EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Plan national d’actions en faveur du Lynx boréal (2022-2026)

Du 05/10/2021 au 27/10/2021 - 1199 commentaires

Cette consultation a pour objet de porter à la connaissance du public le projet de Plan national en faveur du Lynx boréal (2022-2026)

Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation des espèces les plus menacées présentes sur son territoire.

Pour ces espèces, le ministère de la transition écologique met en place des plans d’actions, qui sont complémentaires au dispositif législatif et réglementaire les protégeant. Ces plans visent à coordonner les actions de sauvegarde des espèces végétales et animales les plus vulnérables pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.

C’est le cas du Lynx boréal (Lynx lynx) dont l’aire de présence en France présente des situations contrastées suivant les massifs : la population du massif des Vosges a décliné de façon dramatique, celle du Jura est stable et celle des Alpes peine à progresser.

Le Lynx boréal est le plus grand félin sauvage présent en Europe. Il est l’un des trois grands carnivores présents en France métropolitaine avec l’Ours brun (Usus arctos) et le Loup gris (Canis lupus).

Cette espèce protégée au niveau international (Convention de Berne, Directive Habitat, Faune, Flore) comme au niveau national (Arrêté ministériel du 27 avril 2007), est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge française de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN).

L’impact des collisions routières, des destructions illégales, le manque de connexion entre les populations ainsi que le manque d’acceptation constituent des menaces pour la conservation à long terme de l’espèce.

Ce plan d’actions détermine les actions à mettre en œuvre en France afin de rétablir l’espèce dans un bon état de conservation sur l’ensemble de son aire de présence actuelle et les nouveaux espaces de colonisation spontanée. Pour cela, 14 objectifs ont été définis, répartis en 4 axes d’intervention :

1. Amélioration des conditions de coexistence avec les activités humaines
2. Réduction des menaces sur la viabilité de l’espèce et suppression des freins à son expansion
3. Communication, sensibilisation et valorisation
4. Animation du PNA

Ce document a été élaboré avec l’ensemble des partenaires concernés par l’espèce, et sous la coordination de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté appuyée de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB).

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné un avis favorable le 06 juillet 2021 sur ce plan national d’actions en y apportant des recommandations.

La prise en compte de l’avis du public et des recommandations du CNPN sera réalisée à l’issue de la consultation.

Le projet de plan national d’actions (version complète), la plaquette synthétique de présentation, et l’avis du CNPN sont téléchargeables ci-dessous.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.
La consultation est ouverte du 5 octobre au 27 octobre 2021.


Télécharger :

  • plaquette presentation (format pdf - 6 Mo - 04/10/2021)

    Plaquette synthétique de présentation

    Temps de téléchargement estimé : 1 min 37 s (512 K), 48 s (1024 K), 24 s (2 M), 9 s (5 M).
  • pna lynx versioncnpnv2 annexes (format pdf - 12 Mo - 04/10/2021)

    Plan national d’actions en faveur du Lynx Boréal

    Temps de téléchargement estimé : 3 min 17 s (512 K), 1 min 38 s (1024 K), 49 s (2 M), 19 s (5 M).
  • 2021 16 avis cnpn pna lynx boreal du 06 juillet 2021 2 (format pdf - 168.8 ko - 04/10/2021)

    Avis du CNPN du 6 juillet 2021

Commentaires
  •  Avis favorable au PNA en faveur du lynx, par LEFEBVRE JEAN-LOUIS , le 22 octobre 2021 à 18h33

    Je reprends à mon compte tous les arguments des associations citées ci-dessous :
    "France Nature Environnement, FNE AURA, Alsace Nature, FNE Ain, Jura Nature Environnement, Pôle Grands Prédateurs sont favorables à ce plan national d’actions en faveur du Lynx boréal en mettant toutefois l’accent sur plusieurs sujets qui conditionneront la réussite de ce plan :
    - l’État doit tenir compte et mettre en œuvre les recommandations du CNPN exprimées dans son avis du 6 juillet.
    - Les travaux de l’expertise scientifique collective portant sur les opérations de réintroduction doivent être lancés dès la mise en œuvre du PNA pour ne pas perdre de temps supplémentaire.
    - Pour la réussite du PNA, l’État doit assumer clairement l’objectif d’une présence pérenne et viable du lynx et sera dans l’obligation de prendre des initiatives concernant des réintroductions.
    - Nous insistons sur l’importance du remplacement des lynx détruits illégalement. L’hésitation de l’État, ou pire, la décision de ne pas remplacer un individu tué illégalement correspondrait à un encouragement automatique à de nouvelles destructions.A l’inverse, la mise en œuvre d’une doctrine de remplacement rapide enverrait le signal de l’inutilité de ces destructions.
    - L’État doit se constituer partie civile et condamner publiquement les destructions illégales de lynx. Les enquêtes conduites pour retrouver les auteurs des faits sont déjà bien compliquées ; ces difficultés ne doivent pas être renforcées par l’insuffisance de moyens humains et financiers alloués à l’OFB.
    - Des réponses massives (copier-coller) à la présente consultation, issues notamment du monde de la chasse, rejettent la création de zones de tranquillité, sans attendre les résultats scientifiques de l’étude prévue dans le PNA, et sans passer par la nécessaire phase de concertation qui se fera dans le cadre du PNA. La mise en place des zones de tranquillité vise toutes les activités anthropiques dérangeantes (tourisme de nature, exploitation forestière, ...)et pas que la chasse, et bénéficiera à toutes les espèces sauvages.
    - Nous réexprimons nos réserves sur le financement du PNA dont certaines actions ne sont toujours pas budgétisées. Nous sommes surpris par le fait que l’État fera appel à des partenaires privés pour compléter le financement du PNA : cela ne doit aucunement le conduite à ne pas assumer ses responsabilités en matière de financement de ce PNA."

  •  M. Jonathan JACK, par JACK , le 22 octobre 2021 à 18h02

    Le PNA en l’état est insuffisant car il y manque des objectifs clairs pouvant rétablir le Lynx dans un bon état de conservation dans l’ensemble de son aire. Ces objectifs devraient intégrer pleinement les recommandations du CNPN sur une période d’au moins dix ans.
    Le statut juridique de l’espèce est à clarifier et à préciser, en tenant compte des données scientifiques et la lutte contre des destructions illégales est à renforcer par des sanctions plus sévères.
    La création de zones-refuge devrait également être envisagée.
    Les concessionnaires d’infrastructures sont à impliquer pour les sécuriser contre les collisions.
    Etant donné son état de conservation défavorable, le Lynx a besoin d’un suivi précis de l’évolution de sa population, pour répondre aux obligations communautaires de la France.
    Ainsi, ce plan a besoin de moyens à la hauteur de ses ambitions, avec des mesures cohérentes et ambitieuses.

  •  Favorable pour qu’enfin un vrai plan de sauvegarde du Lynx soit mis en place, par Paris , le 22 octobre 2021 à 17h57

    Je suis favorable au Plan national d’actions en faveur du Lynx boréal (2022-2026).
    Comment peut on, en France, donner des conseils par exemple aux pays Africains pour qu’ils organisent la protection des éléphants, lions et autres, et être incapable de faire cette préservation chez nous. les hippopotames tuent 500 personnes, les éléphants et les lion 100 !!faut il les exterminer eux aussi ?
    Il est impératif de mettre en place de "zones de tranquillité" (limitation des dérangements dans les zones de vie connues, incluant le dérangement dû à la chasse) et des réserves de chasse. Je suis pour le soutien financier des associations comme le centre Athénas qui permettent d’apporter des soins aux individus blessés et favoriser les actions de sensibilisation.
    Il y a également un gros travail de sensibilisation à faire au sein des fédérations de chasse et des éleveurs, les cas de braconnages trop nombreux doivent s’arrêter et doivent être sanctionnés (au sein des fédérations les chasseurs gardent secret les cas de braconnage et se protègent les uns les autres). Pour les chasseurs, le Lynx n’est pas un prédateur, il est un concurrent à éliminer.
    Les infrastructures routières doivent être aménagées au niveau des points noirs connus de collisions (mise en place de passages à faune, limitation de la vitesse sur les routes).
    Un accompagnement des éleveurs est nécessaire.
    l’avis du CNPN de juillet dernier doit impérativement être pris en compte, car l’avis favorable n’a été donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations

    l’État doit consacrer des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce PNA,
    Le suivi des populations doit nous fournir rapidement des éléments démographiques avec des estimations quantitatives sur les différents massifs et ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce
    La lutte contre les collisions routières et les destructions illégales doit être une des priorités fortes de ce PNA. A ce sujet nous demandons toujours que chaque lynx tué illégalement soit systématiquement remplacé dans les meilleurs délais, et que les enquêtes soient menées avec suffisamment de moyens (notamment au travers de la mise en place effective et rapide d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés
    Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022
    Un travail d’analyse doit être conduit sur la cohérence du réseau des Aires Protégées (a minima dans l’aire de présence actuelle du lynx) avec les besoins de l’espèce , en termes de maintien de la qualité d’habitats et de lutte contre leur fragmentation et de l’existence de zones de quiétude à l’abri des perturbations d’origine anthropique, afin de proposer des améliorations à l’échéance du premier plan
    La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.
    Les processus de concertation pour arriver à des renforcements de population doivent être lancé prioritairement et devraient permettre de procéder à des lâchers avant la fin du 1er plan de 5 ans, ce qui n’est pas prévu. Ces renforcements devraient pouvoir être menés à bien après cette concertation, même si l’unanimité ne réussit pas à se faire avec certains lobbies de l’élevage ou de la chasse farouchement opposés à toute idée de renforcement.

  •  protection du lynx, par BLANCHARD , le 22 octobre 2021 à 17h40

    Je suis pour la protection du lynx dans notre territoire.

  •  Favorable au PNA pour le Lynx boréal, par Nicolas Cappuccio , le 22 octobre 2021 à 17h20

    Bonjour,
    Je suis favorable au PNA pour le Lynx boréal ! Les recommandations du CNPN doivent absolument être prises en compte pour ce PNA. Il est aussi primordial d’avoir un meilleur suivi des populations de lynx sur les trois massifs (Jura, Alpes, Vosges) pour que les populations humaines sur ces territoires prennent conscience de leur présence (et absence anormale dans les Vosges) et qu’enfin nous laissions de la place pour cette espèce emblématique.
    Cordialement
    N. Cappuccio

  •  Avis favorable avec réserves au PNA Lynx, par RICHARD Nicolas , le 22 octobre 2021 à 16h57

    Avis favorable avec les réserves suivantes

    Les recommandations exprimées par le Conseil national de protection de la nature dans son avis du 6 juillet 2021 doivent être impérativement mises en œuvre.
    Le projet de plan national d’actions mentionne explicitement le rejet de toute régulation du lynx (tirs légaux). Cette mention doit impérativement être conservée dans la version finale du plan national d’actions.
    Certaines actions prévues dans le plan national d’actions ne sont toujours pas budgétisées et leur financement n’est pas encore assuré. Il est surprenant que l’Etat, qui se targue sur la scène internationale d’être mobilisé pour sauver la biodiversité, fasse appel à des fondations et des financeurs privés pour boucler son budget. L’Etat doit prendre ses responsabilités en consacrant des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce plan national d’actions.
    Face aux réticences de chasseurs et d’éleveurs, les opérations de réintroductions sont conditionnées, y compris dans le noyau vosgien où l’espèce est pourtant en voie d’extinction, à la mise en place d’une part d’une expertise scientifique et d’autre part à l’adhésion de tous les acteurs. L’Etat a déjà beaucoup tardé avant de proposer ce plan national d’actions. Il faut impérativement que l’expertise scientifique sur les réintroductions soit lancée au plus vite. Conditionner les opérations de réintroductions à l’accord unanime de toutes les parties invite les chasseurs et les éleveurs à camper sur leurs positions. Au regard de la situation critique du lynx, il faut que l’Etat prenne une décision courageuse en dépit des blocages. Le lynx n’aura pas le temps d’attendre le changement des mentalités.
    En réponse aux destructions illégales de lynx qui perdurent, l’Etat doit montrer que ces destructions renforcent sa motivation et son engagement en procédant dans les meilleurs délais au remplacement des animaux détruits illégalement, notamment dans le massif des Vosges. Les enquêtes conduites pour retrouver les auteurs des faits sont compliquées (découverte tardive des cadavres, omerta...), mais ces difficultés ne doivent pas être renforcées par une insuffisance de moyens humains et financiers alloués à l’Office français de la biodiversité, chargé de la police de l’environnement.
    Sans les résultats de l’étude sur l’impact du dérangement du lynx et ses habitats par les activités humaines (chasse, tourisme de nature, exploitation forestière, aménagement, …), la création des zones de tranquillité ne doit pas être écartée ce que demandent pourtant massivement les chasseurs dans la présente consultation.
    L’accompagnement des éleveurs à la présence du lynx, la généralisation des moyens de protection et leur adaptation à la variété des conditions locales doit être une priorité. Cette généralisation est utile à plusieurs titres : elle permet d’éviter les rares attaques du lynx, mais aussi les prédations par les chiens ou les vols de brebis, et de préparer les éleveurs au retour du loup dans les secteurs où le canidé est aujourd’hui absent.

  •  POUR LE LYNX, par Carine LE THANH , le 22 octobre 2021 à 16h44

    Il faut à tout prix protéger le lynx en France.
    Il faut y mettre les moyens tant financiers que humains.
    Il faut absolument lutter contre le braconnage et les collisions routières.
    Par exemple : tout individu braconné doit être remplacé et bien évidemment il faut donner les moyens pour enquêter sur ces destructions illégales.
    Il faut protéger ce qui nous reste de nature "sauvage" en France.

  •  Pour un PNA mais..., par Glu , le 22 octobre 2021 à 16h36

    l’avis du CNPN de juillet dernier doit impérativement être pris en compte, car l’avis favorable n’a été donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations
    l’Etat doit consacrer des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce PNA,
    Le suivi des populations doit nous fournir rapidement des éléments démographiques avec des estimations quantitatives sur les différents massifs et ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce
    La lutte contre les collisions routières et les destructions illégales doit être une des priorités fortes de ce PNA. A ce sujet nous demandons toujours que chaque lynx tué illégalement soit systématiquement remplacé dans les meilleurs délais, et que les enquêtes soient menées avec suffisamment de moyens (notamment au travers de la mise en place effective et rapide d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés
    Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022
    Un travail d’analyse doit être conduit sur la cohérence du réseau des Aires Protégées (a minima dans l’aire de présence actuelle du lynx) avec les besoins de l’espèce , en termes de maintien de la qualité d’habitats et de lutte contre leur fragmentation et de l’existence de zones de quiétude à l’abri des perturbations d’origine anthropique, afin de proposer des améliorations à l’échéance du premier plan
    La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.
    Les processus de concertation pour arriver à des renforcements de population doivent être lancé prioritairement et devraient permettre de procéder à des lâchers avant la fin du 1er plan de 5 ans, ce qui n’est pas prévu. Ces renforcements devraient pouvoir être menés à bien après cette concertation, même si l’unanimité ne réussit pas à se faire avec certains lobbies de l’élevage ou de la chasse farouchement opposés à toute idée de renforcement

  •  Favorable à une protection concrète des populations de lynx, par Séverine MANUEL , le 22 octobre 2021 à 16h22

    Louable intention que ce PNA, pourvu qu’il aboutisse à des solutions concrètes tels que des passages protégés en nombre pour franchir les routes, des sanctions suffisamment dissuasives pour les braconniers et surtout la préservation de territoires suffisamment vastes pour que les lynx puissent vivre en paix, des sanctuaires naturels où les activités humaines (circulation, chasse...) seraient proscrites.

  •  Favorable à ce plan national à la condition qu’il prenne en compte TOUTES les remarques des associations, par Marianne A , le 22 octobre 2021 à 16h17

    Je reprends à mon compte tous les arguments des associations citées ci-dessous :
    "France Nature Environnement, FNE AURA, Alsace Nature, FNE Ain, Jura Nature Environnement, Pôle Grands Prédateurs sont favorables à ce plan national d’actions en faveur du Lynx boréal en mettant toutefois l’accent sur plusieurs sujets qui conditionneront la réussite de ce plan :
    - l’État doit tenir compte et mettre en œuvre les recommandations du CNPN exprimées dans son avis du 6 juillet.
    - Les travaux de l’expertise scientifique collective portant sur les opérations de réintroduction doivent être lancés dès la mise en œuvre du PNA pour ne pas perdre de temps supplémentaire.
    - Pour la réussite du PNA, l’État doit assumer clairement l’objectif d’une présence pérenne et viable du lynx et sera dans l’obligation de prendre des initiatives concernant des réintroductions.
    - Nous insistons sur l’importance du remplacement des lynx détruits illégalement. L’hésitation de l’État, ou pire, la décision de ne pas remplacer un individu tué illégalement correspondrait à un encouragement automatique à de nouvelles destructions.A l’inverse, la mise en œuvre d’une doctrine de remplacement rapide enverrait le signal de l’inutilité de ces destructions.
    - L’État doit se constituer partie civile et condamner publiquement les destructions illégales de lynx. Les enquêtes conduites pour retrouver les auteurs des faits sont déjà bien compliquées ; ces difficultés ne doivent pas être renforcées par l’insuffisance de moyens humains et financiers alloués à l’OFB.
    - Des réponses massives (copier-coller) à la présente consultation, issues notamment du monde de la chasse, rejettent la création de zones de tranquillité, sans attendre les résultats scientifiques de l’étude prévue dans le PNA, et sans passer par la nécessaire phase de concertation qui se fera dans le cadre du PNA. La mise en place des zones de tranquillité vise toutes les activités anthropiques dérangeantes (tourisme de nature, exploitation forestière, ...)et pas que la chasse, et bénéficiera à toutes les espèces sauvages.
    - Nous réexprimons nos réserves sur le financement du PNA dont certaines actions ne sont toujours pas budgétisées. Nous sommes surpris par le fait que l’État fera appel à des partenaires privés pour compléter le financement du PNA : cela ne doit aucunement le conduite à ne pas assumer ses responsabilités en matière de financement de ce PNA."
    Y a plus qu’à !!

  •  Pour un plan d’action en faveur du lynx, par Catherine Frizat , le 22 octobre 2021 à 16h13

    Le plan d’action doit impérativement prendre en compte l’avis du CNPN de juillet dernier, car l’avis favorable n’a été donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations, et il est essentiel que l’Etat consacre des moyens financiers et humains adéquats pour assurer une mise en oeuvre rapide et efficace du PNA.

    En ce qui concerne le suivi des populations on ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce. Il faut fournir des données quantitatives pour chaque massif.

    En priorité doit être mise en avant la lutte contre les collisions routières et les destructions illégales. Chaque lynx tué illégalement soit être remplacé dans les meilleurs délais). Les enquêtes doivent être menées avec suffisamment de moyens (mise en place d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés.
    Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022.
    La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.

  •  POUR LE PNA, par Felix , le 22 octobre 2021 à 16h10

    Pour ce PNA à condition de ne plus enfreindre "légalement" la loi pour faire des "prélèvements occasionnelles"...

  •  Pour un plan d’action en faveur du Lynx, par Kateline Robinet , le 22 octobre 2021 à 15h41

    Un plan d’action en faveur du Lynx est nécessaire pour stabiliser l’espèce et assurer sa bonne reproduction dans les années à venir tout en assurant une cohabitation avec les activités humaines.

    Certaines remarques du CNPN sont importantes dans ce sens, notamment de ne pas repousser certaines actions de prévention des collisions sur le plan suivant, ou de pratiquer une étude sur le dérangement de l’espèce. D’autant que plusieurs associations naturalistes locales disposent sûrement déjà d’informations exploitables.

    De même, les associations naturalistes compétentes sur l’espèce et menant déjà des actions locales doivent être prises en compte dans le pilotage des actions comme préconisé par le CNPN. L’OFB et l’État disposent de ressources locales, autant les utiliser !

  •  Avis réservé ..., par Daubres , le 22 octobre 2021 à 15h08

    Avis réservé ...
    Ce projet de "Plan national d’action en faveur du lynx boréal" est partial et non objectif en ce qu’il repose sur des a priori contestables, des jugements de valeur, des affirmations péremptoires et souvent fallacieuses. En l’occurrence, l’Etat n’est pas impartial, indépendant et objectif comme il devrait l’être selon les critères de l’UICN pour que soit garantie une véritable démocratie participative en matière d’environnement et de biodiversité. En ce qu’il écarte des associations dont les actions en faveur du lynx sont pourtant reconnues par les milieux scientifiques et accorde une importance disproportionnée aux chasseurs qui devraient être disqualifiés car ils sont à la fois juges et parties ("Nemo iudex in causa sua") et responsables en grande partie du déclin des populations de lynx sous prétexte qu’il est un concurrent directe de leur sinistre activité en tant que prédateur naturel du chevreuil. Les braconniers ne sont-ils pas d’abord des chasseurs ? ! En outre est-il démocratique qu’il soit accordé aux fédération de chasse des moyens financiers (par exemple pour une "étude sociologique" bidon) mais pas aux associations qui oeuvrent concrètement sur le terrain à la protection du lynx ? ! A croire que les chasseurs seraient des collaborateurs directs du Ministère et de l’Etat !

    Cette mise à l’écart des associations s’accompagne d’un mépris des "pro-lynx", dont je fais partie, moi qui ne suis ni un "urbain" ni un "bobo", mais un rural depuis 77 ans ! Comment pourrais-je continuer à faire confiance en un Etat qui me considère comme un citoyen de seconde zone par rapport aux chasseurs ? !

    Par ailleurs ce projet est bien trop timoré.
    - Aucun objectif clair, précis, mesurable, vérifiable quant à la réalisation de conditions favorables au rétablissement de populations viables du lynx sur le territoire national hormis "le rétablissement de l’état de conservation de l’espèce sur 5 ans" - ce qui est bien vague ;
    - Aucune précision quant aux moyens à budgéter pour atteindre ces objectifs ;
    - Aucune indication des mesures à mettre en oeuvre pour assurer une protection stricte de l’espèce contre les destructions illégales, notamment des sanctions judiciaires ;
    - Aucune affirmation que les pertes non naturelles seront remplacées ;
    - Aucune obligation pour les concessionnaires et gestionnaires d’infrastructures routières et ferroviaires de mettre en place des dispositifs, de les entretenir et de les améliorer pour sécuriser les déplacements du lynx et éviter autant que faire se peut, les collisions mortelles ;
    - Aucune mesure concrète pour minimiser les dérangements, les perturbations liés aux activités humaines (circulation de véhicules motorisés de loisir en forêt, chasse, ...) notamment pendant des périodes critiques de la biologie du lynx (rut, mise bas, périodes d’éducation des jeunes, ...) ;
    - Aucune création de "zones refuges" seules propres à assurer réellement la survie de l’espèce ;
    - ...

    Un véritable plan lynx devrait ainsi s’asseoir sur des analyses, des sources objectives et rigoureuses, purgées de toutes appréciations subjectives, élaboré par un Etat strictement neutre, à l’écoute à parité des différents acteurs.

    DAUBRES – Fils, petit-fils, arrière-petit-fils de paysans/éleveurs ; habitant une commune rurale de 420 habitants ; particulièrement heureux de pouvoir montrer à mes petits-enfants, les traces du passage sur ma propriété, de renards, de blaireaux, de fouines et autres « nuisibles ». En attendant que le loup et le lynx nous rendent visite.
    22/10/2021

  •  Amélioration du projet, par DUBUC , le 22 octobre 2021 à 15h05

    Le projet mis en consultation ne répond pas aux demandes du plan de conservation du lynx.
    Il faudrait plus prendre en compte les conclusions du CNPN et reprendre en détail leurs recommandations.
    La conservation du lynx en dépend

  •  Oui à ce PNA en faveur du Lynx, par Eric ORSI , le 22 octobre 2021 à 14h41

    Il est évident qu’il faut protéger et favoriser le développement des populations de Lynx.
    Il joue un rôle tellement essentiel dans la régulation de la chaine alimentaire, sans faire courir pour autant le moindre risque pour les humains.
    Il faut surtout renforcer les moyens pour lutter contre tous ceux qui se permettent de tuer un lynx et augmenter significativement les amendes, afin de dissuader de tels actes.

  •  Points cruciaux à prendre en compte , par SANTAILLER Daniel , le 22 octobre 2021 à 14h18

    La sixième extinction massive a déjà commencé. Les espèces disparaissent à un rythme alarmant.
    Il est urgent d’agir et de respecter le monde animal.
    L’humain est présent partout (habitat, loisirs…), retirons nous de certains territoires et laissons la place aux loups, ours, lynx…

    Ce PNA est globalement satisfait mais des points cruciaux doivent être pris en compte : par exemple la prise en compte des remarques du CNPN (Conseil National de Protection de la Nature), concertations en vue de futurs lâchers pour consolider la population, garder une attitude ferme sur la stricte protection du lynx (pas de prélèvement de lynx à titre dérogatoire), etc.

    • L’avis du CNPN de juillet dernier doit impérativement être pris en compte, car l’avis favorable n’a été
    donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations
    • L’Etat doit consacrer des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce PNA,
    • Le suivi des populations doit nous fournir rapidement des éléments démographiques avec des estimations quantitatives sur les différents massifs et ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce
    • La lutte contre les collisions routières et les destructions illégales doit être une des priorités fortes de ce PNA. A ce sujet nous demandons toujours que chaque lynx tué illégalement soit systématiquement remplacé dans les meilleurs délais, et que les enquêtes soient menées avec suffisamment de moyens (notamment au travers de la mise en place effective et rapide d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés
    • Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022
    • Un travail d’analyse doit être conduit sur la cohérence du réseau des Aires Protégées (a minima dans l’aire de présence actuelle du lynx) avec les besoins de l’espèce , en termes de maintien de la qualité d’habitats et de lutte contre leur fragmentation et de l’existence de zones de quiétude à l’abri des perturbations d’origine anthropique, afin de proposer des améliorations à l’échéance du premier plan
    • La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.
    • Les processus de concertation pour arriver à des renforcements de population doivent être lancés prioritairement et devraient permettre de procéder à des lâchers avant la fin du 1er plan de 5 ans, ce qui n’est pas prévu. Ces renforcements devraient pouvoir être menés à bien après cette concertation, même si l’unanimité ne réussit pas à se faire avec certains lobbies de l’élevage ou de la chasse farouchement opposés à toute idée de renforcement.

  •  PNA Lynx —> doit s’appuyer sur l’avis des scientifiques et mettre en place des mesures strictes s’il se veut efficace !, par Flora Siegwalt , le 22 octobre 2021 à 13h59

    Bonjour, pour ma part, il me semble primordial que les points suivants soient pris en compte :
    - l’avis du CNPN de juillet dernier doit impérativement être pris en compte, car l’avis favorable n’a été donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations

    - l’Etat doit consacrer des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce PNA,

    - Le suivi des populations doit nous fournir rapidement des éléments démographiques avec des estimations quantitatives sur les différents massifs et ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce

    - La lutte contre les collisions routières et les destructions illégales doit être une des priorités fortes de ce PNA. A ce sujet nous demandons toujours que chaque lynx tué illégalement soit systématiquement remplacé dans les meilleurs délais, et que les enquêtes soient menées avec suffisamment de moyens (notamment au travers de la mise en place effective et rapide d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés

    - Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022

    - Un travail d’analyse doit être conduit sur la cohérence du réseau des Aires Protégées (a minima dans l’aire de présence actuelle du lynx) avec les besoins de l’espèce , en termes de maintien de la qualité d’habitats et de lutte contre leur fragmentation et de l’existence de zones de quiétude à l’abri des perturbations d’origine anthropique, afin de proposer des améliorations à l’échéance du premier plan
    - La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.

    - Les processus de concertation pour arriver à des renforcements de population doivent être lancé prioritairement et devraient permettre de procéder à des lâchers avant la fin du 1er plan de 5 ans, ce qui n’est pas prévu. Ces renforcements devraient pouvoir être menés à bien après cette concertation, même si l’unanimité ne réussit pas à se faire avec certains lobbies de l’élevage ou de la chasse farouchement opposés à toute idée de renforcement.

  •  Prise en compte de la totalité de l’avis du CNPN !, par Jean-Pierre PETIT , le 22 octobre 2021 à 13h44

    L’avis du CNPN de juillet dernier doit impérativement être pris en compte, car l’avis favorable n’a été donné que sous réserve de la prise en compte de ses recommandations.
    L’Etat doit consacrer des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce PNA.
    Le suivi des populations doit nous fournir rapidement des éléments démographiques avec des estimations quantitatives sur les différents massifs et ne peut plus se contenter de nous indiquer des zones de présence de l’espèce.
    La lutte contre les collisions routières et les destructions illégales doit être une des priorités fortes de ce PNA. A ce sujet nous demandons toujours que chaque lynx tué illégalement soit systématiquement remplacé dans les meilleurs délais, et que les enquêtes soient menées avec suffisamment de moyens (notamment au travers de la mise en place effective et rapide d’une cellule criminalistique) pour que les coupables finissent par être identifiés et lourdement condamnés.
    Une étude de terrain sur l’impact du dérangement par les activités humaines doit être lancée rapidement, bien au-delà de la réalisation d’une simple étude bibliographique en 2022.
    Un travail d’analyse doit être conduit sur la cohérence du réseau des Aires Protégées (a minima dans l’aire de présence actuelle du lynx) avec les besoins de l’espèce , en termes de maintien de la qualité d’habitats et de lutte contre leur fragmentation et de l’existence de zones de quiétude à l’abri des perturbations d’origine anthropique, afin de proposer des améliorations à l’échéance du premier plan
    La mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux doit être généralisée, et il faut abandonner toute idée de réactiver un protocole d’intervention qui pourrait aboutir à la destruction de lynx.
    Les processus de concertation pour arriver à des renforcements de population doivent être lancé prioritairement et devraient permettre de procéder à des lâchers avant la fin du 1er plan de 5 ans, ce qui n’est pas prévu. Ces renforcements devraient pouvoir être menés à bien après cette concertation, même si l’unanimité ne réussit pas à se faire avec certains lobbies de l’élevage ou de la chasse farouchement opposés à toute idée de renforcement.

  •  PNA non abouti, par Benjamin Judas , le 22 octobre 2021 à 13h29

    Le PNA en l’état n’est pas abouti et demande à être remanié, notamment en tenant compte des proposition du CNPN.
    Des objectifs clairs doivent être inscrits pour les différentes actions prévues.
    Des zones refuges doivent être prévues pour la sauvegarde de l’espèce.
    Les acteurs de protection de la biodiversité indépendants des fédération de chasse doivent être entendus, écoutés et inclus dans le processus de rédaction.