Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  effarouchement de l’ours , le 20 juin 2026 à 16h27
    contre cette pratique nuisible aux ours espèce à protéger
  •  Projet d’arrêté qui vise à autoriser des personnes privées à pratiquer l’effarouchement renforcé de l’ours brun., le 20 juin 2026 à 16h27

    Madame, Monsieur,

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.
    L’ours brun est une espèce sous haute protection, tant par la législation européenne (Directive « Habitats », Annexe IV) que par le droit français (Code de l’environnement, article L. 411-1), qui interdit toute perturbation intentionnelle de son milieu ou de son comportement.
    Pourtant, les dérogations à cette protection ne sont autorisées que si aucune autre solution ne peut être mise en œuvre. Or, des mesures comme les enclos électrifiés nocturnes ou l’intervention de bergers spécialisés, dont l’efficacité est prouvée, ne sont pas encore systématiquement appliquées.
    Les méthodes d’effarouchement actuelles, avec des détonations de 120 décibels, risquent de causer des lésions auditives graves et peuvent provoquer la séparation des femelles et de leurs petits, mettant en péril la survie des oursons.
    Le Conseil d’État a déjà annulé des décisions similaires, car confier ces opérations à des acteurs privés, sans contrôle direct des agents de l’Office Français de la Biodiversité, ne garantit pas une protection suffisante de l’espèce. Qui plus est, l’utilisation d’armes, de munitions non létales, et d’équipements de vision nocturne, peut ouvrir la porte à des abus aux conséquences imprévisibles.
    Dernier point, le Conseil National de la Protection de la Nature a rejeté à l’unanimité cette expérimentation, critiquant l’absence de protocole scientifique rigoureux et soulignant les dangers d’une telle approche.
    En conclusion nous vous demandons ensemble le rejet de ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne doit pas être sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent.

    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

    Jean-David RAYNAUD
    10 rue Melbourne
    81200 MAZAMET

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 16h24
    Retournons a une utilisation des estives traditionelle, c’est à dire avec des troupeaux à taille raisonnable et bien gardés. Il y a la place pour tout le monde. Ensuite, on peut discuter d’un éventuel éffarouchement, mais uniquement par les agents publiques. Pour l’instant, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux. Donc, la question ne se pose même pas.
  •  Défavorable, le 20 juin 2026 à 16h20
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.
  •  DEFAVORABLE , le 20 juin 2026 à 16h19

    Je suis contre l’effarouchement des OURS par les bergers, les chasseurs les lieutenants de louveteaux, éleveurs.NON les ours n’ont pas besoin de subir des lois contre nature…des oursons effrayés vont être séparés de leur mère. Les projets de lois sont des siècles derniers…..NON laissez vivre les ours…il y a de la place pour tous…..regardons dans nos pays voisins européens……LAISSONS VIVRE…NOS OURS

    Catherine hernandiz

  •  Ours , le 20 juin 2026 à 16h16
    Je suis FAVORABLE à l’effarouchement de l’ours pour la sécurité de tout le monde dans les Pyrénées.
  •  Contre, le 20 juin 2026 à 16h13
    Faites ce qu’il faut pour protéger les troupeaux mais ne vous en prenez pas aux ours. Adapter les bonnes solutions c’est la marche à suivre.
  •  Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées »., le 20 juin 2026 à 16h12
    Bonjour L’ours (ursus arctros ) espèce emblématique des Pyrénées est en cour de recolonisation de ce territoire, l’homme a trop colonisé des territoires qui devraient être dévolu au sauvage, par pitié, n’autorisez pas d’effarouchements avec ce type de méthodes. Dans les Abruzzes, en Italie, ils s’en sortent très bien sans. Les ours se promènent même la nuit dans les villages et cueillent des fruits en automne. S’il vous plait laissez les tranquilles, ils n’ont pas besoin de cela. Le CSRPN a d’ailleurs rendu un avis négatif, et se sont des scientifiques, il est important dans ce monde d’écouter les paroles des scientifiques, sinon ou allons nous? Pensez aussi aux personnes qui se battent pour que cette espèce soit moins la cible des actions humaines. Merci de tenir compte de cet avis. jEFF
  •  CONTRE ce nouveau projet d’effarouchement, le 20 juin 2026 à 16h00
    Les ours sont une espèce protégée, ce qui implique une ligne de conduite à leur égard qui exclut des actes de dérangements. Qui plus est si ces actions sont effectuées par des personnes totalement opposées à leur présence. Ces effarouchements peuvent séparer des femelles de leurs petits, ce qui est absolument inacceptable. Et ils affecteraient aussi toute la faune sauvage présente dans le secteur. Les ours sont plus nombreux et les dégâts qui leurs sont imputés sont en baisse. Renforcer les mesures de protection est une option largement suffisante.
  •  NON AU PROJET MODIFIANT LA MISE EN PLACE DES MESURES D’EFFAROUCHEMENT DE L’OURS BRUN, le 20 juin 2026 à 15h58
    NON au projet modifiant la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun ! Les mesures de protection des troupeaux montrent leur efficacité, notamment en BEARN. Pourquoi pas en ARIEGE ? La population ursine en FRANCE est très faible et sa survie à terme non assurée. Cohabiter avec l’ours brun est tout à fait possible . G.MAUMUS
  •  Je suis contre leffarouchement des ours , le 20 juin 2026 à 15h55
    Non pas d’éffarouchement des ours s’il vous plaît ! D’autres solutions existent et ne sont pas appliquées ! Alors plutôt renforcer ces méthodes que de perturber le peu d’ours qui vivent dans nos montagnes. Dans les Abruzzes des mesures ingénieuses ont été mises en place pour la bonne cohabitation des troupeaux avec les ours et les loups et ça marche ! Inspirez vous de ces méthodes Merci Catherine
  •  effarouchement des ours , le 20 juin 2026 à 15h54
    contre ce procédé ,que les bergers fassent correctement leur travail
  •  contre l’effarouchement des ours bruns, le 20 juin 2026 à 15h53

    je m’oppose aux décisions dernières qui concernent les ours bruns .
    IL n’a jamais été prouvé que ces ours ont attaqué des troupeaux .
    Je m’OPPOSE à l’effarouchement des ours par des tirs de fusils.
    Demandez aux bergers de mieux surveiller les troupeaux, mettre des protections par enclos, des chiens ….

    Par Pitié arrêtez de vous en prendre aux ours ………

  •  Défavorable , le 20 juin 2026 à 15h51
    L’ours est un fantastique animal qu’il faut protéger. Il s’inscrit dans le respect de la Biodiversite l’espèce reste fragile. L,effarouchement est à proscrire. Cordialement.
  •  Avis défavorable, le 20 juin 2026 à 15h48
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. C’est une méthode violente et à risque, non seulement pour les ours, mais aussi pour les randonneurs et pour autre faune locale. Elle peut déclencher la chute des pierres et abîmer le système auditif chez chaque être vivant se trouvant à proximité. Les alternatives non violentes existent !
  •  Avis défavorable mesures effarouchement ours brun Pyrénées, le 20 juin 2026 à 15h42
    Cela reviendrait à piétiner la signature de la France à l’égard des espèces protégées. Ce serait une atteinte au patrimoine national et au-delà. L’ours n’est pas le responsable des difficultés économiques des éleveurs mais le système mis en place. L’ours est une donnée historique du pastoralisme. C’est également "curieux" d’être aussi sourd aux recommandations des scientifiques, et les expériences d’autres cas d’opérations d’effarouchement sans contrôle étatique ont montré leurs limites voire être même contre-productives.
  •  Défavorable , le 20 juin 2026 à 15h31
    Cette population d’ours est fragile. Il faut au contraire la protéger et introduire de nouveaux individus afin d’éviter la consanguinité qui la menace. Je suis contre l’autorisation de ces tirs d’effarouchement donnés à n’importe qui, sous prétexte que les ours gênent ses affaires. La biodiversité est notre patrimoine à tous.
  •  Défavorable, le 20 juin 2026 à 15h26
    Je suis contre le projet d’arrêté modifiant celui du 4 mai 2023 et autorisant l’effarouchement de l’ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. J’habite dans le béarn et travaille en montagne depuis 40 ans. L’augmentation de la population d’ours libres se passe de façon satisfaisante grace aux différentes mesures prises jusqu’à présent, permettant une bonne cohabitation avec les bergers. Il n’est pas nécessaire de permettre à d’autres acteurs que les agents de l’OFB d’intervenir dans le cadre actuel. Les quelques personnes réticentes acceptent ou vont accepter progressivement la présence de l’ours, comme c’est le cas en Espagne et en Italie. L’ours est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Je m’appuie également sur l’avis des experts du CNPN qui unanimement émettre un avis défavorable à cette expérimentation.
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 15h22
    L’ours brun est une espèce protégée menacée d’extinction !!! L’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui n’est pas généralisée alors que ce sont des moyens très efficaces. Les tirs intensifs de 120 décibels génèrent un danger de séparation des femelles et de leurs oursons et des dommages auditifs graves . L’effarouchement pratiqué sans encadrement des agents publics (OFB), ne garantit pas la protection de l’espèce. Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a déclaré qu’il y avait un manque de protocole scientifique sérieux, Il faut privilégier des alternatives non violentes !!!!!!!!!
  •  AVIS TOTALEMENT DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 15h13
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les éleveurs, bergers et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Je suis bien évidemment contre un projet aussi peu adpaté à la situation sur le terrain. Un tel projet n’a, au final, qu’un seul but : complaire aux éleveurs et aux chasseurs. Comme souvent, les élus n’écoutent que ceux qui parlent le plus fort et ont le plus de poids électoral. Mais reprenons les principaux points de ce projet : rappelons d’abord que l’ours brun est une espèce strictement protégée et qu’aucune perturbation intentionnelle n’est permise. Ceci étant posé, rappelons que la loi n’autorise de dérogation que si aucune autre solution n’est satisfaisante. Il est bien entendu évident que des solutions sont proposées : parcs de nuit électrifiés, bergers d’appui…. Autant de solutions qui ont démontré leur efficacité, mais qui sont négligées par les intéressés. Rappelons, entre autre, que le CNPN (Conseil national de la protection de la Nature) a émis un avis défavorable à l’unanimité à l’encontre de ce projet, devant le manque de protocole scientifique sérieux. Arrêtons de sacrifier la réflexion à la facilité, l’intelligence à la brutalité, et la Nature au pouvoir.