusieurs raisons : volume trop important, mauvaise qualité (et donc durée de vie limitée), exploitation humaine lors de la fabrication, pollution environnementale…
Notre gouvernement doit adopter une politique de boycott et / ou de sanction vis à vis des marques qui ne respectent pas les critères d’une fabrication éthique et durable.
De plus, les filières de collecte / tri des textiles sont en difficulté par manque de moyens financiers (exemple : le relais qui doit fermer des bornes de collecte) et l’excédent risque de finir incinéré ou enfoui… une aberration !
L’éco-organisme agréé Refashion doit soutenir de façon plus juste et cohérente les acteurs de cette filière.
Ce nouveau cahier des charges met l’accent sur le traitement des déchets, en particulier le recyclage qui ne doit pas être une solution soutenu par l’état car c’est une activité économique rentable. Par contre il faut favoriser la prévention comme par exemple en imposant une réduction des quantités commercialisées, une meilleure réparabilité et durabilité des textiles.
Au regard de l’urgence écologique et des enjeux sociaux posés par l’industrie de la mode, la France pourrait être un modèle à suivre !
Il faut :
- Combattre la surproduction textile : renforcer les moyens et les outils en faveur de la prévention des déchets, comme le bonus réparation et les primes et pénalités en fonction de l’impact environnemental (éco-modulations)
- Fixer un objectif ambitieux de 20% de réduction des déchets d’ici 2030
- Définir un objectif de substitution au neuf** via le réemploi
- Prévoir la réduction des tonnages envoyés à l’incinération
- Soutenir les acteurs de la collecte, du tri et du réemploi solidaire
- Limiter le pouvoir de l’éco-organisme pour éviter les conflits d’intérêts, notamment en ce qui concerne la collecte.