EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  CONTRE LES TIRS DE LOUPS, par Sgt , le 29 janvier 2018 à 21h54

    Le loup est utile.
    Les tirs de loups ne font que de déstabiliser les meutes.

    Aux éleveurs d’améliorer la protection de leurs troupeaux.

  •  berger eleveur du 04, par MULOT florian , le 29 janvier 2018 à 21h53

    je suis éleveur berger et pour moi le loup a autant ça place que nous sur la planéte. Mais le retour ou la réintroduction brutale de l’espèce en France a déstabilisé l’élevage extensif qui avait évolué depuis 1 siècle sans le prédateur. aujourd’hui on nous demande de nous adapté alors que le système d’élevage n’est plus le meme qu’il y a 100 ans, les troupeaux sont 10 fois plus gros pour arrivé a dégager un revenu et forcement plus difficile a gérer au niveau de la surveillance. La différence avec les pays voisin qui arrive a protéger leur troupeau et a vivre avec le loup, c’est pareil ; il on besoin de moins de bètes pour vivre et on toujours évolué avec, on toujours su le tenir a distance des activité humaine en le tirant lorsqu’il s’approche des élevage sans pour autant l’exterminer. Le problème est qu’en protégeant le loup il devient de moins en moins méfiant vis a vis de l’homme et arrive a s’adapter a toute les technique de protection. Il faut arrèté au plus vite de protégé l’animal donné l’autorisation au chasseur et au berger de pouvoir le tiré, ce qui permettra de sauvé les petits élevage extensif, de réguler et d’effarouché les individu les moins sauvages, et ainsi les millions d’euros gaspillés pour la protection du loup pourront peut etre servir a meilleur escient. J’invite également tout ceux qui critique les éleveurs et bergers, qui font soit disant mal leur travaille a venir quelque mois vivre notre quotidien notamment en alpage avant de dire quoi que ce soit. C’est un métier ancestral et de passionné, il faut qu’il perdure sans pour autant etre radical que ce soit pour ou contre le loup.

  •  Respecter la biodiversité !, par Annick Massé , le 29 janvier 2018 à 21h52

    Qui est le plus nuisible pour la planète ? Cessons d’exploiter chaque espèce vivante, nous devons respecter la biodiversité et le loup en fait partie ! Appliquons-nous à limiter notre impact négatif sur la Terre qui nous fait vivre !

  •  NON aux Tirs de Loups, par JAYER Frédérique , le 29 janvier 2018 à 21h51

    La finalité du PNA ne change pas puisqu’il s’agit de la destruction de loups, malgré que son efficacité ne soit pas prouvée.
    Il aurait fallu concentrer les efforts sur l’amélioration des mesures de protection et d’effarouchement.
    Les chiffres énoncés par le PNA ne correspondent pas à la réalité sur le
    terrain au chiffre minimum des animaux reproducteurs.
    Le non contrôle par un professionnel risque de conduire à une surévaluation des dommages attribués au loup par les éleveurs, qui ne sont ni compétents ni neutres puisqu’elle conditionne le paiement d’une indemnité.

  •  Réponse de la LPO Hérault à la consultation de Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023, par LPO Hérault , le 29 janvier 2018 à 21h51

    Un certain nombre de points demeurent critiquables et litigieux dans ce nouveau plan national d’action.

    En effet celui-ci reste axé prioritairement sur les tirs et leur facilitation plutôt que sur les moyens d’une cohabitation partagée.

    D’une part, « les tirs de défense et de prélèvement pourront être autorisés sans mesures préalables de protection des troupeaux » dans des zones de colonisation où le but sera « de freiner l’expansion du loup ». La volonté de mettre en œuvre une gestion adaptée sur certains fronts de colonisation en vue de préserver les activités pastorales s’apparente à une gestion discriminante permettant des zones d’exclusion de l’espèce. La notion de durée pour laquelle on parle de front de colonisation serait à définir ainsi que le caractère de « difficultés importantes » à mettre en place des moyens de protection des troupeaux.

    D’autre part, le plafond de l’année 2018 porté à 40 loups à abattre pourra être réactualisé en fonction des effectifs du printemps, dans un objectif à atteindre de 10% de l’effectif moyen annuel, poussé à 12% en cas de situation exceptionnelle, voire plus pour permettre aux éleveurs de bénéficier des tirs de défense simple toute l’année et ce sans dommages constatés (ils pourront par ailleurs bénéficier de l’obtention facilitée d’un permis de chasse simplifié, sans formation sur la reconnaissance de l’espèce au préalable ou nécessité de faire partie du Réseau Loup-Lynx de l’ONCFS). On se trouvera alors au dessus du seuil d’accroissement naturel actuel de la population française (12% par an) et en 2018 dans une année de recouvrement entre les deux plans qui va autoriser potentiellement la destruction de 75 loups (35 en 2017 + 40 en 2018), soit alors plus de 20% de la population.

    Finalement s’il s’avérait que plus de 2% de la population de loups était des hybrides cela justifierait un dispositif permettant de les exclure du plafond de loups pouvant être abattus. Sachant qu’aujourd’hui visuellement il n’est pas possible de différencier un loup d’un autre (âge, identité individuelle, voire sexe), comment un hybride pourrait-il se distinguer d’un loup ? Aussi cela se résumerait-il à abattre plus de loups que le plafond ne le permet déjà, sans possibilité de savoir si l’animal abattu est un loup ou un hybride. Cela pourrait alors être contre-productif (éventuellement entrainer un appauvrissement génétique de la population originelle).

    Tous ces points avancent une évidente remise en cause du maintien dans un état de conservation favorable des populations de l’espèce Canis lupus lupus et ce dans leur aire de répartition naturelle, qui rappelons-le, était quasiment partout où les proies sauvages abondaient sur le territoire national (plaines, collines et montagnes), avant son extermination dans les années 30.

    Rappelons également que les tirs de prélèvements ne sont pas reconnus pour maitriser ou diminuer la pression de prédation. Au contraire, selon les connaissances actuelles (Chaperon G. Treves A. 2016 ; Wielgus RB, Peebles KA 2014 ; Mallonee 2011) et le nombre de victimes ne cessant d’augmenter parallèlement à l’augmentation du nombre de loups prélevés, ils sont contre-productifs tant par leurs effets (nuls quant à la problématiques des attaques), que leurs conséquences sur la déstructuration possible de groupes de loups installés et stables (dispersion, colonisation nouvelle, hausse de la prédation sur proies faciles, hausse du braconnage de loups, etc.).

    Dans ce nouveau PNA il s’agit aussi d’encourager la mixité des acteurs au sein des correspondants chargés de collecter les indices de présence de l’espèce en favorisant notamment l’accès aux éleveurs et aux chasseurs, qui ne représentent respectivement que 3 et 14% des correspondants. Il est légitime que les premiers soient en effet davantage acteurs, mais les seconds présentent un nombre de correspondants à part quasi égale avec les correspondants issus d’Associations de protection de la nature (APN, 13%). Pourquoi encourager les uns plutôt que les autres ? De même, comment justifier d’encourager le recrutement de Lieutenant de louveterie volontaires à réaliser les missions de destruction d’une espèce protégée (avec défraiement et équipement) mais pas les adhérents de structures associatives de protection de l’environnement au suivi de la population de loups et de ses indices de présence ou à la protection des troupeaux (brigades volontaires d’appui au gardiennage, à la mise en place de clôtures, à la sensibilisation des randonneurs, etc.) ?

    Par ailleurs, les APN ne sont que peu associées aux modalités et actions de ce nouveau PNA. En effet elles apparaissent en tant que partenaires dans 4 actions sur les 36 prévues par le plan. Pourtant au vue des thèmes de chacune des actions, les APN pourraient, en tant qu’acteur du territoire dans la gestion et la préservation de l’environnement, être associées dans la réflexion d’autres actions du plan (au niveau de la recherche d’amélioration des moyens de protection adaptés et compatibles tant aux objectifs premiers, qu’aux exigences d’un milieu ; au niveau de l’acquisition de connaissances sur l’éthologie du loup ; au niveau des actions de médiation, de communication et d’éducation sur le loup et le pastoralisme en tant que parties prenantes de la biodiversité).

    Il est d’ailleurs question dans ce nouveau plan d’amplifier la communication auprès des différents publics concernés : encore faudrait-il que les moyens d’actions suivent. Par exemple, la malle pédagogique Animalle loup co-conçue par l’Association SOURS et le Ministère, avec la participation de l’ONCFS, est en effet un très bel outil mais à diffusion limitée. Seuls 10 exemplaires de cet outil sont disponibles sur l’ensemble du territoire national. Et chaque année depuis sa création les différents organismes qui en ont connaissance et l’utilisent (Parcs, associations d’éleveurs, de médiation ou de protection de la nature) font des kilomètres pour se partager le matériel.
    Nous demandons une édition de nouveaux exemplaires afin de présenter une communication objective et diversifiée sur le sujet.

  •  plan d’action national sur le loup et les activités d’élévage 2018-2023, par Christine Suard , le 29 janvier 2018 à 21h51

    Il faut privilégier toutes les mesures de protection et de prévention au lieu d’assouplir les conditions d’autorisation de tirs du loup : protection des troupeaux obligatoire et contrôlée par les préfectures, utilisation en priorité des tirs d’effarouchement.Le tir du loups devrait être l’ultime recours.

    Il faut interdire les tirs de destruction du loup entre le 1er mars et le 30 avril (période de reproduction et d’élevage des petits).Pourquoi autoriser des tirs en l’absence de troupeaux?

    Enfin, il est inacceptable qu’un plafond proportionnel modulable en fonction de situation exceptionnelle puisse être envisagé. Le taux de 10% qui peut être majoré de 2% ne permettra pas la survie de l’espèce en France à long terme pourtant le loup est une espèce menacée d’après le dernière liste rouge UICN France 2017.

  •  non aux tirs de loup, par Nazeyrollas , le 29 janvier 2018 à 21h49

    Le plan prévoit le développement des mesures de protection mais aboutit au final à des destructions de loups, dont l’efficacité n’est pas prouvée.

    Il serait nécessaire de concentrer les efforts sur l’amélioration des mesures de protection et d’effarouchement.

    – Le plan loup garantit un seuil de 500 loups à l’issue du quinquennat pour assurer la viabilité à long terme de l’espèce, prétendant que c’est ce qu’il ressort de l’ESCO (expertise). Mais c’est faux : cette expertise ne précise que ce chiffre constitue « l’effectif efficace » : un minimum de 500 potentiels reproducteurs, c’est à dire sans compter les loups ne se reproduisant pas au sein d’une meute. L’effectif minimal en terme de spécimen serait, selon cette étude, de l’ordre de 2500 à 5000 individus.

    – Le plan évoque la notion de niveau attendu d’efficacité des mesures de protection, mais il n’y a pas d’obligation

    – La conditionnalité de l’indemnisation des victimes à la mise en œuvre préalable des mesures de protection est une avancée nécessaire, mais lil est nécessaire de vérifier leur mise en œuvre lors des constats d’attaques, ce qui n’est pas prévu.En effet, c’est précisément à cette occasion que ce contrôle serait le plus aisé (agent déjà sur place), et le plus utile pour déterminer si la mesure de protection était effectivement en place au moment de l’attaque.

    – La généralisation de la procédure déclarative des dommages par l’éleveur lui même, sans constat d’un professionnel risque de conduire à une surévaluation des dommages attribués au loup. Les éleveurs ne sont ni compétents ni évidemment assez neutres et désintéressés pour que la responsabilité d’attribuer une perte ou loup, ce qui conditionne le paiement d’une indemnité, puisse leur être abandonnée.

  •  berger eleveur du 04, par flo , le 29 janvier 2018 à 21h48

    je suis éleveur berger et pour moi le loup a autant ça place que nous sur la planéte. Mais le retour ou la réintroduction brutale de l’espèce en France a déstabilisé l’élevage extensif qui avait évolué depuis 1 siècle sans le prédateur. aujourd’hui on nous demande de nous adapté alors que le système d’élevage n’est plus le meme qu’il y a 100 ans, les troupeaux sont 10 fois plus gros pour arrivé a dégager un revenu et forcement plus difficile a gérer au niveau de la surveillance. La différence avec les pays voisin qui arrive a protéger leur troupeau et a vivre avec le loup, c’est pareil ; il on besoin de moins de bètes pour vivre et on toujours évolué avec, on toujours su le tenir a distance des activité humaine en le tirant lorsqu’il s’approche des élevage sans pour autant l’exterminer. Le problème est qu’en protégeant le loup il devient de moins en moins méfiant vis a vis de l’homme et arrive a s’adapter a toute les technique de protection et je parle en connaissance de cause. Il faut arrèté au plus vite de protégé l’animal, donné l’autorisation au chasseur et au berger de pouvoir le tiré, ce qui permettra de sauvé les petits élevage extensif, de réguler et d’effarouché les individu les moins sauvages, et ainsi les millions d’euros gaspillés pour la protection du loup pourront peut etre, servir a meilleur escient. J’invite également tout ceux qui critique les éleveurs et bergers, qui font soit disant mal leur travaille a venir quelque mois vivre notre quotidien notamment en alpage avant de dire quoi que ce soit. C’est un métier ancestral et de passionné, il faut qu’il perdure sans pour autant etre radical que ce soit pour ou contre le loup.

  •  Stop la démagogie OUI au loup, stop au massacre., par Huet , le 29 janvier 2018 à 21h47

    Le loup ne pose problème qu en France... étrange. Le loup est utile. Le jour où nos bergers comme en Italie iront avec leurs troupeaux ou élèveront des chiens subventionnés par l état en protection des troupeaux, il,n y aura plus de problème, Le,loup est le bouc émissaire idéal...c est sur qu un berger qui garde son troupeau de chez lui devant la télé, c est cool comme boulot ! Allez faire un tour en Italie...eux n ont aucun problème. Le,jour ou les loups auront été tous exterminés, ça sera qui les prochains responsables? Lens renards?les lynx? Les buses? Les chats??? Pitoyables ce degré de réflexion qui engendre l extermination du loup... triste.

  •  Avoir le courage d’aller à l’encontre d’une aberration , par RIU Marine , le 29 janvier 2018 à 21h46

    De ma petite place de citoyenne reconnaissante de la beauté de la nature qui m’entoure. Je ne vois aucune efficacité ni aucun bénéfice aux tirs de loups. Aucune étude scientifique n’a pu démontrer une once d’efficacité et pire certains effets pourraient même être contreproductifs. Quelle personne aura le courage de placer linteret commun plutôt que de s’applatir lâchement devant les lobby.
    Le loup est un grand carnivore qui mérite largement sa place. En France.

  •  Défense de la biodiversité, par Louzon , le 29 janvier 2018 à 21h45

    Le loup est une espèce comme tant d’autres qui a le droit de vivre dans les écosystèmes naturels qui lui sont propices, même si ces écosystèmes sont colonisés par l’homme. Les activités anthropiques impactent négativement les habitats de multiples espèces, ce qui est évidemment en lien avec une diminution de la fitness des populations naturels au sens darwinien du terme.

    Ainsi, en tant que citoyen et doctorant en biologie, je pense que la biodiversité et une richesse dans un territoire, que nous n’avons pas le droit de privilégier les activités économiques à la protection de l’environnement, car nous n’avons qu’une planète.

    En revanche, il faut des solutions pour préserver les populations de loup en France, les agriculteurs bien que victime ne doivent pas défendre leurs troupeaux contre le loup, il devrait s’agir de brigade vétérinaire d’urgence munie de fléchettes tranquilisantes pour déplacer les individus vers des réserves naturelles non anthropisées.

    C’est une grave erreur de faire passer les intérêts économiques des éleveurs sur la protection de la biodiversité.

    Quand va t’on arrêter de contrôler les espèces animales :alors le loup j’en veux pas sur mon territoire car il ne me rapporte pas d’argent, par contre les moutons ils se vendent donc j’en achète !

    C’est pas un raisonnement durable et encore moins éthique.

    Il faut vivre en symbiose avec la nature ou dans une certaine harmonie, et concernant le loup, il faut mettre en place des solutions pour préserver l’espèce sur le territoire : préserver génétiquement également en faisant des croisements pour éviter la consanguinité. Et il faut surtout permettre à l’espèce d’être suffisamment nombreuse et étendue pour qu’elle ne soit plus en danger. Je suis persuadé que nous avons beaucoup à apprendre du loup.

  •  LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ , par BIO , le 29 janvier 2018 à 21h45

    DROIT A LA LIBERTÉ ET DROIT DE VIVRE

  •  Oui à une gestion adaptée des troupeaux - Non aux tirs de loups, par LANG Loïc , le 29 janvier 2018 à 21h45

    La solution ne peut résider dans cette fuite en avant qui vise à tirer des loups tous les ans. Ces tirs ont pour seul effet de déstructurer les meutes. Les loups dispersés ne pouvant plus chasser les animaux sauvages se rabattent alors sur les proies faciles que sont les moutons.
    Il faut travailler sur 2 axes : mieux protéger les troupeaux en imposant par exemple des chiens de défense, et permettre aux éleveurs de dégager le revenu qu’ils méritent, ce qui nécessite de leur acheter à un prix décent leurs moutons et de stopper les importations de viande low cost de Nouvelle-Zélande ou d’ailleurs. Les éleveurs accepteraient mieux le loup s’ils pouvaient vivre de leur production. Leur faire croire que leur problème vient du loup est un mensonge.

  •  laissons le vivre avec nous !, par Yannick , le 29 janvier 2018 à 21h44

    Je suis agriculteur et éleveur. Je ne vis pas en zone de présence du loup mais je constate quand même de la perte sur mes animaux par prédation. Celle-ci est due aux milans noirs, corbeaux et autres buses sans oublier le renard parfois. Aucune indemnité pour les rapaces n’existe et ceux-ci sont aussi classés protégés, on ne peut rien faire sinon utiliser quelques stratagèmes et autres claustrations nocturnes. Ceci dit, j aime à voir ma campagne vivante et me dire qu’elle abrite toutes ces formes de vies depuis tellement longtemps et que tous nos ancêtres ont fait avec. Pourquoi pas nous ? ! Sommes-nous tellement en danger avec la faune sauvage qui nous entoure au point de ne pas lui laisser quelques endroits pour elle ? Notre vie doit-elle avancer à contre-courant de la vie sauvage ce qui nécessite tant d’énergie pour lutter contre elle ? Je pense au contraire que nous devrions vivre en harmonie avec elle humblement.
    70 millions de français pour 500 loups ...

  •  Contre la souffrance annimale provoquée par les Loups, par ROBIN , le 29 janvier 2018 à 21h41

    Nos ancêtres ont combattus avec raison les Loups.Le Monde rural ne veut pas du tout son retour.écoutez les élus de montagnes où le Loups posent déjà de très graves problèmes .si les urbains le veulent à Paris pourquoi pas !Se nouriras t il des Rats dont La Maire Mme Hildago souhaite la disparition.
    En france les attaques de Loups laissent beaucoups d’annimaux dans des états de souffrances intolérables.bien pire que ce que montre L 2014.des moutons,des vaches,des chevaux se retrouvent profondément mordus ,des morceaux de viande important arrachés.Le Loup tue la biodiversité.Il est un élément de régression de la Bio diversité.
    Les agriculteurs sont très loins d’être aux Objectifs de Revenus des traités Européens de ROME puis de lisbonnes être au revenu médian de leurs pays.Malgré des moyennes de travail supérieur à 3000 heures par an leur revenu et largement en dessous du seuil de pauvreté.Au nom de qu’elle idéologie leur demander de revoir leur travail et d’en faire encore Plus? Les agriculteurs n’ont pas a subir de nouvelles contraintes avec ces loups relachés .Les critiques contre les éleveurs de moutons sont totalement injustifiés.Que peut faire un éleveur de Bovins qui a ses génisses dans des prairies bien cloturées?les hauteurs que peuvent franchir les loups dépasent largement les barrières traditionnelles.Si les clotures étaient financées a partir de fond écologiques et si ellesarrivaient à protéger du LOUP elles seraient des obstacles aux corridors écologiques.
    pour permettre à nos annimaux domestiques de vivre tranquille il faut reconnaitre qu’il y a déjà trop de Loups en France et revenir à la Sagesse de nos ancêtres

  •  Oui pour l’honnêteté intellectuelle : les loups menacent le pastoralisme et la vie écologique, socio économqie de nos vallées et montagnes, par Claire la bergère , le 29 janvier 2018 à 21h40

    En tant que bergère, habitante d’une magnifique vallée rurale, passionnée d’écologie, et confrontée de plein fouet à la prédation des loups, je peux m’exprimer en toute honnêteté sur le sujet, et EN CONNAISSANCE DE CAUSE :

    - Reconnaître que la population lupine "dite italienne" est en bon état de conservation puisque supérieure à 2000 individus adultes.

    - Réaliser des analyses ADN en double (ONCFS et laboratoire ForGen) sur tous les loups retrouvés morts pour identifier le taux d’hybridation et les origines géographiques (Italie, Russie, Canada ...) afin de réaliser une VRAIE étude génétique des loups en France.

    - Prise en charge à 100 % par l’État de l’ensemble des mesures de protection et ne pas conditionner les indemnisations à ces moyens de protection car certaines zones sont IMPROTEGEABLES.

    - L’État doit prendre en charge à 100 % du permis de chasse et de sa validation annuelle tant qu’un permis de défense du troupeau n’est pas mis en oeuvre. Nous demandons la mise en place d’un permis spécifique de légitime défense du troupeau.

    - Les loups en situation de prédation sur les troupeaux doivent être prélevés prioritairement, sans tenir compte de plafonds.

    - Les tirs de défense et tirs de défense renforcés doivent être autorisés au-delà du plafond de prélèvement car ce sont des situations de légitime défense et ce toute l’année.

    - Les tirs de défense en zone coeur de Parcs Nationaux doivent être autorisés, le Parc National du Mercantour doit l’expérimenter prioritairement en 2018.

    - Les brigades d’intervention doivent être généralisées sur l’ensemble des départements concernés pour lutter contre la concentration des attaques. Ces brigades doivent être prises en charge par le Ministère de la Transition Ecologique et non par les collectivités territoriales.

    - L’expérimentation du piégeage doit être étudiée afin de réaliser des prélèvements ciblés

    - Les éleveurs volontaires doivent pouvoir anticiper et contractualiser des mesures de protection (clôtures, chiens de protection, formations chiens de protection, accompagnement technique, étude de vulnérabilité) dans les départements limitrophes d’un département concerné par une attaque.

  •  le loup pour les citadins, par Jean Noël , le 29 janvier 2018 à 21h40

    A la lecture des différents commentaires il me semble que bien souvent les gens jugeant indispensable de protéger le loup et d’interdire les tirs, se trouve être des citadins qui ne sortent dans les montagnes que pour les loisirs. Il faudrait qu’il participe aux divers travaux dans les alpages pour voir et comprendre la réalité du travail d’éleveur, à partir de là ces personnes pourront juger les éleveurs et leur travail.
    Ce travail est déjà suffisamment dur sans rajouter encore des contraintes. Dans notre société tout le monde cherche a simplifier son travail et à prendre du temps pour soi ( 35 heures travail, des vacances régulières...) mais il faudrait que les éleveurs eux ne fasse que travailler, est-ce normale? Le loup doit réapprendre à avoir peur de l’homme et des troupeaux, car pour l’instant il est plus facile de tuer des moutons plutôt que d’attraper un chevreuil ou un chamois.

  •  Protégeons les loups, par Diane Gravosqui , le 29 janvier 2018 à 21h40

    Les loups méritent notre respect et notre protection.Ils méritent même notre gratitude.

  •  Respecter la vie, par Xavier , le 29 janvier 2018 à 21h39

    Nous devons apprendre à vivre en respectant la nature et la vie qui sont toutes deux un modèle à suivre. Nous avons le devoir d’apprendre à partager notre territoire avec tout les êtres vivants y compris les loups dont c’est le sujets mais pas seulement.

  •  Pour une vie harmonieuse entre chaque être vivant, par PETROSSO , le 29 janvier 2018 à 21h39

    Pourquoi, en France, est-il impossible de vivre en harmonie avec les loups. L’Italie y arrive, et l’Espagne aussi. Entre prédateurs, on devrait se comprendre. Sommes-nous si arrogants que nous pensons être supérieurs aux animaux ? Les plus sauvages ne sont sans doute pas ce auxquels l’on pourrait penser.
    L’être humain est le seul être vivant qui adapte son environnement à lui-même alors que les autre êtres vivants s’adaptent à leur environnement.
    Je rappelle ici que les loups sont des animaux craintifs et qu’ils ne vont pas attaquer si le troupeau est gardé par des chiens, un berger, s’il y a de l’éclairage. Evidemment, s’il n’y a rien, le loup ne va pas se gêner. Je ne pense que l’être humain se gênerait si les magasins d’alimentation étaient en libre-service gratuit.
    De plus, les bergers sont indemnisés, par l’Union Européenne, pour les pertes suite à attaques de loups, et à un prix plus élevé que s’ils vendaient leur bête pour la boucherie. Par contre, ce n’est pas le cas s’il s’agit d’attaques de chiens errants. En outre, les bergers les plus intransigeants sont souvent ceux qui ont des centaines, voire des milliers de bêtes. Je ne pense pas qu’ils soient à quelques bêtes près. Ici, je tiens à signaler que d’autres bergers ont pleinement conscience de leur environnement, aiment la nature et souhaitent cohabiter harmonieusement avec les loups.
    Chacun à sa place dans ce monde, et en pleine liberté. Il n’y a rien de plus beau qu’une nature peuplée. Il est temps que l’être humain apprenne à partager. Soyons plus humbles. Et comme disait en substance Nicolas Hulot : "En préservant l’environnement, on préserve l’homme".
    Moi, j’adore les randonnées, mais je n’irai pas dans des lieux où l’on peut tuer des loups et détruire la nature.
    Vive les loups et c’est une campagnarde qui le dit, qui vit aves ses animaux et qui fait son jardin (là aussi, il faut accepter que la nature n’aille pas toujours dans le sens que l’on souhaiterait).