Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  TRÈS FAVORABLE ÉVIDEMMENT, le 17 juin 2026 à 17h59
    Si l’on regarde l’Europe dans son ensemble, dans les pays où l’ours n’a jamais disparu et où il est géré (par des tirs) avec des bénéfices économiques locaux, la perception reste pragmatique et l’animal est toléré. En revanche, dans les pays où il a été réintroduit ou là où sa densité entraine des risques pour la sécurité humaine (Roumanie, Italie…) la perception devient rapidement conflictuelle, opposant les urbains pro-ours aux ruraux qui subissent les dégâts.
  •  Tir d’éffarouchement , le 17 juin 2026 à 17h29
    Favorable, les moyens de protections mis en place a se jour sont insuffisants, malgré ces moyens on voit le nombre de prédation augmenter d’année en année. Il est inconcevable de laisser des troupeau ainsi que les bergers sans protection digne de se nom. On se doit de renforcer les protections avant qu’un drame n’arrive
  •  FAVORABLE, le 17 juin 2026 à 16h50
    Je soutiens ce projet de modification, qui me semble être une mesure de bon sens, en phase avec la réalité du terrain. La population d’ours dans les Pyrénées augmente et, dans le même temps, les éleveurs et les bergers continuent de faire face à des attaques sur leurs troupeaux. Il est donc logique de leur donner la possibilité d’agir plus rapidement, dans un cadre strictement encadré. Les personnes qui vivent et travaillent au quotidien en estive sont les premières confrontées à ces situations. Elles connaissent leur territoire, leurs animaux et les risques auxquels elles sont exposées. Leur permettre de réaliser des opérations d’effarouchement renforcé après une formation adaptée et sous contrôle de l’État me paraît à la fois raisonnable et nécessaire. Les garanties prévues par le texte sont rassurantes : formation obligatoire, validation par le préfet, transmission de comptes-rendus et possibilité de suspendre les autorisations en cas de manquement. Nous ne sommes donc pas dans une logique de dérégulation, mais bien dans celle d’une meilleure réactivité face aux problèmes rencontrés sur le terrain. Préserver l’ours et préserver le pastoralisme ne devraient pas être des objectifs opposés. Pour que la cohabitation soit possible, il faut donner aux éleveurs des moyens concrets de protéger leurs troupeaux. Mieux vaut agir de manière préventive et responsable aujourd’hui que d’attendre qu’un accident ou un drame humain vienne rappeler les limites du dispositif actuel. Pour toutes ces raisons, je suis favorable à ce projet d’arrêté.
  •  effarouchement, le 17 juin 2026 à 16h46
    tres favorable ,même a balle réelle ,pour l ours et le loup
  •  Avis sur le projet d’arrêté relatif aux opérations d’effarouchement renforcé de l’ours brun, le 17 juin 2026 à 16h39

    Je suis favorable au projet d’arrêté soumis à consultation.

    L’évolution proposée répond à une réalité de terrain bien connue des éleveurs et des bergers confrontés à la prédation. La possibilité donnée aux éleveurs, bergers, gestionnaires d’estives et lieutenants de louveterie, dûment formés par l’Office français de la biodiversité, de participer aux opérations d’effarouchement renforcé constitue une mesure pragmatique et équilibrée.

    Cette disposition permettra d’améliorer la réactivité après une attaque ou lors d’une tentative manifeste de prédation. Dans les territoires de montagne, les délais d’intervention sont déterminants pour l’efficacité des mesures de protection. Les agents de l’OFB ne peuvent matériellement être présents partout dans des délais très courts. La mobilisation d’intervenants locaux formés apparaît donc comme un complément indispensable à leur action.

    Le projet prévoit par ailleurs plusieurs garanties importantes : formation préalable obligatoire, validation des opérations par le préfet, obligation de compte-rendu détaillé et suspension de l’autorisation en cas de non-respect des règles. Ces dispositions assurent un encadrement sérieux et répondent aux exigences rappelées par le Conseil d’État.

    Je note également que le retour d’expérience des opérations menées depuis plusieurs années ne met pas en évidence de dommages significatifs pour les animaux concernés, tandis que la pression de prédation demeure une préoccupation majeure pour de nombreux éleveurs. Dans ce contexte, il est nécessaire de disposer d’outils de protection efficaces afin de préserver l’activité pastorale, essentielle à l’entretien des espaces de montagne, à la biodiversité et à l’économie locale.

    Enfin, le projet maintient des conditions strictes d’intervention, notamment lorsqu’il s’agit d’une femelle accompagnée de ses oursons, ce qui témoigne d’une volonté de concilier protection de l’espèce et protection des troupeaux.

    Pour l’ensemble de ces raisons, je soutiens l’adoption de ce projet d’arrêté.

  •  TRES DEFAVORABLE, le 17 juin 2026 à 16h19

    Je suis TRES DEFAVORABLE à ce projet d’arrêté.

    L’ours brun est une espèce protégée et toute dérogation permettant sa perturbation devrait rester strictement encadrée. Or ce texte élargit les possibilités de tirs d’effarouchement alors même que les chiffres montrent une baisse des prédations sur les troupeaux ces dernières années. Cette amélioration est principalement liée au renforcement des mesures de protection, qui devraient demeurer la priorité.

    Je suis également préoccupé par le manque de précision du texte concernant les conditions de déclenchement des tirs. La simple présence d’un ours à proximité d’un troupeau ne permet pas de conclure à une intention de prédation. Ces critères trop flous risquent de conduire à des interventions injustifiées.

    Enfin, les risques pour les femelles accompagnées de leurs oursons ne sont pas suffisamment pris en compte. Par principe de précaution, ces individus devraient être exclus du dispositif.

    Pour ces raisons, je demande que ce projet soit revu afin de préserver un équilibre entre la protection des troupeaux et celle d’une espèce emblématique et strictement protégée.

  •  Ours, le 17 juin 2026 à 16h18
    Laissez-les vivre Toutes les espèces vivantes ont le droit d’exister sur Terre Toutes ont leur fonction dans le système de la Nature En vous remerciant Respectueusement
  •  DEFAVORABLE, le 17 juin 2026 à 15h54
    Les effarouchements ne sont pas une solution ! La communication, la sensibilisation, les différents moyens de protection, la concertation, etc.. sont des solutions VIVE LES OURS !
  •  Très favorable , le 17 juin 2026 à 11h16
    Les éleveurs ont la boule au ventre de monter leurs animaux en estime. Ce n’est pas normal, il faut agir avant que cela ne soit trop tard. Il faut agir pour les jeunes qui souhaitent s’installer et faire ce métier de passion qu’ils rêvent de faire depuis leur plus jeune âge. Pensez à tous ces agriculteurs et à la future génération !
  •  Défavorable à cet arrêté , le 17 juin 2026 à 11h02
    . L’existence de solutions de protection plus efficaces rend ces mesures injustifiées L’arrêté repose sur l’idée qu’il n’existerait pas d’alternative satisfaisante aux effarouchements renforcés. Cette affirmation est contredite par les faits. Le regroupement nocturne des troupeaux dans des parcs électrifiés est identifié par les travaux scientifiques de référence, notamment le rapport Bégou, comme la mesure la plus efficace pour réduire les prédations ursines. Cette pratique est largement utilisée contre le loup dans les Alpes, se développe dans les Pyrénées et est appliquée depuis longtemps en Béarn. Or, selon les données mêmes présentées dans le bilan accompagnant la consultation, près de 90 % des troupeaux ayant bénéficié d’effarouchements ces dernières années ne mettaient pas en œuvre cette mesure pourtant reconnue comme prioritaire. Dans ces conditions, il est impossible de soutenir que toutes les solutions préventives ont été pleinement déployées avant de recourir à des dispositifs portant atteinte à une espèce protégée. 2. L’efficacité réelle des effarouchements renforcés n’est pas démontrée Aucune démonstration convaincante n’établit que les effarouchements renforcés apportent une efficacité supplémentaire par rapport aux dispositifs déjà existants de surveillance nocturne assurés par les bergers d’appui de la Pastorale Pyrénéenne. En l’absence de plus-value clairement démontrée, le recours à une mesure plus intrusive et plus risquée pour l’espèce apparaît disproportionné. 3. Les risques pour les ours sont sous-estimés et insuffisamment évalués La population d’ours des Pyrénées demeure l’une des plus faibles d’Europe et son état de conservation reste préoccupant. Dans ce contexte, toute mesure susceptible d’affecter sa survie ou sa reproduction devrait être soumise à une démonstration scientifique rigoureuse de son innocuité. Or, cette démonstration n’existe pas. Les cartouches à double détonation utilisées lors des effarouchements renforcés produisent un niveau sonore d’environ 120 décibels, correspondant au seuil de la douleur chez l’être humain et nécessitant des protections auditives dans le cadre de la réglementation du travail. L’ours dépend fortement de son audition, dont les performances sont supérieures à celles de l’homme. Les risques de traumatismes auditifs, en particulier chez les oursons, ne peuvent donc être écartés. Pourtant, l’affirmation selon laquelle ces dispositifs seraient sans conséquence sur l’audition des animaux ne repose sur aucune étude scientifique connue. Par ailleurs, contrairement aux affirmations des services de l’État, un cas préoccupant demeure sans explication : une portée de deux oursons dans le Couserans a disparu après un effarouchement renforcé réalisé le 15 juillet 2020, au cours duquel 28 cartouches à double détonation ont été tirées dans des conditions de visibilité très réduite. Cet épisode démontre au minimum que les conséquences potentielles de ces interventions n’ont pas été suffisamment étudiées. 4. Cet arrêté fragilise la protection juridique d’une espèce menacée Le Conseil d’État avait déjà censuré l’extension des effarouchements renforcés aux éleveurs et bergers agissant sans la présence de l’Office français de la biodiversité, précisément en raison des enjeux liés à la conservation de l’espèce. Cette vigilance demeure pleinement justifiée. Les Pyrénées ont connu plusieurs épisodes graves démontrant la réalité des tensions autour de la présence de l’ours : destruction illégale d’un ours dans le Couserans en 2020, saisie d’armes prohibées dans une estive ariégeoise en 2025 avec condamnations judiciaires à la clé, ainsi que l’affaire des « encagoulés » armés appelant à la chasse illégale de l’ours. Ces faits montrent que le contexte local impose la plus grande prudence. En favorisant l’introduction et l’utilisation d’armes à feu en estive, même dans un cadre présenté comme réglementé, cet arrêté crée un risque supplémentaire de dérive et contribue à affaiblir progressivement le statut de protection d’une espèce déjà vulnérable. Pour toutes ces raisons, cet arrêté apparaît à la fois insuffisamment justifié, scientifiquement contestable, disproportionné au regard des alternatives disponibles et incompatible avec l’objectif de conservation d’une population d’ours pyrénéens encore fragile. Son adoption ne peut donc être soutenue.
  •  Effarouchement, le 17 juin 2026 à 10h57
    Pour l’effarouchemént renforce ,pour défendre les humains et les animaux.
  •  DÉFAVORABLE , le 17 juin 2026 à 10h54
    On ne répète apparemment pas assez que l’effarouchement n’est pas une mesure efficace, que surveiller les troupeaux et les parquer fonctionne très bien, que la population d’ours mérite d’être protégée et qu’ils ont complètement leur place ! Et surtout ! Que les problèmes des agriculteurs et de l’agriculture ne viennent pas de quelques animaux sauvages mais d’un système disfonctionnel qui ne leur permet pas de vivre dignement de leur labeur. Il serait temps de lutter pour les bonnes causes. Et de foutre la paix à la nature et à la montagne qui n’a absolument pas besoin d’être entretenue d’ailleurs !
  •  Pour tirs d’effarouchements, le 17 juin 2026 à 10h53
    Soutien aux agriculteurs et pour les tirs d’effarouchements dans un premier temps et tirs réels si besoin
  •  Très favorable , le 17 juin 2026 à 10h25
    Pour que les bergers et eleveurs puissent se defendre et defendre les troupeaux.
  •  Effarouchées ours brun, le 17 juin 2026 à 09h46
    Strictement défavorable. L’ours brun est une espèce protégée.
  •  AVIS TRES FAVORABLE La légitime défense est un droit inaliénable, le 17 juin 2026 à 09h30
    Je suis très favorable à l’élargissement de l’effarouchement des ours. Avec plus de 80 ours en Ariège, la sécurité des personnes et des troupeaux n’est plus assurée. L’application trop stricte de la protection de l’ours leur a fait perdre leur crainte naturelle de l’homme. Les éleveurs et bergers sont les mieux placés, sur le terrain, de jour comme de nuit, pour repousser les ours avec réactivité et efficacité. La légitime défense est un droit, les pyrénéens ne sont pas des sous-citoyens, l’état empêtré dans la réintroduction de l’ours doit changer d’urgence son fusil d’épaule.
  •  AVIS TRES FAVORABLE La légitime défense est un droit inaliénable, le 17 juin 2026 à 09h29
    Je suis très favorable à l’élargissement de l’effarouchement des ours. Avec plus de 80 ours en Ariège, la sécurité des personnes et des troupeaux n’est plus assurée. L’application trop stricte de la protection de l’ours leur a fait perdre leur crainte naturelle de l’homme. Les éleveurs et bergers sont les mieux placés, sur le terrain, de jour comme de nuit, pour repousser les ours avec réactivité et efficacité.
  •  Effarouchement renforcé , le 17 juin 2026 à 09h19
    Favorable à l’autorisation des effarouchements renforcés, on arrive aux limites des moyens de protection il serait temps d’envisager une réelle gestion des ours à problèmes.
  •  FAVORABLE, le 17 juin 2026 à 09h05
    Bonjour. FAVORABLE au texte qui privilégie la réalité du terrain aux délires maniaco-pseudo-ecologistes de gens bien pensant derrière leur ordinateur.
  •  pour la modification, le 17 juin 2026 à 08h48
    bien entendu pour cette modification qui reste neanmoins insuffisante pour permetre la bonne pratique du pastoralisme de nos montagnes et permetre leur entretien de facon reflechie et ecologique