EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Pourquoi pas un territoire pour le loup?, par Philippe, de Savoie , le 29 janvier 2018 à 19h46

    Il faut d’abord tordre le cou à quelques idées reçues. Tout d’abord, l’idée selon laquelle en France, il n’y aurait plus de biodiversité sans l’agriculture. Rien n’est plus faux et pour deux raisons. La première est que l’agriculture ne gère qu’une partie des paysages de France. Les forêts, les falaises, les dunes, les éboulis, les landes et les pelouses d’altitude des montagnes, les lacs et les tourbières contribuent pour une part largement majoritaire à la qualité des paysages et à la préservation de la biodiversité métropolitaine, sans l’aide de l’agriculteur. La deuxième est que les espaces cultivés en traditionnels ne sont pas les verts paradis riches d’espèces sauvages que veut y voir la profession agricole. La moindre étude objective des impacts de l’agriculture industrielle en Europe depuis 50 ans le démontre sans difficulté. Et cela en plaine comme en montagne, même si en montagne les dégâts sont arrivés plus tard. Quelle biodiversité reste-il dans les vergers, les vignes, les champs et les prairies intensives noyés chaque année sous des tonnes d’engrais, d’herbicides, de fongicides, d’insecticides ? De combien ont baissé les populations d’oiseaux communs en zone cultivées depuis 50 ans ?

    La question du pastoralisme ensuite, sans lequel, aux dires du monde agricole, des pans entiers de notre biodiversité disparaîtraient. Cette affirmation doit être largement modulée. Tout dépend d’une part des territoires où celui-ci est pratiqué, et des méthodes employées. On ne raisonne pas en montagne où la période de végétation ne dépasse pas trois mois avec une seule pousse de la végétation avec des prairies de plaine qui dispose de 6 à 8 mois de végétation et plusieurs périodes de croissance de l’herbe. Si le passage d’un troupeau dans les garigues et en sous-bois de la forêt méditerranéenne est la meilleur assurance contre les incendies, les pelouses d’altitude, au delà de 1800 à 2200 m ne voient pas forcement leur biodiversité s’améliorer après le passage du troupeau. Une arrivé trop précoce du troupeau, si celui-ci est constitué de plusieurs milliers de têtes, et la flore alpine ne dispose plus du temps nécessaire à sa fructification. Et au delà de 2200 m d’altitude, l’arrivé des troupeaux s’apparente plus au passage d’un rouleau compresseur que d’un gentil jardinier. N’importe quel randonneur ayant traversé les alpages à partir du mois d’aout n’aura traversé que de vastes paillassons. Non seulement la flore se raréfie mais la faune aussi qui se trouve rapidement affamé faute de fourrage. Il est question de conduire des études sur l’impact du loup, il serait opportun d’en conduire aussi sur l’impact des différents modes de pâturages sur cette même biodiversité.

    Dans ces conditions pourquoi ne pas laisser au loup les territoires ou la nature se gère très bien toute seule? Quand aux tenants du maintien des troupeaux d’altitude pour des raisons économiques, qu’ils démontrent la rentabilité d’un élevage intensif deux mois par an à 2200 m et plus.

    La meilleure solution pour éviter les conflits troupeaux/loup est d’éviter le contact. En laissant au loup et à la nature sauvage une part du territoire, là où de toute façon l’agriculture ne se maintien qu’a renfort de subventions, on résoudrait une partie du problème. Ajoutons que tan que les meutes, où qu’elles soient, dispose à proximité des proies facilement disponible que sont les troupeaux, il y a peu de chance qu’elles apprennent un jour à se limiter à la faune sauvage.

    Aujourd’hui le loup focalise sur lui toute la question de la conservation de la biodiversité en zones de montagnes, pourtant il en existe beaucoup d’autres, et même si on règle la ‘question’ du loup, elles resteront : Quelques exemples.

    Depuis quelques années, on constate de plus en plus la présence du sanglier en altitude, un animal qui assurément n’agit pas en faveur de la flore et de la faune des montagnes. Combien de nichées un sanglier ravage-il en une saison ? Les grands prédateurs comme le loup sont une partie de la solution et la plus naturelle.

    L’intensification des alpages fait de plus en plus baisser la biodiversité des prairies d’altitude. Et là le loup n’y est pour rien, mais plutôt les AOC qui ont le mérite de décupler le prix du lait. Est-il raisonnable de gérer des alpages à 2000 m d’altitude en versant nord à grand renfort d’amendements et de drainage des tourbières comme on gère une prairie de plaine ? Aucune étude n’est conduite sur les effets de ces pratiques la biodiversité, même en NATURA 2000, sans compter à terme la perte de l’identité des produits de l’alpage.

    Il reste une question morale, comment un pays comme la France qui se permet d’exiger au sein des structures internationales auxquelles elle participe comme l’UICN, que des pays d’Afrique ou d’Asie protègent leurs grands prédateurs alors que lui se dérobe à ses responsabilités ?

    L’homme ne peux plus revendiquer la possession de la totalité du territoire, ne serait-ce que parce qu’il n’a ni les moyens ni les compétences nécessaire pour sa gestion. Laisser des espaces sauvages n’est pas une lubie d’écologiste bobo ou de théoricien désœuvré, mais un impératif de bon sens. Nier cette vérité c’est prendre le risque d’avoir un jour à prendre le relais des espèces sauvages que l’on aura fait disparaitre pour assurer la prévention de risque sanitaires ou environnementaux majeurs. L’exemple le plus parlant est celui des chinois obligés de polliniser manuellement les arbres fruitiers pour avoir éliminer les pollinisateurs sauvages à grands renfort de DDT.

  •  SAUVEGARDE DU LOUP , par BELLENGER , le 29 janvier 2018 à 19h45

    OUI à la protection du loup. Oui au plan concernant sa sauvegarde et aux aides apportées aux éleveurs. Non à l’abattage de 40 loups. Trop sont morts déjà par le biais des chasseurs et des braconniers. Ce sont des femelles et des louveteaux qui ont été tués parmi le quota annoncé et largement dépassé. STOP au massacre.

  •  Oui à la régulation des populations de loups suivant comptage !, par Priscaxel , le 29 janvier 2018 à 19h45

    Malheureusement,beaucoup de personnes non concernées par les dégâts que peuvent occasionner les loups,affichent un avis extrémiste vis-à-vis des éleveurs,ou des chasseurs (ou lieutenant s de louveterie pour ce type de prélèvement !),mais se demandent-ils qui va payer les dégâts si nous laissons faire !Moi je suis pour que l’on estime les populations de loups, pour quelles soient régulées comme le sanglier qui pullule.Je ne suis pas anti-loup et je pense qu’il a sa place en France comme les autres animaux.Mais il faut suivre l’évolution des populations de prêt.

  •  Tout à fait opposé au projet, par Rémi BOURGEOIS , le 29 janvier 2018 à 19h42

    Ce projet vise purement et simplement l’éradication de l’espèce au lieu de favoriser les mesures de protection des troupeaux et d’améliorer celles d’effarouchement alors que l’ensemble de ces mesures est nécessaire à la cohabitation du prédateur et des éleveurs.

    Par ailleurs, la vérification des mesures de protection par des experts neutres semblent indispensable en cas d’indemnisation suite à une attaque.

  •  arrêt des tirs de loups, par Nathalie Raffray , le 29 janvier 2018 à 19h40

    Il faut vraiment arrêter cette tuerie, les français sont vraiment cons sur ce point là, ils n’ont pas compris que le loup permet de réguler les chevreuils et les sangliers. Ils oublient que le loup était présent avant nous. Aux USA ils ont regretté la disparition du loup car cela a provoqué des dégâts dans la nature, ils ont réintroduit des loups venant du Canada pour réguler chevreuils, cerfs, castors. Si les troupeaux étaient mieux gardés il y aurait moins d’attaque de loup et de chien errant

  •  non au tueur de loup, par Guillot Jean-Pierre , le 29 janvier 2018 à 19h39

    Au commencement étaient les animaux dit sauvages et puis l’homme est arrivé avec ses a-priori, ses lois et ses peurs, le loup mange les petits enfants il doit-être exterminé ce qui a été fait mord de rire de constater à quel point l’homme est d’une stupidité à faire pleurer et de quel droit il s’arroge d’exterminer certains animaux. Je comprends les éleveurs mais un peu de sérieux et de bon sens messieurs il existe des moyens de protéger vos troupeaux sans en arriver à de telles extrémités et exterminer un animal qui était sûrement avant nous sur cette terre.
    jpguillot

  •  Le loup est un animal protégé , par Mickael , le 29 janvier 2018 à 19h38

    Le loup est un animal protégé, donc le débat sur les tirs est normalement clôt... aucun tir ne doit être autorisé.
    Aidons les éleveurs à faire leur métier et à s’adapter à la présence du loup.
    Les éleveurs qui ont la volonté de mettre en œuvre des outils de protection ne subissent pas ou très peu d’attaques du loup. Les moyens de défense sont donc efficaces.
    Ils faut donc aider et convaincre les éleveurs à s’equiper en moyens de protection.
    Mais surtout il faut arrêter de véhiculer les fables du moyen âge... NON le loup n’attaque pas l’homme.
    Depuis la disparition de la rage aucun loup n’a jamais attaqué l’homme.
    Il n’y a donc aucun risque lorsque le loup s’approche de nos villages.
    Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de risque de randonner un jour de chasse que de subir l’attaque d’un loup...
    Malheureusement il ne s’agit pas ici d’histoires datant du moyen âge... tous les ans les accidents ou là maladresse des chasseurs font des victimes humaines.

  •  Priorité à la protection efficace des troupeaux, par Claude - Marie BRUNET , le 29 janvier 2018 à 19h36

    Lors de séjours dans des secteurs où la présence du loup est avérée, j’ai pu constater à de nombreuses reprises (9 fois sur 10)que les troupeaux de moutons étaient livrés à eux-mêmes sans protection efficace : ni chien,ni berger mais surtout clôtures trop basses, effondrées, non électrifiées à tel point qu’un troupeau de 200 à 300 bêtes est sorti de son parc dans la nuit...s’exposant ainsi à toutes sortes de prédateurs...(constatation faite en juillet 2016 dans le Champsaur, Hautes Alpes).
    Quand on décide d’élever des animaux, on doit les protéger contre les dangers qui les menacent ; le loup n’est pas le seul danger qui menace les moutons dans les alpages...
    La mise en place de dispositifs (lumineux, sonores...) d’effarouchement des loups devrait compléter la première protection assurée par des clôtures efficaces.
    Les tirs ne doivent intervenir qu’en dernier recours.
    La France reconnaît le loup comme animal protégé et affiche un nombre d’animaux à tuer chaque année : elle se discrédite complétement.

  •  Nous ne sommes pas seuls sur Terre !, par Françoise Fouquet-Bosch , le 29 janvier 2018 à 19h35

    Les loups n’ont pas à s’excuser d’exister, ils existent un point c’est tout ! Il faut absolument trouver une coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature sauvage. Il n’y a pas d’autres solutions, chacun ayant le droit de vivre sur cette terre. Nicolas Hulot a dit un jour :"comment demander aux peuples étrangers de vivre avec le tigre (par exemple) si nous ne pouvons pas vivre avec quelques loups ou ours"... Il faudrait ne pas l’oublier et ne pas changer d’avis dès que d’autres intérêts se présentent.

  •  Pour le loup et la cohabitation ! , par LEFEBVRE , le 29 janvier 2018 à 19h33

    L’homme détruit tout ce qu’il touche et fait disparaître de nombreuses espèces ! Les éleveurs s’insurgent de la cohabitation avec le loup. Hors lorsqu’ils égorgent leurs bêtes c’est normal ! quelle hypocrisie !!!
    Nous sommes en 2018 et nous pouvons utiliser la chirurgie vétérinaire pour stériliser des femelles afin de contrôler les naissances, au lieu de les tuer lâchement. Les loups ont le droit de vivre comme tout autre être vivant sur cette terre.

  •  Seconde éradication en cours, par ROBBE , le 29 janvier 2018 à 19h33

    Je suis contre les tirs de loups, sauf danger immédiat, réel, et après effarouchements et PROTECTION des troupeaux.
    Il faut protéger les troupeaux, chercher de nouvelles techniques mieux adaptées le cas échéant.
    Il a été prouvé scientifiquement que des tirs aggravent souvent la prédation sur les animaux domestiques par déstructuration de meutes.
    Il est contre nature de laisser des animaux domestiques trop nombreux, trop fragiles ( de par leur domestication qui les a affaibli génétiquement et en manque de surveillance) sur des espaces naturels sauvages.
    Trop d’éleveurs sont de mauvaise foi. J’ai constaté moi-même l’extrême faiblesse de clôtures APRES des prédations ! Même un chien moyen pouvait sauter le grillage ! Et l’éleveur "criait au loup" ! sans rien changer...
    Ailleurs des brebis étaient au pré sans surveillance à côté du bois , éloigné du village ! Un fait exprès ?
    Il est clair que ceux qui veulent toujours plus de tirs veulent en réalité une nouvelle disparition de l’espèce loup.Il n’y aura jamais assez de tirs pour les satisfaire. C’ est inacceptable, abominable . Ne comprends-on décidément pas qu’il est plus que temps de enfin protéger ce qui subsiste de biodiversité ???
    Je suis vraiment très en colère de tant d’ignorance et de destruction aveugle.
    L’élevage , l’agriculture se fourvoient sur ce sujet et sur bien d’autres. Il est temps de changer de politique radicalement à ces sujets.
    Il en va de même pour tous les petits prédateurs ( je pense notamment aux martres, renards, blaireaux, etc ) qui ne sont pas nuisibles mais UTILES !
    Je précise vivre à la campagne depuis des décennies et être issue de familles d’agriculteurs , fille de chasseur et pêcheur qui avait compris dès les années 60 qu’il fallait cesser de tout détruire .
    Il faut que l’espèce loup puisse réinvestir tout le territoire .
    Merci.

  •  STOP AUX MASSACRE , par Spetebroodt gwendoline , le 29 janvier 2018 à 19h33

    Continuons à tuer tout ce que la nature nous offres, nous le voyons encore avec les inondations. Les éleveurs sont venu prendre le territoire des loups alors maintenant laissons les reprendrent leur droits.
    Il faut voir plus loin que ça. Arrêtons de chasser pour leur laisser leur proies et déjà on réduira les attaques sur le bétail.

  •  ASSASSIN , par sandy , le 29 janvier 2018 à 19h29

    Non c’est une horreur ! cela doit cesser

  •  Oui à la protection des loups, par Valerie Guillemard , le 29 janvier 2018 à 19h29

    Les loups sont nécessaires à l’équilibre naturel et la biodiversité . Je comprends la détresse des éleveurs et c’est dans ce sens qu’il faut agir, protéger les loups et trouver une solution pérenne pour que le pastoralisme en souffre le moins possible.
    Les loups ne sont pas nuisibles, au contraire ce sont des prédateurs nécessaires.

  •  Nous et les loups, par Margaret Chollet , le 29 janvier 2018 à 19h29

    Nos voisins espagnols et italiens vivent en bonne intelligence avec leurs loups. Il me semble que nous pourrions faire autant.

    Un effort d’education á l’echelle nationale et en partinariat avec nos éleveures est necesaire pour que le loup trouve sa place justifiée en France.

    Ce serait tragique de traquer encore et encore cette magnificant bête quand nous avons toutes les possibilités de faire autrement.

  •  Loup !, par Rotagnon Myriam , le 29 janvier 2018 à 19h28

    Monsieur Hulot, je pense que si le loup est de retour c’est qu’il a toutes les bonnes conditions pour ce retour et il faut prendre cela comme peu être un retour à l’équilibre des espèces (enfin) puisque la nourriture ( chaine alimentaire) lui est favorable. Donc la logique voudrait que l’on respecte ce retour car cette espèce ( était là avant nous !) a aussi le droit d’occuper l’espace. Il me semble que c’est l’étendue du territoire des hommes qui est problématique et la concentration des troupeaux, le type d’élevage actuel à la proximité des meutes ! Donc tout le monde doit avoir de quoi exister !
    Mais surtout Monsieur Hulot, vous qui avez maintenant cette place clé dans les instances ( que je n’ai pas choisie !) merci de porter la parole du respect de cette nature que vous aimez (iez) tant !!Merci pour les loups et pour nous de vous battre pour sa survie !

  •  Non à l’abattage du loup, par BRÉBANT , le 29 janvier 2018 à 19h27

    "On me dit que l’homme tue 1900 animaux par seconde et moi, on veut m’abattre parce que j’ai croqué UN mouton ?"
    (Signé : le loup)

  •  Pour la protection des populations des loups en France, par Chloé Keunebroek , le 29 janvier 2018 à 19h27

    Le loup est une espèce sauvage qui est protégée en France. Pour moi ces plans ne devraient pas contenir des mesures permettant l’abbatage de loups. Le problème n’est pas la surpopulation de loups, ce n’est pas en tirant sur les loups qui s’approchent des troupeaux que cela va changer. Cela va juste permettre la disparition du loup en France. Je ne comprends pas cet intérêt qu’a homme à vouloir faire disparaître toutes les espèces qu’il considère comme susceptibles de lui nuire...
    Il faut arrêter de vouloir fonctionner contre la nature ce n’est pas comme ça que les choses vont aller en s’améliorant !
    Pour protéger les élevages il faut tout simplement renforcer les mesures de protection qui sont mises en place par les éleveurs. Leur permettre de financer des infrastructures plus sécurisées pour éviter tout problème dans les élevages. Les loups ont le droit de vivre sur leur territoire sans etre tout le temps persécutés ! Une cohabitation pacifique avec les loups est essentielle.
    Il faut arrêter de croire que la facilité est toujours la meilleure solution… Si on continue comme ça le retour de bâton finira par faire très mal..

  •  Oui au loup, oui à la recherche de solutions sur la bonne foie des impliqués., par Salas , le 29 janvier 2018 à 19h27

    C’est un sujet délicat, mais avec des solutions. Arrêtons les tirs. Les pratiques des éleveurs sont a améliorer pour garantir la convivialité avec cette espèce indispensable pour les écosystèmes. Plus de chiens, plus de mesures de sécurité, et on trouvera un équilibre.

    La forêt n’ appartiens pas seulement aux éleveurs et aux chasseurs. Une partie de ces collectifs ne semble pas vouloir comprendre que toutes les espèces devraient avoir le droit d’exister. J’espère alors qu’ils comprendront qu’une partie de la société aimera trouver dans la nature autre chose que des vaches et des moutons.

    C’est agaçant de voir l’attitude radicale et meurtrière ainsi que la méprise facile contre ceux qui pensent autrement. « Les citadins » qui « n’ont jamais vu un gibier de leur vie », « qui ne connaissent rien à la forêt ». Des personnes qui se baladent en forêt pour profiter de la nature, ont droit d’avoir son avis. Accessoirement, ici vous avez l’avis d’un Ingénieur des forêts et responsable d’étude faunistiques, fis de chasseurs et d’éleveurs. Quelqu’un donc qui ne connais rien au sujet.

    Pour finir, si les conditions de vie des éleveurs sont difficiles de nos jours c’est plutôt du fait d’une prédation de marché et politique, donc des humains et non des loups. Accessoirement, dans une humanité inlassablement croissante, il est temps de diminuer notre consommation de ressources d’origine animale, pour notre propre bien être.

  •  Ni diaboliser, ni idéaliser, par Jehl C , le 29 janvier 2018 à 19h26

    Il est grand temps d’arrêter de diaboliser ou d’idéaliser les loups et activement continuer à renforcer nos connaissances sur l’espèce "canis lupus", afin de pouvoir mieux gérer sa présence et anticiper ses comportements. Il faut analyser en profondeur les conséquences des mesures misent en place jusqu’à aujourd’hui afin de réajuster ces orientations pour la suite et innover dans les mesures de protection pour parer a un animal qui s’adapte très bien à ce qu’il affronte.

    Il faut aller de l’avant et anticiper avec les éleveurs, sachant que l’espèce est en expansion : réunions d’information, expliquant les comportements à adopter avant qu’il n’ai à faire face à une attaque... Il faut les prévenir lorsque l’activité des loups est remarqué sur leur territoire.

    Les loups font partis intégrante de notre environnement. Il y a toujours eu des pertes sur les troupeaux en alpage. Lorsqu’un troupeau subit une faible prédation, il ne me semble pas nécessaire qu’il y ai indemnisation. Cette dernière doit être déclenchée seulement en cas d’attaque plus importante (seuil à fixer : % par rapport à la taille du troupeau : de 0.5 à 2)

    La démarche de cohabitation avec le loup doit être entière. Sont indemnisés et ont droit aux tirs les Groupements pastoraux qui mettent en place les mesures de protection.
    Suppression des tirs de prélèvements, seuls les tirs de défenses sont maintenus, afin de cibler des individus qui causent réellement problème.

    Il est également nécessaire de soutenir les bergers qui ont une forte pression liée à la prédation : renfort humain et matériel ("aide-bergers ponctuels", filets en plus...)

    Parallèlement, il est nécessaire d’éduquer les touristes, afin qu’ils adoptent un comportement correct face aux patous, bergers et troupeaux.