EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  NON A LA DESTRUCTION D UNE ESPECE PROTEGEE, par ROSER , le 29 janvier 2018 à 21h08

    C’est au gouvernement français de mettre tout en oeuvre pour que la filière ovine et caprine puisse cohabiter avec le loup : non pas par des tirs mortels (nous sommes au XXI°s...) mais par le financement de mesures de protections efficaces (plusieurs chiens par troupeaux, parcage la nuit, tirs d’effarouchement...) comme savent le faire nos voisins espagnols et italiens qui ont toujours eu des loups !

  •  Une cohabitation impossible, par Sophie , le 29 janvier 2018 à 21h07

    Bonjour,

    je ne porterai pas de jugement sur certains commentaires tant ils me paraissent inappropriés et d’une méchanceté gratuite envers les éleveurs.
    Je constate qu’autour de moi des éleveurs perdent des brebis et que ce n’est pas à l’indemnisation qu’ils pensent en premier, mais bien à la souffrance de leurs bêtes. Des bêtes qu’ils ont vu naître et élevé en les respectant.
    Lorsque l’on vous parle du loup, on ne vous dit pas comment il tue une brebis, on ne vous dit pas comment il se joue de sa proie. La nature est cruelle ne l’oublions pas. Ne faisons pas d’anthropomorphisme. Nous ne sommes pas dans un gentil dessin animé.
    Je n’ai rien contre le loup mais à vouloir trop le protéger et le laisser aller où bon lui semble, nous ne lui rendons pas service. La surpopulation d’une espèce engendre la maladie et donc la souffrance.
    Autre point que nous avons tendance à oublier : ceux qui façonnent la montagne, les prés, sont nos éleveurs en y faisant paître leurs bêtes. A force de ne pas les considérer, ils finiront par disparaitre. Je vous épargne le nombre d’agriculteurs qui se suicident tout les ans.
    Le chien de protection ne me paraît pas une bonne solution car ce n’est, pour l’instant, pas bien géré du tout et même si cela l’était, il faudrait éduquer les gens au comportement à adopter face à celui-ci, ce qui prendrait beaucoup trop de temps. Il m’est arrivé de voir des gens qui se croyaient tout permis à la montagne : chien en liberté, passent au milieu des troupeaux, jettent leurs détritus, etc... De plus, si un chien de protection mord un randonneur, c’est l’éleveur qui est tenu pour responsable. Encore une fois, c’est lui qui doit gérer. Quelle pression ! Et puis, ce n’est pas le boulot de l’éleveur de passer son temps à sauvegarder ses bêtes. Un éleveur élève. Il permet à un animal de vivre. Il fait perdurer l’espèce. Un éleveur ne prend pas plaisir à emmener ses bêtes à l’abattoir, il prend plaisir au contact de celles-ci.
    Si demain le loup est partout alors plus aucun éleveur ne prendra le risque de voir disparaitre tout son troupeau. Car quand le loup attaque, ce n’est pas quelques brebis qui disparaissent. S’il n’y a plus de brebis en montagne, qui s’occupera de débroussailler les chemins de randonnées? Faudra t’il en arriver à utiliser des débrousailleuses à essence pour sublimer le paysage?

  •  contribution de la Conf pour le Plan Loup 2018-2023, par laure , le 29 janvier 2018 à 21h07

    - Nous ne voulons pas d’un simple tableau de chasse sans ciblage des prélèvements, nous souhaitons que les loups en situation de prédation sur les troupeaux soient prélevés prioritairement, sans tenir compte de plafonds.

    - Les tirs de défense et tirs de défense renforcés doivent être autorisés au-delà du plafond de prélèvement car ce sont des situations de légitime défense et ce toute l’année. Les tirs de défense en zone coeur de Parcs Nationaux doivent être autorisés, le Parc National du Mercantour doit l’expérimenter prioritairement en 2018.

    - Les brigades d’intervention, une avancée majeure du Plan Loup 2013-2017, doivent être généralisées sur l’ensemble des départements concernés pour lutter contre la concentration des attaques. Ces brigades doivent être prises en charge par le Ministère de la Transition Ecologique et non par les collectivités territoriales.

    - L’expérimentation du piégeage doit être étudiée afin de réaliser des prélèvements ciblés

    - L’État doit prendre en charge à 100 % le coût du permis de chasse et de sa validation annuelle tant qu’un permis de défense du troupeau n’est pas mis en oeuvre. Nous demandons la mise en place d’un permis spécifique de légitime défense du troupeau.

    - Les éleveurs volontaires doivent pouvoir anticiper et contractualiser des mesures de protection (clôtures, chiens de protection, formations chiens de protection, accompagnement technique, étude de vulnérabilité) dans les départements limitrophes d’un département concerné par une attaque.

    - Prise en charge à 100 % par l’État de l’ensemble des mesures de protection et ne pas conditionner les indemnisations à ces moyens de protection.

    - Déclasser le statut du loup au niveau européen afin d’effectuer des prélèvements ciblés en fonction des dégâts aux troupeaux et non dans un cadre de gestion de l’espèce avec des plafonds de prélèvement qui ne peuvent répondre à la détresse des éleveurs.

  •  Une cohabitation est possible... , par TAYSSE , le 29 janvier 2018 à 21h05

    Fille d’agriculteur et étudiante en Master Écologie, je sais les enjeux liés à la présence du loup sur notre territoire ! J’ai déjà pu assister à des conférences sur cette thématique et j’ai à cette occasion pu voir et entendre les craintes et les réclamations du monde agricole ! Certes, mais je pense que les moyens ne sont pas donnés aux éleveurs pour leur permettre de protéger leurs troupeaux efficacement ! Tirer les loups n’est pas la solution ! Bien au contraire ! Si par malheur le tire vise le mâle ou la femelle du couple dominant, alors la meute sera exposée et ce ne sera plus une meute à laquelle doivent faire face les bergers, mais une dizaine de loups solitaires... Ce n’est donc pas très avantageux ! Ceci n’est qu’une illustration parmi toutes celles existantes concernant les effets néfastes du tir de loup ! Des méthodes d’effarouchement, des aides humains et financiers, des tirs d’effarouchement plutôt que des tirs de défense sont des solutions qui seraient bien plus bénéfiques aux éleveurs, aux loups et à leur écosystème ! Je suis contre l’abattage des loups, espèce protégée par la Convention de Berne ! Et je suis pour des études réelles sur des méthodes efficaces pour l’effarouchement !

  •  Non aux loups dans nos montagnes , par Arnaud.M , le 29 janvier 2018 à 21h04

    Cela fait depuis plus de 25 ans que le loup est arrivé dans les alpes.
    25 ans d’attaque sur la faune sauvage et les troupeaux domestiques.
    25 ans qu’on promets aux éleveurs grâce aux moyens de protections ( filets, chiens de protections, tirs d’effarouchement...) que les attaques vont diminuer. Que des gros mensonges de la par des spécialistes pro loups. Depuis 25 ans toujours plus d’attaques et de victimes. Une seule solution aujourd’hui les tirs de prélèvements.

    Aujourd’hui celui qui faut protéger c’est les bergers mais pas le loup qui voit ça population croître de jour en jour contrairement a celui des bergers en vois de disparition.

  •  Plan loup , par orditherapy , le 29 janvier 2018 à 21h04

    Le plan loup 2018-2023

    FERUS tient tout d’abord à saluer les avancées positives pour la cohabitation, des mesures que nous demandions depuis des années, notamment :

    – La mise en place d’un observatoire de l’efficacité des mesures de protection des troupeaux

    – La mise en place d’un réseau « chiens de protection »

    – La recherche et le développement de nouvelles mesures de protection

    – La mise en place d’une brigade de bergers mobiles

    – L’amélioration de la connaissance sur la biologie du loup

    – La conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour percevoir des indemnisations (cette mesure ne doit souffrir toutefois d’aucune exemption et les contrôles doivent être systématiques ; elle doit être appliquée strictement).

    FERUS rappelle que seuls les moyens de protection des troupeaux protègent les troupeaux à long terme (rapport Terroïko).

    A ce stade, nous restons toutefois opposés au nouveau plan loup 2018-2023. Ce que nous contestons :

    – Le plan reste toujours très axé sur les tirs de loups dont on sait qu’ils sont inutiles pour la protection des troupeaux et ne servent qu’à faire plaisir aux lobbies agricoles. D’après l’expertise scientifique collective de mars 2017 (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), l’efficacité des tirs n’est pas prouvée et les experts s’interrogent sur leurs effets contre-productifs (éclatement des meutes, hausse de la prédation sur les troupeaux). Inutile de rappeler que cette expertise a été commandée par les pouvoirs publics eux-mêmes. D’autres études ont montré l’inefficacité des tirs de loups. Pourquoi continuer dans cette voie qui ne fonctionne pas ?

    – Les tirs de loups sont devenus la solution de facilité alors qu’ils devaient être l’ultime recours, quand tous les autres moyens n’ont pas fonctionné (cf. Directive Habits Faune Flore). Les tirs d’effarouchement deviennent malheureusement secondaires ; ils doivent pourtant absolument être remis en application.

    – La brigade tueuse de loups est pérennisée.

    – Les chasseurs particuliers sont toujours sollicités.

    – La libéralisation du tir de défense à canon rayée, qui atteint davantage sa cible que le canon lisse : l’État français veut de l’efficacité pour tuer les loups !

    – Accès plus rapidement aux tirs sur les fronts de colonisation de l’espèce. Cette mesure est la porte ouverte à la destruction des loups sans la mise en place des moyens de protection. Les pouvoirs publics s’enfoncent de plus en plus dans la régulation et le zonage du loup…

    – Le plan prévoit d’abattre 10 % de la population de loups chaque année. Mais l’expertise collective met en garde contre les trop nombreux tirs de loups actuels. Pour les chercheurs, les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. » Pourtant, pour respecter ses engagements européens, la France ne doit pas réguler sa population de loups mais lui permettre de s’étendre tant que les milieux naturels favorables sont encore disponibles. Et ceux-ci sont encore nombreux, notamment dans les forêts de plaine, très giboyeuses. Dans les massifs montagneux, toujours aucune reproduction constatée dans le massif Central ou les Pyrénées 20 ans après le retour de l’espèce dans ces zones. Dans les Vosges, aucune naissance repérée au sein la SEULE meute reproductrice en 2017.

    – Si le plafond de 10 % est atteint avant la fin de l’année, 2 % de la population de loups pourra éventuellement être encore tuée. Les pouvoirs publics ne sont même pas capables de respecter leurs dispositions de départ qui sont pourtant déjà très lourdes pour l’avenir du loup en France.

    – Le loup est toujours une espèce menacée d’après la dernière Liste rouge UICN France (2017)

    – Le plan loup a pour but d’atteindre « un seuil de viabilité de la population fixé à 500 spécimens », chiffre donné par l’expertise collective. Mais comme l’indique l’expertise : « 500 a longtemps été considéré nécessaire pour préserver le potentiel évolutif et réduire suffisamment les problèmes de dépression de consanguinité. Les généticiens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une sous-estimation, et recommandent des tailles efficaces de l’ordre de 1000-5000 ». Ou encore « pour permettre à la population de s’adapter aux changements futurs et ainsi assurer sa viabilité sur le long terme, un effectif de 2500 à 5000 individus adultes constitue le minimum nécessaire. »

    Le chiffre de viabilité de 500 individus donné par le plan loup est obsolète. On se demande par ailleurs ce qu’il adviendra des loups « en surplus » une fois le chiffre de 500 dépassé, peut être dès 2019 : ces loups n’auront plus leur place d’après l’ État français ? Les milieux naturels favorables disponibles sont pourtant encore nombreux en France (cf plus haut).

    Les arrêtés loups pour 2018 (nombre de loups à abattre et modalités)

    Ce que nous contestons :

    – Le nombre de 40 loups à abattre qui est trop important pour permettre la viabilité du loup en France à long terme (cf. contribution de FERUS sur le nouveau plan loup 2018-2023, voir plus haut).

    – En mars 2018, le nombre de loups à « prélever » sera réévalué d’après le comptage hivernal pour correspondre à 10 % de la population de loups. Nul doute que le nombre de 40 loups sera revu à la hausse si le nombre de loups augmente. L’inverse sera-t-il aussi vrai ? On demande à voir…

    – Où est passée la trêve hivernale du 1er mars au 30 avril, suspendant les tirs pendant la période de rut de l’espèce ??? Le loup, pourtant espèce protégée, devient une espèce chassée toute l’année au contraire des espèces dite gibier.

    – Les tirs peuvent toujours avoir lieu en l’absence des troupeaux.

  •  Non à l’abattage des loups, par Iset , le 29 janvier 2018 à 21h02

    Contre l’archenement sur les loups.
    Ne peut on pas favoriser des mesures naturelles pour protéger les troupeaux, comme par exemple l’utilisation des Patous.

  •  non à l’abattage des loups., par Claire , le 29 janvier 2018 à 21h00

    En Italie et en Espagne les loups sont une espèce protégée. Sommes-nous donc incapables de réussir cette cohabitation en prenant modèle chez nos voisins? Bien trop d’espèces disparaissent chaque année de cette planète. Quant aux éleveurs ils destinent sans états d’âmes leurs bêtes à l’abattoir alors je ne vais pas les plaindre.

  •  Vivre en harmonie avec le loup, par Chantal Jamet , le 29 janvier 2018 à 20h58

    Quand donc vivrons-nous en respectant les rythmes de la nature et ceux qui y vivent ? Les loups vivent paraitement bien dans d’autres pays. Pourquoi pas dans le notre ? Les anciens bergers ont toujours vécu avec le loup. Pourquoi n’y arrive-t-il pas aujourd’hui ?

  •  L’humain doit apprendre à coexister avec les autres espèces animales , par Marine R. , le 29 janvier 2018 à 20h58

    Les loups sont si peu nombreux, il paraît illogique de penser qu’en tuer davantage est une solution intelligente aux problèmes de l’agriculture moderne. Il faut sanctuariser des zones assez grandes pour qu’ils puissent y vivre et y chasser pour survivre. Et réfléchir aux solutions techniques pour protéger le bétail dans les zones limitrophes aux réserves. On a réussi à industrialiser les fermes au nom de la productivité mais là bizarrement personne ne se presse pour investir dans la recherche

  •  Sauvegarde d’un pastoralisme durable, fin du pastoralisme industriel., par Fremont , le 29 janvier 2018 à 20h58

    La présence du loup est une preuve de l’excellente gestion des écosystèmes en France. Il faut donc en être fiers et poser la question : pourquoi les éleveurs ne protègent pas leurs troupeaux? L’élevage quasi industriel, tourné vers le plus haut rendement, avec le moins d’emplois possible est le coupable. Le législateur doit imposer un cadre pour l’élevage permettant la cohabitation avec le loup en obligeant les éleveurs à employer suffisamment de salariés.

    De plus il faut tenir compte de l’abandon massif de la nourriture carnée : la consommation de viande va s’effondrer dans les années à venir et une restructuration de la filière élevage va avoir lieu.

    Accuser le loup, anéantir une espèce protégée est une facilité qu’il faut absolument éviter face à cette transformation.

  •  Pour la vie du Loup, par BOUZOU , le 29 janvier 2018 à 20h58

    Laisser un troupeau de plus de 500 brebis pâturer " en extensif" sans surveillance est une faute professionnelle : le travail de base d’un berger est la surveillance sous toutes ses formes , action qui est peu respectée !
    cela s’appelle tenter le prédateur , lequel à force de ne plus avoir à manger (surchasse de ses proies) se rabat sur des brebis si loin de leur bergerie !
    Plusieurs Patous pour garder et plusieurs borders collies pour rassembler est un minimum !
    Mais certains préfèrent aller au bistrot sachant qu’ils auront des indemnités !!
    Le loup est un bouc émissaire accusé des malheurs qui arrivent à un système d’élevage intensif qui n’a pas de nom tellement pas viable !
    Et les chasseurs de se donner encore plus de droits en exigeant
    des tirs supplémentaires sur une espèce protégée !
    Savoir qu’il est possible d’effaroucher les prédateurs avec de faux fusils qui déclencheraient l’apparition de flammes avant de tuer à tout prix !
    Certains éleveurs français et le lobby français des chasseurs ne supportent rien du loup et veulent tout prendre sans rien donner !
    Qu’ils apprennent du respect du droit de la vie du Loup sur leur sol, de nos voisins Italiens ou Espagnols par exemple !

  •  La nature a l etat sauvage, par Poppe , le 29 janvier 2018 à 20h57

    Pouvons nous laisser la faune et la flore en dehors de nos progrès stupide et sans maitrise. Merci

  •  De si magnifiques animaux si injustement massacrés..., par Antoine , le 29 janvier 2018 à 20h55

    Nous habitons depuis toujours avec les loups, ils ont porté pendant tellement longtemps une sale image de la part des Hommes qui les craignaient et les massacraient en masse pour cette raison. Nous avons appris à les connaître et nous sommes encore capables de trouver un moyen de cohabiter avec eux. Trouvons-le ensemble et agissons pour ne pas avoir le malheur de voir ce magnifique animal s’éteindre.

  •  quelle co-viabilité ?, par jean louis pernin , le 29 janvier 2018 à 20h55

    une stratégie de co-viabilité homme-loup pourrait être d’avoir des troupeaux de brebis spécifiquement élevées pour servir de garde manger à une meute de loup et à maitriser la population de la meute ; de ce fait chaque meute est sédentarisée, maitrisée, et l’éleveur qui élèvent le troupeau de brebis pour la meute sait exactement à quoi s’en tenir. Il sait que ses brebis seront attaquée par le loup et c’est leur destin...La meute, de son côté, n’a plus besoin d’aller chasser ailleurs et les autres éleveurs sont protégés. Chacun y trouve sa place et il n’y a plus (ou très peu) de risque de mauvaise surprise (et donc d’émotion négative) pour les éleveurs classiques.

  •  Respecter la nature c’est se respecter soi-même , par LAMBERT , le 29 janvier 2018 à 20h54

    Bonjour,

    J’habite dans la partie iséroise du Vercors. L’absence d’un nombre important de loups est préjudiciable pour les cultures (profileration des sangliers qui ravagent les cultures, cerfs et biches qui mangent les jeunes pousses en l’absence de prédateurs )mais aussi pour la population d’amoureux de montagne dont je fais partie car pour les éliminer c’est le bal des chassées qui nous empêchent de nous promener sereinement.

    Concernant les bergers il faut redevenir un peu sérieux, les moyens de protection existent, et si ces derniers souhaitent travailler uniquement de 8h à 17h au sein de leurs troupeaux ils feraient mieux de travailler à l’usine.

    La crise qu’ils traversent est essentiellement dû à la baisse de la consommation de viande et à l’importation massive de viande issue de pays étrangers, mais il est plus facile de se cacher derrière un fusil pour tirer sur un pauvre loup que de lutter contre la mondialisation et ses effets néfastes.

    Enfin, je citerai Victor Hugo qui résume à lui même ce débat « on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple, à la manière qu’il a de traiter les animaux »

    merci.

  •  Protection du loup., par Klein Madeleine , le 29 janvier 2018 à 20h53

    Oui, je suis pour la protection du loup, en lançant une grande campagne pour former des bergers,rémunérés convenablement, comme autrefois, qui surveillent le troupeau, acceptable en nombre de bêtes.

    Car des centaines ou bien plus de moutons ne devraient pas être laissés en liberté sans protection humaine,même avec des chiens dressés pour leur sauvegarde, à moins qu’ils soient eux aussi en nombre adéquat.

    Mais cela ne remplacera jamais un ou plusieurs gardiens qui vivent sur place, pour palier aux soins ou mises bas probables.
    Pour cela il faut de la volonté pour changer la façon de penser, de gagner sa vie autrement.

    Éliminer les bêtes sauvages, c’est noyer le poisson.
    J’ai entendu dire que dans certains pays, les éleveurs se sont mis en route pour concevoir une autre façon de veiller sur leurs troupeaux en plaine ou en montagne.

  •  Travailler en amont des attaques - suivi des populations du loup, par Bauwens Sandra , le 29 janvier 2018 à 20h53

    Je remarque dans ces deux arrêtés quelques avancées (mise en place de chiens, d’aide pour la mise en place de protections...) mais aussi une volonté de renforcé les tirs de prélèvements du loup et pas vraiment de mesures concrètes par rapport à l’ancien plan loup .
    - Il serait intéressant de traiter en urgence le problème à venir sur la période 2018 du dépassement des abattages du loup et qui serait supérieur au 10 % évoqué.
    - La mesure de tirs d’effarouchements doit être primordiale sur les tirs de défense renforcée.
    - Il serait bon de définir les fronts de colonisations (3 types de territoires : meute, va et vient, néant )
    - Prendre des mesures concrètes non présentes dans le plan : renforcer le suivi des populations de loup par des analyses génétiques (prélèvements ADN )
    - Concernant les conditions d’indemnisations il est impératif des faire constater des blessures sur les brebis attaquées par les services de l’État pour éviter toutes dérives possibles et afin d’assurer la neutralité des décisions prises en aval
    - Il doit être défini très clairement dans le Plan Loup la différence entre un foyer de prédation et un front de colonisation, ce qui n’est pas le cas actuellement.
    Le Plan Loup à venir ne prend pas assez en compte le suivi des loups sur notre territoire et par quels moyens...

  •  Vers une planète où l’intelligence humaine puisse œuvrer pour le bien du monde vivant..., par Sandrine 07 , le 29 janvier 2018 à 20h53

    Comment imaginer en 2018 que la seule solution trouvée face aux dégâts d’un prédateur soit l’extermination ! Comment imaginer qu’on reste sur les arguments historiques et caricaturaux du camp des "pour" et du camp des "contre"? Il est urgent de laisser de côté les idéologies stériles.
    Prenons les faits : le loup est un prédateur, il est présent en Europe avec une population limitée. La cohabitation est parfois possible avec les activités humaines. Parfois les éleveurs ont des pertes de troupeau difficile à accepter.
    Ours, loups et lynx sont les super prédateurs terrestres présents en Europe. Ailleurs, il y a des tigres, des lions, des panthères, .... Comment réagirions nous si on nous annonçait que ces félins n’auraient plus leur place sur notre planète. Imaginez que vos enfants pourraient voir des photos de ces animaux dans la catégorie des animaux disparus de la planète au même titre que les dinosaures. On leur expliquerait que les humains ne pouvaient plus cohabiter avec eux et qu’ils ont souhaité les exterminer !! Juste triste et absurde.
    Alors peut-être y a t-il un seuil de "tolérance" au delà duquel on considère que la cohabitation loup/humain est impossible. Cependant je pense que cela ne permet pas de résoudre le problème. On essaye de donner aux éleveurs et de donner aux "protecteurs des loups" mais tout le monde est insatisfait. On botte en touche en faisant croire qu’on a trouvé une idée géniale : 500 loups en France, Youhou !!
    Je me souviens avoir vu un reportage sur Aldo Leopold avec une image en noir et blanc prises aux USA : des chasseurs exposants leur chasse avec des cadavres de loups par dizaines devant eux ! ça faisait froid dans le dos ! Quelle erreur, il y a plus de 50 ans. Et on en est où maintenant? Je n’ai pas de solution idéale, simplement pourrait on admettre que les loups sont indispensables à nos écosystèmes. Les éleveurs sont un maillon important de nos montagnes et entretiennent le paysage : sans eux, les prairies disparaîtraient et le paysage serait fermé. C’est douloureux de perdre des bêtes d’un troupeau, c’est une inquiétude permanente au moment de l’estive, nous devons les soutenir ...malheureusement je ne sais pas comment faire mais au moins devrions nous tous avoir de bonnes intentions pour prendre les bonnes décisions.
    Que l’intelligence humaine vienne au secours des loups.

  •  Pour un PNA qui favorise le loup en France !, par Dumouch Augé , le 29 janvier 2018 à 20h53

    A mon sens ce projet de PNA ne préserve pas le loup en France. Ce n’est pas un nuisible mais une espèce protégée qui ne devrait pas être soumise à la réduction de ses effectifs par des tirs létaux. Le PNA doit tabler sur un effectif minimal de 2500 à 5000 loups et non 500 comme le préconise l’espertise ESCO. L’utilité de cette mesure n’a pas été prouvée, d’autant plus que des moyens efficaces pour protéger les troupeaux existent. D’ailleurs, malgré la notion de niveau d’efficacité attendu stipulée dans le PNA, aucunes mesures contraignantes n’est envisagées pour que les éleveurs s’équipent de moyens de protection. Il est nécessaire comme le prévoit le PNA d’indemniser les éleveurs qui mettent en place des protections mais il est primordiale qu’ils soient contrôlés. Il doit être inclut dans le PNA des mesures de contrôle des installations de protection. Enfin les éleveurs ne sont pas compétent en matière de déclaration de dommages. Cette mission revient aux agents de l’ONCFS.