EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 2089 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


Télécharger :

Commentaires
  •  Espèce protégée !, par Helene Jollivet , le 19 janvier 2018 à 17h43

    Encore un plan qui ne fait qu’accepter les demandes des organisations professionnelles agricoles qui pourtant sortent du cadre légal et juridique. Les activités humaines s’approprient toujours plus d’espace...A l’heure où la communauté scientifique nous alerte sur la disparition des espèces, de la biodiversité, l’élimination d’une espèce protégée est présentée comme une solution?? C’est à l’humain d’adapter ses activités.
    Et une remise en question de l’élevage et de la surconsommation de viande serait aussi sans doute bienvenue.

  •  comment peut-on rester insensible à la détresse des éleveurs?, par montcoudiol , le 19 janvier 2018 à 17h40

    De plus en plus de départements sont touchés par des attaques de loups et le nombre de victimes a explosé. C’est une situation intolérable et inhumaine pour les éleveurs et leurs familles. Certaines personnes défendent le loup mais sont incapables de défendre les hommes et leurs outils de travail !! Comment peut-on vivre dans une société complétement déconnectée de la réalité du terrain? Comment des personnes qui ne connaissent rien à la vie et au travail des éleveurs peuvent prendre la défense des loups? C’est totalement inadmissible !!

  •  Espaces protégés, par CADIER Guillaume , le 19 janvier 2018 à 17h38

    Bonjour, le plan a intégré nombre des propositions des espaces protégés dont une action spécifiquement dédiée (2.4), ce que j’approuve.

    Il est nécessaire cependant qu’il intègre en son sein l’objectif d’interdiction de tirs dans toutes les réserves naturelles ceci pour toute la durée du plan, évitant ainsi que cette question soit renvoyée à des arrêtés cadre avec le risque d’évolution de ces arrêtés.

    Sinon je salue les évolutions positives possibles de ce futur plan loup.

  •  non au plan loup, par gilles COLLIN , le 19 janvier 2018 à 17h31

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  non au plan loup, par Antoine COLLIN , le 19 janvier 2018 à 17h31

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  non au plan loup, par Jean Paul PETELOT , le 19 janvier 2018 à 17h29

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par Eric VIRION , le 19 janvier 2018 à 17h28

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par Kremel Denis , le 19 janvier 2018 à 17h27

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par LECLER Olivier , le 19 janvier 2018 à 17h26

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par herve chapuis , le 19 janvier 2018 à 17h24

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par alexandre chapuis , le 19 janvier 2018 à 17h22

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Non au plan loup , par PETELOT CYRIL , le 19 janvier 2018 à 17h21

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  DECEPTION, par BERNARD , le 19 janvier 2018 à 17h21

    Tout d’abord, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation devrait être renommé le : « Ministère de l’Ecologie » car l’agriculture de montagne n’est plus défendue…

    Un éleveur est là pour produire des agneaux de qualité et non pour nourrir ce loup qui est le « cancer » du pastoralisme ; mais tout est fait pour les zones extensives (Alpes, Massif Central…) deviennent un grand parc d’attractions où les gens fortunés viendront randonner en 4 X 4 pour voir les loups…

    Côté randonneurs, il y en a de moins en moins, les morsures se multiplient et un jour, nous aurons un drame avec un enfant défiguré ou plus par ces chiens de protection.

    La gestion du loup abime nos alpages avec des allers-retours incessants dégradant la pelouse fragile de ces pâturages d’altitude.

    Toutes les mesures prises depuis 20 ans ne servent à rien et le loup progresse de 20 % par an. Donc, l’éleveur doit avoir la possibilité de tirer chaque fois que son troupeau est attaqué que ce soit en alpage ou dans la vallée.. 40 loups, c’est ridicule contre une population qui doit avoisiner les 800 à 1000 individus.

    L’Europe, l’Etat devraient avoir honte de telles pratiques qui font souffrir les animaux, les bergers et les éleveurs.

  •  plan loup, par PETELOT CYRIL , le 19 janvier 2018 à 17h15

    Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  le loup bouc émissaire, par Acchiardo J.Vivian , le 19 janvier 2018 à 17h10

    éradiquer le loup ,quelques soient les moyens et les raisons ,n’est une fois de plus que la solution de facilité et l’utilisation de la loi du prédateur le plus fort, car dans les faits, les moutons importent peu : de toute façon ils sont considérés comme un produit économique par les hommes qui invoquent leur manque à gagner, et comme une proie facile pour les autres,qui n’ont pas la parole, mais dont on peut supposer que c’est une question de survie.

    Mais on pourrait en dire autant de tout animal dont la présence viendrait concurrencer celle de l’homme,ou en tout cas qui serait jugé comme nuisible à un titre ou un autre ,inutile ou inexploitable.

    On constate chaque jour où mène ce raisonnement à courte vue, de même qu’on peine à trouver ses limites.Il serait temps à cette occasion d’en poser en permettant au loup de survivre : ce n’est qu’une question de bonne ou de mauvaise volonté.

  •  régulation nécessaire, par Guillaume , le 19 janvier 2018 à 16h53

    Le loup doit être régulé dans notre écosystème actuel, c’est malheureux, mais c’est la réalité ;
    Les éleveurs n’ont plus la possibilité de garder les troupeaux comme c’était dans le temps pour des réalités économiques, c’est malheureux, mais c’est la réalité.
    Tout les espaces sont occupés par l’homme, même les forêts dont le gibier est maintenant régulé par les chasseurs, c’est malheureux, mais c’est la réalité.
    Il est impossible de bien protéger une parcelle de moutons avec des fils électriques quand les voisins sont des particuliers, des forêts ou des haies. Il reste la solution du chien, mais regardez le nombre de pétitions contre les chiens de protection sur internet, ils sont donc estimé indésirable par beaucoup de personne, ou alors doivent être de bon toutou juste bon à se faire attaquer et non à se défendre. il n’est donc pas possible de protéger efficacement et sans grandes contraintes un troupeau, c’est malheureux, mais c’est la réalité.
    Il y aura forcément plus de partisan du loup que de gens pour une vraie régulation, car malheureusement nombre de personne qui s’exprime ne connaisse la nature que pour le loisir d’un weekend. Les ruraux qui vivent vraiment dans la nature, qui la pratique et qui se nourrissent directement de celle ci tous les jours ne s’exprime pas assez sur ce sujet et sur bien d’autre, c’est malheureux, mais c’est la réalité.
    Il ne faut oublier aussi que l’homme est un prédateur. Nous avons certes la conscience de nos actes contrairement aux autres animaux, mais ce n’est pas une raison pour abandonner ce rôle de prédateur que nous avons toujours eu.
    je suis pour une régulation efficace du loup et un travail des éleveurs à l’abri de la prédation, c’est triste pour les défenseurs "aveugles" du loup, mais c’est un choix de bon sens et d’empathie que de réguler.

  •  Halte au massacre des loups !, par Michelle , le 19 janvier 2018 à 16h16

    Halte à l’acharnement sur la nature et ses habitants...laissez les vivre. L’homme n’a pas plus de droit que n’importe quelle autre espéce sur terre. Qu’il cesse de tout s’octroyer parce qu’ »il est le plus fort » !!

  •  non au plan anti-loups, par Annick , le 19 janvier 2018 à 15h54

    comme toujours, l’homme, super prédateur, n’a de cesse de vouloir éliminer tout ce qui le gêne, surtout les animaux, ici le loup, en l’occurence.
    A quand les véritables mesures contraignantes de protections des troupeaux trop souvent laissés seuls, donc, livrés à eux-mêmes ?
    A quand la cessation des indemnités sans aucune vérification faite par un professionnel autre que l’éleveur lui-même ?
    A quand la neutralité, donc, la vérité ?
    Ras-le-bol de tous ces lobbies ( chasseurs, éleveurs,FNSEA...) qui s’arrogent tous les droits, au détriment d’une majorité de citoyens qui veulent une vraie nature sauvage, avec tous les animaux sensés y vivre en liberté !

  •  Eviter les extrêmes, par Hugues Baudvin , le 19 janvier 2018 à 15h53

    Il faut respecter les bergers ET les loups.
    Le loup n’est pas le plus gros problème de la filière ovine.
    Pourquoi les chiens errants ne "bénéficient"-ils pas du même traitement énergique que les loups?
    Les indemnisations ne doivent concerner que les éleveurs protégeant leurs troupeaux.
    Les tirs au hasard déstructurent les meutes. Plus on tue de loups, plus il y a de
    dégâts dans les troupeaux.
    Si quelques loups "spécialistes" d’animaux domestiques doivent être neutralisés, qu’ils le soient par des personnes n’ayant aucun lien avec le monde de la chasse.
    Je voulais voir des ours, je suis allé en Finlande et en Slovénie.
    Je veux voir des loups, je me rendrai en Espagne et en Italie.
    Un certain écotourisme intelligent permettrait sans doute à des éleveurs Français d’avoir une autre source de revenus.
    Personne n’est parfait : ni l’éleveur, ni le loup.

  •  Pourquoi les bergers roumains cohabitent avec des loups (dix fois plus nombreux en Roumanie) et pas nos bergers ? La réponse est dans le lien ! A voir absolument !!, par Fort , le 19 janvier 2018 à 15h49

    La Roumanie n’est peut être pas un exemple en ce qui concerne le traitement des chiens dans ses fourrières mouroirs ... En revanche nous avons beaucoup à apprendre de leur bergers, qui cohabitent avec les loups depuis des siècles et sans problème. La Roumanie est pourtant le pays qui compte le plus de loups en europe. Alors : Comment expliquer la réussite de ces bergers, beaucoup plus pauvres que les nôtres, et soumis à des hivers plus rigoureux et surtout à un nombre de loups bien plus important que chez nous ?? Pourquoi nos bergers ne parviennent pas à cohabiter avec moins de loups et un Temps plus doux ? Je pense qu’ils devraient tous aller faire un stage chez ce berger Roumain !! Ne serait-ce que pour cette incroyable expérience ! Si l’homme a pu vivre en harmonie avec le loup depuis la nuit des temps, il n’y a pas de raisons de devoir le supprimer aujourd’hui au moindre problème rencontré ! À nous de nous adapter ! le loup à toujours été la et il doit rester ! Et je regrette mais si ce berger de 90 ans élève ses 300 moutons, seul avec ses chiens bergers des Carpates (la clé de sa réussite ;) en dormant dehors par -20c ....je ne vois pas pourquoi nos jeunes bergers français ne seraient pas capables d’assumer leur troupeaux dans des conditions bien plus favorables !
    La réponse est dans ce lien ! A lire et à voir !
    https://www.rtbf.be/tv/thematique/documentaire/detail_vivre-avec-les-loups?id=9387052