EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté ministériel fixant la liste des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire national et les modalités de leur protection

Du 31/10/2019 au 01/12/2019 - 2264 commentaires

Les objectifs de la révision de l’arrêté ministériel du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire national et les modalités de leur protection sont multiples.

Il s’agit :

  • d’adapter le statut de protection des espèces à leur état de conservation et à la responsabilité patrimoniale de la France pour ces espèces (l’actualisation de la liste rouge des espèces menacées reptiles et amphibiens de France métropolitaine a été publiée en 2015) ;
  • de prendre en compte l’évolution de la connaissance scientifique, notamment en termes de taxonomie et de nomenclature des espèces (la liste des espèces d’amphibiens et de reptiles de France métropolitaine a été actualisée et validée le 31 janvier 2018 par le Comité de validation Muséum national d’Histoire naturelle/Société Herpétologique de France),
  • de protéger les habitats pour certaines espèces ;
  • de corriger des erreurs en soustrayant les espèces non indigènes, voire absentes.

Le projet prend également en compte l’évolution de la réglementation (CITES, faune sauvage captive).

Neuf espèces voient leur protection renforcée :
Pour une protection intégrale

  • Pelodytes punctatus (Daudin, 1803) : Pélodyte ponctué
  • Rana pyrenaica (Serra-Cobo, 1993) : Grenouille des Pyrénées
  • Pelophylax perezi (Seoane, 1885) : Grenouille de Pérez
  • Pelophylax kl. grafi (Crochet, Dubois, Ohler & Tunner, 1995) : Grenouille de Graf
  • Timon lepidus (Daudin, 1802) : Lézard ocellé
  • Natrix astreptophora (Seoane, 1884) : Couleuvre astreptophore
  • Natrix maura (Linnaeus, 1758) : Couleuvre vipérine

Pour la protection des habitats. La destruction des spécimens reste possible pour des raisons de sécurité.

  • Vipera aspis (Linnaeus, 1758) : Vipère aspic
  • Vipera berus (Linnaeus, 1758) : Vipère péliade

Huit espèces sont supprimées de l’arrêté, étant introduites ou non présentes en France, ou parce qu’il s’agit d’une sous-espèce d’une espèce déjà protégée :

  • Triturus carnifex (Laurenti, 1768) : Triton crêté italien
  • Speleomantes [Hydromantes] ambrosii (Lanza, 1955) : Spélerpès brun
  • Discoglossus pictus (Otth, 1837) : Discoglosse peint
  • Rana iberica (Boulenger, 1879 : Grenouille ibérique
  • Testudo graeca (Linnaeus, 1758) : Tortue grecque
  • Podarcis sicula (Rafinesque, 1810) : Lézard sicilien
  • Chalcides chalcides (Linnaeus, 1758) : Seps tridactyle
  • Pelophylax lessonae bergeri (Günther in Engelmann, Fritzsche et Obst, 1986) : Grenouille de Berger. Sous-espèce de Grenouille de Lessona qui reste protégée à l’article 2 du projet d’arrêté.

On peut souligner enfin des évolutions pour les espèces suivantes :

  • Hyla molleri Bedriaga 1889 : Rainette ibérique. C’est un nouveau taxon récemment élevé au rang d’espèce.
  • Iberolacerta aranica (Arribas, 1993) : Lézard du Val d’Aran, Iberolacerta aurelioi (Arribas, 1994) : Lézard d’Aurelio, Iberolacerta bonnali (Lantz, 1927) : Lézard de Bonna. Ces 3 espèces étaient confondues antérieurement dans l’espèce Lézard montagnard pyrénéen A. monticola.
  • Bufo spinosus Daudin 1803 : Crapaud épineux. C’est une sous-espèce du Crapaud commun Bufo bufo élevée au rang d’espèce.
  • Chalcides striatus (Cuvier, 1829) : Seps strié. C’est une sous-espèce du taxon Chalcides chalcides élevée au rang d’espèce qu’il est important de protéger (Chalcides chalcides est retiré du nouvel arrêté, n’étant pas dans son aire de répartition naturelle).
  • Anguis veronensis Pollini, 1818 : Orvet de Vérone. C’est un nouveau taxon récemment génétiquement identifié en France, anciennement pris en compte sous le nom de Anguis fragilis.

La consultation est ouverte du jeudi 31 octobre 2019 au dimanche 1er décembre 2019.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Ranaculture, par NICOLIER Jacques , le 29 novembre 2019 à 18h22

    Bien évidemment je suis contre ce projet de loi concernant les amphibiens et ranaculteurs.
    Dans notre région la race des grenouilles rousses n’est pas en péril bien au contraire.
    Il faut savoir que les ranaculteurs ne sont pas des destructeurs de la race. En effet, en priorité ils entretiennent les plans d’eau.

    Après récupération des grenouilles adultes et leur reproduction, les œufs sont récupérés, remis à l’eau et nourris afin de permettre le développement de la race.

    Un autre point important et qui concerne l’économie, bon nombre de restaurateurs attendent au printemps ces grenouilles plutôt que celles importées d’on ne sait où.

    Nous demandons que les dérogations à l’utilisation commerciale ou non des grenouilles soient toujours possibles et maintenues à l’article 6 de l’arrêté révisé, dans le cadre de l’élevage ranacole, et non pour la simple cueillette ou le braconnage qui ne contribuent pas au renouvellement des générations.
    En outre nous demandons que ces dérogations soient attribuées pour 5 ans ( 3 ans actuellement) pour alléger les démarches.

  •  Continuons dans la lancée !, par Ecologistes de l'Euzière , le 29 novembre 2019 à 18h15

    Positivons d’abord pour cette démarche de volonté de mise à jour et d’amélioration de l’arrêté. Ce document est perçu comme « un premier jet » maladroit qui mérite d’être amélioré. Co-construisons le grâce à nos expériences et à nos connaissances !

    1) Protégeons les habitats des espèces (protection intégrale)

    Les moyens actuels (humains, financiers) pour la protection des espèces étant limités, des priorités d’actions de conservation doivent être menées sur les espèces les plus vulnérables et les espèces « parapluie ». Ces dernières (a minima) doivent disposer d’une protection intégrale (habitat + individus) !
    Notre association propose l’ajout des espèces suivantes à l’article 2 du présent arrêté :

    AMPHIBIENS
    Urodèles
    Salamandridés :
    Salamandre de Corse (Salamandra corsica) (Savi, 1838).
    Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) (Linné, 1758).
    Triton alpestre (Triturus alpestris) (Laurenti, 1768).
    Triton de Blasius (Triturus blasii) (de l’Isle, 1862).
    Triton palmé (Lissotriton helveticus) (Razoumowski, 1789).
    Triton ponctué ( Lissotriton vulgaris) (Linné, 1758).

    Anoures

    Bufonidés :
    Crapaud commun (Bufo bufo) (Linné, 1758).
    Crapaud épineux (Bufo spinosus) (Daudin 1803)
    Ranidés :
    Grenouille de Berger (Pelophylax bergeri) (Günther, 1985).
    Grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) (Pallas, 1771) en raison des confusions possibles avec les autres espèces de Pelophylax.

    REPTILES
    Lacertiliens
    Geckonidés :
    Hémidactyle verruqueux (Hemidactylus turcicus) (Linné, 1758).(hors introductions dans le milieu bâti)
    Scincidés :
    Seps strié (Chalcides striatus) (Linné, 1758).

    Lacertidés :
    Lézard vivipare (Lacerta vivipara) (Jacquin, 1787).
    Psammodrome algire (Psammodromus algirus) (Linné, 1758).
    Psammodrome d’Edwards (Psammodromus edwarsianus) (Fitzinger, 1826).

    Ophidiens
    Vipéridés :
    Vipère aspic (Vipera aspis) (Linné, 1758).
    Vipère péliade (Vipera berus) (Linné, 1758).

    Colubridés :
    Couleuvre à échelons (Zamenis scalaris) (Schinz, 1822).
    Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus) (Hernann, 1804).

    2) Donnons l’exemple avec le cas des vipères
    Les vipères sont connues de tous car elles suscitent des émotions telles que la peur et la curiosité. L’argument de la sécurité pour sa destruction est inadéquat lorsque l’on s’intéresse à l’écologie et au comportement de ces animaux craintifs. La protection intégrale de ces espèces serait un très bon moyen de sensibilisation des citoyens dans un contexte de volonté d’amélioration de la prise en compte de la nature dans nos sociétés.
    Notre association demande l’ajout de ces espèces à l’article 2 (voir plus haut).

    3) La pêche de la Grenouille verte et de la Grenouille rousse doit être cadrée car la confusion entre des espèces communes et des espèces plus rares peut localement poser des problèmes de conservation (ex : confusion Grenouille rieuse / Grenouille de Graf).

    Merci pour la prise en compte de cet avis
    Nous sommes disponibles pour des précisions

  •  Appel au secours pour notre nature , par Annette Picard , le 29 novembre 2019 à 18h09

    J’ai l’impression d’être la voix qui crie dans le desert ici ! dans mon sud-ouest de la France ! Car, désertique, il est bien devenu !! Il y a encore quelques animaux, principalement chevreuils et sangliers, deux espèces qui sont chassées par les sanguinaires du coin.
    Les plupart des petits prédateurs, et des petits animaux, herissons, lapins, écureuils, lièvres, etc. et la plupart des oiseaux que je voyais il y encore quelques années ont disparu, les reptiles et batraciens encore plus et la plupart des insectes de meme !
    Autoriser plus de prélèvements ou massacres est criminel pour la planète deja en grande souffrance et si je ne vois pas de changements dans la legislation avant les prochaines elections, je me verrai dans l’obligation de voter ailleurs !

  •  Appel au secours pour notre nature , par Annette Picard , le 29 novembre 2019 à 18h07

    J’ai l’impression d’être la voix qui crie dans le desert ici ! dans mon sud-ouest de la France ! Car, désertique, il est bien devenu !! Il y a encore quelques animaux, principalement chevreuils et sangliers, deux espèces qui sont chassées par les sanguinaires du coin.
    Les plupart des petits prédateurs, et des petits animaux, herissons, lapins, écureuils, lièvres, etc. et la plupart des oiseaux que je voyais il y encore quelques années ont disparu, les reptiles et batraciens encore plus et la plupart des insectes de meme !
    Autoriser plus de prélèvements ou massacres est criminel pour la planète deja en grande souffrance et si je ne vois pas de changements dans la legislation avant les prochaines elections, je me verrai dans l’obligation de voter ailleurs !

  •  OUI à la protection de la totalité des amphibiens et des reptiles Non à l’arrêté, par MONTAGNON , le 29 novembre 2019 à 18h04

    La destruction des vipères aspic et vipères péliade ne doit pas être possible. Combien d’accidents et de morts par an ?
    Pour une protection totale des amphibiens et des reptiles.
    S’il existe une espèces qu’il conviendrait d’éradiquer c’est celle qui parade avec fusil et treillis les week-end et fait entre 20 et 50 morts par an !

  •  Appel au secours pour notre nature , par Anne Picard , le 29 novembre 2019 à 18h03

    J’ai l’impression d’être la voix qui crie dans le desert ici ! dans mon sud-ouest de la France ! Car, désertique, il est bien devenu !! Il y a encore quelques animaux, principalement chevreuils et sangliers, deux espèces qui sont chassées par les sanguinaires du coin.
    Les plupart des petits prédateurs, et des petits animaux, herissons, lapins, écureuils, lièvres, etc. et la plupart des oiseaux que je voyais il y encore quelques années ont disparu, les reptiles et batraciens encore plus et la plupart des insectes de meme !
    Autoriser plus de prélèvements ou massacres est criminel pour la planète deja en grande souffrance et si je ne vois pas de changements dans la legislation avant les prochaines elections, je me verrai dans l’obligation de voter ailleurs !

  •  Protection totales des reptiles et batraciens !, par Jocelyn QUILLON , le 29 novembre 2019 à 17h58

    Tous les reptiles et batraciens doivent être protégés de la même façon du fait qu’ils font partie intégrante de la nature et ont tous un rôle indispensable ; ils sont complémentaires dans l’équilibre de cette nature si bien "huilée"... Le principe des nuisibles et des utiles (complètement imbécile) a été décrété par des gens qui n’ont jamais vu un serpent de leur vie dans la nature et qui ignorent tout de leur biologie. Seul l’homme, responsable de la destruction des espèces est franchement nuisible à environnement car il a déjà détruit environ 50% des espèces en 40 ans ! Quelle espèce animale détruit l’homme dans de telles proportions ! De plus, les reptiles et les batraciens sont toutes des espèces en grand danger de disparition même s’il existe çà et là de rares sites où ils subsistent malgré les difficultés imposées par l’homme. Personnellement, je n’en vois pratiquement plus...

  •  Protection totales des reptiles et batraciens !, par Jocelyn QUILLON , le 29 novembre 2019 à 17h56

    Tous les reptiles et batraciens doivent être protégés de la même façon du fait qu’ils font partie intégrante de la nature et ont tous un rôle indispensable ; ils sont complémentaires dans l’équilibre de cette nature si bien "huilée"... Le principe des nuisibles et des utiles (complètement imbécile) a été décrété par des gens qui n’ont jamais vu un serpent de leur vie dans la nature et qui ignorent tout de leur biologie. Seul l’homme, responsable de la destruction des espèces est franchement nuisible à environnement car il a déjà détruit environ 50% des espèces en 40 ans ! Quelle espèce animale détruit l’homme dans de telles proportions ! De plus, les reptiles et les batraciens sont toutes des espèces en grand danger de disparition même s’il existe çà et là de rares sites où ils subsistent malgré les difficultés imposées par l’homme. Personnellement, je n’en vois pratiquement plus...

  •  Protection totales des reptiles et batraciens !, par Jocelyn QUILLON , le 29 novembre 2019 à 17h56

    Tous les reptiles et batraciens doivent être protégés de la même façon du fait qu’ils font partie intégrante de la nature et ont tous un rôle indispensable ; ils sont complémentaires dans l’équilibre de cette nature si bien "huilée"... Le principe des nuisibles et des utiles (complètement imbécile) a été décrété par des gens qui n’ont jamais vu un serpent de leur vie dans la nature et qui ignorent tout de leur biologie. Seul l’homme, responsable de la destruction des espèces est franchement nuisible à environnement car il a déjà détruit environ 50% des espèces en 40 ans ! Quelle espèce animale détruit l’homme dans de telles proportions ! De plus, les reptiles et les batraciens sont toutes des espèces en grand danger de disparition même s’il existe çà et là de rares sites où ils subsistent malgré les difficultés imposées par l’homme. Personnellement, je n’en vois pratiquement plus...

  •  Contribution de l’Union Nationale des CPIE, par Mylène Eudeline , le 29 novembre 2019 à 17h34

    L’Union nationale des CPIE, tête de réseau associatif dans le champ de l’environnement et du développement durable, reconnue d’utilité politique, rassemble :
    78 associations labellis.es CPIE, inscrits en démarche de progrès au regard de leur label,
    12 unions régionales regroupant chacune les CPIE de leur région administrative,
    800 salariés et 11500 adhérents dont 1/4 de personnes morales

    Les CPIE, artisans du changement environnemental, agissent sur leurs territoires pour que les personnes et les organisations (collectivités, entreprises, associations) prennent en compte les questions environnementales dans leurs décisions, leurs projets et leurs comportements, en faveur d’un développement durable.

    La Grenouille rousse, espèce en déclin alarmant

    Le déclin, scientifiquement documenté, de la Grenouille rousse amène en toute logique, à envisager sa protection totale (individus et habitats), au titre de l’article 2. Cette protection complète permettrait notamment d’enrayer le déclin de ses milieux hôtes, et d’intégrer cette espèce dans la séquence ERC (éviter-réduire-compenser) pour mieux prendre en compte ses besoins dans les projets d’aménagement notamment.

    La pêche domestique de la Grenouille rousse, un braconnage autorisé ?

    Le statut de conservation actuel de la Grenouille rousse n’est clairement plus compatible avec la pêche domestique de cette espèce. Il importe que les individus, à tous stades de développement, soient protégés intégralement, en toute saison, dans l’eau comme sur la terre ferme, et que leurs habitats soient protégés.

    Le risque de confusion entre Grenouille rousse et Grenouille agile rend l’arrêté actuel très difficile à appliquer sur le terrain

    La grande ressemblance d’une espèce pêchable avec un taxon protégé comme la Grenouille agile, rend difficile et aléatoire le bon respect de la loi sur le terrain. La reconnaissance fiable de l’espèce prélevée n’est pas assurée sur le terrain. Le classement de la Grenouille rousse en article 2 du présent arrêté permettra donc, en outre, d’éviter l’inévitable destruction de Grenouilles agiles (ou autres espèces protégées) par confusion de capture.

    Cas spécifique des prélèvements commerciaux de Grenouille rousse

    Le cas de l’exploitation commerciale de la Grenouille rousse en tant qu’espèce d’élevage, est plus complexe, et diffère du cas général des animaux libres et sauvages. Il fait intervenir des enjeux économiques et écologiques locaux, qui doivent être analysés spécifiquement dans certaines régions.

    L’arrêté autorise la pêche de la Grenouille verte commune (Pelophylax kl. esculentus), or ce taxon est impossible à différencier sur le terrain d’autres espèces, qui elles, sont protégées voire quasi menacée de disparition comme la Grenouille de Lessona

    La grande ressemblance d’une espèce pêchable avec des taxons protégés, rend ici impossible le bon respect de la loi sur le terrain. La reconnaissance fiable de la Grenouille verte commune est strictement impossible sur le terrain. Par ailleurs, la pêche des grenouilles vertes est une pratique très peu fréquente, et dont l’interdiction ne porterait aucun préjudice économique à quiconque. Le classement de la Grenouille verte commune en article 2 du présent arrêté est nécessaire et urgent pour ne pas précipiter la Grenouille de Lessona dans un état de conservation critique.

    L’arrêté autorise encore la destruction de la Vipère aspic et de la Vipère péliade, espèces en danger

    Le déclin de ces espèces nécessite une protection totale des individus et de leurs habitats. De plus, l’arrêté actuel invite les citoyens au contact avec l’animal, en autorisant une destruction domestique, ce qui représente une prise de risque plus forte que d’autres gestes épargnant l’animal. Le classement de la Vipère aspic et de la Vipère péliade en article 2 du présent arrêté, est indispensable à la préservation sur le long terme de ces espèces en France, et permettra de diminuer le risque de morsures en évitant le contact avec ces animaux.

  •  Que vivent les vipères !, par Rémy Schlange , le 29 novembre 2019 à 17h33

    Des avancées mais toujours la même "solution" à la française : Détruire c’est-à-dire TUER. Pour la "protection des habitats" et des "raisons de sécurité" !!! Tu parles ! Combien de victimes humaines chaque année à cause des vipères aspics et/ou péliades ? A comparer au nombre de blessés et de tués du fait de la chasse !!!
    Tous les amphibiens, tous les reptiles doivent être protégés !
    Rémy Schlange, petit paysan poyaudin

  •  Que vivent les vipères !, par Rémy Schlange , le 29 novembre 2019 à 17h30

    Des avancées mais toujours la même "solution" à la française : Détruire c’est-à-dire TUER. Pour la "protection des habitats" et des "raisons de sécurité" !!! Tu parles ! Combien de victimes humaines chaque année à cause des vipères aspics et/ou péliades ? A comparer au nombre de blessés et de tués du fait de la chasse !!!
    Tous les amphibiens, tous les reptiles doivent être protégés !
    Rémy Schlange, petit paysan poyaudin

  •  Que vivent les vipères !, par Rémy Schlange , le 29 novembre 2019 à 17h28

    Des avancées mais toujours la même "solution" à la française : Détruire c’est-à-dire TUER. Pour la "protection des habitats" et des "raisons de sécurité" !!! Tu parles ! Combien de victimes humaines chaque année à cause des vipères aspics et/ou péliades ? A comparer au nombre de blessés et de tués du fait de la chasse !!!
    Tous les amphibiens, tous les reptiles doivent être protégés !
    Rémy Schlange, petit paysan poyaudin

  •  Nous sommex la Nature !, par Laurence Galand de Longuerue , le 29 novembre 2019 à 17h24

    Au moment oů sur terre, la biodiversitė est en regression constante, protėgeons surtout notre faune qui souffre de ce que l’homme lui fait subir .J’ai rencontrė plusieus fois des salamandres ėcrasėes par des voitures . ELLES NE SONT PAS LES SEULES ,

  •  Contribution du syndicat professionnel des carriers, par Union Nationale des Producteurs de Granulats , le 29 novembre 2019 à 17h22

    L’Union Nationale des Producteurs de Granulats émet les propositions suivantes sur le projet d’arrêté ministériel fixant la liste des amphibiens et des reptiles protégés, car certaines espèces sont particulièrement liées aux habitats naturels ou artificiellement créés par l’activité que l’on retrouve dans les carrières. Ces espèces sont en effet souvent mentionnées dans les dossiers de demande d’autorisation d’exploitation et le cas échéant dans les demande de dérogation au titre des espèces protégées.

    - Tant que les espèces n’ont pas le statut d’espèce menacée selon les critères de classement de l’UICN, il ne nous apparait pas pertinent de les faire figurer dans une liste d’espèces protégées. L’UNPG demande la mise en cohérence des listes d’espèces protégées avec les statuts actualisés d’espèces menacées du classement de l’UICN, de façon à réserver les demande de dérogations au titre des espèces protégées pour les espèces à enjeux réels. Ce classement n’empêche pas de prendre en compte dans les demandes d’autorisations toutes les espèces quel que soit leur statut, et de préciser leur état de conservation et celui de leurs habitats dans les documents de gestion en précisant les mesures d’évitement, de réduction et de compensation éventuelles.

    - Les modifications apportées aux listes des amphibiens et reptiles protégés nous semblent aller au-delà des recommandations de l’Union européenne en matière de protection des espèces.

    - Ces nouvelles listes vont engendrer un renchérissement des coûts d’investigation écologiques et un surcroit de demandes de dérogation au titre des espèces protégées pour les activités économiques et particulièrement les industries extractives pourtant créatrices de milieux favorables à certaines de ces espèces. Les conditions d’exploitation de nombreuses carrières vont également devoir être modifiées par les nouvelles mesures de conservation des habitats, avec un risque non négligeable de voir se développer des mesure de gestion pour éviter de favoriser dans le cadre de futures exploitations l’apparition de tels habitats.

  •  Nous sommex la Nature !, par Laurence de Longuerue , le 29 novembre 2019 à 17h21

    Au moment oů sur terre, la biodiversitė est en regression constante, protėgeons surtout notre faune qui souffre de ce que l’homme lui fait subir .J’ai rencontrė plusieus fois des salamandres ėcrasėes par des voitures . ELLES NE SONT PAS LES SEULES ,

  •  Pour une protection intégrale de tous les reptiles et tous les amphibiens, par Hadjadj Florine , le 29 novembre 2019 à 16h58

    Pas d’exception pour la Vipère aspic et la vipère péliade car leurs populations sont déjà sévèrement impactées par la perte de leurs habitats. Ces 2 vipères ont malheureusement des statuts de conservations très inquiétants.

  •  pour la protection dess reptiles et des amphibiens, par SARAN , le 29 novembre 2019 à 16h55

    la chaine alimentaire doit être protégée. A ce titre les amphibiens et reptiles font partie de tout un système qui créé à juste titre la biodiversité aujourd’hui mis à mal par une politique ignorante, déforestation, pesticide et j’en passe...il est temps d’agir en habitants responsables pour une planète vivante et vivable....

  •  Non à cet arrêté digne du Moyen Age, par Charlène , le 29 novembre 2019 à 16h41

    Concernant la proposition de destruction des Vipères pour des raisons de sécurité, pourquoi autoriser de tuer des animaux sous prétexte qu’ils sont potentiellement dangereux? Avons-nous le droit de tuer le moindre gros chien sans muselière qu’on croiserait dans la rue sous prétexte qu’il puisse nous mordre?
    Pourquoi ne pas plutôt choisir la voie de l’éducation et de la responsabilisation de chacun face au danger? Surtout si elle concerne des animaux déjà bien impactés par notre expansionnisme humain sans limites??

    Je souhaite le classement de la Grenouille rousse et de la Grenouille verte à l’article 2. Ces espèces ayant fait l’objet de nombreuses études démontrant du déclin de leurs populations en France métropolitaine, il est primordiale de protéger ces amphibiens.

    Il est temps de protéger cette biodiversité que nous malmenons de tous côtés. Vivons au 21ème siècle.

  •  NON A LA DESTRUCTION ET NON A LA CAPTURE DES GRENOUILLES ni des VIPERES ASPIC ET PELIADE, par LAMBERT , le 29 novembre 2019 à 16h34

    • Selon la liste rouge des espèces menacées de France, la Vipère péliade est classée « Vulnérable » et son déclin a tendance à se poursuivre. Partout en Europe de l’Ouest, cette espèce est strictement protégée. Le statut de conservation de la Vipère aspic est également très préoccupant avec des régressions dans l’Ouest de la France du fait de la dégradation du bocage et de l’intensification des pratiques agricoles. La France a donc une grande responsabilité pour la conservation de ces espèces. Ces deux espèces doivent donc être strictement protégées.
    • Autoriser la destruction des vipères aspic et péliade au motif du risque de morsure est fallacieux. Les rares cas d’envenimation sont très bien pris en charge par les services médicaux et l’acte de tuer une vipère expose justement au risque de morsure. Et comment accepter que les espèces sauvages soient détruites, alors que par ailleurs, il est possible de détenir des espèces de serpents exotiques bien plus dangereuses et pour lesquelles les anti-venins ne sont pas toujours disponibles ? Les deux espèces de vipères doivent être strictement protégées.
    • Au regard du risque de confusion, continuer à autoriser la destruction des vipères aspic et péliade représente un risque pour les autres espèces de serpent qui sont quant à elles protégées