EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Respectons enfin le fait que le loup est une espèce protégée ! , par Simon Joanne , le 29 janvier 2018 à 23h31

    Le loup est une espèce fondamentale dans l’équilibre écologique.
    Pour aider les éleveurs, mettons réellement en place des mesures de protection des troupeaux sans tuer aucun loup. Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à respecter les lois européennes et le bon sens et à faire coexister de manière intelligente les loups et les hommes. C’est une honte ! Cessons de tuer les loups !

  •  Non à l’abattage des loups, par Étienne PEGUET , le 29 janvier 2018 à 23h31

    Des années à se battre pour la réintroduction du loup, et on les tuerait pour quelques personnes qui se plaignent ?
    Nous ne sommes plus au XVIIIe siècle, il faut arrêter de massacrer par peur. Il faut apprendre à tout le monde à vivre avec. Les loups ne sont pas une menace.
    Prenons exemples sur les autres pays qui vivent avec les loups sans problèmes.

  •  Pour la protection du Loup, par Thibault Grosse , le 29 janvier 2018 à 23h30

    Je suis pour la protection du Loup. Merci pour cette consultation.

  •  Certaines des orientations du plan loups ne sont pas acceptables, par BAUMANN Joseph , le 29 janvier 2018 à 23h28

    Certaines des orientations du plan loups ne sont pas acceptables :
    Les autorisations de tirs doivent systématiquement être conditionnées à une mise en place réelle et effective de mesures de protection.
    Les conditions d’autorisation de tirs de loups doivent faire l’objet de critères précis.
    La mise en œuvre de l’indemnisation des dégâts du loup, si elle est bien subordonnée à une mise en place de moyens de protection, ne doit pas souffrir d’obstacles qui en limiteraient sa portée.
    Le plan doit imposer la vérification par les préfets ainsi que la certification de l’état de protection des troupeaux pour lesquels l’autorisation des tirs est demandée.
    Le tir d’effarouchement doit être le premier moyen de défense, il permet d’éduquer les loups à l’évitement des troupeaux. Le tir létal ne doit intervenir qu’en cas d’attaque en récidive.

  •  Loup et pastoralisme., par Mater Dany , le 29 janvier 2018 à 23h27

    Ce nouveau plan marque une avancée en ce qu’il souligne la nécessité de protéger les troupeaux.
    Néanmoins, de nombreuses incohérences sont à déplorer.
    Il est bien acté que les tirs de loups sont parfaitement inutiles, voire contre productifs puisqu’ils ne font qu’accentuer la prédation sur les troupeaux et accélérer la dispersion des loups. Et pourtant, on continue d’acheter une paix sociale bien illusoire en accordant l’abattage de 40 loups par an (en sachant que 35 loups viennent d’être abattus pendant les 6 derniers mois de 2017).
    Les prédations lupines ou canines (car bien souvent elles sont imputées à tort aux loups)s’exercent presque exclusivement sur les troupeaux non protégés, et seuls 4% des troupeaux protégés sont victimes d’attaques. Le problème réside bien dans le refus ou l’incapacité de certains éleveurs à mettre en oeuvre les systèmes de protection et d’effarouchement indispensables à une cohabitation correcte. Une partie des éleveurs sont également chasseurs, et ne supportent pas la présence d’un prédateur concurrent.
    Il est indispensable d’étendre la recherche sur les méthodes de protection et d’effarouchement, et sur les lignées de chiens de protection, qui en France ne sont pas toujours efficaces.
    Quant aux tirs d’effarouchement, ils pourraient aller jusqu’à des tirs non létaux à balles de caoutchouc : un loup abattu n’enseigne rien à la meute (lieu d’apprentissage perpétuel), tandis qu’un loup victime d’une balle de caoutchouc dans le postérieur sera transmetteur d’un savoir consistant à éviter les troupeaux.
    Mettre en place des évaluations sur site et accompagner les éleveurs en leur fournissant une aide logistique et des conseils techniques, multiplier la pédagogie auprès des randonneurs feront partie également des solutions.
    Les problèmes du pastoralisme résident davantage dans les maladies, la foudre, les dérochements, les attaques de chiens divaguants, la concurrence étrangère et la désaffection croissante pour la viande ovine que dans la présence du loup.
    En réalité, le loup représente un atout majeur.
    Il contribue à la préservation de la biodiversité. En régulant la faune sauvage, il contribue à l’éradication de maladies endémiques (son travail de régulateur a par exemple amené à l’éradication de la kératite qui décimait les chamois du Mercantour). La présence du loup implique l’accompagnement des troupeaux, ce qui permet d’établir des plans de pâturage cohérents.
    Les éleveurs déplorent moins de pertes d’ovins, car ils repèrent désormais les bêtes malades ou blessées lors du passage dans l’enclos de nuit, permettant des soins immédiats.
    Le loup crée également des emplois : aides-bergers, réfection et construction des cabanes d’alpage.
    Le loup attire aussi un tourisme vert permettant la valorisation de territoires reculés.
    Enfin, l’établissement d’un Label Loup sous forme d’une charte vertueuse signée par les éleveurs offrirait une plus grande visibilité et une plus value à cette filière en difficulté.

  •  Stop à l’abattage des Loups, par Rebuffat , le 29 janvier 2018 à 23h27

    L’état Français doit arrêter de contourner la convention de Berne de
    1979 par des moyens indirects et illégaux. Le loup est une espèce
    protégée, la France a signé cette convention pour le protéger et non pour l’éradiquer.
    34 loups ont été tués officiellement ( sans compter le braconnage ) en 2017-2018 sur une population de 360 individus environ, c’est énorme. Et de plus, par des moyens s’apparentant à de la chasse (tirs effectués sans l’encadrement d’agents de l’ONCFS par des chasseurs, hors période de présence des troupeaux dans les pâturages !).
    Vouloir tuer 40 loups pour l’année 2018-2019 signifie la poursuite de la destruction de l’espèce en France et ne vise pas la protection des troupeaux.
    La présence du loup en France n’est pas la seule cause de mortalité des troupeaux et encore moins la principale ( les maladies : 5 à 10% des
    cheptels ) Mais seuls les bêtes tuées par des loups sont indemnisées,
    facile de se voiler la face en accusant le loup de tous les maux.
    Cette situation mérite un débat national sur l’environnement sauvage et non des mesures prises à la va-vite pour tenter de satisfaire des lobbies agricoles, de chasse ou politiques, qui, se souciant plus de leur intérêts que d’environnement les jugeront toujours insuffisantes.
    le ministère de l’écologie se moque des réalités du terrain et va à l’encontre des mesures prises par le gouvernement lors de la COP21. La biodiversité s’applique aussi à protection de la faune sauvage et ne consiste pas seulement à moins polluer.
    Quand est-ce que le ministère de l’écologie va vraiment faire son travail de protection ? Quand l’Europe sanctionnera la France pour ses manquements ? Il serait bien d’agir avant et de faire un vrai travail de fond afin de favoriser la cohabitation entre le loup et l’homme comme en Espagne et en Italie.

  •  Non à l’abattage des loups, par Quesne , le 29 janvier 2018 à 23h25

    La population animale doit être protégée quelle qu’elle soit. Arrêtons les massacres. Quand nous aurons éradiqué tout ce qui nous dérange on se massacrera entre nous ?

  •  Nous sommes défavorables à toute mesure portant atteinte à la vie et aux habitats des animaux sauvages, par Collectif Animalier du 06 , le 29 janvier 2018 à 23h24

    L’association du Collectif animalier est défavorable à toute mesure portant atteinte à la vie et aux habitats des animaux sauvages, notamment sous prétexte de faciliter les activités des humains. En effet, du fait de la pression humaine sur les espèces et les milieux, la vie sauvage est de plus en plus menacée alors que l’emprise de l’espèce humaine ne cesse de s’alourdir.
    Dans le cas des loups dont le retour naturel dans les années 1990 constitue un bienfait tant pour les équilibres naturels que pour tous les animaux et notre relation spécifique au monde, il nous semble nécessaire de rappeler que ces animaux ont été exterminés par le fait d’une chasse et d’un piégeage inconsidérément défendus par l’Etat français et qu’il serait temps que ce genre de pratique ne fasse plus partie désormais que d’un passé désastreux et révolu.
    Rien n’est encore gagné pour la protection et la survie de l’espèce Canis lupus, et tout peut être aisément remis en cause tant les humains détiennent de moyens de destruction et d’affaiblissement des espèces sauvages, en particulier des carnivores : souvenons nous des ours, des lynx et de la difficulté de restaurer des populations quand tout a été mis en oeuvre pour éradiquer l’espèce ou rendre la reproduction infructueuse. Les tirs autorisés par l’Etat provoquent une fragilité génétique et culturelle chez les loups, les meutes déstructurées ne peuvent plus pratiquer la chasse aux ongulés, les loups, jeunes, isolés, désorientés se tournent alors vers les troupeaux d’ovins domestiques dont les réactions vis à vis des prédateurs sont artificielles et propices à des attaques.
    Si corrélativement les éleveurs ne retrouvent pas le savoir-faire et les bonnes pratiques de gardiennage des troupeaux trop longtemps oubliées du fait de l’absence de loups, si le lobby cynégétique appuie les destructions de grands carnivores et si les autorités compétentes, au lieu de protéger une espèce vulnérable donnent satisfaction à une profession soutenue jusqu’à l’excès, les loups seront chassés, réduits à de petits groupes vulnérables relégués dans quelques habitats fragmentés et nous les éradiquerons à nouveau du territoire national.
    Le plan loup proposé qui se fonde sur le présupposé que les loups sont indésirables et l’élevage bénéfique présente à nos yeux un défaut fondamental : une analyse fallacieuse de l’état de la nature et des nécessités premières de notre civilisation. Il faut désormais que l’élevage recule et que la vie sauvage bénéficie d’une protection forte, étendue, résolue.
    Il a été montré que les autorisations de tirs ne préviennent aucunement les actes de braconnage, bien au contraire. De surcroît, il est aisé de comprendre que des éleveurs qui n’ont pas à prouver ni qu’ils appliquent les moyens nombreux de protection des troupeaux encouragés par l’Etat ni que les loups sont bien à l’origine des prédations (bien faibles en proportion des pertes totales et des "réformes " de brebis !)pour lesquelles ils sollicitent des indemnisations, sont en quelque sorte incités par les textes à ne pas accomplir leur travail correctement.
    Le Collectif animalier attend de l’Etat qu’il veille à la protection des loups, qu’il mette en avant le fait que la présence de grands prédateurs contrebalancera les déséquilibres générés par les hybridations de sangliers dans les années 70-90 et l’agrainage toujours autorisé et travaille à la restauration d’une faune sauvage riche, moins soumise à une pression qui rend les animaux farouches, invisibles pour les amoureux de la nature. Certaines phrases du projet donnent à penser que les défaillances des éleveurs et les dégradations du milieu par les troupeaux trop nombreux n’ont pas échappé aux autorités : il s’agit maintenant d’adopter face aux loups des méthodes non létales, de penser la relation autrement et de promouvoir des implantations économiques plus en adéquation avec la situation écologique aux différentes échelles.Nos adhérents et sympathisants seront attentifs à la prise en considération de leurs attentes à l’occasion des échéances électorales à venir.

  •  Non au loup !, par Bailly , le 29 janvier 2018 à 23h21

    Non au retour du loup dans nos campagnes qui n’est pas revenu tout seul mais a été réintroduit !
    Sauvons et sauvegardons nos éleveurs et nos populations rurales, nos pâturages qui ne sont pas compatibles avec le loup.

  •  Laissons la nature reprendre ses droits, par DEFOSSEZ , le 29 janvier 2018 à 23h19

    Stoppons les massacres de loups et développons des moyens de protection de troupeaux efficaces, en accord avec le vivant. Trois qualités et attitudes (malheureusement si peu en accord avec notre temps) à adopter : patience, résilience et contemplation.

  •  Non aux abattages annuels des loups, par Derrien , le 29 janvier 2018 à 23h19

    Il serait préférable de favoriser l’effarouchement et une obligation plus sévère des éleveurs de protéger leurs troupeaux (oserais-je comparer cette obligation avec l’obligation de sécurité de résultat qui pèse sur tout employeur à l’égard de leurs salariés ?...), plutôt que de généraliser une pratique de destruction d’êtres sensibles !
    Quel mauvais exemple pour nos enfants que de favoriser la destruction d’êtres vivants("freiner l’expansion du loup" !) au lieu d’apprendre à vivre en harmonie, de partager les terres.

  •  Protégeons le loup ! , par Julie Dobiecki , le 29 janvier 2018 à 23h19

    Il me désole de lire des commentaires d’individus craignant que les loups n’attaquent directement l’humain : ces propos sont basés sur des mythes. Le loup craint l’homme plus que tout.
    Protégeons cette espèce et prenons exemple sur Yellowstone aux Etats-Unis, où la réintroduction de l’espece a été particulièrement bénéfique pour l´ecosysteme du parc.

  •  Les loups sont là et ils y resteront, par Elsa , le 29 janvier 2018 à 23h18

    L’homme doit continuer de cohabiter avec les loups tout en les respectant. L’homme est encore capable de s’adapter à toutes difficultés. Laissons les loups en dehors de nos petits problèmes quotidiens. Les éliminer ne règlera rien.

  •  Oui pour la protection des loups, par Florent Bobillier-Monnot , le 29 janvier 2018 à 23h18

    Le loup est nécessaire au bon développement de la faune et de la flore, il régule les nuisibles etc... Les éleveurs peuvent se doter de chiens spécifiques qui font fuir les loups.

  •  CONTRE le nouveau plan d’action , par Fanny , le 29 janvier 2018 à 23h13

    Si un pays comme la France qui ce dit préserver la biodiversité en instaurant de nombreuses protections sur son territoire avec des espaces ou espèces protégés qui se fait une image à l’international auprès des autres pays comme initiateur d’une bonne conduite environnementale avec la cop 21 notamment et qui n’est pas foutu d’arriver à trouver une solution pour la protection d’une ESPÈCES PROTÉGER et qui à le droit à la vie comme tout être vivant à quoi bon accepter ces nouveaux plans ou autre qui n’ont aucune éthique et où l’économie d’un pays et est au premiere loge.... Prenez exemple sur d’autres pays comme l’Italie ou la cohabitation est possible, il faut changer les modes d’agricultures de notre pays c’est la solution ! Et arrêtez d’abattre des loups alors que de nombreux scientifiques ont prouvé que cette méthode était inefficace au contraire, ces espèces n’ont aucune frontière et dans tout les cas elles reviendront toujours à un moment où un autre car la nature est bien plus forte que vos plan d’action inutiles qui consiste juste à satisfaire les agriculteurs incapablent de changer leurs pratiques et qui ont oublié le cadeau que la nature leur offre chaque jour....

  •  PEUR des "loups", par Jean Pierre Jacquier , le 29 janvier 2018 à 23h11

    Rentrant d’ une visite chez un voisin , à deux kilomètres de distance , bien sûr à pied , mon arrière grand-père s’est effondré en passant la porte de sa demeure . Un Loup l’ avait suivi tout le long de son parcours . Que serait-il arrivé si son évanouissement s’ était produit avant ?

    Les chiens-loups qui dispersent sont-ils moins à risque ? Une analyse d’ espèce devrait être publiée pour chaque cadavre de "loup"tué ou découvert pour ne garder éventuellement que l’ espèce véritable en donnant toute possibilité aux éleveurs de défendre leur troupeau , ce qu’un loup Intelligent saura vite apprécier pour sa survie .

  •  Plan d’Action national sur le loup... , par Lutrand , le 29 janvier 2018 à 23h09

    À La Lecture de ce plan , il est évident que ce plan ne traduit que l’unique volonté de préserver le pastorialisme.

    Mais quand est-il de la volonté de permettre, enfin, le véritable développement de la biodiversite... Dont le loup fait parti. Comme dans beaucoup d’autres pays à travers la planète, le loup a lui aussi sa place en France, sans qu’il ne soit persécuté. NON , l’abattage, même ponctuel, ne peut pas être une solution acceptable...

  •  Protégeons les loups, par Laurence MIMEAU-MOREL , le 29 janvier 2018 à 23h09

    Comme beaucoup de Français et de Françaises, urbaine, je suis issue d’une lignée d’agriculteurs. Mes parents, oncles et tantes, certains cousins et cousines vivent en milieu rural. Dotés souvent de bon sens, ils sont, toutefois, souvent contre l’écologie estimant que c’est une fumisterie (...) et contre la faune sauvage environnante (renards, sangliers, blaireaux ect font malheureusement souvent les frais du désamour paysan) estimant qu’elle est nuisible à l’être humain. Inutile de vous dire que l’arrivée du loup dans nos campagnes ne va pas les enchanter. En revanche, moi qui suis urbaine, je suis pour la protection de la faune sauvage parce que c’est un des paramètres indispensable à la bonne santé de l’environnement et, par analogie, à la bonne santé de l’espèce humaine. Nous subissons depuis quelques années et de plus en plus souvent des catastrophes naturelles : inondations, incendies, sécheresses, tempêtes provoqués en partie par le réchauffement climatique. Mais ne rêvons pas : la diminution de la température ambiante ne suffira à sauver pas notre chère Terre Mère, le sauvetage passera également par la préservation de la biodiversité et qui dit biodiversité dit proies et prédateurs.
    Pour preuve, un constat a été fait dans le Parc Yellowstone où des loups ont été réintroduits : les ongulés et les cervidés, en surnombre, pas toujours en bonne santé, mangeaient arbres et arbustes qui poussaient sur la rive des fleuves et rivières. A l’arrivée des loups, le nombre de cervidés et d’ongulés a diminué (surtout les proies les plus faibles, en mauvaise santé), les arbres et arbustes ont recommencé à pousser ce qui a entraîné une canalisation naturelle des fleuves et rivières du parc. Et ce n’est qu’un exemple. Il faut bien comprendre que le loup et toutes les autres espèces animales et végétales font partie d’un tout, un tout équilibre. Si vous retirez l’un des acteurs de ce tout, l’équilibre n’existe plus et tout s’effondre. C’est ce qui se passe actuellement. Et cela ne fera qu’empirer et s’emplifier démesurément. Ne nous méprenons pas sur le loup : il n’est qu’un bouc émissaire d’une filière ovine qui subit malheureusement la mondialisation.
    Je suis également pour la protection du loup parce qu’il a droit à sa place comme tout à chacun, sans angélisme ni naïveté. Il n’est pas plus bon, ni plus mauvais qu’une autre espèce : il est loup, comme nous sommes humains. Et c’est peut-être d’ailleurs pour cela que nous ne l’aimons pas : il nous ressemble tant !

  •  Je suis contre ce projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage, par Anne , le 29 janvier 2018 à 23h08

    Vétérinaire travaillant avec des éleveurs ovins et bovins, et bergère également chaque année dans les Alpes et en Plaine, l’important est de donner les moyens aux bergers et éleveurs de protéger leur troupeaux sans que cela ne passe par la destruction des loups.

    Les connaissances et les techniques sont là pour aider les éleveurs, les bergers et les troupeaux, les personnes compétentes et les bénévoles sont là, il ne manque qu’une action commune des associations et des pouvoirs publics pour des résultats.

    L’existence de ce plan d’action national sur le loup et les activité d’élevage est une bonne chose, ce projet est totalement inadapté au contexte actuel de cette espèce et de l’élevage en France.

    Les tirs de loups n’ont jamais fait preuve d’efficacité pour éviter les attaques des troupeaux, sauf lors de la réduction de l’espèce bien au-delà du seuil acceptable pour maintenir une population viable.

    Les tirs par l’équipe de l’ONCFS ayant tués les louveteaux et les loups n’ayant jamais attaqué de troupeaux, les années précédentes, remettent en question la qualité d’expert scientifique de cet organisme.
    Les méthodes d’effarouchement et de surveillance doivent être non seulement favorisées, mais surtout systématique en zone à risque et soutenue par les pouvoirs publics.

  •  Pour l’abattage de tous les loups, par Pierre jean eleveurs d'ovins , le 29 janvier 2018 à 23h07

    Les loups n’ont pas leurs places dans les montagnes mais plutôt dans des parcs bien clôturés. Si les anciens s’en sont débarrassés se n’était pas par hasard. Les éleveurs en ont assez des dégâts de cet espèce dangereuse.

    Si les pro-loup en veulent tant ,ils ont qu’à en avoir dans leur jardin. Ils ne savent pas de quoi ils parlent !!!!!

    Les ruraux en on marrent d’assumer les conséquences des écolos.

    Les éleveurs n’en peuvent plus des dégâts du loups.

    Des millions d’euros gaspillés pour des mesures de protection inefficaces.

    Si rien et fait ce sera la disparition du pastoralisme et le début de l’embrousaillement dans les campagnes.