ENERGIES ET CLIMAT
 

Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) 2022-2026

Du 13/05/2022 au 16/06/2022 - 311 commentaires

Les matières et les déchets radioactifs doivent être gérés de façon durable, dans le respect de la protection de la santé des personnes, de la sécurité et de l’environnement. Le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), instauré par la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs, constitue un outil de pilotage privilégié pour mettre en œuvre ces principes dans la durée. Le PNGMDR est établi et mis à jour par le Gouvernement, quatre éditions du plan s’étant succédées à ce jour. La cinquième et nouvelle édition du plan s’appliquera pour une période de cinq ans.

Le PNGMDR couvre tant les déchets ultimes que les matières radioactives valorisables, les filières de gestion existantes et celles en projet, en développement ou à définir ; il concerne également toutes les catégories de déchets radioactifs quelle que soit leur origine. Le PNGMDR tient compte de la politique énergétique française et les solutions de gestion qu’il définit sont compatibles avec la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

L’élaboration de la cinquième édition du PNGMDR a fait l’objet d’une large association du public. Cette nouvelle édition est en effet la première à avoir été élaborée à l’issue d’un débat public réalisé sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) ainsi que d’une concertation post débat-public menée par le maître d’ouvrage, sous le contrôle de garants de la CNDP. Le ministère de la transition écologique s’est également adjoint un comité de parties prenantes, associant les organismes publics experts (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Autorité de sûreté nucléaire), les producteurs de déchets, des associations environnementales, ainsi que des représentants des élus nationaux et territoriaux, pour l’accompagner dans la déclinaison des orientations définies à l’issue du débat public.

La cinquième édition du PNGMDR soumise à consultation du public prolonge, approfondit et renforce les axes d’action des quatre éditions précédentes, au bénéfice de la mise en place de filières de gestion sûres, efficaces et compétitives pour l’ensemble des déchets radioactifs. Au-delà de cette continuité thématique, elle explore également de nouveaux horizons, suivant en cela l’avis de l’Autorité environnementale émis sur le PNGMDR précédent. Outre un volet consacré aux enjeux transversaux (sanitaires, environnementaux, mais également économiques, éthiques et relatifs aux transports et aux territoires), cette édition prévoit que les scénarios de gestion des déchets radioactifs fassent l’objet d’une évaluation multicritères.

Conformément à la loi, le projet de PNGMDR a fait l’objet d’une évaluation environnementale stratégique et a été soumis à l’avis de l’Autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable. L’Autorité environnementale a rendu son avis le 18 novembre 2021. Le ministère de la transition écologique a également tenu compte, dans la rédaction du projet de cinquième édition du PNGMDR, de l’avis du 9 novembre 2021 que l’Autorité de sûreté nucléaire a rendu sur le projet de plan.

Le projet de cinquième édition du PNGMDR, enrichi au terme des différentes concertations et consultations mentionnées ci-dessus, est à présent soumis, avant son adoption définitive, à la consultation du public jusqu’au 16 juin 2022.

Ce projet de plan est accompagné de deux projets de textes réglementaires (décret et arrêté), également soumis à consultation, dont l’objet est d’inscrire dans la réglementation les prescriptions du plan.
Vous pouvez vous exprimez dans le cadre de cette consultation en déposant un commentaire dans la rubrique prévue à cet effet ci-dessous.

À l’issue de cette consultation du public, le ministère publiera sur le présent site Internet le bilan de la consultation. Le PNGMDR ainsi finalisé sera publié et transmis au Parlement, qui le soumettra pour évaluation à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), conformément à l’article L. 542-1-2 du code de l’environnement.

Les principales étapes d’élaboration de la cinquième édition du PNGMDR :

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Télécharger

Documents soumis à la consultation

Ressources complémentaires, pour la bonne information du public, quant à l’élaboration du PNGMDR

Commentaires
  •  Très bon projet, par Christian MARTEL , le 15 juin 2022 à 22h29

    Ce projet de Plan national de gestion des matières et déchets nucléaires est :
    - le fruit d’une large concertation
    - actualisé des dernières avancées en matières de déchets radioactifs, il ouvre ainsi des perspectives intéressantes pour le futur
    - le socle d’une gestion des déchets que tous les autres déchets pourraient envier ..
    - adapté en matière de coût

  •  Les décrets et arrêtés vont dans le bon sens, mais ni assez loin, ni assez vite, par Georges Sapy , le 15 juin 2022 à 22h24

    La France fait partie des pays du monde dans lesquels les déchets nucléaires sont traités avec la plus grande rigueur et il faut s’en féliciter. A condition de ne pas perde le sens des réalités, par une application abusive et non justifiée du « principe de précaution ». On aimerait d’ailleurs que les déchets chimiques, dont la durée de vie est illimitée, soient traités avec la même rigueur...
    Mes observations portent sur les deux extrémités du spectre des déchets nucléaires : les plus radioactifs et/ou à plus longue durée de vie (FA - VL) et les déchets très faiblement radioactifs (TFA).
    Concernant les déchets FA-VL leur stockage est étudié depuis des décennies en France et dans le monde. Le consensus scientifique est que le stockage en couche géologique profonde est la solution de référence, de loin la plus sûre à tous points de vue, adoptée par plusieurs pays notamment européens dont le sérieux et le sens des responsabilités ne peut être mis en doute. Que signifie dans ces conditions la phrase : « Maintenir une dynamique de recherche autour des options de gestion alternatives ou complémentaires au stockage en couche géologique profonde » ? S’il s’agit d’étudier d’improbables stockages de surface, beaucoup moins sûrs, c’est une perte de temps et d’argent et cela ne doit surtout pas retarder la construction de CIGEO, qui fait l’objet d’études géologiques et de sûreté extrêmement approfondies. Il est donc temps de lancer la construction de ce stockage incontournable qui offre toutes les garanties que l’on peut humainement attendre.
    Concernant les déchets TFA, la France, bonne dernière en Europe, s’est enfin décidée, sous d’indispensables conditions contrôlées très strictes, à recycler les métaux et notamment les aciers entrant dans cette catégorie. Il était temps : une tonne d’acier recyclé émet environ trois à quatre fois moins de CO2 qu’une tonne d’acier produite à partir de la mine. Mais là encore, qu’attend-t-on pour lancer une première réalisation en France ? C’est un objectif à la fois climatique et économique, eu égard aux futurs tonnages concernés.
    Mais il faut aller plus loin : qu’attend-t-on pour examiner la faisabilité concrète du recyclage d’autres matériaux, notamment les bétons armés très présents dans les centrales nucléaires : ils sont à la fois une source d’aciers et surtout d’agrégats pouvant être réutilisés dans des applications qui ne présentent aucun risque pour les humains et l’environnement. L’intérêt environnemental de ce recyclage est évident : il diminue les besoins en agrégats naturels extraits des fleuves et rivières (et impactent leurs lits) ou des carrières terrestres.

  •  Lève toi et marche, par Dr Pascal Bonic , le 15 juin 2022 à 22h18

    "L’énergie nucléaire sûre, économique fiable et pilotable, déchets et émissions sont traités sérieusement, des apports positifs tant en termes économiques qu’environnementaux, les conséquences sur la vie humaine d’incidents ou d’accidents sont minimes"...
    Comment peut on en 2022, être autant aveuglés par un discours officiel si loin de la réalité?
    Les accidents sont cachés, les défauts sont tus, les rejets de tritium autorisés à des seuils indécents, les délais oubliés, les coûts explosés, et certains croient encore à cette sacro sainte industrie électronucléaire?
    Dans quelques jours elle fera remarcher les paralytiques et rendra la vue aux aveugles !!
    En France, aujourd’hui, on "oubli" négligemment des stériles d’extraction d’uranium, TFA, on assure les accidents graves à hauteur de 1.5 milliards quand ils coutent souvent 70 milliards (tchernobyl, c’est même plusieurs centaines de milliards), on stock des déchets en laissant croire que ce sont des ressources, on provisionne 3x moins que nos voisins (à parc égal) pour la déconstruction des vieilles centrales, mais les gens pensent encore que c’est géré aux petits oignons !
    La pièce maitresse du futur EPR, considérée en "exclusion de rupture" donc infaillible, a été bâclée, mais sera utilisée quand même grâce à un tour de passe passe : toujours personne pour se gratter la tête?
    Les Français sont hallucinants de naïveté ou inconscients?
    Ce plan national de gestion de l’impossible est un pansement sur une jambe de bois : le mal est fait et on veut ajouter maintenant une teinture de démocratie, c’est machiavélique.
    AVIS HAUTEMENT DEFAVORABLE

  •  Est ce possible cette ineptie ?, par Daniel Leroy , le 15 juin 2022 à 21h44

    Il est difficile de pouvoir comparer le site de Bure et sa géologie à un autre site car aucun autre centre existe dans d’autres types de couches géologiques afin d’avoir assez de données complémentaires, transposables, comparables.
    Ainsi, le choix de la couche géologique pour le projet s’est trouvé « in fine extrêmement réduit », conduisant à n’implanter qu’un seul laboratoire souterrain national à Bure. L’importance des enjeux de ce projet, qui engage l’avenir sur plusieurs millénaires, « aurait mérité que plusieurs sites aient fait l’objet d’expérimentations afin de disposer d’un éventail d’informations sur les risques sanitaires et environnementaux en appui de la décision », pointe l’autorité environnementale.

    Mon avis est par conséquent
    Très défavorable.

    Cordialement.

  •  Si si si et contrevérités, par Gloupier , le 15 juin 2022 à 18h53

    Défavorable
    Lire des arguments écrits par des robots ou des ânes ?
    "Si les déchets et émissions avaient été traités aussi sérieusement que la radioactivité, nous n’aurions pas à gérer les conséquences de l’utilisation des combustibles fossiles."
    Là l’enquête est sur la gestion des déchets radioactifs. En l’occurrence aucune forme de langage ne permettra de cacher qu’on est incapable de gérer ces résidus. On propose juste de les enfouir, les cacher. C’est une proposition aberrante.
    Encore un mensonge des collabos à la langue chargée de Clostridioides difficile, de Campylobacter Ou d’Escherichia Coli

  •  Favorable au projet, par Yves Peyrouse , le 15 juin 2022 à 18h49

    Face à une dégradation du climat de plus en plus préoccupante, l’énergie nucléaire représente une option efficace, sûre et économique, pour produire de l’électricité non carbonée entièrement pilotable, non soumise aux aléas comme l’éolien ou le solaire. Une gestion des déchets industrielle doit aller de pair avec l’utilisation des centrales, en traitant avec des solutions pérennes chaque type de déchet de la manière la plus sûre et la plus économique. Le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs agit dans ce sens et je suis tout à fait favorable à ce projet qui permet de continuer l’utilisation du nucléaire sur le long terme.

  •  Escroquerie, mensonge et fascisme des pro nucléaires, par Gloupier , le 15 juin 2022 à 18h41

    Défavorable
    Que de mensonges, de poncifs éculés pour justifier une industrie polluante, dangereuse, et asservisante.
    Les alternatives à Bures n’ont jamais été étudiées en bafouant les lois qui le prévoyaient.
    La simple transposition des incidents, accidents sur les sites étrangers devraient donner un peu d’humilité tel à Wipp (USA).
    La France est déjà pollué par les millions de déchets de cette industrie. Extraction dans le massif central, dissémination matériel médical, paratonnerre etc...
    Les déchèteries ont sonnées plusieurs fois pour des déchets radioactifs cachés dans les détritus urbains. Brest 2018,2020. C’est juste du nucléaire alors pas d’inquiétude...

  •  Un modèle de rigueur qui peut être encore amélioré , par Jean-Luc Hochart , le 15 juin 2022 à 17h48

    Si tous les déchets et émissions avaient été traités aussi sérieusement que la radioactivité, nous n’aurions pas à gérer les conséquences de l’utilisation des combustibles fossiles.
    Aujourd’hui, chaque type de déchets radioactifs a une solution sûre et pérenne, clairement encadrée par la réglementation avec des responsabilités clairement établies et un contrôle rigoureux.
    Il est possible toutefois d’améliorer la gestion des déchets TFA. Serons-nous en effet le seul pays de l’UE à ne pas transposer la directive européenne de 2013 relative aux seuils de libération qui permettrait d’avoir une gestion plus rationnelle de ces déchets ? Par ailleurs, pour permettre à EDF de recycler du combustible ayant déjà subi un premier recyclage, il faut disposer d’une capacité d’entreposage de celui-ci.

  •  Avis favorable d’EDF sur le PNGMDR, par EDF , le 15 juin 2022 à 16h26

    La France s’est dotée d’un cadre législatif et réglementaire particulièrement exigeant qui structure la gestion industrielle des déchets et matières radioactifs, prévoit les compléments et améliorations nécessaires et sécurise le financement de l’ensemble. Le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) en est une composante essentielle.
    EDF porte un avis favorable sur cette 5ème édition du PNGMDR qui vise à poursuivre la mise en place de filières de gestion sûres, efficaces et compétitives pour l’ensemble des déchets radioactifs et inscrit les choix à venir dans un processus continu d’association du public. Le PNGMDR contribue à ce que la France bénéficie pleinement des apports positifs de la production nucléaire, tant en termes économiques qu’environnementaux.
    EDF est un acteur important de l’optimisation de la gestion des déchets et matières radioactifs, à travers ses projets, d’une part, de développement d’une installation de fusion et de valorisation des métaux très faiblement actifs en France selon le cadre réglementaire paru en février 2022 et, d’autre part, de création d’une piscine d’entreposage de longue durée pour l’entreposage de combustibles usés non appelés à être traités à court terme. EDF souligne par ailleurs l’importance du projet Cigéo à Bure, qui offre aux générations futures une option de gestion sûre et passive sur le très long terme pour les déchets les plus actifs.
    EDF soutient également la poursuite, par l’Andra, des études concernant les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL) et notamment le concept de stockage à faible profondeur sur le site de la communauté de communes de Vendeuvre-Soulaines. L’enjeu principal, pour EDF, concerne la gestion du graphite issu du démantèlement de ses réacteurs UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz), en particulier sa prise en charge en ligne dans un centre de stockage opérationnel dans des échéances compatibles avec le calendrier prévisionnel de démantèlement des réacteurs UNGG d’EDF.
    Enfin, EDF porte une attention particulière à la caractérisation des enjeux de l’aval du cycle au regard des scénarios de gestion du combustible usé.

  •  Le nucléaire est une industrie sûre et fiable, par Chevallier , le 15 juin 2022 à 16h22

    N’en déplaise à certains, l’industrie nucléaire est sûre et fiable.
    Elle est à ce jour le seul moyen de production d’électricité décarbonée qui permette une production en quantité importante, qui soit pilotable et contribue à l’amélioration du climat.
    Ceci est vrai sur l’ensemble du cycle, de l’extraction du minerai à la gestion des déchets, en passant par la phase de production d’électricité.
    A ce jour, et contrairement à d’autres moyens de production, les conséquences sur la vie humaine d’incidents ou d’accidents sont minimes.
    Il n’y a donc aucune raison de se priver de cette énergie, qui est de plus à des coûts de production parmi les plus faibles.
    La gestion des déchets telle qu’elle est proposée sera de toutes façons contrôlée, suivie, inspectée... par l’ASN, dont l’indépendance est un gage de qualité et d’impartialité !

    Je suis donc totalement favorable à ce projet, qui permettra d’envisager notre équilibre énergétique avec sérénité, en maîtrisant l’aval du cycle.

  •  Des problèmes de déchets radioactif, tous ont une solution adaptée et pérenne. , par Lasseron , le 15 juin 2022 à 15h40

    Contrairement aux dires selon lesquels il reste le problème des déchets « nucléaires », nous devons affirmer qu’il n’y a pas de problèmes de déchets radioactifs. Tous ont une solution adaptée et pérenne.
    L’obligation de maîtriser les émissions de GES implique l’utilisation d’un mix électrique décarboné avec le nucléaire comme source d’énergie principale est indispensable. Pour tenir les engagements, il est impératif de mettre en oeuvre le plus rapidement possible les actions inscrites dans le PNGMDR.
La libération des déchets très faiblement actifs permettrait d’éviter de saturer inutilement le centre de stockage de l’ANDRA et de recycler des aciers à haute valeur ajoutée. La France reste encore à la traîne des pays comme la Suède, l’Allemagne et la Suisse dans ce domaine.
    Le projet CIGEO doit enfin démarrer avec la publication des décrets d’utilité publique.
    L’exploitation du MOX dans les réacteurs des centrales 1300MW est aussi un moyen de retraiter les combustibles usés de façon à récupérer à la fois l’uranium de retraitement et le plutonium qui sont des combustibles nucléaires (matières nucléaires) et réduire ainsi les déchets de haute activité à vie longue (HA-VL) aux seuls produits de fission et squelettes des assemblages.
    Il faut également mener à son terme le débat public sur la création de la grande piscine de stockage des combustibles usés.
    La maîtrise du réchauffement climatique et l’indépendance énergétique de la France, nous impose d’utiliser la filière nucléaire dont il faut noter qu’après plus de 50 années de fonctionnement de l’électronucléaire en France, plus de 2100 années de fonctionnement de réacteurs à eau pressurisée et une économie de 6,1 milliards de tonnes de CO2 par rapport à des cycles combinés à gaz, les déchets comme l’exploitation des centrales n’ont causé aucun impact ni à l’environnement, ni à l’homme.
    Nous avons toutes les capacités pour être mieux armé et faire face aux défis qui nous attendent. En avant donc pour l’application du PNGMDR.

  •  Pour un avenir simplement radieux pas irradié, par Doisneau , le 15 juin 2022 à 14h05

    Hautement défavorable
    L’enfouissement définitif obère l’avenir de nos enfants. On leur laisse nos déchets car à ce jour nous sommes incapables de les gérer décemment pour qu’il n’y ait plus de risques.
    Trouvons un stockage temporaire et investissons dans la recherche afin de ne pas continuer d’externaliser horizontalement et verticalement les coûts de nos activités.
    Assumons la gestion globale des centrales en le répercutant sur le prix de vente. Il sera multiplié par 7 ou 8 tellement on se débarrasse lâchement des contraintes. Infrastructures parallèles à construire, démantèlement des centrales, gestion des déchets, pollution actuelle des eaux et des terres, réchauffement climatique car fausse énergie décarbonée etc...
    Quand le kW atomique sera à son juste prix soit aux alentours d’1 euro, les arguments seront facilement démontable des pro nucléaires.

  •  Pour un avenir tout simplement radieux pas irradié, par Doisneau , le 15 juin 2022 à 14h02

    Avis hautement défavorable
    L’enfouissement définitif obère l’avenir de nos enfants. On leur laisse nos déchets car à ce jour nous sommes incapables de les gérer décemment pour qu’il n’y ait plus de risques.
    Trouvons un stockage temporaire et investissons dans la recherche afin de ne pas continuer d’externaliser horizontalement et verticalement les coûts de nos activités.
    Assumons la gestion globale des centrales en le répercutant sur le prix de vente. Il sera multiplié par 7 ou 8 tellement on se débarrasse lâchement des contraintes. Infrastructures parallèles à construire, démantèlement des centrales, gestion des déchets, pollution actuelle des eaux et des terres, réchauffement climatique car fausse énergie décarbonée etc...
    Quand le kW atomique sera à son juste prix soit aux alentours d’1 euro, les arguments seront facilement démontable des pro nucléaires.

  •  Pour un avenir radieux pas irradié, par Doisneau , le 15 juin 2022 à 13h59

    Avis hautement défavorable
    L’enfouissement définitif obère l’avenir de nos enfants. On leur laisse nos déchets car à ce jour nous sommes incapables de les gérer décemment pour qu’il n’y ait plus de risques.
    Trouvons un stockage temporaire et investissons dans la recherche afin de ne pas continuer d’externaliser horizontalement et verticalement les coûts de nos activités.
    Assumons la gestion globale des centrales en le répercutant sur le prix de vente. Il sera multiplié par 7 ou 8 tellement on se débarrasse lâchement des contraintes. Infrastructures parallèles à construire, démantèlement des centrales, gestion des déchets, pollution actuelle des eaux et des terres, réchauffement climatique car fausse énergie décarbonée etc...
    Quand le kW sera à son juste prix soit aux alentours d’1 euro, les arguments seront facilement démontable des pro nucléaires.

  •  Dormez tranquilles, on gère les matières et déchets radioactifs, par Thierry Grout , le 15 juin 2022 à 13h54

    J’ai bien lu?
    On veut libérer de l’acier faiblement radioactif pour le vendre à des particuliers?
    Quel est le but de cette dissémination? Faire baisser le cout de l’acier? Évacuer des lingots dont l’industrie nucléaire ne veut plus?
    J’ai l’impression qu’on ne nous dit pas tout sur ce ballon d’essai...
    Sans tomber dans la paranoïa, je n’ai aucune confiance dans l’industrie nucléaire ni les discours d’"experts en radioprotection" tels que feu le Pr Pellerin, lors de l’accident de Tchernobyl.
    En cas d’accident nucléaire ou industriel, la règle c’est de n’écouter que son instinct, l’accident de Lubriol en est une preuve supplémentaire :
    Quand on entend "le nuage de fumée n’est pas hautement toxique, restez confinés", il faut comprendre "la nuage de fumée est toxique, partez tranquillement en direction perpendiculaire"
    Évidemment, on ne prélève surtout pas d’échantillon de ce nuage pour ne surtout pas l’analyser, ca pourrait provoquer des plaintes en cascade.
    A vouloir éviter la panique à tout prix, on crée des cancers en toute quiétude, merci la nation protectrice.
    Le PNGMDR cherche lui aussi à redonner confiance à tout prix dans
    une industrie dispensable et protégée par l’Etat, son actionnaire principal.
    Energie toujours plus chère, déchets éternels, opacité maladive, nucléaire non merci.

  •  Retraiter pour quoi faire?, par Pr Luc Coulomb , le 15 juin 2022 à 12h33

    Je pense qu’il faut arrêter de retraiter le combustible usé car cela coute fort cher d’entasser frénétiquement de l’uranium appauvri qui ne servira jamais.
    Le plutonium est quant à lui devenu le sparadrap du capitaine Haddock : impossible de s’en dépatouiller durablement :
    Ce n’est pas en alimentant les quelques réacteurs moxés avec 5T de ce poison (seulement 4% de 120T visiblement) qu’on va faire baisser son stock !!
    Cette utilisation anecdotique de MOX génère des manipulations de combustible 300 000x plus radioactif, et ses déchets sont aussi plus toxiques : ou est l’avantage écologique et financier??
    Les surgénérateurs sont abandonnés, il va vraiment falloir se faire à l’idée.
    Je suis défavorable à ce PNGMDR

  •  Défavorable à ce projet, par M. Renault Gabriel , le 15 juin 2022 à 11h42

    Loin d’être une argile homogène, il s’agirait plutôt d’un calcaire marneux cassant et présentant des fissures du fait de la présence notable et irrégulière de carbonates qui sont très solubles et peuvent réagir avec l’hydrogène dégagé par ces déchets. Les propriétés d’imperméabilité du sous-sol choisi seraient donc moindres, ce qui est d’autant plus problématique que les couches géologiques au-dessus et en dessous de cette couche contiennent beaucoup d’eau. Il y aurait par conséquent de forts risques d’infiltrations suivies de réactions en chaîne.
    C’est un des arguments fiable développé par France Nature Environnement. Mais il y en a pleins d’autres arguments défavorables.

  •  Permettre un avenir, par Dominique Gosset , le 15 juin 2022 à 11h17

    Le nucléaire constitue le pôle majeur de la production d’électricité en France. Il nous assure une production stable, décarbonée, peu coûteuse, avec un haut degré d’indépendance : les déboires actuels doivent a contrario être vus positivement comme la conséquence de l’extrême rigueur des autorités de contrôle, indispensable. La décarbonation de l’économie qu’il faut mettre en œuvre de façon urgente conduit à encore devoir renforcer ce rôle : ce ne sont pas les intermittentes qui le permettront, quoi que soient les discours des opposants, et de l’Europe, hélas. Elles sont trop aléatoires et nécessitent des moyens de production en back-up soit non matures soit de coûts déraisonnables. Il faut donc mettre en place toutes les composantes d’un nucléaire durable aussi loin dans le temps que le nécessitent les projections actuelles, et de volume suffisant : les projections de la PPE et de la SNBC sont à ce titre ineptes. Le stockage/entreposage des déchets en fait partie : et c’est tout à l’honneur de ce domaine, qui intègre explicitement cette dimension depuis des décennies, au contraire des modes de production concurrents.
    Un plan ambitieux est donc indispensable, qui devra intégrer le renouvellement du parc actuel au meilleur coût, sans concessions sur la sûreté, les moyens de traitement des combustibles usés, les sites d’entreposage et de stockage, et le développement d’une filière de 4ème génération à même de garantir notre indépendance, de valoriser les déchets et d’en réduire le volume, et qui s’inscrive dans une durée suffisante, qu’à ce jour on doit envisager centennale. La formation des agents de la filière au plus haut niveau de compétences doit être garantie. La position des organismes de recherche doit être confortée. Une refonte profonde du système industriel est indispensable, quitte à bousculer des règles supra-nationales, qui permette sa mise en place de manière accélérée, telle que l’urgence climatique le requiert.

  •  oui au PNGMDR, par Claude Rateau , le 15 juin 2022 à 10h13

    L’obligation de maîtriser les émissions de GES implique l’utilisation d’un mix électrique décarboné au sein du duquel le nucléaire est indispensable. La France s’est engagée dans cette voie.
    Pour tenir ces engagements il est nécessaire de mettre en oeuvre le plus rapidement possible les actions inscrites dans le PNGMDR.
    Libération des déchets très faiblement actifs ce qui permettra d’éviter de saturer inutilement le centre de stockage de l’ANDRA et de recycler des aciers à haute valeur ajoutée. La France reste encore à la traîne de pays comme la Suède, l’Allemagne, la Suisse....dans ce domaine.
    Le projet GIGEO doit enfin démarrer avec la publication des décrets d’utilité publique dont on se demande bien pourquoi elle n’est toujours pas effective !!!
    Il faut également mener à son terme le débat public sur la création de la grande piscine de stockage des combustibles usés.
    Outre la nécessité imposé par la maîtrise du réchauffement climatique il également question de l’indépendance énergétique du pays, donc de notre capacité à être mieux armé pour faire face aux défis qui nous attendent.
    En avant donc pour l’application du PNGMDR.

  •  Pour la transparence, contre la manipulation , par Mle Astride Lecornu , le 14 juin 2022 à 23h31

    L’uranium appauvri, 238U majoritairement, est un déchet de l’enrichissement jusqu’à 4% du 235U, c’est également un déchet de retraitement du combustible usé, qui ne servira pas tant qu’on trouvera de l’uranium bon marché chez nos amis du moment.
    On pourrait se dire "pourquoi ne pas en garder un peu pour le jour ou nos amis ne seront plus nos amis", mais les surgénérateurs permettant son utilisation ont tous été arrêtés nonobstant les milliards investis.
    L’idée de transmuter du 238U en 239Pu est pourtant astucieuse, et produirait (?) déjà 1/3 de l’énergie de nos centrales "classiques", mais utiliser exclusivement du MOX dans des réacteurs à neutrons rapides ne s’est jamais fait.
    C’est donc un déchet mais un déchet qui pourrait servir si
    - le cours de l’uranium flambait
    - ET si Phenix / Super phenix / Astrid avaient fait leurs preuves
    - ET si la très haute activité radiologique du combustible MOX, et ses déchets, étaient gérables durablement.
    Même si on en gardait au sec l’équivalent de 10-20ans, le temps de construire des éoliennes et couvrir les toits de panneaux solaires, on ne saurait pas quoi en faire concrètement.
    Pour comparaison, chaque année 120T de MOX de recyclage sont chargées en France, contre 8400t d’uranium naturel enrichi : 1%-99%, mais ce 1% permet de fanfaronner sur le cycle magique du dieu uranium : les flèches qui sortent du "cycle du combustible" sont des produits 100% "recyclables" mais 1% "recyclés"