EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Les autres espèces sont les garants de notre survie, par Ariane RAVIER , le 29 janvier 2018 à 21h38

    Les loups, de même que n’importe quelle espèces sur notre planète n’est pas là par hasard. Il fait partie de la chaîne alimentaire déjà fortement déséquilibrée. Allons nous continuer longtemps à décimer tout ce qui nous dérange , et creuser un peu plus chaque jour notre tombe ? Nous DEVONS apprendre à vivre avec les "autres"dès maintenant, nous n’avons déjà que trop tardé. Trouvons des solutions, inventons d’autres systèmes mais arrêtons de croire qu’on est les rois du monde où nous disparaitrons.

  •  contribution collective de plusieurs députés LREM, par Pascale Boyer, députée des Hautes-Alpes, Célia de Lavergne, députée de la Drôme, Françoise Dumas, députée du Gard, Frédérique Lardet, députée de la Haute-Savoie, Philippe Folliot, député du Tarn, Véronique Riotton, députée de la Haute-Savoie, Jean-François Eliaou, député de l’Hérault, Anne Blanc, députée de l’Aveyron, Annie Chapelier, députée du Gard, et Joël Giraud, député des Hautes-Alpes. , le 29 janvier 2018 à 21h38

    Contribution collective de plusieurs députés LREM à la consultation publique sur le Plan loup
    Le projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage 2018-2023 soumis à consultation publique a une finalité délicate et ambitieuse mais nécessaire : concilier la préservation de l’agropastoralisme et la présence du loup sur nos territoires. Si nous souscrivons à ce double objectif, nous appelons les pouvoirs publics à accorder au sujet du loup toute l’importance qu’il a pris sur nos territoires.
    Devenu un marqueur de la bonne prise en compte et de la compréhension de nos territoires ruraux par les gouvernants, la présence du loup en France ne concerne plus uniquement la filière de l’élevage, directement et terriblement exposée, mais bien l’ensemble des acteurs du monde rural. La dimension systémique des problèmes causés par le loup est réelle : entretien et équilibre des territoires, dégradation des espaces, tourisme et activités économiques mis en danger par la présence de Patous et des autres races de chiens de troupeaux, prolifération de nuisibles comme le sanglier avec la réduction du nombre de troupeaux, attaques élargies à d’autres animaux, rapprochement du loup ou de ses hybrides des zones d’habitations etc.
    L’élaboration et la mise en œuvre du plan loup ne peuvent donc être envisagées indépendamment de la déclinaison d’une véritable politique du territoire portée et assumée par la nation tout entière. Nous appelons à ce que les solutions proposées apportent une réponse globale au monde rural, pour trouver un nouvel équilibre intégrant la présence du loup. Pour cela, chacune des conséquences de la présence du prédateur doit être étudiée, suivie et traitée.
    Quelques propositions fortes nous semblent, à ce stade, indispensables.
    Rétablir la confiance
    Ce que nous observons sur nos territoires est unanime : une méfiance, tantôt vis-à-vis de ceux qui doivent compter les loups, tantôt vis-à-vis des études menées, tantôt vis-à-vis du gouvernement. Pour réussir ce plan loup, une condition essentielle et préalable est de restaurer une relation de confiance entre tous les acteurs : éleveurs, services de l’Etat, acteurs des territoires, au niveau central comme au niveau déconcentré.
    La confiance retrouvée suppose la reconnaissance de deux vérités :
    -  Le pastoralisme participe directement à la préservation de la biodiversité, des paysages et de l’identité des territoires ainsi qu’au développement d’une économie écoresponsable.
    -  La prédation du loup figure parmi les menaces qui pèsent, à moyen terme, sur la survie de l’activité pastorale.
    Restaurer cette confiance nécessite de :
    - se doter d’un référentiel commun, transparent, et partagé entre acteurs, pour le comptage des loups, la conduite d’études, et le suivi des décisions prises. L’objectif d’atteindre 500 loups sur le territoire a déclenché une forte inquiétude. Les méthodes de comptage sont contestées et ne recueillent pas le niveau de confiance nécessaire pour une gestion apaisée de la population lupine. L’adoption de techniques scientifiques fiables est un préalable à la conduite de toute politique publique.

    - reconnaître le préjudice psychologique postérieur à une attaque de loup et pérenniser l’inconditionnalité des indemnisations : parmi tous nos concitoyens, les éleveurs sont les premiers à subir les conséquences psychologiques et économiques de la prédation, de manière aigüe et permanente. Ils n’ont pas à en supporter seuls les coûts. Le principe d’égalité devant les charges publiques impose que les risques entraînés par la politique de protection du loup soient assumés par la solidarité nationale. La conditionnalité des indemnisations n’est donc pas acceptable et la reconnaissance du préjudice psychologique faisant suite aux attaques est légitime. Nous en faisons deux questions de principe, deux préalables à la restauration de la confiance.

    Décliner la confiance sur les territoires
    La confiance ne suffira pas si elle n’est pas conjuguée aux exigences du pragmatisme et de la proximité. Celles-ci animent d’ailleurs de nombreuses réformes engagées par la majorité en place pour le pays.
    La territorialisation de la gestion du loup est une nécessité. Des comités départementaux ou infra-territoriaux devrons être mis en place, quitte à être encadrés dans leur liberté d’action, pour apporter des réponses adaptées et réactives aux conséquences directes et indirectes de la présence du loup, associant élus locaux, éleveurs, associations de protection et acteurs économiques concernés.
    Un accompagnement individuel des éleveurs pour la conception et la mise en œuvre des mesures de protection serait susceptible d’accroître significativement leur efficacité.
    Enfin, l’adoption du principe de la gestion adaptative adopté par le nouveau plan doit se traduire par la remise de rapports d’évaluation réguliers à des entités territoriales représentatives rassemblant organismes professionnels, associations, services de lEtat et élus.
    Si les conditions présentées ci-dessus sont retenues, le plan loup, qui a déjà beaucoup évolué à l’écoute des différents acteurs, conserve toutes les chances d’aboutir à une gestion à la fois plus rationnelle, plus apaisée et plus efficace de la coexistence entre le pastoralisme et le loup sur les territoires.

    Pascale Boyer, députée des Hautes-Alpes, Célia de Lavergne, députée de la Drôme, Françoise Dumas, députée du Gard, Frédérique Lardet, députée de la Haute-Savoie, Philippe Folliot, député du Tarn, Véronique Riotton, députée de la Haute-Savoie, Jean-François Eliaou, député de l’Hérault, Anne Blanc, députée de l’Aveyron, Annie Chapelier, députée du Gard, et Joël Giraud, député des Hautes-Alpes.

  •  OUI à la biodiversité, par Urrutia Virginie , le 29 janvier 2018 à 21h36

    Non à l’abatage des loups. Respectons le loup et préservons la biodiversité et l’ensemble de maillons de la chaine alimentaire !

  •  Le loup patrimoine de la France, par COUSIN , le 29 janvier 2018 à 21h35

    Le loup est un animal qui fait parti de la France. Nous devons lui laisser du territoire et arrêter de tout nous approprier !
    Il existe plein de façon d’empêcher les attaques d’animaux d’élevage. Merci de les protéger, de veiller sur eux et d’apaiser les tensions !!!

  •  respect de la vie animale sauvage et de la présence de moutons correctement protégéss , par Garnier , le 29 janvier 2018 à 21h34

    Je ne partage pas ce nouveau projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023. Certes, il est prévu le développement des mesures de protection (il est temps) or la finalité demeure identique, à savoir la destruction de loups.
    Nous savons bien (cf expertise ESCO) que l’efficacité des tirs létaux contre, rappelons le, une espèce protégée (c’est un comble, tout de même, n’est pas prouvée.
    Le renforcement des tirs d’effarouchement doit être accru et surtout en premier lieu il faut absolument renforcer les mesures de protection des troupeaux et vérifier, avant que les éleveurs ne soient indemnisés, qu’ils aient correctement protégé leurs animaux.
    Car ce sont les impôts de tous qui ont servi à rembourser pendant des années des pertes d’animaux laissés sans aucune protection. Cela suffit.

  •  Pour la Protection des Loups et des troupeaux, par BASTELICA Loetitia , le 29 janvier 2018 à 21h33

    Oui je suis pour la protection des loups. permettre aux éleveurs de protéger leurs animaux. Mais avant les bergers restés sur place pour leurs animaux et avec leurs chiens. Malheureusement on voit parfois des pauvres chiens affamés qui sont seuls pour garder les troupeaux. En plus il est vrai que les agneaux et moutons sont entassés misérablement dans les camions pour trouver l’ENFER DES ABATTOIRS. et moutons

  •  Arrêtons le massacre........des loups et pas que.........., par GUILLANDE Valérie , le 29 janvier 2018 à 21h31

    La France est devenue championne du monde du massacre d’animaux : loups, renards, blaireaux........Elle signe son grand retour vers le Moyen-Age....La cohabitation avec les espèces autre que l’être humain est en train de disparaître avec la complicité des gouvernements successifs...Comment se fait-il que cette cohabitation avec les loups soit possible dans les pays limitrophes?
    Les bergers font leur boulot de berger et restent avec leur troupeau.
    de plus, si je ne m’abuse, les montagnes des Pyrénées sont très efficaces pour protéger les troupeaux. Combien de bergers français en possèdent???
    Mon sentiment est que les bergers français trouvent beaucoup plus confortable et beaucoup moins fatigant de ne pas protéger suffisamment leurs troupeaux et donc de vivre des subventions que l’état leur accorde pour les bêtes tuées... Si ces subventions étaient utilisées autrement, les choses changeraient.....Par exemple, pas de protection suffisante du troupeau(avec des patous notamment)....pas de dédommagement............

  •  Sauvons d’abord les zones humides, créons des corridors biologiques, par JL Savignon , le 29 janvier 2018 à 21h30

    Le loup participe à la diversité biologique, mais il pose beaucoup de problèmes de cohabitation. Il est certes emblématique mais il me semble tout aussi important de se préoccuper des batraciens et des insectes. Il faut aussi préserver des corridors végétaux près de nos villes pour que la faune sauvage puisse migrer d’un espace naturel à l’autre. Pour le loup, il n’est pas très compatible dans certaines zones d’élevage. Sa présence doit donc être contrôlée.

  •  Les loups patrimoine de la nature, par BRIAND , le 29 janvier 2018 à 21h30

    Je comprends la demande des éléveurs et de leur crainte face à la population des loups.
    Si la population des loups augmentent ils doivent alros trouver à manger et les troupeaux sont peut être une source facile de nourriture.
    Néanmoins je pense qu’il faut protéger les loups qui sont des animaux sociaux et qui participent aux changements de la biodiversité du milieu naturel et de la formation de rivières.
    Un article qui en témoigne : https://jardincomestible.fr/videos/comment-les-loups-changent-le-cours-des-rivieres/
    Ils participent aussi aux contes et légendes et au floklore et sont parfois victime de leur image négative de prédateur. Il convient effectivement d’informer les populations, et de voir avec ceux qui vivent proches de loups de la cohabitation et de la préservation de leur espace naturel
    Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de débordement.

  •  Revoir le type d’agriculture avant tout !, par BELLE , le 29 janvier 2018 à 21h28

    S’il y a des troupeaux énormes en montagne, c’est parce que la taille des exploitations agricoles a explosé depuis 40 ans. C’est sûr qu"un berger pour 2000 brebis, c’est insuffisant. Il ne peut pas protéger efficacement son troupeau, même avec la meilleure volonté du monde. Pourquoi en est on arrivés là? Parce que les produits agricoles ne sont pas payés à leur juste prix, et pour gagner un semblant de croute, les éleveurs sont "obligés" d’avoir des grands troupeaux, ces grands troupeaux qui abiment la montagne à cause du surpâturage, et qui subissent des attaques de loup car pas assez protégés ! Le problème est politique, ce n’est pas le loup le responsable de notre système fou !

  •  Des chiens de garde, par France , le 29 janvier 2018 à 21h28

    Les troupeaux doivent être défendus et surveillés par des chiens de garde. Je vis moi-même en zone rurale et je suis opposée aux prélèvements sur la population de loups. C’est aux éleveurs de protéger leurs bêtes, pas aux loups de subir des prélèvements arbitraires.

  •  oui au loup, par duval , le 29 janvier 2018 à 21h27

    ne prenons pas toute la place,partageons

  •  Le loup doit vivre sur ses territoires et l’homme doit s’adapter et pas l’inverse !!!!!!, par GUIRAUD Hélène , le 29 janvier 2018 à 21h26

    Le loup est un animal utile comme toutes les espèces vivantes sur cette planète.
    Il est inconcevable que l’homme ai le droit de vie ou de mort sur les autres espèces ! au nom de quoi ?
    L’homme soit-disant intelligent doit gérer ce problème de façon pacifiste sans tirs ni extermination !
    Prenons exemple sur l’Italie qui gère bien mieux le problème ! A nous de trouver des solutions comme les chiens de bergers qui sont très efficaces !
    Respectons les loups et la diversité sans tueries les solutions existent !

  •  Le loup une éspèce sauvage, un patrimoine écologique , le 29 janvier 2018 à 21h26

    Protégeons le droit de vivre des loups en France, faisons en sorte qu’ils continuent à avoir les mêmes droits que les autres éspèces, cherchons d’autres options pour protéger les troupeaux domestiques sans faire de préjudices à cette espèce sauvage qui fait partie de notre patrimoine écologique.

  •  l’homme, cet envahisseur !, par NADALES , le 29 janvier 2018 à 21h24

    je dirais tout simplement que mon opinion est contenue dans le titre ! je suis bien évidement pour la préservation du loup dans nos forêts ainsi que toutes les autres espèces animale quel qu’elle soit !
    l’homme saccage tout s’approprie tout et détruit au nom du dieux pognon !
    mais continuez comme ça ... la nature nous effacera un jours...

  •  pour proteger le loup , par benoit cortinovis , le 29 janvier 2018 à 21h24

    Il faut protéger le loup par tout les moyens. Leur population se regulera d elle même. Pas besoin d avoir recours à la chasse.

  •  Essayons d’avoir une vue d’ensemble du problème !, par Charrier Noémie , le 29 janvier 2018 à 21h24

    Considérant :

    1) que le loup n’est pas une espèce menacée sur notre planete
    2) que l’extinction de l’élevage extensif de montagne représenterait une perte en termes de biodiversité bien plus importante que la disparition du loup dans ces zones exloitees
    3) que la population de loups français est en fait constituée en graynde partir d’hybrides chiens/loups
    4) que le loup est un animal très intelligent et opportuniste et que par conséquent toute mesure de dissuasion non dangereuse pour lui ne fait que l’habituer à l’homme tout en aiguisant encore son intelligence
    5) qu’étant donné les espaces boisés qui progressent partout en France suite à la déprise agricole, ceci ajouté à un nombre décroissant de chasseurs de plus en plus éloignés de la nature qui pratiquent la chasse comme un loisir occasionnel

    (... tout ceci n’étant plus à prouver),

    je me demande pourquoi se pose-t-on encore la question de la protection du loup?

    Il apparaît que le loup n’a d’utilité écologique dans notre zone que s’il régule la faune sauvage sans s’attaquer aux troupeaux !

    Pourquoi ne pas simplement autoriser le tir du loup à tous les eleveurs et chasseurs sans restriction?

    Cela permettrait au loup de redevenir sauvage, d’assurer son rôle de régulateur, de ne pas continuer à dégénérer génétiquement parlant en sélectionnant ceux qui ont encore les caractéristiques du loup originel...
    Et cela permettrait aux eleveurs de pouvoir défendre leurs troupeaux sans lourdeur administrative ni conflit avec l’industrie du tourisme, qui pourtant a besoin d’eux ne serait-ce que pour l’entretien des paysages !
    D’autre part, quelle économie d’argent et d’énergie pour l’Etat !

    Que risquerait-on réellement à appliquer une telle mesure?

    Vu le nombre de loups connu (et certainement sous-estimé eu égard à la discrétion d’un grand nombre d’entre eux), et le peu de gens qui auraient le temps, l’intérêt et les connaissances nécessaires à une lutte acharnée et efficace contre le loup, la population de loups alpins semble loin d’être en danger...

    Il est vrai qu’une telle mesure nous ferait prendre le risque (selon moi infime) que le loup ne s’adapte pas... Mais il aurait ses chances, et qu’aurions-nous réellement à perdre au regard des pertes qu’engendrerait la disparition de l’élevage en plein air?

  •  Pour la protection des Animaux et la réunion -introduction dans leur habitation naturelle, par Alban CHAUVEAU , le 29 janvier 2018 à 21h23

    Bonsoir.
    Quel que soit les bonnes raisons invoquées par l’Homme, je suis pour une cohabitation et une sauvegarde des espèces dans leur habitat naturel. Malheureusement l’argent et le profit guide la race humaine a sa perte. Que se soit les abeilles, les orangs-outans, les ours polaires, nous habitont la même planète et nous y vivons comme si nous y étions seuls. J’espère donc que le projet de ré-introduction des loups se fera en bonne intelligence. Si les animaux sont réduit à venir manger dans les villes ce n’est certainement pas à cause de la surpopulation mais plutôt de la destruction de leur habitat naturel. Merci pour Eux, merci pour nous.

  •  Plan d’action national sur le loup, par TUMPICH Carole , le 29 janvier 2018 à 21h23

    Bonjour,
    Le nombre de loups en France est bien plus restreint qu’en Espagne ou en Italie.
    Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à vivre avec les loups ni à respecter leur statut d’animal protégé par la Convention de Berne ?
    Il est rarement prouvé que ce sont des loups qui s’en prennent aux troupeaux.
    Pourquoi faut-il que les éleveurs aient souvent gain de cause ?
    De plus, ils sont indemnisés.
    Je pense que quand on est éleveur, on se doit d’être aussi sur le terrain et prévoir des mesures pour protéger son troupeau. C’est une question de responsabilité et ce de plus quand on est dans une profession qui a trait au vivant. Laisser pâturer son troupeau sans présence ni aucune protection est pour moi plutôt irresponsable.
    Le loup ne doit en aucun cas être considéré comme un animal nuisible par des personnes qui ne prennent pas forcément leurs responsabilités.
    Certes rester sur le terrain avec ses animaux, demandent du temps, de l’énergie, de l’organisation, des moyens. Mais, à l’heure actuelle, avec les technologies dont nous disposons, les études éthologiques, il y a des solutions écologiques à trouver. C’est aussi une question de bonne volonté.
    Des associations oeuvrent pour aider les éleveurs à garder et protéger leur élevage.
    Et tirer sur des loups risquent in fine de fortement diminuer sa présence sur le territoire voire de la faire disparaître.
    Il n’y a que les mâles et femelles alphas qui se reproduisent dans une meute. Il ne faut pas l’oublier.

  •  Présence pérenne du loup et soutien à un pastoralisme durable, par Fabien , le 29 janvier 2018 à 21h23

    Il serait souhaitable que l’Etat s’engage sur les conditions pour une condition pérenne du loup en France.
    Les moyens de protection doivent être généralisés et des expérimentations doivent être menées.
    La présence du loup (ainsi que des autres grands prédateurs) doit être intégrée dans les politiques de régulation des ongulés sauvages pour sa contribution à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique.
    La possibilité de destructions d’individus doit être un moyen ponctuel ressortant du cadre dérogatoire et non une fin.
    Le tir de défense, le tir de défense renforcé et le tir de destruction doivent être distingués.
    Des cellules de crise pour les éleveurs dont les troupeaux ont été victimes d’attaques de loups devraient être mises en place, afin de les accompagner.
    L’Etat ne devrait pas indemniser les dégâts et ne pas autoriser de tirs létaux du loup lorsque les troupeaux sont non ou pas assez protégés, et en aucun cas dans les zones "cœur" des parcs nationaux, les réserves naturelles nationales et les réserves biologiques intégrales de l’ONF.
    L’Etat devrait affirmer une position extrêmement ferme contre les destructions illégales de loups.