EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 16 novembre 2001 relatif à la liste des types d’habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages qui peuvent justifier la désignation de zones spéciales de conservation au titre du réseau écologique européen Natura 2000

Du 13/06/2016 au 05/07/2016 - 4 commentaires

Modification de la liste des types d’habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages qui peuvent justifier la mise en œuvre de la procédure de désignation en droit national de zones spéciales de conservation au titre du réseau écologique européen Natura 2000


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Commentaires
  •  Un manque à réparer, par Bassin d'Arcachon Ecologie , le 1er juillet 2016 à 13h55

    Madame la Ministre,
    Dans ce projet d’arrêté, nous notons une anomalie concernant la désignation d’habitats du Loup gris (Canis lupus) dans les seules régions Alpine, Méditerranéenne et Continentale.
    Cette espèce-clef pour le bon fonctionnement des écosystèmes est pourtant présente dans la région biogéographique Atlantique, qui concerne les 8 régions françaises ayant une façade maritime sur la Manche ou l’Océan Atlantique, mais aussi l’Ile-de-France, le Centre et l’essentiel de Midi-Pyrénées.

    Cette région biogéographique inclut, entre autres, le vaste massif forestier des landes de Gascogne, les coteaux du Gers, les coteaux du Comminges et les collines de Lomagne en Haute Garonne, le Pays de l’Adour landais…

    Pour prendre l’exemple de l’Aquitaine, rappelons que la supposée « disparition » du Loup n’y est que très récente.
    L’Atlas des mammifères sauvages d’Aquitaine –tome 5, Les carnivores [http://www.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Atlas_Mam_T5_web_cle139214.pdf] indique ainsi que : « Dans les Landes, plusieurs animaux sont tués ou trouvés morts en 1968, puis dans les années 1980. »
    Aujourd’hui, le Loup est dit « présent dans les régions limitrophes », dont « un individu erratique probablement de lignée italienne identifié avec certitude dans le Gers en 2012 ».
    Un Loup a été tué en octobre 2015 au sud-ouest d’Auch.

    Le Loup gris compte parmi les rares (24) mammifères relevant de Natura 2000 et, parmi ces mammifères Natura 2000, le Loup est une espèce prioritaire. Il est donc crucial de prendre en considération l’ensemble de son aire biogéographique naturelle qui inclut l’écozone Atlantique.

    Espérant vivement en la prise en compte de cette remarque, nous vous prions, Madame la Ministre, de croire en l’expression de notre très haute considération.

  •  Compléments pour les annexes, par Jerome , le 28 juin 2016 à 14h34

    Si cet arrêté est descendant (Europe vers France), la France pourrait jouer son rôle à faire remonter à l’Europe des propositions argumentées. L’amélioration des connaissances, localement et nationalement, permettrait de faire des propositions d’ajouts aux listes des annexes de la Directive Habitats.

    A titre d’exemple, les habitats déclinés pourraient s’enrichir d’habitats naturels de mieux en mieux décrits par les travaux des Conservatoires Botaniques Nationaux, comme les habitats alluviaux à fort enjeu patrimonial mais mal représentés dans les déclinaisons actuelles du 91E0.
    Autre exemple, la découverte récente de l’existence du Brochet aquitain au sein des réseaux hydrauliques déjà zonés Natura 2000 en Aquitaine, invite à compléter l’annexe II par inscription du Brochet aquitain, un des rares endémiques d’Europe, qui plus est du seul domaine biogéographique atlantique.

  •  Arrêtez le gaspillage..., par le dauphinois , le 16 juin 2016 à 22h15

    pour le non initié la protection de la nature peut être une bonne cause... seulement a partir du moment ou on se plonge un peu dans le dossier on se rend compte que tous est opaque pour servir des cause parfois inavouable (lire le discours de Sir Julian Huxley pour l’inauguration de l’UICN a Fontainebleau repris dans le livre d’Emmanuel grenier "étude sur l’origine des mouvements écologistes")

    Nous devons protéger la terre sur laquelle nous vivons et les agriculteurs le font très biens car ils savent que c’est la seule solution pour avoir une récolte l’année suivante !

    Mais protéger une espèce et son territoire n’a de sens que si cette espèce est en danger au niveau mondiale( dans le cas contraire il faut la gérer pour protéger les populations locales, les cultures et le bétail en maintenant une densité assez faible pour éviter d’en arriver au même problème qu’avec les sangliers)

    Et protéger une espèce dont nous avons moins de 1% de la population mondiale sur le territoire c’est du gaspillage humain et financier car cela n’a aucun impacte sur la dite population

    http://www.iucnredlist.org/search en faisant 2 recherches sur le site de l’UICN lien précédent nous constatons que ni le LYNX (lynx lynx) Ni le LOUP ( canis lupus) ne devraient être présent dans cet arrêté.

    N’ayant pas fait les recherches pour toutes les autres espèces cité par manque de temps.

    Je me dois de vous demander de vérifier :
    - toutes les espèces
    - Le niveau de "militantisme" et " d’extrémisme" de ceux qui ont participé a la rédaction de ce document
    - de retirer toutes les espèces se trouvant en "LC" "Least concern" dans le classement UICN ansi que leurs milieux
    - de mettre en cohérence le droit français et d’œuvrer pour le droit international avec le classement UICN afin que ce soit pour la protection de la "nature" et non pour la protection "d’une vision idéalisé de l’environnement" décidé par de "grands" "spécialistes" qui ne vivent que de cette protection
    - demander la suppression de la "LCIE"

    Les français sauront si cet arrêté est adopté que le gouvernement balance l’argent par les fenêtres, se moque de l’avenir des populations locales, a trouvé un nouveau moyens pour s’approprier des territoires sans indemniser les propriétaires, s’incline devant de "prétendu" "scientifique" qui sont avant tous des militants près a tous pour leurs causes...

  •  Actualisation arrêté N2000, par J.LEVERT , le 16 juin 2016 à 06h58

    Bonjour,

    Je regrette que la présentation de ces modifications ne soit pas plus claire pour un public non très initié (celui qui finance ça).
    On ne dit rien de l’incidence de ces modifications : contraintes nouvelles ou moindres, coût,...
    Oui, il faut évoluer, mais faire partager c’est encore mieux.

    Merci

    JL