Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"

L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.

Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 26 contributions

Vous pouvez contribuer :

  • sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
  • sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
    • Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
    • Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
    • Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
  • en regardant un webinaire interactif organisé au printemps (lien vers le replay de l’évènement du 13 mai 2026 à venir) ;
  • pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est désormais possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
    Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.

Règles de fonctionnement

Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).

Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.

Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.

Foire aux questions

  • Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.

  • La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.

  • Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros !

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Commentaires

  •  Agir pour restaurer la nature, le 6 mars 2026 à 08h50
    Malheureusement il est impossible de revenir en arrière et restaurer la nature comme je l’ai connu il y a 65 ans car les besoins de la population ont changé. L’orientation définie par l’Europe agricole dans les années 1970 à tout détruit en spécialisant l’agriculture par secteur et en en supprimant la bio diversité. De plus certains soit disant défenseurs de la nature croient en introduisant ou favorisant les prédateurs que les espèces iraient mieux mais c’est faux car dan la nature il faut un équilibre et si les prédateurs sont trop nombreux c’est au préjudice des prédatés on voit le cas avec la réintroduction et la protection du loup qui va faire disparaitre de nombreuses espèces en bonne santé (chevreuil, cerf, lièvre, daim) et même les humains qui ne pourront plus vivre de leur travail. Les zones de pâtures ne seront plus entretenues par les troupeaux et les friches vont envahir les espaces naturels. La seule solution s’est d’adapter au mieux les projets environnementaux pour conserver ce qu’il reste et améliorer le plus possible en plantant des haies, planter des arbres et des arbustes nourriciers favorables à la petite et moyenne faune, il faut réintroduire le lapin de garenne aujourd’hui pratiquement disparu qui est la base de la nourriture de nombreuses espèces prédatrices.
  •  recréer une protection de la Nature, le 5 mars 2026 à 20h22

    Voici ma petite contribution pour les Alpes .

    Préambule : On doit tout mettre en œuvre pour protéger la nature parce qu’elle est constituée d’être vivants qui ont les mêmes droits que nous, ou parce que nous avons besoin de cette nature pour nos besoins vitaux et notre qualité de vie ? Nous avons des devoirs envers les êtres vivants, de la forme de vie animale la plus primitive jusqu’à l’ensemble des écosystèmes qui composent notre environnement naturel. Transmettre quelque chose aux générations futures (Marc-André Selosse).

    Emprise spatiale, artificialisation des sols :
    *Éviter au maximum l’artificialisation des sols, stopper l’agrandissement des domaines skiables, construire les parcs éoliens ou solaires sur des friches industrielles, dans des zones urbanisées, plus aucune en zone naturelle.
    Protection des habitats naturels :
    *Dans les Alpes : 38 % des habitats naturels restent en bon état et 44 % dans un état moyen (sur ces derniers tout mettre en œuvre pour augmenter, regagner de la naturalité.
    Infrastructure routière et autres
    *Lors de la rénovation de portions de routes, allonger les ponts, augmenter les buses, pourquoi pas créer des mini-tunnels (pour éviter l’engrillagement des talus) tout cela pour récréer des corridors, faciliter la circulation de la faune, des flux génétiques.
    *Passage faune : je prends l’exemple entre Vercors-Chartreuse, il manque un vrai passage faune de qualité, l’actuel est peu fonctionnel, lancer un programme de passages faune, partout dans les Alpes.
    *favoriser la suppression des clôtures des résidences des particuliers pour que la petite faune puisse circuler.
    Présence et protection des espèce, en zone alpine :
    La petite faune de de montagne (tétras lyre, grand tétras, lagopède alpin, gélinotte des bois, marmotte, lièvre variable, perdrix bartavelle) devrait être entièrement protégée, car elle subit trop de pression humaine.
    Le chamois, devrait être plus respecté, il ne l’est plus, obligation de fermeture de la chasse au 11 novembre (comme en Savoie) pour respecter sa biologie, prélèvement inférieur à 8% des effectifs des zones chassables pour des populations très abondantes, ce n’est pas le cas.
    Quant au Bouquetin des Alpes, espèce protégée, sauvé in extremis, tout a été mis en œuvre pour restaurer ces populations, habitant des lieux rupestres, il ne commet aucun dommage, ces mêmes populations s’autorégulent, de plus c’est un honneur pour la nature du retour de cette espèce emblématique des Alpes, de l’avoir sauvé, il doit rester en espèce protégée.
    Grands prédateurs :
    *Loup : Entre 2018 et 2024, la prédation a chuté de 40 % car les mesures de protection ont été mises en place. Pour assurer un bon état de conservation, tout doit être mis en œuvre pour redonner une place centrale au berger disposant d’un revenu conséquent (au minimum 2500€/mois net) vu le nombre d’heures accomplis, d’une cabane confortable, avec un parc de nuit électrifié à côté et de quelques chiens de protection efficaces. Le berger saura mieux gérer son troupeau et aura moins de cas de prédations. Prendre exemple sur quelques recommandations en Suisse, notamment l’interdiction de la race de chien : berger d’Anatolie, faire passer un test d’aptitude sociabilité aux chiens de protection admis avant la montée en alpage et tir interdit des loups pendant la mise bas et l’élevage des louveteaux.
    *Lynx, un plan proactif doit être mis en œuvre par des réintroductions, favoriser les renforcements génétiques, pour qu’il puisse reconquérir ses anciens territoires.
    Oiseaux dont rapaces : tout mettre en œuvre pour éviter les collisions avec les lignes électriques (signalisation ou enterrement) et signalisation des câbles catex très meurtriers (système pour faciliter le déclenchement d’avalanches sur les domaines skiables).
    Lacs de montagne :
    Lacs de montagne sans exutoire à l’air libre, toujours très alevinés cela a conduit à disparition d’espèces rares et emblématiques des ces lieux, faciliter le dé-empoissonnement pour regagner de la naturalité en espèces de ces zones humides
    Ouvrages hydrauliques :
    Tous les débits réservés des barrages et autres installations hydrauliques doivent passer au 1/10ème du débit moyen pour garantir la survie des espèces, leur circulation et leur reproduction. Mise en place de vrais passages pour la faune halieutique, pour la loutre, le castor.
    Protection des forêts :
    La superficie des forêts en cœur de parc national (Vanoise, Écrins, Mercantour, Pyrénées) ne représente que 330 km² (rapporté au 171 000 km² de la superficie forestière en France métropolitaine) arrêter, stopper toute exploitation de ces forêts, pour être conforme à la protection réelle de ces espaces qui ne représentent moins de 1 % du territoire métropolitain de la France, en favorisant ces forêts libre évolution.
    Partout en France, augmenter significativement les superficies forestières en réserve biologique intégrale, avec des superficies de grande taille et non pas des confettis de petites superficies inefficaces biologiquement.
    Créer une protection forte sur un grand massif forestier pour mettre en œuvre le projet de Francis Allais (70 000 ha). Protection des sols forestiers et suppression de pistes forestières qui favorisent une pénétration de ces massifs favorisant des perturbations.
    Glaciers et marges glaciaires : Protection fort à 100 % des derniers glaciers des Alpes et mise en protection des habitats post-glaciaires qui émergèrent ou émergeront en fonction des projections climatiques ? Les espaces sans glace qui apparaîtront alors verront se développer en majorité des écosystèmes terrestres (zones minérales, landes, etc) et d’eau douce (lacs, rivières). Selon les scénarios d’évolution du climat et les régions, ces espaces seront caractérisés par des conditions environnementales encore extrêmes, permettant d’abriter une biodiversité adaptée notamment aux températures froides, soit par des conditions plus douces facilitant l’arrivée d’espèces généralistes.
    Interdiction de concerts ultra bruyants : comme le Tomorrowland à l’Alpe d’Huez ! Pollution maximale de Co² alors que le réchauffement en montagne est deux fois plus important et pollution sonore dans des lieux fragiles avec des participants venant de tous les continents.
    Agriculture : bio respectueuse des espaces naturels, c’est déjà presque le cas.
    Espaces protégés : Création de plusieurs espaces sous protection forte, garantir des havres de paix, diminuer les pressions humaines.
    Sanctuariser un vrai Ministère de l’écologie et ses opérateurs pour plus efficacité.

    Une montagne en partage et c’est possible.

  •  Les Pfas un enjeu majeur, le 4 mars 2026 à 10h20
    Je regrette que dans le § Pression N°3 n’apparaissent pas les Pfas, au même titre que la pollution plastique? S’ils sont englobés dans la pollution chimique, il nécessite d’en souligner une propriété très inquiétante : Ils ne s’élimine pas ou peu. Si l’on veut faire une comparaison avec le monde animal, ils n’ont pas de prédateur. On découvre de plus en plus leur coté délétère pour la santé humaine et l’environnement, qu’ils vont devenir un élément majeur à combattre dans les années avenir. Quand les industriels les ont utilisés à grande échelle dès les années 1950, ils ont joué les apprentis sorciers (en toute connaissance d’ailleurs). Maintenant le problème est mondial du fait de leur omniprésence et il s’agit bien sur d’arrêter leur progression à la source, en les rayant de l’activité humaine, mais il faudra traiter ceux qui ont été utilisés par le passé si l’on veut revenir à l’état d’équilibre. Les fonds nécessaires à cette mission colossale seront à aller puiser chez ceux qui durant des années ont fait de gigantesques bénéfices.
  •  Pourquoi restaurer dans le contexte actuel, le 3 mars 2026 à 15h44
    Comment dire que les mots ne sont pas bons. Restaurer dans l’ancien temps ce n’est plus possible, il faut repenser les actes des acteurs de la prévention de inondations de la gestion des cours d’eau (par exemple), Vous nous mettez à contribution financière et l’on voit malheureusement les résultats des mois précédents. Ce n’est pas bon ! Après les dégâts, "Vous" rejeter tout à la mer, n’existe-t’il pas une logique du retour à la source… Merci
  •  Restaurer la nature n’est pas la bonne phrase , le 3 mars 2026 à 14h20

    Restaurer comme avant , c’est assurément un échec prévisible vu que "avant" le climat n’est pas le même qu’aujourd’hui et encore moins celui de demain avec le réchauffement climatique.

    IL faut utiliser une autre phrase :
    "Recréer UNE nature en phase avec les défis/besoins de demain" (et certainement pas LA nature).

    Besoins pour en priorité se nourrir, ensuite comme matière première renouvelables puis loisir (si on ne veut pas que les gens aillent au bout du monde pour leurs vacances) et en dernier pour la vie sauvage.