EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 30 avril 2020 précisant les modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19

Du 23/03/2021 au 13/04/2021 - 22 commentaires

Notice de présentation pour la consultation du public.

Depuis le début de l’épidémie de covid-19, plusieurs études ont mis en évidence la présence d’ARN viral du SARS-COV 2 dans les eaux usées. Cela a conduit l’Etat à interroger l’ANSES sur les risques de propagation du virus via l’épandage des boues d’épuration urbaines sur les sols agricoles. Sur la base de ses recommandations, l’Etat a conditionné, via l’arrêté du 30 avril 2020, l’épandage de boues sur les sols agricoles à leur hygiénisation préalable.
Au vu de l’évolution des connaissances sur le virus et des difficultés techniques et financières rencontrées par les collectivités depuis près d’un an pour faire face à ces nouvelles exigences, le ministère de la transition écologique a soumis à l’ANSES différentes propositions d’évolution concernant les modalités d’épandage de boues en octobre dernier.
Sur la base des recommandations techniques et scientifiques émises par l’ANSES dans deux avis datant du 28 janvier et du 22 février 2021, un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 30 avril 2020 a donc été élaboré afin d’introduire de nouvelles modalités d’épandage.
Ainsi, le projet d’arrêté propose de modifier l’article 2 de l’arrêté du 30 avril 2020 afin d’autoriser l’épandage de boues extraites après le début d’exposition à risques dans les cas suivants :
• Les boues ont fait l’objet d’un traitement par chaulage, séchage solaire ou digestion anaérobie et une analyse par lot confirme un taux d’abattement en coliphages somatiques supérieur ou égal à 4 log ;

• Les boues sont obtenues après un traitement des eaux usées par lagunage ou rizhofiltration ou ont fait l’objet d’un traitement par rhizocompostage. Les boues doivent être extraites après une mise au repos du dispositif de traitement pendant au moins un an, sans que celle-ci n’entraîne de dysfonctionnement du système d’assainissement.
Le projet d’arrêté propose également d’introduire une nouvelle annexe concernant la méthodologie d’échantillonnage et d’analyse pour l’évaluation du taux d’abattement en coliphages somatiques dans les boues. Les analyses sur le taux d’abattement en coliphages somatiques, nécessaires à l’épandage de boues ayant subi un traitement par chaulage, séchage solaire ou digestion anaérobie, doivent être réalisées conformément à cette méthodologie ou à une méthode équivalente.
Ce projet de texte a recueilli l’avis favorable de la mission interministérielle de l’eau (le 18 mars 2021). Il doit encore faire l’objet de la consultation du comité national de l’eau (date à définir) et du conseil national de l’évaluation des normes (le 1 avril 2021) et du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques le 7 avril 2021.
Vous trouverez ci-dessous le projet de texte et pourrez faire part de vos observations en cliquant sur le lien adéquat.


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Commentaires
  •  Projet modifiant l’arrêté relatif à la gestion des boues COVID, par Alexia MARQUET , le 13 avril 2021 à 18h29

    Ce projet n’apporte peu d’assouplissement à la gestion des boues des stations d’épuration rurales, bénéficiant jusqu’alors d’une valorisation agricole conformément à l’arrêté du 8 janvier 1998.
    En effet, cet arrêté modificatif ne prend pas en compte la réalité du terrain notamment sur la durée de stockage : beaucoup de stations en boues liquides ne disposent pas de double silo qui permettrait de respecter la durée de stockage de 3 mois comme notifié dans ce projet. D’autant plus, qu’à ce jour, on note des contraintes techniques qui ne peuvent durer dans le temps pour la plupart de nos installations, mais qui ont également un impact financier pour l’hygiénisation des boues : suivi analytique, apport de lait de chaux,... avec des délais qui ne permettent pas d’épandre les boues rapidement. Cela sature les stations et risque de créer un dysfonctionnement du système épuratoire.

  •  Projet d’arrêté modificatif épandage des boues, par Communauté de communes Coeur de Sologne , le 13 avril 2021 à 12h17

    Le Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 30 avril 2020, au sujet des modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19, comporte une avancée par le fait d’ouvrir la possibilité d’intégrer à la méthanisation les boues des stations ou lagunages.

    Toutefois, les contraintes de stockage imposées représentent un frein important à l’application du projet de décret. La période de 4 mois qui est indiquée demanderait de réaliser de nombreux aménagements, évidemment non prévus, ni financièrement, ni en terme de consommation de surfaces.
    Serait-il possible d’étudier des solutions alternatives ou complémentaires telles que la pasteurisation ? Il semble que cette technique de pasteurisation ait prouvé son efficacité sur la baisse importante de charge virale du Covid dans des domaines aussi sensibles voir plus que l’environnement. La pasteurisation traiterait ainsi les boues en sortie de STEP avant incorporation en méthanisation. Cela permettrait de limiter les impacts du stockage préconisé dans le projet d’arrêté et d’apporter des solutions de traitement des boues complémentaires au seul épandage.

  •  FNCCR - Les effets des nouvelles dispositions prévues seront trop limités , par FNCCR - Cycle de l’eau , le 12 avril 2021 à 22h42

    Bonjour,
    La révision des conditions d’épandage des boues non hygiénisées telles que présentées dans le projet d’arrêté n’auront finalement qu’un effet limité à 25 ou 30% des boues concernées par l’interdiction. Comme vu le savez certainement, les unités plus impactées seront toujours celles plus petites, en zone rurale.

    L’étude du LNE réalisé en 2020 permet de conclure sur l’abattement du SARS-CoV2 par certaines filières de traitement et stockage de boues sur la base d’une évaluation indirecte qui porte principalement sur l’abattement des coliphages somatiques. L’ANSES a retenu les propositions de l’étude LNE mais ne souhaite pas étendre ces conclusions à toutes les unités d’une même filière en raison de l’absence d’informations détaillées sur le traitement dans l’étude et d’éventuelles disparités et prescrit qu’une vérification de l’abattement (entrée/sortie) soit effectuée par lot.

    Cependant, les boues stockées depuis des nombreux mois n’ont pas fait l’objet de telles analyses ce qui limitera fortement l’application de cette disposition.

    Pourtant, l’étude LNE montre clairement une concentration en coliphages somatiques dans le boues brutes (avant séchage et stockage) supérieures à 10^5 UFP/g MS dans tous les cas évalués y compris les valeurs extrêmes (cf. Dossier P201856 - Document DMSI/1 - Page 38). Alors, compte tenu de la caractérisation réalisée, une analyse sur un lot de boues concluant en l’absence de détection peut être considérée comme une preuve d’abattement conforme aux recommandations de l’ANSES.

    Sur cette base, nous proposons de permettre l’épandage des boues ayant fait l’objet d’une analyse montrant une absence de détection de coliphages somatiques.

    Concernant les boues chaulées, le suivi de la siccité n’apparaît pas utile pour le boues qui font l’objet d’un traitement à la chaux avec un taux d’incorporation minimum de 30%.

    Cordialement,
    La FNCCR

  •  Commentaires de la part des services du Conseil Départemental Loir-et-Cher (41) Direction Aménagement Rural et Environnement, par Jacques LAUNAY - Directeur Aménagement Rural et Environnement CD41 , le 12 avril 2021 à 18h23

    Cette proposition d’arrêté risque de n’apporter que peu d’assouplissement sur les parcs de STEP des départements ruraux. En effet, sur les filières boues liquides des STEP boues activées, il est rare de disposer d’un deuxième silo permettant de respecter la durée de stockage de 3 mois stipulée dans le projet soumis à consultation. Quant aux lagunages (plus de 90 en Loir-et-Cher) ou filtres plantés de roseaux (plus de 50), la mise au repos d’une année, via le by–pass d’un bassin ou l’isolement d’un lit, semble difficilement applicable sans dégradation de l’efficacité du traitement dont le rejet s’effectue bien souvent dans des petits cours d’eau, y compris en tête de BV. Il en va de même pour les lits de séchage plantés de roseaux, dont les dimensionnements permettent dans peu de cas l’isolement d’un lit pendant une année complète. Enfin, pour ce qui concerne le Loir-et-Cher, l’introduction du séchage solaire répondrait au besoin d’une seule STEP ; quant à la méthanisation, cette solution se heurtera également à l’impératif de stockage longue durée imposé avant épandage.

  •  projet de modification de l’arrêté relatif à la gestion des boues Covid, par SYNDICAT ASSAINISSEMENT DE CUGAND GETIGNE -85- , le 12 avril 2021 à 12h25

    Bonjour,

    Dans le cas de la station actuelle de Cugand, nous chaulons les boues (en cours pour épandage prochainement) pour hygiénisation.
    Pour la nouvelle station dont les travaux seront terminés dans le courant de l’année 2021, le traitement des boues par centrifugeuse est un traitement d’hygiénisation des boues donc il n’y aura plus de problème de boues covid.

  •  La méthanisation pour le traitement des boues urbaines par pasteurisation , par Ville de Lamotte-Beuvron , le 9 avril 2021 à 15h06

    Il est nécessaire d’ouvrir les possibilités de valorisation des boues de STEP en période COVID19 tout en respectant un cahier des charges assurant l’efficacité du traitement. Un grand nombre de collectivités se retrouvent sans solution de valorisation ou avec des solutions de traitements dont le coût est prohibitif du fait d’une filière jusque-là dimensionnée et adaptée à une valorisation majoritairement par retour au sol dans le respect de l’arrêté du 8 janvier 1998.
    L’ouverture du traitement des boues de STEP par la méthanisation mésophile est une première étape. La méthanisation étant en plein développement en France, elle doit pouvoir apporter des solutions techniques. La proposition de modification visant à ajouter le point d).3° est une première étape mais elle impose de pouvoir disposer de capacités de stockage très importante pour un stockage de 4 mois avant épandage.
    Qui va prendre en charge les coûts d’investissements pour permettre le stockage (les citoyens au profit des industriels) ? L’extension des sites pour permettre le stockage aura également un impact sur l’environnement de par la nécessité de disposer de plus de terrain et tout cela dans un contexte de rationalisation et d’optimisation du foncier.
    En méthanisation la production du digestat (résidu issu de la digestion des matières en anaérobie) est en flux continu. Il parait donc compliqué de rendre viable cette solution. De nombreuses unités sont équipées d’un système d’hygiénisation permettant le traitement des sous-produits animaux. L’arrêté du 30 avril 2020 permet un traitement par méthanisation thermophile considéré comme hygiénisant. Aujourd’hui, la consultation tend à permettre le traitement par méthanisation mésophile mais sans véritable évolution car elle se heurte à l’obligation d’un stockage de longue durée, 4mois avant épandage.
    Une étude Canadienne sur le lait maternel met en lumière l’intérêt de la pasteurisation dans le traitement sur les matières contenant du SRAS-CoV-2 (méthode Holder). Il est ainsi possible d’inactiver le SRAS-CoV-2 présent dans le lait maternel par une pasteurisation à 62.5°C pendant 30min. Aujourd’hui ce sont plus de 650 banques de lait dans le monde qui utilisent cette méthode. L’étude a permis de confirmer une réduction de l’ordre de 106 de la charge virale. La méthanisation permet de pasteuriser les matières à 70°C pendant 1 heure, bien au-delà des essais de l’étude sur le lait maternel.
    Dans la proposition de modification de l’arrêté du 30 avril 2020, il est également proposé de traiter les boues par séchage solaire afin d’atteindre une siccité minimale de 80%.
    Pourquoi aucune étude ne permet de valider le traitement par ce procédé d’hygiénisation (produit pasteurisé /chauffé à 70°c pendant 1heure) ? En plus de la pasteurisation, nous pourrions également prendre en compte l’épandage des digestats dans des conditions climatiques entrainant un séchage solaire tel qu’indiqué dans la proposition.
    Il faut rappeler que l’épandage des boues de STEP ou des digestats (intégrant des boues) nécessitent la réalisation d’un plan d’épandage. On ne peut donc pas tout bouleverser sans impact important en terme de coûts (études, suivis, traitements, ….) et en terme d’environnement ( suivi agronomique, besoin de sols, rotation des cultures,….). L’agriculture doit être pleinement associée afin de pouvoir bénéficier de matières organiques enrichissantes (tel que les digestats de méthanisation) et pas seulement des boues STEP avec une valeur agronomique moindre.
    Il serait nécessaire que les études se penchent sur les procédés existant et sur leur efficacité pour traiter les boues contenant des particules virales du SARS-CoV-2 afin d’apporter de véritables solutions pour les territoires en prenant en compte les aspects coûts et les aspects environnementaux.
    Sources : Canadian Medical Association Journal : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7721396/

  •  Boues de lagune arrivant à saturation cette année, par MICHAILLARD Julien - Communauté de Communes du Pays de Lure , le 8 avril 2021 à 15h09

    Bonjour,

    le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 30 avril 2020 précisant les modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19 prévoit :

    "Les boues, obtenues après un traitement des eaux usées par lagunage ou rizhofiltration ou qui ont fait l’objet d’un traitement par rhizocompostage, doivent être extraites après une mise au repos du dispositif de traitement pendant au moins un an, sans que celle-ci n’entraîne de dysfonctionnement du système d’assainissement."

    Comment faire lorsque des lagunes ou des rhizosphères arrivant à saturation cette année, ne comportent que deux bassins ? Quelle sera la position de la DDT dans ce cas de figure ? Quel protocole suivre ?

    Dans le cas des lagunes à deux bassins, est-il possible d’imaginer un chaulage direct dans le premier bassin, qui sera isolé, et de ne travailler qu’avec le deuxième sans risque pour le milieu récepteur et l’ouvrage ?
    Ou
    Est-il possible de stocker, en les chaulant, les boues extraites du premier bassin dans le périmètre de la lagune, tout en continuant de travailler avec ce bassin ?

    Merci pour vos éléments de réponse et vos retours.

    Sincères salutations

  •  Les boues, par Françoise Schmit , le 8 avril 2021 à 10h48

    Comment envisager à court terme la transition écologique sans revenir sur nos modes de vie soumis, avec l’accord de la commission européenne, aux laboratoires pharmaceutiques vendant de la chimie, industries agro alimentaires chimiques , industries chimiques en tous changes qui ne font que polluer l’environnement.

    Que penser en plus de nouveaux éléments dans les vaccins covid dont on ne connait pas le devenir et en général de toute la chimie médicamenteuse non filtrée que l’on retrouve dans les boues et dans notre eau potable.

    L’eau est un enjeu primordial pour notre avenir proche et la santé globale de la planète. Il serait primordial que les différentes instances de l’eau, de l’environnement, et tous les politiques s’intéressent à la globalité du cycle du vivant qui dépend grandement du cycle de l’eau et de sa pollution.
    J’en profite pour dire aussi que l’eau potable est polluée par les rejets des centrales nucléaires. Ces centrales rejettent des produits chimiques et des radionucléides dont le tritium qui est trop petit pour être filtré et qu’on retrouve dans l’eau du robinet.Chez vous,il n’est pas filtré par un osmoseur inverse.
    Ce tritium( tritium libre, lié, gazeux) pollue tout le vivant et peut conduire à des altérations biologiques et génétiques. Il passe la barrière placentaire.Vous trouverez des informations en cliquant icihttps://www.sortirdunucleaire.org/Documents-sur-le-tritium.
    La conclusion est qu’il faut protéger notre planète avec des solutions globales les plus naturelles possibles car ce sont aussi les plus économiques.

  •  Remarques et commentaires sur le projet d’arrêté modificatif de l’arrêté du 30 avril 2020 précisant les modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19, par Réseau des Organismes Indépendants du Grand Est , le 8 avril 2021 à 10h13

    Les Organismes Indépendants du Grand Est jugent qu’il est positif d’ouvrir la possibilité d’épandre à l’ensemble des installations de séchage solaire, y compris celles sans plancher chauffant.
    Ils jugent également qu’il est positif que la notion de lot soit clairement définie.

    Concernant le suivi analytique, peu de laboratoires semblent, à l’heure actuelle, capables de réaliser les analyses demandées. Des délais d’analyses importants seraient donc à prévoir. Cela risque de constituer un frein supplémentaire pour les installations devant épandre leurs boues rapidement.

    Le projet de texte emploie indifféremment les termes « Coliphages somatiques » et « bactériophages ». Les Organismes Indépendants du Grand Est suggèrent d’harmoniser la dénomination afin de simplifier la compréhension et l’interprétation.

    Concernant les dispositions de stockage pour les boues chaulées, les digestats de boues et les boues issues du traitement des eaux usées par lagunage ou rhizofiltration. Dans le Grand Est, très peu d’installations semblent disposer des capacités nécessaires pour isoler et stocker les lots pendant les durées minimales mentionnées dans le texte.

    Ces dispositions ne pourraient-elles pas s’appliquer également aux boues traitées par lits de séchage plantés de roseaux et aux matières de vidange d’assainissement non collectif stockées pendant une durée minimale d’un an ?

    Remarques générales :

    Les nouvelles possibilités d’épandage offertes par ce projet d’arrêté sont très limitées. Ces nouvelles dispositions, notamment celles du « e) » sont quasiment inapplicables pour la très grande majorité des installations du Grand Est et, sans doute, à l’échelle nationale.

    Face à l’ensemble de ces freins et au manque de solutions alternatives aux épandages, les Organismes Indépendants du Grand Est souhaitent alerter sur les risques de dysfonctionnement du système épuratoire de nombreuses stations, si les épandages ne sont pas permis rapidement.

    Les contraintes actuelles imposées il y a bientôt un an, par principe de précaution dans un contexte de grande incertitude, sont aujourd’hui difficilement tenables sur la durée pour de nombreuses installations. Par ailleurs, il semblerait que les risques encourus soient plus importants lors des différentes manipulations nécessaires pour hygiéniser les boues, notamment par compostage, que lors des épandages eux-mêmes, lorsque ceux-ci sont réalisés avec du matériel et dans des conditions adaptés.

    Les Organismes Indépendants du Grand Est regrettent donc que ce projet de texte n’ouvre pas d’avantage de possibilités à ce type d’épandages (usage de pendillards, enfouissement immédiat, voire augmentation des distances d’isolement par rapport aux tiers).

  •  Prise en compte du temps de séjour, par Célene , le 6 avril 2021 à 19h01

    Nous représentons les entreprises de préparation de viande, pour lesquelles la possibilité d’épandre les matières d’intérêt agronomique (matières stercoraires, lisiers, MIATE, boues biologiques,...) de manière économiquement soutenable, est essentiel.
    Aussi de manière liminaire, alors qu’en avril 2020 se diffusait un virus méconnu, nous comprenions qu’un encadrement règlementaire était nécessaire y compris pour les boues. Cependant aujourd’hui, un an après, alors que les zones d’épandage n’ont été à l’origine d’aucun cluster, nous nous attendions à un relâchement des contraintes plutôt que la validation par l’ANSES de nouvelles méthodes de traitement des boues. L’avis de l’ANSES du 19 février précise d’ailleurs que, d’une part "les études in vitro mettent en évidence une persistance des particules virales infectieuses inoculées dans les eaux usées de l’ordre de quelques jours (jusqu’à 7 jours)" et d’autre part "qu’aucune étude n’a détecté dans les selles la présence de particules infectieuses plus de 9 jours après le début des symptômes". Nous souhaiterions alors que cette information soit exploitée dans l’arrêté du 30 avril 2020 par l’ajout d’un point d) à l’article 2 « d) les boues dont le temps de séjour dans le dispositif de traitement des eaux est supérieur à 9 jours »
    De plus, ce texte concerne les boues issues des stations urbaines, mais son périmètre couvre aussi les boues issues des STEP des ICPE, dès lors qu’elles reçoivent une proportion d’eaux résiduaires domestiques dans une proportion (en flux donc) supérieure à 1%.
    Pour éviter de créer une nouvelle catégorie de STEP, nous souhaiterions que les ICPE concernées soient celles décrites par la rubrique 2752 « Station d’épuration mixte (recevant des eaux résiduaires domestiques et industrielles) ayant une capacité nominale de traitement d’au moins 10 000 eq-hab, lorsque la charge des eaux résiduaires industrielles en provenance d’ICPE autorisées est supérieure à 70% de la capacité de la station en DCO).

  •  Boues et assainissement, par Bégué , le 3 avril 2021 à 15h44

    Apparemment,la solution de moindre mal est la filière de
    l’hygiènisation(boues solides compostées,réalisées dans les
    grandes STEP avant d’être livrées aux agriculteurs).
    Revenir à la pratique de l’épandage de boues liquides
    (d’avant avril 2020)est une facilité répondant aux pressions
    des collectivités incapables de prévoir et gérer une politique
    d’assainissement.
    Pour ce qui est du Coronavirus à l’origine de l’arrêté d’avril
    2020,nous sommes actuellement dans une période de flambée
    pandémique avec apparition de nombreux variants.Revenir sur
    la mesure d’interdiction de l’usage direct des boues liquides
    alors que les indicateurs viraux sont plus préoccupants est
    incompréhensible et contre-intuitif.
    Encore une fois,si les boues hygiénisées sont la meilleure
    norme(la moins mauvaise?),c’est l’occasion de la mettre en
    pratique généralisée.
    Une politique de l’eau et de l’assainissement n’a pas à être
    dictée par le lobbying de collectivités incapables de faire
    les investissements judicieux afin de préserver une ressource
    de première nécessité.Le coût est amplement justifié !
    Ne revenez pas sur votre arrêté d’avril 2020,sinon pour
    instaurer pour seule et unique filière celle de l’hygiénisation
    (boues solides).
    Avec mes remerciements.
    Bon courage politique.

    Jean Bégué

  •  Impossibilité de stockage, par Frimaudeau Michel , le 2 avril 2021 à 16h07

    La difficulté se situe sur le temps de stockage de 3 mois imposé après chaulage des boues liquides. Cela veut dire qu’il faut 2 stockages sur chaque site de production.

    Pour les lagunes, pas de possibilité d’isolement des boues pendant 1 an sans arrêter le fonctionnement du site

  •  Lagunage naturel, par JBernard , le 2 avril 2021 à 11h01

    Bonjour,

    Dans le cas des lagunes naturelles, un stockage pendant 1 an sous géotubes ou dans un bassin de stockage indépendant (avec massif filtrant et drainant pour assèchement) pourrait-il faire office d’"hygiénisation" ?
    Le texte de l’article e) proposé n’est pas très clair sur ce point.
    Stricto sensu cela ne semble pas possible vu la rédaction proposée car l’extraction devrait avoir lieu après mise au repos du bassin curé pendant 1 an (impossible sans altérer le fonctionnement du lagunage).
    Or si on extrait les boues à une date donnée et qu’on les stocke pendant 1 an cela revient au même ...

    Pourriez vous expliciter ce point avant de valider l’arrêté modificatif ?
    Merci

  •  scandaleux , par jacquemin , le 29 mars 2021 à 22h43

    encore une fois l’état sait trouver le monde agricole quand il en a besoin ,on entend à longueur de journée nos politiciens et autres associations parler d’environnement mais savent-il ce que c’est l’environnement ? mis a part pointé du doigt le monde agricole dès qu’ils le peuvent en prenant des mesures contre eux , ils savent revenir vers eux quand il y a besoin en autre de terrains agricoles pour des épandages de boues de stations pleines de résidus médicamenteux ,métaux lourd ,virus du covid 19 ,tout ça pour que les grandes agglomérations n’envoies pas de factures exorbitantes a leurs administrés , et surtout ne pas frustrer le bobo parisien , car j’ai remarquer depuis plusieurs années la france s’arrete a paris et les autres régions sont bonnes pour prendre la ’’merde" de la capitale et de sa périphérie ,arretez de prendre le monde agricole pour des bon a rien ,car c’est lui qui respecte le plus l’environnement ,avec l’épandage des boues dans les champs vous aller détruire des filières que se sont engagées dans leurs cahiers des charges a ce que les agriculteurs n’épandes pas de boues sur leurs terres labourables et leurs prairies ,je trouve scandaleux de vouloir faire épandre ses boues j’espère que les agriculteurs ,les maires et conseils municipaux feront bloques pour interdires l’épandage de telles boues , ce qui est dommageable en créant ses unités d’épurations personnes n’a penser au recyclage de leurs boues , c’est plus faciles et moins couteux de mettre cela dans les champs que de les incinérer ou autres solutions , mais la les voila au pied du mur ,avec le covid , les voilas bien dans la merde , j’espère que le monde agricole fera bloc et les vraies associations de défense de l’environnement seront contre cela aussi !!LAISSEZ LE MONDE AGRICOLE TRANQUILLE ET ARRETEZ DE TOUJOURS VOULOIR LUI FAIRE PORTEZ LE CHAPEAU ? a bon entendeur

  •  boues d’épuration , par Riff Aurelien , le 29 mars 2021 à 21h23

    Stop aux épandages de boues urbaines sur les terres agricoles !
    D’autant qu’elles sont contaminées par le virus covid 19 , résidus médicamenteux , hormones , microplastiques ... !
    Rendez aux urbains ce qui leur appartient , qu’ils les épandent dans leurs jardins , pots de fleurs ou jardinières !

    Evitez un prochain scandale sanitaire ! , l’agriculture a bon dos !

  •  Comment pourront être mise en œuvre ces mesures? , par JJP , le 29 mars 2021 à 12h09

    Bonjour,

    Ces mesures me paraissent très compliquées à mettre en œuvre sur les petites stations en milieu rural.

    Pour les boues activées, en boues liquides :
    Suite à l’arrêté du 30 Avril, les boues liquides stockées en silo ont été traitées avec du lait de chaux. Temps de contact de 10 j, des analyses ont été réalisées pour vérifier leur conformité à l’article 16 de l’arrêté du 8/01/1998 avant l’épandage.
    Si l’arrêté est publié en l’état, pourrons-nous continuer à incorporer du lait de chaux une dizaine de jours avant l’épandage ou bien serons-nous contraint de stocker les boues chaulées pendant 3 mois, selon le 1° d)1°? Si c’est le cas comment pourrons-nous assurer la continuité du traitement des eaux usées s’il est techniquement impossible de soutirer les boues pendant 3 mois? Il conviendrait donc de construire un silo supplémentaire sur chaque station, ce qui est impossible à court terme.

    Lagunage et rhizocompostage :
    1°e) Cette mesure pourra éventuellement être mise en œuvre pour le traitement des boues d’une steu boues activées sur rhizocompostage en bloquant les casiers concernés par l’épandage pendant un an.
    Pour les lagunages, la seule solution envisageable serait de stocker les boues dans des géotubes pendant un an avant l’épandage, s’il y a assez de place sur le site pour permettre leur installation, et le retour des lexiviats dans la filière de traitement. En cas d’impossibilité, quelles solutions pourraient être envisagées?
    Pour les filtres plantés, il parait impossible de fonctionner sur 2 cellules sur 3 sur le premier étage et 1 sur les deux du second étage pendant les deux ou trois ans, délais d’alternance de curage/repos... Cela entrainerait de gros problèmes d’infiltration des eaux usées sur les massifs, des problèmes de ressuyage... Il conviendra de curer et de stocker sur place les boues mais ces travaux nécessiteront donc de créer une plateforme de stockage...
    Cela entrainera donc des coûts d’investissement élevés que les collectivités devront supporter probablement au détriment du renouvellement des réseaux et des installations. Il serait donc souhaitable que les Agences de l’Eau soutiennent les services d’assainissement face à ces dépenses non prévues dans les plans pluriannuels d’investissement, pour des collectivités où les budgets sont souvent fragiles du fait de leur petite taille.
    Enfin, face aux investissements nécessaires, ces mesures paraissent inapplicables à court terme et probablement des collectivités repousseront les curages dans l’espoir que la crise se termine avant de devoir prévoir de tels travaux, au risque d’une détérioration de la qualité des eaux rejetées par les stations.

  •  Où sont les capacités de stockage ?, par ROGER JUMEL , le 26 mars 2021 à 19h12

    Les points d1 et d3 du projet d’arrêté prévoit après traitement par chaulage ou digestion mésophile, une période de stockage. La plupart des STEP, notamment les 2000 équivalent-habitants ne disposent que des stockages tampons pour les boues en cours de fabrication et non pour cette nouvelle durée qui nécessiterait de construire des capacités supplémentaires et distinctes es premières. Ces deux options d1 et d3 sont donc inutilisables par les exploitant de ces STEP. Ce projet ne constitue aucune avancée simplificatrice pour les dites STEP. il est donc inutile à moins de supprimer cette obligation de stockage, éventuellement en augmentant le taux de chaux et en utilisant des chaux vives.

  •   d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées, par Michel Hamoir , le 23 mars 2021 à 22h07

    Bonjour Il est connu que les rayons U V et les aimants ont la particularités de détruire la présence d’ARN viral dans les eaux.
    Pour quoi ne pas traiter systématiquement tout ce qui arrive dans les stations d’assainissement on préserverait le présent et le futur il ne faut pas oublier que les villes ayant une rivière rejette l’eau qui contient la présence d’ARN viral il n’y a pas que du SARS-COV 2 dans les eaux usées qui sont rejetées.

  •  prochaine crise alimentaire ?, par José76 , le 23 mars 2021 à 19h49

    Après la vache folle, que va t’il nous arriver encore !
    Les boues(même en milieu rural) contiennent des virus, des médicaments, des microplastiques + leurs perturbateurs endocriniens + les retardateurs de flamme...
    Les lagunages et rizhofiltrations sont fréquentés naturellement par tout une biodiversité : vous en faite quoi ? Elle est classée sans importance cette biodiversité opportuniste ? (ragondins, goelands, canards, etc... qui résident sur ces bassins ouverts !)
    Tout ça pour ensuite balancer ces boues polluées comme fertilisant !
    Elle va être belle et intensive votre culture, le roundup ne suffit plus ?
    Même pour un aliment pour bétail, il risque d’avoir mal aux gencives voir beaucoup beaucoup plus grave !
    Le principe de précaution doit être obligatoire.
    Et pas la peine d’aller nous chercher de la géo-ingénierie pour effectuer de l’ultrafiltration par VEOLIA, SUEZ ou consort...
    C’est nous qui payons donc STOP aux apprentis sorciers !

  •  TRAITEMENT HYGI2NISANT PAR INJECTION DE LAIT DECHAUX, par MASSI , le 23 mars 2021 à 17h05

    Il serait bon de préciser que les échantillons servant aux analyses et que le traitement hygiénisant destiné à traiter un lot soit réalisé sur les lots complets à épandre et non pas comme dans certains départements sur un échantillon de quelques litres même extraits du lot destiné à l’épandage