Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  NON aux tirs d’effarouchement, le 15 juin 2026 à 15h45
    Mesure inutile car le nombre d’attaques est déjà en déclin grâce aux mesures de protections
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 15 juin 2026 à 15h17
    Non à l’effarouchement d’une espèce protégée
  •  Projetd’arrêté modifiant l’arrêté du 4mai 2023 relatif à la mise en place d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 15 juin 2026 à 14h24
    AVIS DEFAVORABLE L’effarouchement est inutile, il est primordial de protéger les troupeaux. De plus les détonations des cartouches pertubent les ours. Laissons vivrent les ours en toute tranquilité.Les Pyrénées sont leur territoire, acceptons la cohabitation sans violence. Martine Dallais
  •  Effaroucher n’est pas tuer mais on s’en rapproche … Alors NON à la façon dont las choses sont présentées !, le 15 juin 2026 à 14h19
    Nous sommes dans une société où personne n’accepte plus de voir évoluer le confort dans le quel chacun croyait vivre. Nous nous considérons, nous humains, comme la seule espèce devant exister avec quelques possibilités toutefois pour celles que nous mangeons. Même si, pour certains, manger de la viande est mal… N’est il pas possible de protéger les troupeaux sans tuer ceux qui ont autant de droit que nous à la vie ? Pourquoi en France tout semble impossible alors que derrière les frontières cela le devient ? Posons nous les bonnes questions sans n’écouter que ce qui nous plait.
  •  Contre l’effarouchement , le 15 juin 2026 à 14h14
    Contre l’effarouchement des ours mesure aberrante et dangereuse
  •  Favorable, le 15 juin 2026 à 14h09
    Je suis favorable à l’arrêté.
  •  AVIS TRÈS FAVORABLE, le 15 juin 2026 à 13h55
    AVIS TRÈS FAVORABLE
  •  Favorable à l’effarouchement, le 15 juin 2026 à 13h15

    Je donne un avis favorable à la mise en œuvre de mesures d’effarouchement des ours dans les Pyrénées ariégeoises.

    Le pastoralisme est indispensable à l’entretien des montagnes, à la préservation des paysages et à la vie économique des vallées. Les éleveurs jouent un rôle essentiel d’intérêt général et doivent pouvoir exercer leur activité dans des conditions acceptables.

    Malgré la présence de moyens de protection importants, les bergers et les éleveurs sont confrontés à de nombreuses attaques et à la découverte répétée d’animaux blessés ou tués.

    L’effarouchement est donc une mesure nécessaire et proportionnée permettant de réduire la pression sur les troupeaux tout en maintenant la présence de l’ours. Il contribue à un meilleur équilibre entre la protection de la biodiversité et la pérennité de l’élevage de montagne.

    Pour ces raisons, je soutiens ce dispositif.

  •  Non au projet d’effarouchement, le 15 juin 2026 à 12h52
    Ce projet aggraverait dangereusement les conditions de survie des ours. Cette espèce a sa place dans nos territoires, elle doit conserver de bonnes conditions pour pouvoir assurer ses besoins fondamentaux dont sa reproduction et l’éducation de ses petits. Pourquoi s’acharner à détruire l’ensemble du Vivant sauvage qui déjà est entré dans une 6eme crise d’extinction. L’Etat doit être protecteur et non destructeur des Espèces sauvages et de leurs représentants. Nous n’avons pas, en tant qu’espèce humaine, le monopole du Droit de Vivre. Merci de laisser les Ours tranquilles.
  •  non à l’effarouchement de l’ours brun, le 15 juin 2026 à 12h02
    Je suis fermement opposé à ce projet d’extension des possibilités d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées, espèce strictement protégée au titre de la directive Habitats (92/43/CEE) et de la convention de Berne.
  •  Effarouchement ours, le 15 juin 2026 à 11h54
    Je suis contre ce projet d’effarouchement RENFORCE CONTRE LES OURS
  •  Non au renforcement des mesures d’effarouchement, le 15 juin 2026 à 11h40
    Les mesures de protection des troupeaux, chiens, enclos et surveillance sont autrement plus efficaces pour réduire drastiquement la prédation que des pétarades qui ne font qu’effrayer momentanément les ours et sont susceptibles d’aboutir à des abus.
  •  Mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées, le 15 juin 2026 à 11h07

    Avis défavorable.

    Je suis fermement opposé à ce projet d’extension des possibilités d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées, espèce strictement protégée au titre de la directive Habitats (92/43/CEE) et de la convention de Berne. Les études scientifiques disponibles montrent que les mesures de protection des troupeaux (gardiennage, chiens de protection, regroupement nocturne) sont les moyens les plus efficaces pour réduire durablement la prédation, tandis que l’effarouchement n’apporte qu’une efficacité limitée et souvent temporaire, et augmentent mathématiquement les risques pour les bergères et bergers d’être à leur tour victimes d’attaques. Plusieurs travaux menés dans les Pyrénées et dans d’autres pays européens indiquent que les grands carnivores peuvent s’habituer à ces perturbations, sans diminution durable des dommages.

    L’augmentation du nombre d’intervenants habilités à pratiquer l’effarouchement renforcé accroît le risque de dérangement répété d’une population pyrénéenne encore fragile, dont la viabilité dépend du maintien d’individus reproducteurs et d’un état de conservation favorable. Conformément au principe de précaution et aux objectifs de conservation de la biodiversité, les moyens publics devraient prioritairement être consacrés au renforcement des mesures de prévention reconnues comme les plus efficaces, plutôt qu’à l’intensification des opérations d’effarouchement.

    Ce commentaire s’appuie notamment sur :

    * la directive européenne « Habitats » (92/43/CEE) ;
    * la convention de Berne ;
    * les travaux du programme LIFE Ours Pyr et de l’Office français de la biodiversité ;
    * les recommandations de l’UICN et de la Large Carnivore Initiative for Europe, qui privilégient les mesures de prévention des dommages plutôt que les interventions létales ou les perturbations répétées.

    Avis défavorable.

    Bien cordialement,

  •  Avis très favorable, le 15 juin 2026 à 11h06
    La montagne est un lieu vivant et partagé, ou des activités pastorales n’ont pas à être remises en cause. Il va de soi que ces mesures d’effarouchement visent à maintenir de manière rationnelle une activité pastorale qui n’a pas à tendre à être elle-même en voie de disparition.
  •  Défavorable, le 15 juin 2026 à 10h29
    L’ours brun est une espèce strictement protégée dont la perturbation intentionnelle est par principe interdite par la loi. En assouplissant sans justification véritable les mesures d’effarouchement renforcé du grand plantigrade, l’Etat abuse clairement des dérogations réglementaires et ouvre la voie à de dangereuses dérives. Alors que le nombre d’ours augmente dans les Pyrénées, les dommages aux troupeaux sont en baisse. Si les mesures d’effarouchement peuvent également contribuer à faire diminuer les attaques, elles ne devraient en aucun cas être systématisées et mises au même niveau que les mesures de protection élémentaires nettement moins perturbantes pour l’ours, à savoir chiens de protection, bergers et parcs de regroupement nocturnes. Contrairement aux agents de l’OFB, les bergers, les éleveurs, les gestionnaires d’estives, les membres des groupements pastoraux et les lieutenants de louveterie ne sont pas des acteurs neutres. Du coup, les tirs d’effarouchement vont pouvoir s’effectuer sans contrôle de la part des autorités. Les conditions de déclenchement des tirs sont floues et sujettes à libre interprétation sur le terrain : alors que le paragraphe 6 de l’article 1 précise que les opérateurs “veilleront à intervenir uniquement lorsque le prédateur se dirige sans ambiguïté vers le troupeau dans une attitude de prédation”, le paragraphe 1 se contente d’expliquer qu’il suffit qu’un ours soit “repéré à proximité immédiate” d’un troupeau regroupé pour la nuit pour que les opérateurs entrent en action. Comment être certain qu’il se déplace véritablement dans une “attitude de prédation” ? L’effarouchement renforcé présente des risques de séparation importantes pour les ourses accompagnées de leurs oursons.
  •  Défavorable , le 15 juin 2026 à 09h10
    L’ours brun est une espèce strictement protégée dont la perturbation intentionnelle est par principe interdite par la loi. En assouplissant sans justification véritable les mesures d’effarouchement renforcé du grand plantigrade, l’Etat abuse clairement des dérogations réglementaires et ouvre la voie à de dangereuses dérives. Alors que le nombre d’ours augmente dans les Pyrénées (environ 11 % chaque année), les dommages aux troupeaux sont en baisse (510 animaux déprédatés en 2025, contre 552 en 2024… et 1 173 en 2019). L’État reconnaît lui-même, dans sa note de présentation, que cette baisse est directement liée au “déploiement progressif des mesures de protection sur le massif”. Si les mesures d’effarouchement peuvent également contribuer à faire diminuer les attaques, elles ne devraient en aucun cas être systématisées et mises au même niveau que les mesures de protection élémentaires nettement moins perturbantes pour l’ours, à savoir le triptyque chiens de protection, bergers et parcs de regroupement nocturnes. Contrairement aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), les bergers, les éleveurs, les gestionnaires d’estives, les membres des groupements pastoraux et les lieutenants de louveterie ne sont pas des acteurs neutres. Si certains sont favorables à la cohabitation avec les ours, d’autres sont farouchement opposés à leur présence. Or les tirs d’effarouchement vont pouvoir s’effectuer sans contrôle de la part des autorités. Quand personne n’est sur place pour vérifier, les comptes-rendus obligatoires, envoyés sous 72h après chaque opération, peuvent facilement s’arranger avec la réalité…
  •  Effarouchement , le 15 juin 2026 à 08h45
    Non non non t’as le bol de toutes ces mesures anti faune !!!! Les animaux sont sur cette terre avec nous pas contre nous !!! Le vivant doit être absolument respecté et préservé Stop aux massacres
  •  Avis favorable - Chambre d’Agriculture de l’Ariège, le 15 juin 2026 à 08h34

    Objet : Avis favorable au projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif aux mesures d’effarouchement de l’ours brun

    La Chambre d’Agriculture de l’Ariège émet un avis très favorable à ce projet de modification.

    Cet avis s’inscrit dans la continuité des positions défendues depuis les premières consultations du plan d’action ours brun 2018-2028. Notre soutien s’articule autour de trois enjeux majeurs, indispensables pour accompagner la résilience des exploitations agricoles :
    L’urgence d’une réactivité immédiate sur le terrain : Actuellement, le fait que l’effarouchement renforcé soit exclusivement réalisé par des agents assermentés limite fortement notre capacité d’action. Les attaques sur troupeaux pouvant survenir à toute heure, autoriser les bergers, les éleveurs et les lieutenants de louveterie volontaires est la seule option garantissant une véritable réactivité.
    L’apprentissage indispensable des prédateurs : L’expérience des Alpes face au loup et les travaux du réseau COADAPHT prouvent la nécessité d’instaurer une réciprocité simultanée avec les mesures de protection. L’effarouchement direct par les acteurs de terrain permet à l’ours d’associer rapidement les zones de présence des troupeaux à un danger, l’incitant progressivement à chercher d’autres ressources alimentaires.
    La fin nécessaire d’une gestion purement passive : Compte tenu de la densité d’ours dans certaines parties du département, en particulier dans le Couserans, une gestion reposant uniquement sur les contraintes et le recul des activités humaines va à l’encontre d’une véritable coexistence. Cette évolution réglementaire est donc primordiale pour nous aider à gérer cette crise.

    Cette disposition, qui demeure strictement encadrée par l’administration (notamment via la formation des volontaires), représente une avancée pragmatique et vitale pour le terrain. Pour ces raisons, nous soutenons pleinement son adoption.

  •  Avis défavorable, le 15 juin 2026 à 07h38
    Des accidents ou même des abus vont forcément arriver, les éleveurs ne sont pas neutres. Pourtant, l’ours brun est une espèce protégée.
  •  Avis défavorable , le 15 juin 2026 à 00h44
    Je suis totalement opposée à ce projet qui, sans vouloir le dire, sera meurtrier et provoquera des pertes imprévisibles (oursons séparés des mères notamment) donc c’est un gros non !