Projet d’arrêté fixant la liste des usages des produits phytopharmaceutiques, pour lesquels aucune solution technique alternative ne permet d’obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles pour les équipements sportifs ou parties d’équipements sportifs
Consultation du 26/05/2026 au 16/06/2026 - 29 contributions
Commentaires
- une feuille de route ambitieuse et rigoureuse a été acceptée par tous les acteurs concernés
- que la liste des usages sera régulièrement revue et modifiée en cas de solution alternative efficace.
- le texte est lié à un arrêté fixant la liste restreinte des structures pouvant potentiellement bénéficier de cette dérogation
- seulement un maximum de 5% des structures sportives concernées
- les structures ou les communes sont libres de s’imposer le zéro phyto chimique
- il reste une trousse de secours permettant de limiter l’ampleur des dégâts et d’assurer la pérennité économique des structures associatives ou lucratives.
- de gérer quelques espèces invasives problématiques
- de pratiquer les sports sur gazons naturels en compétition selon les cahiers des charges internationaux et maintenir nos filières de performance.
La gestion des maladies sur gazon sportif est un enjeu de taille. Alors qu’on demande aux techniciens d’utiliser et d’appliquer des solutions de plus en plus "vertes", le changement climatique, la variabilité, parfois journalières, des conditions météorologiques ne fait que favoriser le développement des maladies.
Arrêter tous les produits phytopharmaceutiques de synthèse pour les remplacer par des biosolutions est une bonne idée en soit, mais qui reste pour le moment que théorique. Même si de nombreux efforts sont fournis par les fournisseurs de solutions sur le marché afin de trouver des alternatives, elles ne sont à ce jour pas encore suffisantes pour remplacer les solutions conventionnelles actuelles.
Néanmoins, prolonger la dérogation ne signifie pas pour autant abandonner la recherche de solution alternative.
N’oublions pas que la qualité du gazon pour un golf est une question de "survie de l’entreprise", sans un gazon de qualité, un golf perd des licenciés et en perdant des licenciés, sa survie est en péril.
Pour d’autres comme les terrains de sport, c’est une question de sécurité : un gazon endommagé, parsemé de trous, est plus apte à provoquer des accidents lors du jeu.
En bref, continuons de travailler de manière raisonnée avec les produits conventionnels, tout en continuant de développer les solutions de biocontrôle, les biostimulants et les substances de base.
Les usages maintenus sur une durée de 24 mois concernent un nombre limité d’infrastructures sportives spécifiques (environ 800 terrains de grands jeux et 700 golfs) qui accueillent majoritairement un public adulte et dont la qualité des surfaces constitue un enjeu de sécurité, de pratique sportive et d’excellence sportive au travers des compétitions fédérales, nationales et internationales.
Les solutions concernées représentent une ’trousse à pharmacie’ permettant de faire face à des maladies ou ravageurs pouvant dégrader très rapidement un terrain, parfois en quelques jours seulement. Sans possibilité d’intervention, certaines attaques peuvent conduire à la destruction du couvert végétal et nécessiter plusieurs mois de remise en état, avec des conséquences techniques, économiques et environnementales importantes.
À ce jour, les alternatives disponibles ne permettent pas toujours d’assurer un niveau d’efficacité équivalent. Le remplacement des surfaces naturelles par des revêtements synthétiques ou le recours à d’autres solutions doit être évalué de manière globale, en tenant compte de leurs impacts environnementaux, économiques et sanitaires.
Par ailleurs, les usages maintenus demeurent strictement encadrés par la réglementation européenne et nationale relative aux produits phytopharmaceutiques. Les interventions sont réalisées par des professionnels qualifiés, dans le respect des autorisations de mise sur le marché, des conditions d’emploi et des délais de rentrée (48 heures dans la majorité des cas) destinés à limiter l’exposition des utilisateurs.
Cette dérogation ciblée, proportionnée et limitée à quelques usages essentiels apparaît donc nécessaire pour préserver la qualité, la sécurité et la durabilité des infrastructures sportives tout en poursuivant les objectifs de l’arrêt de l’usage des produits phytopharmaceutiques chimiques et le développement d’alternatives.
Ces usages ne concernent pas uniquement l’entretien courant des gazons existants. Ils sont aussi indispensables lors de la création, de la rénovation ou de la réimplantation des surfaces sportives naturelles. Sans moyens de protection adaptés pendant les phases d’implantation, la réussite de ces opérations peut être compromise par des maladies, ravageurs ou adventices, entraînant des échecs techniques, des surcoûts et la nécessité de recommencer les travaux, avec un impact environnemental et économique accru.