EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté ministériel fixant la liste des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire national et les modalités de leur protection

Du 31/10/2019 au 01/12/2019 - 2264 commentaires

Les objectifs de la révision de l’arrêté ministériel du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire national et les modalités de leur protection sont multiples.

Il s’agit :

  • d’adapter le statut de protection des espèces à leur état de conservation et à la responsabilité patrimoniale de la France pour ces espèces (l’actualisation de la liste rouge des espèces menacées reptiles et amphibiens de France métropolitaine a été publiée en 2015) ;
  • de prendre en compte l’évolution de la connaissance scientifique, notamment en termes de taxonomie et de nomenclature des espèces (la liste des espèces d’amphibiens et de reptiles de France métropolitaine a été actualisée et validée le 31 janvier 2018 par le Comité de validation Muséum national d’Histoire naturelle/Société Herpétologique de France),
  • de protéger les habitats pour certaines espèces ;
  • de corriger des erreurs en soustrayant les espèces non indigènes, voire absentes.

Le projet prend également en compte l’évolution de la réglementation (CITES, faune sauvage captive).

Neuf espèces voient leur protection renforcée :
Pour une protection intégrale

  • Pelodytes punctatus (Daudin, 1803) : Pélodyte ponctué
  • Rana pyrenaica (Serra-Cobo, 1993) : Grenouille des Pyrénées
  • Pelophylax perezi (Seoane, 1885) : Grenouille de Pérez
  • Pelophylax kl. grafi (Crochet, Dubois, Ohler & Tunner, 1995) : Grenouille de Graf
  • Timon lepidus (Daudin, 1802) : Lézard ocellé
  • Natrix astreptophora (Seoane, 1884) : Couleuvre astreptophore
  • Natrix maura (Linnaeus, 1758) : Couleuvre vipérine

Pour la protection des habitats. La destruction des spécimens reste possible pour des raisons de sécurité.

  • Vipera aspis (Linnaeus, 1758) : Vipère aspic
  • Vipera berus (Linnaeus, 1758) : Vipère péliade

Huit espèces sont supprimées de l’arrêté, étant introduites ou non présentes en France, ou parce qu’il s’agit d’une sous-espèce d’une espèce déjà protégée :

  • Triturus carnifex (Laurenti, 1768) : Triton crêté italien
  • Speleomantes [Hydromantes] ambrosii (Lanza, 1955) : Spélerpès brun
  • Discoglossus pictus (Otth, 1837) : Discoglosse peint
  • Rana iberica (Boulenger, 1879 : Grenouille ibérique
  • Testudo graeca (Linnaeus, 1758) : Tortue grecque
  • Podarcis sicula (Rafinesque, 1810) : Lézard sicilien
  • Chalcides chalcides (Linnaeus, 1758) : Seps tridactyle
  • Pelophylax lessonae bergeri (Günther in Engelmann, Fritzsche et Obst, 1986) : Grenouille de Berger. Sous-espèce de Grenouille de Lessona qui reste protégée à l’article 2 du projet d’arrêté.

On peut souligner enfin des évolutions pour les espèces suivantes :

  • Hyla molleri Bedriaga 1889 : Rainette ibérique. C’est un nouveau taxon récemment élevé au rang d’espèce.
  • Iberolacerta aranica (Arribas, 1993) : Lézard du Val d’Aran, Iberolacerta aurelioi (Arribas, 1994) : Lézard d’Aurelio, Iberolacerta bonnali (Lantz, 1927) : Lézard de Bonna. Ces 3 espèces étaient confondues antérieurement dans l’espèce Lézard montagnard pyrénéen A. monticola.
  • Bufo spinosus Daudin 1803 : Crapaud épineux. C’est une sous-espèce du Crapaud commun Bufo bufo élevée au rang d’espèce.
  • Chalcides striatus (Cuvier, 1829) : Seps strié. C’est une sous-espèce du taxon Chalcides chalcides élevée au rang d’espèce qu’il est important de protéger (Chalcides chalcides est retiré du nouvel arrêté, n’étant pas dans son aire de répartition naturelle).
  • Anguis veronensis Pollini, 1818 : Orvet de Vérone. C’est un nouveau taxon récemment génétiquement identifié en France, anciennement pris en compte sous le nom de Anguis fragilis.

La consultation est ouverte du jeudi 31 octobre 2019 au dimanche 1er décembre 2019.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Protection intégrale de tous les reptiles et amphibiens, par DELATTRE Annie , le 22 novembre 2019 à 01h47

    C’est avec une immense peine que nombre d’entre nous assistons en pleine conscience, actuellement, à la disparition généralisée et foudroyante (le mouvement s’étant intensifié ces 10 dernières années) des espèces de notre faune sauvage. L’intensification de l’urbanisation, des transports et de l’agriculture détruit les habitats et refuges naturels de notre faune. Nous devrions mettre absolument tous les moyens en oeuvre pour sauver ce qui reste à sauver de notre biodiversité animale et végétale (y compris sanctuariser des zones naturelles vertueuses, restreindre ou contenir l’activité humaine, modifier les modes culturaux et enseigner les sciences naturelles aux enfants dans la nature dès la primaire) . Nous ne devons pas discriminer certaines espèces de reptiles sous prétexte qu’ils risquent de nous mordre ! Tout comme de nombreux autres ruraux, j’ai élevé sans encombre mes enfants en pleine campagne alors même que jusque fin des années 90, nous côtoyions les vipères quasiment quotidiennement dans notre petite vallée et dans la prairie. Nous savions seulement qu’il fallait tambouriner le sol et éviter de marcher sur des fétus de foins sous lesquelles elles aimaient s’abriter (voire porter des bottes dans certains endroits !). De simples précautions de bon sens permettaient d’éviter tout accident. L’activité humaine, d’ailleurs, suffit à éloigner les vipères ! Peut-être vaudrait-il mieux informer les gens sur les habitudes des animaux afin qu’ils respectent leur quiétude et ne se mettent pas, eux-mêmes, bêtement en danger. Les vipères (comme tout animal sauvage) se cachent ou fuient dès qu’elles sentent un danger. Aujourd’hui, je ne vois plus de vipères en campagne ! Et vous voulez encore donner la possibilité d’exterminer les quelques rares spécimens qui survivent à notre activité sous prétexte de sécurité ! Allons allons, un peu de sang froid ! Le risque est infiniment minime, qui plus est au regard de bien d’autres dangers ! Et les vipères n’aiment pas les jardinets "propounets" ! Donc pas de risque de ce côté !
    Quant aux batraciens, ils ont croyez-moi, bien assez de prédateurs et de misères avec les points d’eau qui s’assèchent et les routes meurtrières ! Et qui donc fera la différence entre ceux qui sont protégés et ceux qui ne le sont pas !
    Le mouvement général étant à la diminution de la biomasse, s’il vous plaît, ne vous contentez pas de demi-mesures et contribuez, à votre niveau, en protégeant la nature, à remettre un peu de poésie sur la terre ! Les générations à venir risquent de cruellement en manquer ! Merci !

  •  Espèces menacées de disparition, le renforcement de la protection des reptiles et amphibiens est urgente, par michaud , le 21 novembre 2019 à 23h12

    La Vipère péliade est classée « Vulnérable » et son déclin a tendance à se poursuivre. Partout en Europe de l’Ouest, cette espèce est strictement protégée. Le statut de conservation de la Vipère aspic est également très préoccupant avec des régressions dans l’Ouest de la France du fait de la dégradation du bocage et de l’intensification des pratiques agricoles. La France a donc une grande responsabilité pour la conservation de ces espèces. Ces deux espèces doivent donc être strictement protégées.
    Autoriser la destruction des vipères aspic et péliade au motif du risque de morsure est fallacieux. Les rares cas d’envenimation sont très bien pris en charge par les services médicaux et l’acte de tuer une vipère expose justement au risque de morsure. Comment accepter que les espèces sauvages soient détruites, alors que par ailleurs, il est possible de détenir des espèces de serpents exotiques bien plus dangereuses et pour lesquelles les anti-venins ne sont pas toujours disponibles ? Les deux espèces de vipères doivent être strictement protégées.
    Au regard du risque de confusion, continuer à autoriser la destruction des vipères aspic et péliade représente un risque pour les autres espèces de serpent qui sont quant à elles protégées.
    À l’heure où le déclin des amphibiens est documenté et que la population française mange à sa faim, continuer à autoriser la pêche des grenouilles est aberrant. Des milliers de bénévoles s’investissent chaque année pour aider les grenouilles à traverser les routes. Avec ce texte, un amateur de cuisses de grenouilles pourra les prendre directement dans les seaux disposés le long des routes pour les consommer. La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.
    La Grenouille verte est un hybride entre la Grenouille de Lessona et la Grenouille rieuse, toutes deux protégées et ne peuvent donc être ni capturées, ni détruites. Or, il est impossible de faire la distinction entre les trois espèces. De même, il est très difficile de faire la distinction entre la Grenouille rousse et la Grenouille agile (Rana dalmatina), qui elle est intégralement protégée. Le risque est donc grand de pêcher finalement une espèce protégée. La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.

  •  Protegeons les especes vulnérables , par Lesage , le 21 novembre 2019 à 21h54

    Je souhaite soutenir les vipères et amphibiens, menacés, vulnérables. La biodiversité spécifique doit etre maintenue.
    Les zones humides sont de plus en plus reduites. Laissons la place pour la diversité des especes vulnérables, menacées d extinction en evitant les chasses peu efficaces.

  •  Protéger tous les reptiles et amphibiens sans distinction., par Couchoud , le 21 novembre 2019 à 21h16

    A l’heure où notre biodiversité est en plein déclin, comment peut on encore autoriser la destruction de certaines espèces reptiles ou amphibiens dont les nombres ne font que décroître. Je suis contre

  •  Protection de l’ensemble de l’herpétofaune, par Mélanie Martin , le 21 novembre 2019 à 21h13

    En tant qu’ancienne chargée de mission amphibiens, je trouve aberrant ce projet de loi. La distinction entre les espèces est déjà laborieuse pour un professionnel formé à ce taxon. Une personne lambda qui pêchera dans une mare ne saura reconnaitre les différentes espèces ce qui conduira à la mort d’espèces, elles, protégées. La fréquentation répétée des mares perturbera le milieu de vie de toutes les espèces inféodées au milieu, sans parler de la transmission de la chytridiomycose, maladie qui cause une hécatombe chez les amphibiens au niveau international et qui nécessite des précautions d’hygiène aux usagers des mares.
    Quant aux vipères, ces animaux ont déjà vu diminuer drastiquement leurs populations suite à leur mauvaise image et cela se répercute sur des espèces inoffensives tel que l’orvet. QUID des attaques mortelles de vipères...
    Il faut protéger l’ensemble de l’herpétofaune, faire les choses à moitié ne participera pas à leur sauvegarde mais à leur déclin.

  •  Non à la destruction des vipères !, par Billey Jean-François , le 21 novembre 2019 à 21h06

    Objet : avis d’un collectif de chercheurs et d’experts des Vipères aspic et péliade en France.

    Argument sécuritaire

    La raison de sécurité invoquée est illogique et même contre-productive. En effet, elle favorise la prise de risque et la destruction d’autres espèces protégées. Nous relevons ici six points qui s’opposent totalement à cet argument :

    Le niveau de danger d’une espèce n’est aucunement un critère pour définir son statut de protection à l’échelle internationale ou nationale.
    La destruction des vipères constitue précisément une prise de risque et une source d’exposition à l’envenimation. La meilleure attitude face à une vipère est de lui laisser prendre la fuite.
    Le statut actuel de protection partielle est associé à des comportements de destruction aveugle de nombreuses espèces de reptiles (couleuvres, orvets) pourtant intégralement protégées.
    Les experts en toxicologie et le réseau des centres antipoison et de toxicovigilance indiquent que nombre de morsure de vipère en France est faible (environ 300/ an). La France dispose d’un médicament anti-venin permettant de traiter efficacement les cas d‘envenimations (Viperfav®). En pratique, plus aucun cas de décès n’est recensé sur le territoire métropolitain (sauf cas très exceptionnels, moins d’un cas tous les 10 ans du généralement à des captures ou des manipulations intempestives). Il faut précisément améliorer la connaissance des espèces pour réduire l’exposition au risque qui est déjà très faible.
    Nous sommes impliqués dans des formations de différentes cellules animalières des centres de secours qui sont mobilisés sur des interventions sur les Reptiles. L’expertises des SDIS peut facilement être sollicitée et permettra une intervention non risquée en cas de rencontre avec une vipère dans un cadre domestique.
    D’un point de vue comportemental, les vipères sont des animaux craintifs et pacifiques qui prendront la fuite si la possibilité leur en est donnée. Ils ne constituent donc pas une menace justifiant leur destruction notamment dans leur milieu naturel

  •  Pour le protection de toutes les espèces indigènes de reptiles et amphibiens, par Lustrat Jean-Marc , le 21 novembre 2019 à 20h09

    Bonjour,
    - Selon la liste rouge des espèces menacées de France, la Vipère péliade est classée « Vulnérable » et son déclin a tendance à se poursuivre. Partout en Europe de l’Ouest, cette espèce est strictement protégée. Le statut de conservation de la Vipère aspic est également très préoccupant avec des régressions dans l’Ouest de la France du fait de la dégradation du bocage et de l’intensification des pratiques agricoles. La France a donc une grande responsabilité pour la conservation de ces espèces. Ces deux espèces doivent donc être strictement protégées.

    - Autoriser la destruction des vipères aspic et péliade au motif du risque de morsure est fallacieux.. Les rares cas d’envenimation sont très bien pris en charge par les services médicaux et l’acte de tuer une vipère expose justement au risque de morsure. Et comment accepter que les espèces sauvages soient détruites, alors que par ailleurs, il est possible de détenir des espèces de serpents exotiques bien plus dangereuses et pour lesquelles les anti-venins ne sont pas toujours disponibles ? Les deux espèces de vipères doivent être strictement protégées.
    - Au regard du risque de confusion, continuer à autoriser la destruction des vipères aspic et péliade représente un risque pour les autres espèces de serpent qui sont quant à elles protégées.

    - À l’heure où le déclin des amphibiens est documenté et que la population française mange à sa faim, continuer à autoriser la capture et la destruction des grenouilles est aberrant. Des milliers de bénévoles s’investissent chaque année pour aider les grenouilles à traverser les routes. Avec ce texte, un amateur de cuisses de grenouilles pourra les prendre directement dans les seaux disposés le long des routes pour les consommer. La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.

    - La Grenouille verte est un hybride entre la Grenouille de Lessona et la Grenouille rieuse, toutes deux protégées et ne peuvent donc être ni capturées, ni détruites. Or, il est impossible de faire la distinction entre les trois espèces.. De même, il est très difficile de faire la distinction entre la Grenouille rousse et la Grenouille agile, qui elle est intégralement protégée. Le risque est donc grand de pêcher finalement une espèce protégée.. La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.

    Je vous remercie de modifier en conséquence l’arrêté que vous envisagez de prendre

    Cordialement

    Jean-Marc Lustrat

  •  Protection des espèces menacées , le 21 novembre 2019 à 19h44

    Les vipères aspic et péliade sont en danger. Comme de nombreuses autres espèces, elles connaissent un déclin rapide et doivent donc être protégées en ajoutant ces 2 espèces à l’article 2 de l’arrêté. En effet le danger de morsures pour ces vipères n’est pas avéré et ne peut donc justifier l’autorisation de les détruire.
    Il convient par ailleurs de prendre des mesures d’interdiction de la pêche à la grenouille rousse et à la grenouille verte, espèces également en déclin.
    L’urbanisation galopante et le développement des infrastructures qui l’accompagne, ainsi que l’agriculture intensive mettent en danger un très grand nombre d’espèces animales. La biodiversité est en déclin et nous le savons. Nous connaissons également les conséquences de ce déclin. Nous ne pouvons pas fermer les yeux et continuer ainsi. C’est maintenant qu’il faut agir.

  •  Protection totale pour les grenouilles et les vipères, par Nammour Ezzat , le 21 novembre 2019 à 19h41

    Je suis pour la Protection totale des grenouilles et des vipères.......
    Je n’écrirais pas des pages entières que personne ne les lira, simplement je précise que le nom est obligatoire pour que votre vote soit valide, j’ai vu des dizaines de commentaires sans auteurs, c’est du non sens.!

  •  Il faut protéger les Vipères Aspics et les Vipères Péliade , par Lourdais Catherine , le 21 novembre 2019 à 19h37

    Dans notre culture française les vipères sont des animaux dont nous avons peur depuis longtemps. Cette peur est liée à une méconnaissance et une image négative véhiculée, entre autre, par la littérature.
    Personnellement avant que l’on me fasse découvrir ces animaux j’en avais peur même sans les voir ! Mais j’ai appris à les connaître et j’ai pu en observer dans la nature lorsque je me promenais. Je ne me suis jamais fait attaquée par une vipère, car leur premier comportement de défense naturel est la fuite ! Et donc je ne me suis jamais sentie en danger par leur présence dans les fourrés.

    Il me semble plus dangereux de permettre leur destruction car c’est là que des personnes peuvent se mettre en danger.
    Permettre la destruction de ces vipères est pour moi injustifiée, ce serait aussi une négation de leur rôle dans la nature,dans l’équilibre naturel des espèces.

    Ne serait-il pas plus utile de développer l’information auprès du publique pour une meilleure connaissance de ces animaux?
    Détruire des animaux (des vipères ) par peur ne permet pas de grandir, mais apprendre à découvrir pacifiquement ces espèces et les laisser vivre permet de grandir en humanité !

  •  laissons tranquille tous les animaux , par KATIA , le 21 novembre 2019 à 19h26

    les animaux quels qui soient sont utiles à la biodiversité
    Arrêtons de vouloir les exterminer ou même les réguler la nature le fait elle même si l’homme n’intervient pas.
    Préservons la nature pour les générations futures.
    ET nous humain ne sommes nous pas nuisible pour la planète ?
    A tous les décideurs PENSEZ A LA JEUNESSE (vos enfants à venir) qu’ils aient la possibilité de connaitre la nature et toutes ses espèces
    AGISSEZ dans ce sens
    Merci

  •  révision des statuts des deux vipères, par buis matthieu , le 21 novembre 2019 à 19h00

    L’article 4 autorisant la destruction de V.berus et V.aspis me semble très problématique au regard de de la dynamique des populations de ces deux espèces. Les populations de ces dernières présentent des situation inquiétante. Elles sont considérées comme vulnérable sur l’ensemble du territoire national selon Listes rouges (UICN, 2015)et en déclin. Déjà impacté par la destruction de leurs habitats ou d’individus malgré une certaine protection à leur hagard, une ouverture législative pour la destruction d’individus de ces espèce me semble très inquiétant pour la pérennité des populations. Par ailleurs le nombre de morte est infime au regard des collision routières. Aucun cas d’envenimement létale na été décrit depuis 2003.

  •  Quelle sécurité ?, par Sylvia Aubertin , le 21 novembre 2019 à 18h49

    Bonjour
    Vous parlez de la sécurité des habitants (humains ?). Sur quelles données vous-appuyez-vous ? Je ne trouve nulle-part mention de plus d’une morsure mortelle par serpents chaque année ou tous les deux ans. La protection de TOUS les serpents est indispensable à la préservation de la biodiversité. Cordialement

  •  Pour la protection des vipères et de tous les amphibiens, par Dominique Gless , le 21 novembre 2019 à 18h49

    Pour la protection de la biodiversité, il n’y a pas lieu d’autoriser la destruction des vipères. Leur dangerosité reste limitée.

  •  Je suis pour une protection stricte des vipères et grenouilles en France, par CHAPUIS , le 21 novembre 2019 à 18h41

    Comment peut-on continuer à croire que l’espèce humaine se doit de régenter drastiquement la nature pour son bien quand on sait (et on en a moult démonstrations) l’implication qu’a une action humaine sur son environnement aboutissant régulièrement à la raréfaction voire l’extinction d’espèces animales ou végétales. De surcroit ce comportement est encore plus incompréhensible à une époque où l’on pleure la raréfaction de plus en plus d’espèces d’oiseaux fort utiles comme les passereaux (moineaux etc…), d’insectes pollinisateurs, etc… et où l’on se targue de prendre soin de l’environnement et de la nature pour notre bien-être et celui des générations futures !!!
    En l’occurrence votre projet de d’arrêté est insuffisant. En effet :
    1/ autoriser la destruction des vipères au motif du risque de morsure est fallacieux. Les cas sont rares, peuvent être bien soignés et de plus la probabilité de morsure est plus importante pendant l’acte de tuer !
    De plus il s’agit d’espèce protégée et classée vulnérable pour la vipère péliade.
    Comment pouvez-vous justifier que des espèces sauvages et indigènes soient détruites alors qu’on accepte la détention d’espèces exotiques bien plus dangereuses et dont on n’a pas toujours les anti-venin disponibles ?
    Les deux espèces de vipères doivent être strictement protégées.

    2/ autoriser la pêche des grenouilles va irrémédiablement tendre à l’extinction de ces espèces y compris celles protégées puisqu’il est impossible de distinguer la grenouille verte de la grenouille rieuse et celle de Lessona, toutes deux protégées, de même pour la distinction entre la grenouille rousse et la grenouille agile protégée !
    Par ailleurs, ce faisant, cela va de surcroît continuer à raréfier la nourriture d’espèces d’oiseaux pour lesquels cette nourriture est vitale alors que ce n’est pas le cas pour l’homme !
    La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.

  •  Protégeons notre biodiversité , par Sabine Gint , le 21 novembre 2019 à 18h36

    Pour une protection renforcée de l’habitat des amphibiens et reptiles apprenons enfin à vivre ensemble sans vouloir dominer les êtres fragiles

  •  Projet d’arrêté ministériel insuffisant et inadapté au contexte d’effondrement écologique de ces espèces, par Huberland , le 21 novembre 2019 à 17h54

    Selon la liste rouge des espèces menacées de France, la Vipère péliade est classée « Vulnérable » et son déclin a tendance à se poursuivre. Partout en Europe de l’Ouest, cette espèce est strictement protégée. Le statut de conservation de la Vipère aspic est également très préoccupant avec des régressions dans l’Ouest de la France du fait de la dégradation du bocage et de l’intensification des pratiques agricoles. La France a donc une grande responsabilité pour la conservation de ces espèces. Ces deux espèces doivent donc être strictement protégées.

    – Autoriser la destruction des vipères aspic et péliade au motif du risque de morsure est fallacieux. Les rares cas d’envenimation sont très bien pris en charge par les services médicaux et l’acte de tuer une vipère expose justement au risque de morsure. Et comment accepter que les espèces sauvages soient détruites, alors que par ailleurs, il est possible de détenir des espèces de serpents exotiques bien plus dangereuses et pour lesquelles les anti-venins ne sont pas toujours disponibles ? Les deux espèces de vipères doivent être strictement protégées.

    – Au regard du risque de confusion, continuer à autoriser la destruction des vipères aspic et péliade représente un risque pour les autres espèces de serpent qui sont quant à elles protégées.

    – À l’heure où le déclin des amphibiens est documenté et que la population française mange à sa faim, continuer à autoriser la pêche des grenouilles est aberrant. Des milliers de bénévoles s’investissent chaque année pour aider les grenouilles à traverser les routes. Avec ce texte, un amateur de cuisses de grenouilles pourra les prendre directement dans les seaux disposés le long des routes pour les consommer. La destruction et la capture des grenouilles doivent être interdites.

  •  Destruction des espèces ou pprentis-sorciers?, par CLOAREC JP , le 21 novembre 2019 à 17h19

    Quand on se réfère à l’érosion dramatique récente des insectes , des oiseaux, des mammifères dans nos contrées , on peut légitimement s’interroger sur le teneur des textes législatifs qui autorisent la
    destruction de vipères (péliade et aspic) sous prétexte de dangerosité pour l’homme.
    Continuer à autoriser la chasse aux grenouilles (bien malin celui qui fait la différence entre les protégées et les autres !)ne serait-il pas une illusion de contrôler la nature ? La prétention humaine n’a pas de limite !
    Circulation routière et produits de synthèse sont déjà suffisamment ravageurs pour éviter d’accentuer l’hécatombe .
    Que laisserons-nous de vivant à nos enfants?

  •  Protection intégrale pour les reptiles et amphibiens autochtones de France, par Alexandre VAN DER YEUGHT , le 21 novembre 2019 à 16h54

    Le projet d’arrêté constitue un progrès de protection pour plusieurs
    espèces de reptiles et amphibiens, et ce fait doit être salué.
    Néanmoins, il reste incompréhensible que les Vipères aspic et péliade
    restent autorisées à la destruction. En tant que naturaliste
    professionnel, je ne peux que témoigner de la disparition progressive de
    ces serpents et de leur discrétion. Aujourd’hui, voir une vipère dans son
    milieu naturel relève de l’exploit ! Les craintes d’accidents sont
    désormais infondées et ces espèces sont par ailleurs des alliés fort
    utiles des agriculteurs en cela qu’elles contribuent à la régulation des
    populations de rongeurs. Il faut donc aller plus loin dans le projet
    d’arrêté et intégrer les vipères avant qu’il ne soit trop tard pour
    elles !!

  •  JE SUIS CONTRE CE DECRET , le 21 novembre 2019 à 16h24

    A l’heure où nous vivons la sixième extinction de masse des animaux sur la planète, il est aberrant d’encourager la destruction des vipères aspic ou peliades ou encore des grenouilles. La Terre leur appartient autant qu’à nous, de quel droit décidons-nous de les tuer ? Je suis absolument contre ce décret.