Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  FAVORABLE, le 15 juin 2026 à 22h24
    Avis favorable aux mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées
  •  Avis défavorable : contre l’effarouchement des ours, le 15 juin 2026 à 22h23
    Les ours sont des espèces protégés. Ils ne meritent pas de souffrir des méthodes d’effarouchement !
  •  Opposé à l’effarouchement prévu par cet arrêté., le 15 juin 2026 à 22h17
    Cette mesure est inefficace et ne fait que renforcer l’agressivité des ours au contact des hommes. Quand les troupeaux sont protégés par d’autres moyens, clotures, patous, gardiennage nocturne (y compris bénévole), la coexistences est bien plus facile.
  •  Avis favorable , le 15 juin 2026 à 20h43
    Avis favorable à l’élargissement de l’effarouchement de l’ours. Cette animal doit être géré de la manière forte. Les éleveurs n’ont pas demandé sa réintroduction. Dans le contexte de crise agricole et environnementale qui dure depuis 20 ans, on n’a pas besoin de rajouter des contraintes avec ces prédateurs. De plus, ils anéantissent des espèces que les chasseurs ont œuvré (et financé) depuis très longtemps à maintenir sur les territoires ! Donnez au monde rural les moyens de protéger son environnement !
  •  DEFAVORABLE, le 15 juin 2026 à 20h22
    Après des années de lutte, d’écologie de terrain, lire ce type de chose fend le coeur. Aujourd’hui les pauvres loups pyrénéens sont victimes de cette chute libre de l’amour du vivant, les associations de chasseurs se frottent les mains et le pacte préfectoral de vote est respecté. Chiffres à la main, les accidents de chasse tuent bien plus d’humains que d’ours de brebis. Et les éleveurs-chasseurs, déjà chaudement remboursés, sont toujours les premiers à se plaindre. Que le préfet cède à toutes leurs demandes (arrétés prefectoraux toujours favorables à la destruction) démontre l’absence de poigne de l’Etat. Noyer les associations à coup d’arrêtés ne participe pas de débats démocratiques et ne reflète absolument pas le consensus réel de la population.
  •  Non à faire peur aux ours la nuit avec des pétards , le 15 juin 2026 à 20h10
    C’est un procédé qui affole les animaux et risque simplement de les rendre agressifs. L’autre problème est que cela fragilise une espèce en danger et risque de séparer la mère des petits.
  •  DÉFAVORABLE , le 15 juin 2026 à 19h52
    Non à ce projet d’élargissement d’effarouchement des ours. C’est la porte ouverte aux excès. Des mesures existent déjà et sont suffisantes. La nature n’ appartient pas qu’à l’homme. Il cause plus de dégâts que n’importe quel autre être vivant.
  •  stop a l effarouchement des ours, le 15 juin 2026 à 19h34
    l ours est une espece protegee Si on autorise l’effarouchement, par les bergers, il n y aura pas de limite et tres vite des dérapages……La planète n est pas que pour les humains……quand il n y aura plus aucune espèce animalière, il sera trop tard pour pleurer… Qu est ce que l on va laisser à nos enfants?
  •   AVIS DEFAVORABLE, Non à l’effarouchement des ours, espèce protégée, le 15 juin 2026 à 19h29
    Des mesures existent déjà et il serait préjudiciable de renforcer des mesures qui risquent de déréguler encore plus les comportements de l’ours.
  •  Défavorable , le 15 juin 2026 à 18h29
    Ces tirs d’effarouchement faits par n’importe qui sont une atteinte à la faune sauvage. Si une mère ours terrifiée s’enfuit en laissant ses petits que deviendront-ils ?
  •  Arrêtez de traumatiser les ours, le 15 juin 2026 à 18h07
    Non à toute tentative d’effarouchement des ourd, qui ne causent que des dégâts très mineurs. Foutez leur la paix. On veut des ours, pas des brebis
  •  Favorable à la modification de l’arrêté , le 15 juin 2026 à 18h05
    Je suis favorable à la modification de l’arrêté.
  •  Favorable , le 15 juin 2026 à 17h46
    Je suis pour l’effarouchement et la protection des troupeau donc de la vie des montagnes
  •  L’effarouchement est absolument nécessaire, le 15 juin 2026 à 17h29
    Les ours deviennent de moins en moins farouches. Certains des ours importés sont des bêtes d’un gabarit que leur permet d’attaquer des chevaux. Avant la réintroduction, la montagne n’était pas dangereuse. Brebis, vaches et chevaux en liberté l’entretenaient. S’occuper d’eux pouvait se faire les week-ends. A part la météo et leurs propres imprudences pour les randonneurs en randonnée en autonomie, les bivouac ne présentaient aucun danger. En tant qu’accompagnateur, par 2 fois un ours nous a rendu visite la nuit. Le bivouac en famille devient irresponsable face au danger grandissant. Tout ça n’est plus possible. Déjà, l’ours decend dans les hameaux, pour y trouver à manger à cause de moins de proies faciles en montagne et de plus d’ours. De plus, il est même défendu de se prémunir de gaz poivré pour se défendre en cas d’attaque. Faute de pouvoir les réexterminer, il est absolument nécessaire que l’ours réapprenne à craindre l’homme.
  •  Avis favorable à l’effarouchement, le 15 juin 2026 à 17h09
    Il est normal de mettre à disposition des éleveurs et autres agriculteurs qui vivent en montagne de quoi protéger le fruit de leur labeur. L’éleveur ou l’agriculteur est un pion indispensable à la transition sociétale et environnementale car il modèle les paysages mais aussi et surtout produit localement une alimentation de qualité. Les chiffres de l’évolution de la population ursine croissent, dés lors l’effarouchement "maitrisé" n’influe pas sur l’évolution de la population ursine. Si l’ours est toléré, alors il faut tolérer, aussi, le besoin de son éloignement des activités pastorales !
  •  NON au projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 15 juin 2026 à 17h02
    Ce projet d’arrêté ne respecte ni l’éthologie de l’ours (population fragile car souffrant d’une forte consanguinité), ni l’avis des spécialistes scientifiques et des associations de protection de l’environnement. Le nombre d’attaques est déjà en déclin grâce aux mesures de protection des troupeaux, qu’il faut renforcer. De plus, les détonations des cartouches pertubent non seulement les ours, mais aussi toute la faune sauvage aux alentours.
  •  Avis favorable à la modification de l’arrêté relatif aux mesures d’effarouchement de l’ours brun, le 15 juin 2026 à 16h45
    Je souhaite exprimer un avis favorable au projet d’arrêté permettant aux éleveurs, bergers et autres personnes habilitées et volontaires de pouvoir réaliser eux-mêmes certaines opérations d’effarouchement renforcé, dans le cadre strictement défini par l’administration. Cette évolution répond à un besoin de réactivité indispensable pour les exploitations pastorales confrontées à des attaques parfois répétées et survenant à toute heure. En permettant une intervention plus rapide, cette mesure contribue à instaurer un mécanisme d’apprentissage chez les prédateurs, afin qu’ils associent les zones de présence des troupeaux à des espaces à éviter. Cette disposition demeure encadrée, notamment par des exigences de formation et de contrôle, ce qui garantit qu’elle s’inscrit dans une démarche responsable et proportionnée. Elle ne remet pas en cause l’objectif de préservation de l’ours brun, mais vise à favoriser une coexistence plus équilibrée entre la présence du prédateur et le maintien d’une activité pastorale, indispensable à l’économie de montagne, à l’entretien des paysages et à la biodiversité. Dans des territoires comme le Couserans, où la présence de l’ours est particulièrement importante, il apparaît nécessaire de compléter les mesures de protection déjà mises en œuvre par des outils permettant aux éleveurs et aux bergers volontaires de disposer d’une capacité d’action plus efficace face aux situations de prédation. Pour ces raisons, je soutiens pleinement la modification proposée de l’arrêté du 4 mai 2023, qui constitue une avancée pragmatique. Toutefois, cette extension des possibilités d’intervention ne saurait se traduire par un affaiblissement des moyens humains et opérationnels des services de l’État et des agents habilités, dont l’action demeure essentielle. Au contraire, le renforcement de ces moyens et la recherche constante d’une meilleure réactivité doivent rester des objectifs prioritaires, afin de garantir l’efficacité des dispositifs de prévention et d’assurer une coexistence équilibrée entre la présence de l’ours et le maintien d’un pastoralisme vivant dans les Pyrénées. Jean-Jacques MICHAU Sénateur de l’Ariège
  •  favorable a cet arrêté, le 15 juin 2026 à 16h25
    enfin pourrons nous rassurer nos salariés ,éleveurs berger investis qui œuvrent pour conserver ce beau métier ,permettant aussi un avenir a une agriculture de sens . je souhaite qu elle puisse resté aussi longtemps qu elle a pu nourrir ceux qui ce sont nourris de ces belles montagnes .la cohabitations ne pourra ce faire que par des acceptations de procédés car chacun a une vision depuis l endroit ou il vit ces expériences de cohabitation.président de l’ association des groupements pastoraux du 31
  •  NON au projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 15 juin 2026 à 16h06
    Je suis scandalisée par ce projet d’arrêté qui ne respecte ni l’éthologie de l’ours (population fragile car souffrant d’une forte consanguinité), ni l’avis des spécialistes scientifiques et des associations de protection de l’environnement. Seul l’avis des agriculteurs et des chasseurs est pris en compte. Or les Pyrénées ne leur appartiennent pas. Honte à la France car elle détruit son patrimoine naturel et dénie aux citoyens la possibilité de transmettre ce patrimoine exceptionnel aux générations futures.
  •  avis défavorable, le 15 juin 2026 à 15h57
    non aux tirs d’éffarouchement