EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Préservation du loup sur notre territoire , par Bigot Jean-Pierre , le 9 janvier 2018 à 09h41

    Les tirs de prélèvements sont inutiles et dévastateurs , un loup solitaire risque d’attaquer d’avantage des troupeaux en manque de protections efficaces ; il est donc nécessaire de laisser cet animal tranquille, á ce titre ,rappelons qu’il est protégé par la convention de Berne , et donc que ces tirs sont hors-la-loi. Le loup est nécessaire au bon équilibre d’un écosystème, il est un des rares animaux sauvages á vivre encore dans notre pays, puisque la faune sauvage d’autrefois , est aujourd’hui en majorité issue d’élevages. Par conséquent, le loup est un atout , tant sur le plan touristique, que pour la richesse de nos forêts. En conclusion, je dirai que le loup a assez souffert depuis des siècles, de l’ignorance des peuples , avec les conséquences que l’on connaît , qu’il mérite bien aujourd’hui un peu de compassion.

  •  L’agropastoralisme et le loup , le 9 janvier 2018 à 09h39

    Le loup est le grand responsable des misères des éleveurs ! Peut être faudrait-il revoir le pastoralisme ? L’activité n’est plus rentable depuis longtemps, alors pourquoi continuer à la maintenir à tout prix ? Il faut envisager autre chose pour nos territoires ruraux ! Pourquoi ne pas essayer de restaurer la biodiversité avec la création d’espaces vraiment protégés ? !!! Le loup a sa place comme le renard ou le blaireau ! Sans parler de la responsabilité que le loup endosse à tort ! Vous savez bien que les prédations relèvent également des chiens errants !!! Le pastoralisme appartient au passé ! Relevez le défi de la biodiversité ! Sanctuarisez la nature le plus possible sans la chasse, développez l’agriculture sans intrants chimiques, les énergies renouvelables... On compte sur vous !

  •  Abattage des loups : CONTRE !, par Hélène Betoux , le 9 janvier 2018 à 09h36

    Madame,
    Monsieur,

    En réponse à votre consultation publique, je m’exprime fermement opposée à l’abattage des loups, qui n’a visiblement d’autre motivation que d’apporter satisfaction aux lobbies de l’élevage et de la chasse, encore et toujours privilégiés au détriment de la Nature.

  •  Le loup n’a plus peur, par Hatchiguian , le 9 janvier 2018 à 09h34

    Le loup n’adopte pas le comportement qu’il avait avant sa réintroduction, à savoir la peur de l’homme. Par conséquent, il attaque les troupeaux en estive, ne prélevant pas une bête, mais en en tuant et blessant des dizaines à chaque fois. L’éleveur n’ayant pas la possibilité de tir, il lui reste "les mesures de protection", qui sont inefficaces. Si le troupeau arrive à être plus ou moins protégé la nuit, le loup attaquera de jour. Si les choses continuent comme elles le sont aujourd’hui, les éleveurs arrêteront leur métier (il est illusoire de penser que "parce qu’ils sont indemnisés" ça leur suffit à continuer). Un éleveur qui voit ses brebis agoniser n’a pas envie de continuer son métier, mettez-vous à sa place... Il n’y aura donc plus d’alpages non plus. Mais ça, les bobos bien pensants s’en foutent éperdument. Peut-être réagiront-ils lorsque le loup, faute de gibier facile, s’attaquera à l’homme. Personnellement je pense que les éleveurs devraient avoir le droit de tirer si le loup s’en prend à leur troupeau, avec obligation de déclaration du tir (où, quand, comment), pour éviter les dérives. On arrivera peut-être à quelque chose si le loup se met de nouveau à avoir peur de l’homme.

  •  Ne sous-estimons pas la capacité de négotiation des éleveurs et des loups, par Hélène , le 9 janvier 2018 à 09h32

    - Il n’est pas juste de faire reposer sur le loup la responsabilité de la crise profonde que traverse la filière ovine française. La consommation de viande ovine est en baisse en France et l’âge moyen des consommateurs est en hausse constante (78% des ménages consommateurs avaient plus de cinquante ans en 2016). (1) 55% de la viande ovine consommée en France est issue de l’importation (1), y compris 9% en provenance de Nouvelle Zélande, une viande qui arrive en France après un voyage de 20 000 km en bateau (soit six semaines) (2)
    - Les solutions existent pour comprendre et se faire comprendre des loups, comme l’a démontré le pastoralisme depuis des temps immémoriaux. Au cours des six derniers millénaires, "des parcours techniques de pastoralisme ont été inventés pour limiter la prédation" (3)
    - Le prélèvement aléatoire de loups expose les troupeaux à la fragmentation des meutes et à l’augmentation de la prédation. Comptons sur la capacité d’apprentissage des loups pour réduire les attaques.
    - Le monde rural porte le fardeau de la cohabitation avec le loup mais il est loin d’être seul dans cette négotiation. Nos techniques modernes d’élevage, oublieuses des liens avec le vivant, sont responsables du "surplus killing". Il est grand temps d’expérimenter des méthodes intelligentes, non létales, en coopération avec la recherche en éthologie et en biologie notamment.

    (1) https://www.slideshare.net/mobile/idele_institut_de_l_elevage/mieux-comprendre-le-march-de-la-viande-ovine
    (2) https://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ130606705.html
    (3)Baptiste Morizot, Les diplomates - cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, Editions Wildproject, 2016, p.27

  •  Les loups , non coupables !!, par Mallard Marinette , le 9 janvier 2018 à 09h27

    En Espagne et en Italie, les éleveurs n’ont pas de problèmes avec les loups ; Pourquoi ? Sont ils meilleurs bergers que les français ?

    Ils attendent moins de l’état providence, et surveillent mieux leurs troupeaux. Si il y avait moins d’indemnités, il y aurait peut-être moins de brebis mortes.
    Pour une certaine catégorie de "gens", il faut tuer tout ce qui est sauvage.
    Les loups sont sur leur territoire ; Respectez les !! Merci !

  •  Votre plan est une insulte à la biodiversité, par Gras cristelle , le 9 janvier 2018 à 09h25

    Connaissez-vous les règles de l’écosystème ? Notamment celle qui régissent tout notre écosystème. L’équilibre de celui-ci est rompu par l’humain depuis bien trop longtemps. Et nous en payons les conséquences. Ce n’est que le début !
    C’est à nous de nous adapter à la présence des loups, non pas de tuer pour des raisons d’élevage. Il faut trouver d’autres solutions pour protéger les troupeaux, cette boucherie n’en est pas une !!!
    Nous devons protéger notre écosystème avant tout chose et les loups en font partie intégrante et sont essentiel à son juste équilibre.
    Ça se passe comment pour l’abattage ? Vous sélectionnez qui doit mourir sur curriculum vitea ? Vos méthodes sont dignes de ceux qui sont entrain de polluer notre air, d’appauvrir le peuple en eau et d’encourager la bouffe empoisonnée dont vous nourrissez vos enfants.
    Quelle espèce êtes vous pour détruire toutes les autres ? La dominante ? Celle qui est entrain de s’autodétruire et de laisser un monde de merde à ses gosses ?
    Qui êtes vous pour décider de tuer ? Il n’y a rien de moral dans votre démarche. Comme ces éleveurs qui se disent proches de leur forêt, de leur pâturage, de la nature et encourage cette tuerie.
    Nous devons apprendre à vivre à leur côté, pas à réfléchir à la meilleure façon de les tuer. Tant que nous ne vivrons pas en paix avec ce qui nous entoure, nous irons droit dans le mur. Ce mur que vous façonnez.
    Engagez donc des scientifiques pour trouver une solution pacifiste, sans tuerie et avec respect pour notre écosystème, plutôt que de payer des chasseurs de fortune...

    Cordialement

  •  Stop aux tirs de loups , espèce protégée. Non au projet 2018-2023, par Helbling Charles , le 9 janvier 2018 à 09h22

    L’état ne doit pas céder à la pression des lobbies de la chasse et de l’élevage. Les tirs de loups sont absolument contre-productif et les solutions alternatives pour protéger les troupeaux existent.Je dis non au projet de ce nouveau plan.

  •  PNA loup, par Isabelle , le 9 janvier 2018 à 09h20

    La cohabitation avec la faune sauvage a toujours existé jusqu’à ce que l’homme s’arroge le droit de réguler les populations animales, ou plus exactement de les déréguler puisqu’en éliminant certaines espèces il permet la prolifération des autres.
    La rencontre avec un loup dans la nature est un moment rare autant qu’exceptionnel, chacun se regarde et poursuit son chemin.
    De nombreux pays arrivent à cohabiter avec le loup, pourquoi ne le pourrions nous pas ?

  •  loup, prédateur feignant, par comte sebastien , le 9 janvier 2018 à 09h19

    Ayant subit une attaque de loup sur un veau nouveau-né, je peux vous affirmer qu’il attaque des animaux vulnérables et très faciles à tuer. Nous sommes envahis de sangliers et le loup ne l’attaque pas en premier lieu.

  •  Chacun sa place, par Christian , le 9 janvier 2018 à 09h17

    Ancien éleveur en France en Afrique, je ne crois pas dans le dogmatisme : tout pour le loup ou tout pour l’éleveur.
    Le loup est un carnassier opportuniste, qui consomme ce qu’il trouve : des moutons lorsqu’il y en a, mais cela peut être tout petit animal domestique.
    Il a sa place dans les parcs naturels, croire qu’il pourra s’intégrer sans incident hors des parcs naturels est un mensonge. L’état doit prendre ses responsabilités : soit contingenter la présence du loup dans certaines zones - soit réglementer la vie de tous les citoyens de France pour qu’il prévoit de côtoyer les loups (à l’instar de ce qui est pratiqué dans les parcs naturels aux USA par exemple).
    Je ne suis pas sûr que cela soit faisable.
    L’approche manichéenne de la gentille nature et du méchant éleveur ne fera pas avancer le dossier. Et croire que les moutons remboursés sont la solution est une hérésie, la majorité des éleveurs aime leurs animaux, et font ce métier pour cela.
    L’argent n’est pas la seule motivation pour être éleveur, sinon il n’y en aurait plus beaucoup en France.

  •  Bio diversite, par Claude LEMONNIER , le 9 janvier 2018 à 09h16

    Bravo a Nicolas Hulot pour ce appel juste et mesuré etant donné le sujet brûlant...Il faut néanmoins donner ax eleveurs une éducation dans ce domaine et les moyens financiers pour se protéger..Mieux preparer l’avenir en donnant cette education aux enfants car ils sont l’avenir des régions et de nos pays européens...

  •  plan loup, par un éleveur passionné. , le 9 janvier 2018 à 09h15

    la question n’est pas la destruction du loup mais le droit légitime que doit avoir un éleveur à défendre sont troupeau. je suis particulièrement choqué de lire que les éleveurs et bergers ne font pas leurs travail. tous les moyens de défense des troupeaux ont été des échecs et quelque soit le pays (en Italie le problème est le même qu’en France : allez leurs demander !!!!). le seul moyens de diminuer la pression est le tir létal(par expérience sur le terrain). aujourd’hui de nombreux pâturages sont abandonnés et les études réalisé démontre une diminution de l’ordre de 20% de la biodiversité végétale et donc de fait une diminution de la biodiversité animale dépendantes de ces espèces végétales. les risques d’incendies en été augmentent ainsi que les risques d’avalanches en hiver. l’agriculture et le pastoralisme sont les bases de l’entretient du territoire. la réalité de terrain ne peu pas être dictée par une idéologie ou une méconnaissance de ce qui se passe dans les territoires. il faut garder en tête que les décisions prisent auront des conséquences environnementales, économiques et sociales importantes. les drames humains sont déjà trop nombreux : arrêts d’activité, divorces, suicides... l’agriculture et les agriculteurs méritent plus de respect et de reconnaissance pour les produits de qualité et les services qu’ils rendent. avons nous le droit de sacrifier une profession au combien indispensable a tous (trois fois par jours). je répète que l objectif n’est pas la destruction totale des loups mais zéro attaques sur les troupeaux domestiques.

  •  Loup et rage, par Maraval , le 9 janvier 2018 à 09h12

    Le principal risque que présente le loup pour l’homme est la rage.

    En effet, si le renard enragé reste isolé, le loup attaque l’homme en cas de rage, y compris des groupes.

    Il serait normal qu’un volet rage soit prévu dans le plan loup, pour s’assurer que les zones où il se développe font bien l’objet d’une surveillance et d’une vaccination par appâts.

  •  Est ce bien des loups?, par Laville , le 9 janvier 2018 à 09h11

    Le pastoralisme est en danger. L’agriculture et l’élevage extensif et écologique de nos montagnes et campagnes sont condamnés. Nos paysages se referment et deviennent des déserts par l’absence d’entretien. C’est facile pour des urbains de vouloir protéger le loup quand on ne voit pas la détresse des éleveurs et de leur famille. L’écologie et la protection des espèces, ce n’est pas renvoyer l’agriculture à l’époque médiévale et de ré-asservir le paysan ! Imaginez une prolifération de rats, de moustiques, de cafards, de tiques, de punaises dans vos appartements. En bon égoïste, je pourrai estimer que pour moi ça ne me regarde pas et que mes concitoyens peuvent bien vivre avec ces plaies sous prétexte de biodiversité.
    Contrairement à ce que l’on nous fait croire, les meutes de loups ne sont pas pures et la plupart des individus sont hybrides (croisés avec des chiens).
    Ceci explique leur caractère devenu sanguinaire et leur absence de crainte, de peur vis à vis de l’homme ainsi que les attaques sauvages pour tuer par plaisir et non seulement se nourrir(voir vidéo de L113).
    Il est important pour la survie de la race d’éliminer les loups hybrides et de cantonner les loups de souche dans des parcs fermés. Le coût de leurs dégâts n’est plus supportable par les éleveurs et les contribuables.

  •  Loup, par DARLOT François , le 9 janvier 2018 à 09h09

    Il n’est question dans ce plan qui veut concilier présence du loup et pastoralisme que d’abattage. Rien sur la conduite des troupeaux de moutons et leur protection, rien sur la poursuite des études permettant de trouver des moyens de signifier au loup l’interdiction de s’attaquer aux troupeaux et enfin rien sur LA CHASSE : une mesure est indispensable : pas de chasse dans les zones à loup afin de lui laisser la possibilité de se nourrir naturellement !

  •  Stop au massacre !, par D'Hulst , le 9 janvier 2018 à 09h06

    "Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire".

    Cela ne suffit-il pas à clore les débats ?

  •  La France tueuse de loup, par myriam Colitti , le 9 janvier 2018 à 08h53

    Que dire des moutons de réserve pour appâter les loups et toucher des indemnisations avec notre argent. La détresse ne se voit que chez les petits éleveurs, ce ne sont pas eux qui se plaignent mais les pseudo bergers qui ne sont que des grosses entreprises, et qui se soucient peu de leurs troupeaux, laissés en pâturage seuls , est ce normal? est-ce ça le métier de berger? pourquoi ne pas disposer de NOTRE argent pour créer plus d’emploi d’aide bergers,pourquoi toujours du bénévolat quand il s’agit d’animaux, ça ne rapporte pas assez à l’état peut être. La France tue ses loups pour de l’argent, assez de larmoiement, ces tirs ne résolvent rien, tout le monde le sait. Stoppez ces massacres, et planifiez un vrai plan de défense de la faune qui protègera également les VRAIS bergers.

  •  Le loup animal indispensable, par Pascal , le 9 janvier 2018 à 08h52

    Il était là aux côtés nos lointains ancêtres, pas plus gênant que cela.
    L’humain en a fait le bouc émissaire de ses turpitudes, masquant sa cruauté derrière celle supposée de ce grand prédateur.
    Le loup est indispensable au retour de l’équilibre naturel qui pourra peut être sauver ce qui reste de nous. L’enjeu est au delà de la présence ou non de cet animal mais sa sauvegarde inconditionnelle représente bien la route a suivre.
    Qu’il pose des problème aux éleveurs soit, mais ceux-ci sont indemnisés sous conditions "d’attaque probables", la certitude ne fait pas partie des données prises en compte et dans une partie des cas il s’agit probablement d’attaques de chiens errants.
    Ce qui veut dire que de l’argent public venant d’une population majoritairement favorable au loup est dépensé a mauvais escient.
    Que cet argent soit dépensé pour aider les éleveurs a mettre en place des moyens de protections serait plus judicieux ainsi que l’indemnisation soit conditionné par la présence de ces moyens de protections.
    En ballade, on croise deux sortes de troupeaux, ceux avec berger, chien de protection et enclos pour la nuit. Puis des animaux abandonnés là sans surveillance ...
    Deux façons de d’élever, la première plutôt des brebis laitières, l’autre des animaux plutôt destinés aux abattoirs.
    Le loup ne pose de gros problèmes qui si l’on veut qu’il en cause, il y a tant d’endroit où sa présence est correctement gérée. Quelle impossibilité il y a t-il à préserver sa présence et supprimer ces tirs iniques puisque cela fonctionne ailleurs, serions plus idiots qu’un berger d’Anatolie ?
    Cessez les tirs ! Donnez aux éleveurs les moyens de se protéger !
    Longue vie aux loups !

  •  Equilibre faune sauvage et domestique, par Staub , le 9 janvier 2018 à 08h51

    Ne tenir compte que de la faune sauvage, en zappant totalement les conditions d’existence de nos éleveurs, est une vaste fumisterie. Irresponsable ! En Roumanie, en Suède, les autorisations de tirs sont accordées maintenant, alors que ces pays ont toujours eu des loups. Mais l’expansion du loup, un carnivore à la résistance élevée face aux tentacules de notre société de consommation effrénée, peut poser des problèmes qui sont nouveaux en Europe.

    On aime admirer cet animal dans les parcs, les zoos, les films nature, mais peut-on imaginer le stress d’un éleveur, toutes les nuits, quand son troupeau est exposé aux attaques? Doit-il changer de boulot, pour satisfaire les quelques nostalgiques du loup? Je place ce stress au même plan que celui ressenti par tout salarié quand son entreprise risque de fermer ou délocaliser. Mais, là, c’est sûr, c’est les grèves, les manifs, les médias, etc...on est scandalisé !!

    Conclusion : il faut ôter le loup de la liste des espèces protégées, et permettre aux éleveurs de défendre leur cheptel par des tirs encadrés, càd, dans leur environnement proche. A défaut, l’autorisation d’un certain nombre d’individus par an doit être accordée. Le loup ne sera pas éliminé, mais régulé.