Projet d’arrêté fixant la liste des usages des produits phytopharmaceutiques, pour lesquels aucune solution technique alternative ne permet d’obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles pour les équipements sportifs ou parties d’équipements sportifs

Consultation du 26/05/2026 au 16/06/2026 - 29 contributions

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Commentaires

  •  Pour, le 16 juin 2026 à 22h38
    Pour. Nous aimerions beaucoup pouvoir nous en passer mais nous en avons encore besoin car les solutions alternatives ne sont pas suffisamment efficaces.
  •  Favorable puisque…, le 16 juin 2026 à 22h24
    Favorable puisque
    - une feuille de route ambitieuse et rigoureuse a été acceptée par tous les acteurs concernés
    - que la liste des usages sera régulièrement revue et modifiée en cas de solution alternative efficace.
    - le texte est lié à un arrêté fixant la liste restreinte des structures pouvant potentiellement bénéficier de cette dérogation
    - seulement un maximum de 5% des structures sportives concernées
    - les structures ou les communes sont libres de s’imposer le zéro phyto chimique
    - il reste une trousse de secours permettant de limiter l’ampleur des dégâts et d’assurer la pérennité économique des structures associatives ou lucratives.
    - de gérer quelques espèces invasives problématiques
    - de pratiquer les sports sur gazons naturels en compétition selon les cahiers des charges internationaux et maintenir nos filières de performance.
  •  nous sommes favorables à la dérogation, le 16 juin 2026 à 16h58
    Nous sommes favorables à la dérogation qui permet de maintenir une bonne qualité des équipement sportifs le temps de tester les méthodes alternatives et de construire les itinéraires techniques favorables à la limitation des produits de protection des plantes. nous cherchons beaucoup et nous testons aussi, mais nous ne sommes pas encore prêts avec des alternatives crédibles
  •  Pour avec des nuances, le 16 juin 2026 à 16h33

    La gestion des maladies sur gazon sportif est un enjeu de taille. Alors qu’on demande aux techniciens d’utiliser et d’appliquer des solutions de plus en plus "vertes", le changement climatique, la variabilité, parfois journalières, des conditions météorologiques ne fait que favoriser le développement des maladies.
    Arrêter tous les produits phytopharmaceutiques de synthèse pour les remplacer par des biosolutions est une bonne idée en soit, mais qui reste pour le moment que théorique. Même si de nombreux efforts sont fournis par les fournisseurs de solutions sur le marché afin de trouver des alternatives, elles ne sont à ce jour pas encore suffisantes pour remplacer les solutions conventionnelles actuelles.
    Néanmoins, prolonger la dérogation ne signifie pas pour autant abandonner la recherche de solution alternative.

    N’oublions pas que la qualité du gazon pour un golf est une question de "survie de l’entreprise", sans un gazon de qualité, un golf perd des licenciés et en perdant des licenciés, sa survie est en péril.
    Pour d’autres comme les terrains de sport, c’est une question de sécurité : un gazon endommagé, parsemé de trous, est plus apte à provoquer des accidents lors du jeu.

    En bref, continuons de travailler de manière raisonnée avec les produits conventionnels, tout en continuant de développer les solutions de biocontrôle, les biostimulants et les substances de base.

  •  Pour, le 16 juin 2026 à 16h21
    Les terrains sportifs en gazon naturel et les parcours de golf sont constitués de couverts végétaux permanents dont la fonction est précisément de stabiliser le sol, favoriser l’infiltration de l’eau et limiter le ruissellement. Les travaux menés depuis de nombreuses années sur les bandes enherbées ont démontré l’efficacité de ce type de couvert pour réduire les transferts vers les milieux aquatiques. Les risques de contamination ne peuvent donc être assimilés à ceux observés sur des sols nus ou régulièrement travaillés. Lorsqu’ils sont identifiés, les transferts sont généralement liés à des circonstances particulières : épisodes pluvieux exceptionnels immédiatement après application, erreurs de manipulation ou situations de connexion directe avec les milieux aquatiques. Les traitements concernés par cette dérogation sont réalisés de manière ponctuelle, sur un nombre très limité de sites (5%), par des professionnels formés et dans le respect de règles strictes destinées à protéger les ressources en eau. Réduire le débat à la seule présence d’un produit phytopharmaceutique sans tenir compte du contexte d’utilisation ne permet pas d’apprécier correctement le risque réel. La protection de l’eau est un objectif partagé par tous. C’est précisément pour cette raison qu’il convient de privilégier une approche fondée sur l’évaluation scientifique des risques et sur les bonnes pratiques de gestion.
  •  Avis favorable au projet d’arrêté, le 16 juin 2026 à 15h45
    Les objectifs de réduction des produits phytosanitaires sont nécessaires, mais les solutions alternatives ne permettent pas encore de répondre à toutes les problématiques rencontrées sur les terrains sportifs de compétition. Une prolongation temporaire des dérogations paraît donc justifiée afin de laisser le temps aux alternatives de se développer et d’être réellement efficaces sur les terrains. Les surfaces concernées restent limitées et les professionnels du secteur poursuivent déjà leurs efforts de réduction des intrants. Cette prolongation jusqu’en 2028 me semble être une mesure raisonnable qui laisse le temps aux recherches et aux nouvelles solutions de progresser.
  •  Favorable, le 16 juin 2026 à 12h20
    Il est indispensable de garantir aux gestionnaires de terrains de sport un accès raisonnable aux solutions dont ils ont besoin pour entretenir leurs infrastructures. Dans le cas contraire, ce serait un coup de frein sans précédent au développement des méthodes alternatives, alors même que celles-ci sont encouragées par ailleurs. Pour les gazons sportifs, le contexte est d’ores et déjà extrêmement préoccupant en termes de problèmes phytosanitaires rencontrés (dollar spot, fusariose hivernale, pyricularia, tipules, herbes indésirables…). Les conséquences de ces attaques sont bien réelles avec une dégradation progressive de la qualité des terrains : problème de planéité donc de sécurité pour les joueurs mais aussi de régularité du jeu. Dans ce contexte, la reconduction de la dérogation apparaît indispensable. La durée de validité de vingt-quatre mois prévue par l’arrêté semble d’ailleurs bien courte au regard des travaux de recherche, de développement et d’innovation qu’il demeure nécessaire de conduire afin d’assurer la poursuite et l’aboutissement des démarches engagées. La transition enclenchée nécessite encore du temps pour accompagner les gestionnaires dans leurs itinéraires techniques avec des solutions concrètes permettant d’atteindre la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles.
  •  Avis positif pour un projet d’arrêté pragmatique, le 16 juin 2026 à 10h32
    Dans ce débat, il semble important de distinguer un usage de confort d’un usage de nécessité. Les quelques dérogations maintenues ne visent pas à préserver une esthétique des terrains sportifs, mais à permettre aux gestionnaires de faire face à des situations exceptionnelles lorsque des maladies ou des ravageurs menacent la survie même du couvert végétal et la pratique sportive en compétition. Refuser tout moyen d’intervention au nom du principe de précaution reviendrait paradoxalement à ignorer les conséquences concrètes de l’inaction. Un terrain naturel détruit par une maladie ne se reconstitue pas en quelques jours. Il faut parfois plusieurs mois, des travaux importants, de nouvelles semences, de l’eau, du matériel et de l’énergie pour retrouver une surface praticable. La réalité est également que les gestionnaires de terrains sportifs ont déjà réduit très fortement leur recours aux produits phytopharmaceutiques depuis de nombreuses années. Le dispositif dérogatoire demeure circonscrit à 5 % des équipements recensés. Les usages qui subsistent aujourd’hui correspondent précisément aux situations pour lesquelles aucune solution alternative ne permet encore de garantir un résultat équivalent dans toutes les circonstances. Une feuille de route ambitieuse permettra d’assurer un suivi régulier des progrès réalisés vers l’objectif du zéro phytosanitaire chimique. Au moment où le changement climatique favorise l’émergence de nouveaux nuisibles, il paraît raisonnable de conserver une capacité d’intervention limitée, strictement encadrée et réservée à quelques usages essentiels. Une politique environnementale crédible doit reposer sur l’amélioration continue des pratiques, mais aussi sur une appréciation réaliste des risques et des contraintes techniques. Ce projet d’arrêté ne constitue pas un recul. Il représente au contraire une mesure pragmatique permettant d’accompagner la transition tout en évitant de créer des impasses techniques qui nous conduiraient inéluctablement à des mésusages.
  •  Je suis POUR et en colère., le 16 juin 2026 à 07h04
    Technicien, je constate que cela fait plus de 15 ans que les gestionnaires de terrains sportifs réduisent les traitements, testent des alternatives, modifient leurs pratiques et cherchent des solutions. Pourtant, quand on écoute certains discours, on a l’impression qu’il suffirait d’appliquer telle ou telle recette miracle pour régler tous les problèmes. Sur le terrain, ce n’est pas vrai. Beaucoup de solutions proposées donnent des résultats intéressants dans certains cas, certaines régions ou certaines années. Mais dès que la pression de maladie augmente ou que les conditions changent, les limites apparaissent. Ceux qui affirment avoir LA solution pour tout n’ont généralement pas la responsabilité de maintenir des terrains ouverts et praticables toute l’année. Je suis également en colère de voir que certains élus considèrent que le sujet est réglé en remplaçant les terrains naturels par du synthétique. C’est une façon pratique de se débarrasser du problème aujourd’hui et de laisser à d’autres le soin de gérer demain les questions liées aux plastiques, au recyclage, aux températures de surface ou à la santé des utilisateurs. On déplace le problème au lieu de le résoudre. Je suis en colère parce que beaucoup de collectivités ont sous-estimé pendant des décennies l’importance de la formation des techniciens et de la gestion des infrastructures sportives. On a souvent préféré construire de nouveaux équipements plutôt que d’apprendre à mieux gérer ceux qui existaient déjà. Aujourd’hui, certains découvrent qu’un terrain naturel est un organisme vivant qui demande des compétences et des moyens. Le zéro phyto est un objectif que je partage. Mais il faut être honnête : on retire aujourd’hui des solutions plus vite qu’on n’en apporte de nouvelles. Tant que les alternatives ne permettent pas de répondre à toutes les situations, il est indispensable de conserver quelques solutions de dernier recours. Ce n’est pas un retour en arrière, c’est simplement du réalisme. Le vrai coût du zéro phyto, c’est le coût des terrains perdus, des rénovations, des fermetures d’équipements, des investissements dans des solutions de remplacement et parfois du passage au synthétique. Avant de supprimer les derniers outils disponibles, il faudrait peut-être s’assurer que les solutions de demain sont réellement prêtes.
  •  Avis favorable pour une dérogation limitée permettant d’assurer une transition, le 15 juin 2026 à 23h09
    L’objectif de réduction puis de substitution des produits phytopharmaceutiques chimiques est largement partagé par les gestionnaires d’espaces sportifs. Toutefois, il est important de reconnaître que l’atteinte du zéro phyto ne dépend pas uniquement de la volonté des utilisateurs mais également de la disponibilité effective de solutions alternatives performantes, économiquement accessibles et techniquement fiables. Or plusieurs freins ralentissent aujourd’hui l’arrivée de nouvelles solutions. Le développement de produits de biocontrôle ou de substances à faible risque nécessite des investissements importants en recherche et développement ainsi que des procédures d’évaluation et d’homologation longues, complexes et coûteuses. Pour des marchés spécialisés comme les gazons sportifs, les perspectives économiques sont souvent insuffisantes pour inciter les entreprises à engager les investissements nécessaires à la mise sur le marché de nouvelles solutions. Par ailleurs, les solutions innovantes actuellement à l’étude (biocontrôle, sélection variétale, stimulation des défenses naturelles, robotique, outils d’aide à la décision, traitements physiques, nouvelles techniques de gestion agronomique, etc.) nécessitent encore des travaux de recherche, d’expérimentation et de validation dans des conditions réelles d’utilisation avant de pouvoir remplacer totalement les solutions existantes. Le changement climatique accentue également cette difficulté en favorisant l’apparition de nouvelles maladies et de nouveaux ravageurs, alors même que les solutions de substitution ne sont pas encore disponibles pour répondre à l’ensemble des situations rencontrées sur le terrain. L’émergence de bioagresseurs tels que la pyriculariose ou le scarabée japonais (Popillia japonica) illustre parfaitement cette évolution rapide des risques phytosanitaires. De nombreux acteurs publics et privés développent aujourd’hui des solutions alternatives prometteuses pour réduire ou remplacer l’usage des produits phytopharmaceutiques chimiques. Cependant, la plupart de ces innovations présentent encore des niveaux d’efficacité variables selon les conditions climatiques, les maladies concernées, les espèces de gazon ou l’intensité de la pression parasitaire. Certaines solutions apportent des résultats intéressants dans des situations particulières ou à titre préventif, mais peu d’entre elles offrent aujourd’hui la robustesse, la régularité et la polyvalence nécessaires pour répondre à l’ensemble des situations rencontrées sur le terrain et garantir la pratique sportive. Cette réalité explique la poursuite des travaux d’expérimentation et d’évaluation menés par SPOR&D, l’AGREF, les instituts techniques nationaux et internationaux, les centres de recherche ainsi que les gestionnaires d’espaces sportifs eux-mêmes. Malgré les progrès réalisés ces dernières années, plusieurs impasses techniques persistent encore. Dans ce contexte, supprimer dès aujourd’hui les derniers moyens d’intervention disponibles risquerait de créer des impasses techniques sans accélérer pour autant l’arrivée de nouvelles alternatives. Une transition réussie vers le zéro phyto suppose au contraire de maintenir temporairement des solutions de dernier recours tout en renforçant les efforts de recherche, d’expérimentation, de transfert des connaissances et d’innovation. Cette dérogation limitée apparaît donc comme une mesure pragmatique permettant d’accompagner la transition plutôt que de la fragiliser.
  •  Favorable pour soutenir l’organisation des courses hippiques dans de bonnes conditions, le 15 juin 2026 à 14h49
    Pour les hippodromes, la qualité et l’homogénéité des pistes sont indispensables pour garantir la sécurité des chevaux et des jockeys ainsi que le bon déroulement des compétitions officielles. Les pistes doivent ainsi répondre à des critères techniques stricts afin de limiter les risques de blessures, de chutes ou d’incidents, ce qui nécessite un traitement particulier du gazon pour le maintien d’un niveau élevé de qualité. En l’absence de solutions techniques alternatives permettant d’assurer cette qualité, l’usage des produits phytopharmaceutiques visés par le présent arrêté demeure nécessaire pour maintenir ces surfaces dans un état conforme aux exigences de sécurité et de performance propres aux courses hippiques. Une suppression de cette possibilité pourrait entraîner une détérioration progressive de la qualité des pistes et donc compromettre le bon déroulement des courses. Le maintien de cette dérogation est ici justifié pour ces usages spécifiques, dès lors qu’elle concerne des structures pour lesquelles aucune solution technique alternative n’est actuellement suffisante et qu’elle s’inscrit dans un cadre strictement encadré et proportionné.
  •  Favorable, le 15 juin 2026 à 07h37
    L’évolution du climat favorise l’émergence et l’installation de nouveaux ravageurs ainsi que l’augmentation de la pression des maladies déjà présentes. Les températures plus élevées, les hivers plus doux et l’allongement des périodes favorables à leur développement et augmente les risques sanitaires auxquels sont confrontés les gestionnaires de surfaces engazonnées. De nouvelles menaces sont déjà identifiées en Europe, telles que la pyriculariose des gazons ou le scarabée japonais (Popillia japonica). La pyriculariose affecte les graminées et dont certaines espèces sont responsables de pertes majeures sur des grandes cultures stratégiques telles que le riz ou le blé. Le scarabée japonais, qui se reproduit dans les gazons, constitue quant à lui un risque majeur puisqu’il est capable de s’attaquer à plus de 300 espèces végétales qui agrémentent nos jardins et nos communes, affectant non seulement les gazons mais également les arbres, les plantes ornementales, les cultures agricoles, les vignes et les vergers. L’émergence et l’expansion de ces ravageurs témoignent de l’évolution rapide des risques phytosanitaires auxquels devront faire face les gestionnaires d’espaces végétalisés dans un contexte de changement climatique. Dans ce contexte, maintenir un nombre très limité d’usages bénéficiant d’une dérogation apparaît comme une mesure de précaution raisonnable. Ces solutions constituent des outils de dernier recours permettant de répondre à des situations sanitaires exceptionnelles alors même que les alternatives ne sont pas toujours disponibles ou suffisamment efficaces. Cette dérogation ciblée et strictement encadrée contribue ainsi à préserver durablement les surfaces sportives naturelles tout en accompagnant leur adaptation aux nouveaux défis sanitaires liés au changement climatique.
  •  POUR : Je soutien ce projet d’arrêté, le 15 juin 2026 à 07h04

    Les usages maintenus sur une durée de 24 mois concernent un nombre limité d’infrastructures sportives spécifiques (environ 800 terrains de grands jeux et 700 golfs) qui accueillent majoritairement un public adulte et dont la qualité des surfaces constitue un enjeu de sécurité, de pratique sportive et d’excellence sportive au travers des compétitions fédérales, nationales et internationales.

    Les solutions concernées représentent une ’trousse à pharmacie’ permettant de faire face à des maladies ou ravageurs pouvant dégrader très rapidement un terrain, parfois en quelques jours seulement. Sans possibilité d’intervention, certaines attaques peuvent conduire à la destruction du couvert végétal et nécessiter plusieurs mois de remise en état, avec des conséquences techniques, économiques et environnementales importantes.

    À ce jour, les alternatives disponibles ne permettent pas toujours d’assurer un niveau d’efficacité équivalent. Le remplacement des surfaces naturelles par des revêtements synthétiques ou le recours à d’autres solutions doit être évalué de manière globale, en tenant compte de leurs impacts environnementaux, économiques et sanitaires.

    Par ailleurs, les usages maintenus demeurent strictement encadrés par la réglementation européenne et nationale relative aux produits phytopharmaceutiques. Les interventions sont réalisées par des professionnels qualifiés, dans le respect des autorisations de mise sur le marché, des conditions d’emploi et des délais de rentrée (48 heures dans la majorité des cas) destinés à limiter l’exposition des utilisateurs.

    Cette dérogation ciblée, proportionnée et limitée à quelques usages essentiels apparaît donc nécessaire pour préserver la qualité, la sécurité et la durabilité des infrastructures sportives tout en poursuivant les objectifs de l’arrêt de l’usage des produits phytopharmaceutiques chimiques et le développement d’alternatives.

    Ces usages ne concernent pas uniquement l’entretien courant des gazons existants. Ils sont aussi indispensables lors de la création, de la rénovation ou de la réimplantation des surfaces sportives naturelles. Sans moyens de protection adaptés pendant les phases d’implantation, la réussite de ces opérations peut être compromise par des maladies, ravageurs ou adventices, entraînant des échecs techniques, des surcoûts et la nécessité de recommencer les travaux, avec un impact environnemental et économique accru.

  •  une filière et des instances publiques responsables , le 11 juin 2026 à 18h04
    Les pesticides actuellement homologués sur les 6 usages indispensables à la filière n’ont pas un profil toxicologiques et les indications de cancérogénicité provenant d’études portant sur l’humain sont classées en 4 degrés de risques avérés, les AMM sur les 6 usages priorisés sur gazons, aucune ont un risque avéré et reconnu, l’Anses et nos ministères font bien leur travail en amont de la filière pour n’autoriser que des spécialités conventionnelles qui ne sont pas problématiques pour les usagers des structures sportives (pour les personnes à risque que représente les enfants comme les personnes âgés ; le biocontrôle et les leviers agronomiques seuls ne sont pas suffisant pour se passer complétement de pesticides, la filière travaille à limiter le plus possible ces intrants et recherche des solutions alternatives, le biocontrôle n’est pas non plus anodin il ont aussi un risque et doivent être raisonnés aussi grâce aux Oad et raisonnements techniques que développent les professionnels responsables et conscients des efforts à consentir. Il ne suffit pas de décrété une interdiction, c’est facile et tout le monde peut le faire. Il faut donner aux gestionnaires des solutions efficaces testés expérimentalement (biocontrôle comme conventionnels) qui permettent d’entretenir les emprises sportives la plus respectueuse de l’environnement et des joueurs qui pratiquent les sports pour laquelle ces emprises ont été crées. Le travail de satiété de ces intrants de la filière est remarquable et conséquent ; il ne suffit pas de clamer un positionnement radical d’interdiction sans connaître ce qui est mise en oeuvre par la filière. et ce que font chaque jour les gestionnaires dans leur suivi de la culture, ce progrès mise en oeuvre depuis de nombreuses années est parfaitement louable.
  •  DÉFAVORABLE, le 8 juin 2026 à 17h56
    Il faut mettre à l’arrêt toute mesure dérogatoire : autoriser des produits dénoncés comme dangereux par ailleurs pour un usage de loisir qui peut, de plus, impacter des enfants est un non sens complet. Au pire, il faut tondre les pelouses plus souvent, où est le drame …. STOP
  •  utilisation des produits phytos dans pelouses sportive, le 8 juin 2026 à 11h41
    il n ya pas d’alternative aux produits phytosanitaires chimiques sur pelouses sportives il est necessaire d avoir cette derogation de maniere a pouvoir conserver une bonne qualite des espacs sportifs sinon ils ne sont pas utilisables.
  •  Contre, le 5 juin 2026 à 10h20
    L’usage de produits phytosanitaires sur les terrains de sport doit être interdit en raison des risques avérés qu’il fait peser sur la santé humaine et sur l’environnement. Ces substances, conçues pour éliminer des organismes dits nuisibles, ne sont pas sans conséquence pour les usagers des espaces traités. Les sportifs, et en particulier les enfants, peuvent être exposés à des résidus toxiques par contact cutané, inhalation ou ingestion indirecte. Cette exposition répétée, même à faibles doses, est susceptible d’augmenter les risques sanitaires, notamment en matière de pathologies graves comme certains cancers. Au-delà de ces risques directs, les pesticides présentent une capacité importante de dispersion. Ils se diffusent dans l’air et contaminent les sols ainsi que les ressources en eau, entraînant une pollution diffuse bien au-delà des zones d’application. Cette dissémination contribue à la dégradation de la biodiversité, affectant la faune, la flore et l’équilibre global des écosystèmes. Par ailleurs, l’argument selon lequel aucune alternative technique satisfaisante ne serait disponible ne tient plus. Il existe aujourd’hui des solutions éprouvées, telles que les méthodes de biocontrôle, les produits à faible risque, ainsi que des pratiques d’entretien alternatives (gestion différenciée, choix de végétations adaptées, techniques mécaniques). Ces options permettent d’assurer un niveau de qualité acceptable des terrains tout en limitant fortement les impacts environnementaux et sanitaires. Dans ce contexte, le report sans échéance claire de l’application de la réglementation apparaît comme un signal négatif. Une telle décision peut être perçue comme un renoncement face à des enjeux pourtant majeurs de santé publique et de protection de l’environnement. Enfin, à l’heure où l’on constate une augmentation préoccupante de certaines pathologies, il est essentiel de rappeler que ces substances se retrouvent dans le milieu naturel, contaminant progressivement les nappes phréatiques et les cours d’eau utilisés pour produire l’eau potable. Cette situation complique de plus en plus les processus de potabilisation, avec des coûts et des risques croissants. Ainsi, au regard de l’ensemble de ces éléments, l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires sur les terrains de sport apparaît non seulement justifiée, mais nécessaire. Il s’agit d’une mesure de bon sens, visant à protéger durablement la santé des usagers et à préserver les ressources naturelles.
  •  Il existe des solutions alternatives, il faut faciliter l’évaluation, l’expérimentation et le déploiement de ces solutions. , le 3 juin 2026 à 15h16
    Le projet d’arrêté considère qu’aucune alternative technique satisfaisante n’est aujourd’hui disponible pour certains usages phytopharmaceutiques sur les équipements sportifs. Il existe des solutions de biocontrôle et des produits à faible risque désormais présents sur le marché. Des PME françaises innovantes développent des alternatives naturelles permettant de prévenir et de lutter contre les maladies et ravageurs des gazons sportifs tout en répondant aux exigences de qualité des terrains. Ces solutions, contribuent à limiter le développement des parasites et à réduire le recours aux produits phytopharmaceutiques chimiques. Il est donc prématuré de justifier de nouvelles dérogations pour des produits chimiques au motif de l’absence d’alternatives. Il conviendrait plutôt de renforcer le soutien à l’évaluation, à l’expérimentation et au déploiement des solutions de biocontrôle. Cette orientation serait cohérente avec les objectifs du plan Ecophyto, la protection de la santé des usagers et la préservation durable de l’environnement.
  •  Solutions alternatives aux PPP en Espaces Verts et Sols sportifs, le 3 juin 2026 à 14h59
    Le projet d’arrêté repose sur l’idée qu’aucune solution technique alternative satisfaisante n’existerait aujourd’hui pour certains usages phytopharmaceutiques appliqués aux équipements sportifs. Cette affirmation mérite d’être nuancée au regard des solutions de biocontrôle désormais disponibles sur le marché français. Des entreprises françaises innovantes développent actuellement des solutions naturelles et à faible risque susceptibles de constituer de véritables alternatives techniques aux produits phytopharmaceutiques chimiques traditionnellement utilisés pour l’entretien des gazons sportifs. Ces solutions répondent aux enjeux environnementaux et sanitaires tout en permettant le maintien d’un niveau de qualité compatible avec les exigences des compétitions officielles. Il apparaît donc nécessaire que les pouvoirs publics accompagnent davantage le développement de ces alternatives, notamment en facilitant et en accélérant les procédures d’évaluation et d’enregistrement des produits de biocontrôle et des solutions à faible risque développés par les PME françaises innovantes. À titre d’exemple, la société GETADE ENVIRONNEMENT, PME française spécialisée dans les solutions naturelles, développe une gamme de produits pour les espaces végétalisés, qualifiés à faible risque et autorisés en agriculture biologique. Ces solutions pourraient constituer des alternatives efficaces pour la lutte contre de nombreuses maladies et ravageurs affectant les gazons sportifs. L’approche développée par cette entreprise est particulièrement innovante puisqu’elle vise non seulement à traiter les problématiques existantes, mais surtout à prévenir l’installation des parasites et ravageurs en créant un environnement défavorable à leur développement. Cette logique préventive s’inscrit pleinement dans les objectifs de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques chimiques poursuivis par les politiques publiques nationales et européennes. Dans ce contexte, il paraît prématuré d’accorder de nouvelles dérogations d’usage pour des solutions chimiques au motif de l’absence d’alternatives techniques. Des solutions naturelles existent et méritent d’être davantage soutenues, expérimentées et déployées dans le cadre de l’entretien des équipements sportifs. Il conviendrait donc de privilégier le recours aux solutions de biocontrôle et aux produits à faible risque, tout en renforçant les dispositifs d’accompagnement technique et réglementaire permettant leur diffusion auprès des gestionnaires d’équipements sportifs. Enfin, le développement et la reconnaissance des solutions de biocontrôle apparaissent pleinement cohérents avec les objectifs de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques portés par le plan Ecophyto ainsi qu’avec les attentes croissantes des citoyens en matière de protection de la santé et de l’environnement. Les équipements sportifs étant des espaces fréquentés par un large public, notamment des enfants et des sportifs, il est essentiel de privilégier des méthodes d’entretien limitant l’exposition aux substances chimiques et favorisant la préservation durable des sols, de l’eau et de la biodiversité.
  •  Défavorable, le 29 mai 2026 à 18h28
    L’usage de produits phytosanitaires sur les terrains de sport doit être interdit en raison des risques significatifs qu’il présente pour la santé humaine et l’environnement. Ces substances chimiques, conçues pour éliminer les organismes nuisibles, peuvent également exposer les sportifs, en particulier les enfants, à des résidus toxiques par contact cutané, inhalation ou ingestion indirecte, ce qui accroît les risques de cancer notamment