EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projets d’arrêtés relatifs relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes sur le territoire de Mayotte

Du 21/12/2020 au 13/01/2021 - 3 commentaires

Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues par la Convention sur la diversité biologique (CDB) comme la troisième cause de l’appauvrissement de la biodiversité mondiale. Elles sont favorisées par les perturbations et les pressions anthropiques (dégradation environnementale, commerce international, changement climatique…). Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine.

Le droit applicable à ces espèces a connu ces dernières années des évolutions majeures.

Ainsi, le règlement (UE) n° 1143/2014 du 22 octobre 2014 relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes oblige, dans son article 6 § 2, les États-membres comptant des régions ultrapériphériques à adopter une « liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes dans chacune de ces régions ».

La France compte six régions ultrapériphériques, toutes situées dans les outre-mer : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Martin.
Les espèces exotiques envahissantes « préoccupantes » doivent faire l’objet des mesures prévues à l’article 7 du règlement, c’est-à-dire que leur introduction dans le milieu naturel et éventuellement, plus strictement encore, leur introduction sur le territoire national, leur transit sous surveillance douanière, leur détention, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur échange, leur mise en vente, leur vente et leur achat doivent être interdits.

Pour la mise en œuvre de cet article en droit français, et conformément aux articles L. 411-5 et L. 411-6 du code de l’environnement, les listes d’espèces exotiques envahissantes « préoccupantes » sont fixées par arrêté interministériel.

Les projets de listes (espèces animales / espèces végétales) ont été élaborés par la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Mayotte, en lien étroit avec les acteurs locaux concernés. Cette démarche s’est inscrite dans le cadre des actions déjà engagées dans ce territoire pour lutter contre la présence d’espèces exotiques envahissantes : détermination des méthodes et sites de lutte, animation d’acteurs. Ces projets de listes ont, avant d’être transmis au Ministère, été soumis au conseil scientifique régional du patrimoine naturel.

Les présentes listes concernent les espèces réglementées au titre de l’article L.411-5 du code de l’environnement, à savoir celles qui sont uniquement interdites d’introduction dans le milieu naturel. Mayotte étant un territoire insulaire, possédant de fait une biodiversité remarquable, il a été fait le choix, par principe de précaution d’interdire l’introduction de toutes les espèces non autochones de l’île animales et végétales, ces dernières figurant sur les projets d’arrêtés.

Deux projets d’arrêtés sont de fait soumis à cette consultation du public : l’un concerne les espèces animales, l’autre les espèces végétales.


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Commentaires
  •  Espèces envahissantes, par Collanges Michel , le 22 décembre 2020 à 21h44

    On va à la catastrophe avec l’introduction d’espèces qui avaient disparues de notre territoire, il n’est qu’à constater les problèmes générés par les loups et les ours. Quel intérêt certains ont a réintroduire et favoriser le développement de ces espèces sauf si ils veulent faire disparaitre l’homme de certains territoires pour le plaisir de quelques abrutis qui habitent et vivent en ville.