EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projets d’arrêté relatifs aux chasses traditionnelles en région Nouvelle-Aquitaine fixant les prélèvements annuels d’alouettes des champs par département

Du 07/06/2021 au 28/06/2021 - 5073 commentaires

Les projets d’arrêté définissent le nombre maximum d’alouettes des champs (Alauda arvensis) pouvant être capturées pour la saison 2021-2022 à l’aide de moyens de chasse traditionnelle (pantes et matoles) dans quatre départements : Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques.

La France est concernée pour la campagne cynégétique 2021-2022 par des pratiques de chasse dites « traditionnelles » : la chasse de l’Alouette des champs à l’aide de pantes et de matoles dans le Sud-Ouest.

L’article L. 424-4 du code de l’environnement, reprenant les dispositions de l’article 9 de la directive "Oiseaux" (2009/147/CE), prévoit que, pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective, la chasse de certains oiseaux de passage en petites quantités, le Ministre chargé de la chasse autorise dans des conditions qu’il détermine l’utilisation des modes et moyens de chasse consacrés par les usages traditionnels, dérogatoires aux moyens généralement autorisés.

Les chasses traditionnelles dans le Sud-Ouest sont encadrées par deux arrêtés du 17 août 1989 relatifs à la capture de l’Alouette des champs respectivement aux pantes (filets) et aux matoles (cages pièges). Ces textes renvoient la détermination des plafonds départementaux de prélèvement à des arrêtés ministériels annuels.

La présente consultation porte sur ces quatre arrêtés annuels pour la saison 2021-2022, lesquels prévoient la reconduction des plafonds de l’année passée soit 106 500 individus répartis comme suit :

Les pantes et matoles sont des méthodes de chasse sélectives, non susceptibles de causer des dommages, autres que négligeables, aux oiseaux capturés vivants. Les prélèvements maximums autorisés proposés correspondent à des petites quantités au sens de la directive « Oiseaux ». Ces plafonds de prélèvement ont été déterminés grâce à une bonne connaissance de l’espèce et à un calcul visant à ne pas dépasser 1% de la mortalité naturelle annuelle de l’espèce. A cet égard, le plafond proposé est très en deçà des 1% de la mortalité annuelle (qui est de 335 000 individus).

Une procédure contentieuse à l’encontre des précédents arrêtés est actuellement en cours et doit faire l’objet d’une décision du Conseil d’Etat prochainement. Le Ministère de la transition écologique pourrait être amené à modifier les arrêtés pendant la période de consultation ou à l’issue de celle-ci afin de prendre en considération la décision de la haute juridiction administrative.

Les prélèvements d’alouettes des champs des trois dernières campagnes sont repris dans le tableau ci-dessous :

L’impact des mesures sanitaires relative à la COVID 19 explique la baisse des prélèvements en 2020.

Les projets d’arrêtés ont fait l’objet d’un avis défavorable du Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage du 5 mai 2021.

Les projets d’arrêtés présentent un impact sur l’environnement et nécessitent à ce titre une consultation du public en application des dispositions de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement.


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  • am ct 33 (format pdf - 121.2 ko - 02/06/2021)
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  • am ct 47 (format pdf - 122.3 ko - 02/06/2021)
  • am ct 64 (format pdf - 120.6 ko - 02/06/2021)
Commentaires
  •  favorable a tout type de chasse, par fresne , le 29 juin 2021 à 00h42

    laissez respirer les chasseurs et les ruraux .

  •  Défavorable à ces pratiques cruelles, par Damien Darbelet , le 29 juin 2021 à 00h27

    Stoppons cette folie, luttons contre l’effondrement des populations d’oiseaux et de la biodiversité dans son ensemble. Nos élus doivent cesser la compromission avec les lobbies de la chasse et des pseudo-chasses traditionnelles. Stop à ce genocide du vivant

  •  CONTRE, par RaginSheep , le 29 juin 2021 à 00h22

    Entre garder la mémoire de ses traditions et continuer d’en appliquer certaines, il y a un gouffre : celui de l’inhumanité.
    Nos ancêtres chassaient avec les moyens dont ils disposaient pour ne pas mourir de faim. Leur "tradition" était de survivre, pas de donner la mort pour le plaisir. Drôle de façon de leur rendre hommage que de détourner leurs usages sous couvert de les respecter !
    Ces pratiques ne relèvent plus de nos jours que d’une cruauté gratuite, et la plus lâche qui soit.
    Il s’agit d’utiliser l’intelligence humaine non pour embellir le monde, mais pour nuire sans laisser aucune chance. Nuire à un être qui n’est ni un ennemi, ni une condition de survie, alors même qu’il est déjà en train de disparaître de la planète.
    Comment la question peut-elle se poser pour le gouvernement d’un pays développé -où l’on ne chasse donc pas pour se nourrir- de tolérer de telles pratiques ?

  •  Favorable aux chasses traditionnelles , par Cousin , le 28 juin 2021 à 23h59

    Je suis totalement favorable aux chasses traditionnelles. Arrêter de vouloir interdire ce qui existe depuis toujours. Laissez respirer les ruraux

  •  Avis TOTALEMENT DEFAVORABLE, par Cambours , le 28 juin 2021 à 23h55

    Arrêtons ces pratiques. L’alouette des champs est sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.
    Arrêtons de subir le lobby de la chasse ! Un peu de courage (cf. illégalité de la chasse à la glu).

  •  NON aux chasses traditionnelles aux pantes et aux matoles de l’alouette des champs, par Xavier JANDOT DIT DANJOU , le 28 juin 2021 à 23h54

    2017 : devant Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, le candidat Macron s’engage, s’il est élu, à retirer des espèces d’oiseaux chassés en France les 18 espèces menacées figurant sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Quatre années plus tard, la promesse n’est toujours pas tenue.
    L’alouette des champs est une espèce en déclin, qui depuis 15 ans, a perdu 20% de ses effectifs. Son statut sur la liste de l’UICN a été réévalué, et aujourd’hui, elle est classée dans la catégorie "quasi menacée".
    Juin 2021 : le Ministère de la Trahison... Pardon, de la Transition Ecologique envisage d’adopter de nouveau un arrêté autorisant la chasse traditionnelle aux pantes et aux matoles, soit-disant "dans des conditions strictement contrôlées", d’une "petite quantité" d’alouettes dans les départements de Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées Atlantiques.
    Soit jusqu’à 106.000 individus quand-même...
    J’aimerais que l’on m’explique comment l’Etat arrive à "contrôler strictement", sur la base de simples déclarations des chasseurs, que ce plafond n’est pas dépassé, et tout simplement que les chiffres des "prélèvements" annoncés sur le papier correspondent à la réalité sur le terrain...
    La France va accueillir en septembre prochain à Marseille le Congrès Mondial pour la Nature : il serait temps que son président cesse ses impostures et arrête de défendre le lobby cynégétique ! La 6ème extinction de masse est en cours, sauvons la biodiversité !

  •  Défavorable aux projets d’arrêtés, par Shâhpour-Geoffroy KIA , le 28 juin 2021 à 23h47

    Je suis défavorable aux quatre projets d’arrêtés relatifs aux
    quotas de prélèvement d’alouettes des champs pour cette saison à l’aide de pantes et de matoles dans les départements de Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques.

    Le ministère invoque un article du code de l’environnement reprenant des dispositions la directive « Oiseaux », encadrant la chasse de certains oiseaux de passage et devant être strictement contrôlée et pratiquée de manière sélective. Or,ces pratiques ne sont absolument pas sélectives et de nombreux oiseaux dont la chasse n’est pas autorisée subiront les conséquences de ces procédés.

    L’Alouette des champs, auparavant classée "Préoccupation mineure" sur la Liste rouge nationale, est désormais classée dans la catégorie "Quasi menacée".

    Rappelons que la Commission européenne a mis en demeure la France pour manquement à ses obligations de protection des espèces menacées, concernant entre autres le piégeage indifférencié sous prétexte de traditions. Reconduire ces arrêtés fait donc encourir de lourdes sanctions financières à la France du fait d’une violation de la réglementation européenne.

  •  Favorable aux projets d’arrêté, par julti , le 28 juin 2021 à 23h42

    je suis favorable puisque :
    - Ce sont des chasses séléctives qui ne donnent lieu qu’à de très faibles prélèvements et qui n’ont aucunes incidences sur l’état de conservation des populations concernées
    - Les chasseurs renseignent leurs prélèvements quotidiennement et la traçabilité des opérations est assurée par la tenue d’un carnet individuel qui est rendu aux services de l’Etat
    - Les lieux où sont pratiquées les chasses traditionnelles sont tout à fait connus et contrôlables pour les agents chargés de la police de la chasse,

  •  avis défavorable, par kifounet , le 28 juin 2021 à 23h38

    il faut mettre fin à ces pratiques de barbares d’un autre âge. Les population d’alouettes se dégradent comme de nombreuses autres espèces de passereaux. Je suis défavorable à ces quotas bien trop élevés et ces pratiques de capture.

  •  Avis défavorable , par Maisans , le 28 juin 2021 à 23h24

    Avis fortement défavorable (cruauté, non sélectivité, destruction de notre patrimoine faunistique, pratiques inutiles et devenues non pertinentes depuis fort longtemps...). Merci de prendre enfin conscience du besoin de protection de notre biodiversité, ceci également pour donner la chance à nos enfants de connaitre ces espèces.

  •  La fin de ces pratiques est venue , par Moriniere , le 28 juin 2021 à 23h21

    Comme pour la chasse à la glu, il est temps de mettre fin à ces pratiques d’un autre temps, à l’heure où la biodiversité est au plus mal.

  •  Protection et maintien des population d’oiseaux, par Sylvain BRUNEL , le 28 juin 2021 à 23h15

    Compte tenu des impératifs de protection de la biodiversité et des effondrements de population d’organismes vivants constatés, je n’accepte pas qu’une chasse, même traditionnelle, demeure autorisée avec des niveaux de prélèvements aussi élevés.

    Il convient de les revoir à la baisse voir de les interdire et de lutter efficacement contre le braconnage.

    Merci

    Cordialement,

  •  Défavorable , par Grasset , le 28 juin 2021 à 23h15

    Populations trop faibles, pratiques d’un autre âge…

  •  Avis très défavorable., par Montreuil Véronique , le 28 juin 2021 à 23h13

    Pourquoi faire souffrir ces oiseaux qui participent à la biodiversité. Si pour certains la chasse "traditionnelle" fait partie de notre patrimoine, je tiens aussi à ajouter que les oiseaux font partie de notre patrimoine vivant...La majorité de la population est contres ces pratiques, l’Europe nous a permis d’abolir la chasse à la glue, qu’à-t-elle de plus cruelle que cette chasse ci?

  •  halte a ces traditions stupides, par JP Etien , le 28 juin 2021 à 23h12

    il faut arreter tout ça, la chasse, les pegeages, et bien d’autres choses encore.On peut se demander a quoi sert ce ministere s’il ne tient même pas compte de la volonté et du souhait de la majorité des français....et oui j’oubliai,...les lobbyistes sont là !!

  •  Non ! , par Laurence , le 28 juin 2021 à 23h12

    Stop aux passe-droits à cetre catégorie de personnes, qui se croient au-dessus de tous en continuant à massacrer pour leur simple plaisir...
    La régulation se fera sans eux !

  •  Avis défavorable , par Marie , le 28 juin 2021 à 23h10

    Y a t-il une réelle nécessité écologique de prélever des alouettes? L’heure est plus à la protection de la biodiversité que le maintien de pratiques de chasses traditionnelles.
    Conservons la mémoire de ces chasses traditionnelles mais arrêtons leur pratique.

  •  Stop au massacre, par Audrey , le 28 juin 2021 à 23h00

    Non à la chasse qui détruit notre faune chaque jour un peu plus à coup de milliers d’individus. Laissons la faune respirer, arrêtons de tuer sans discrimination !

  •  Avis défavorable, par Dina Fawaz , le 28 juin 2021 à 22h58

    Stop à des pratiques d’un autre temps

  •  Avis très favorable , par Gherissi , le 28 juin 2021 à 22h57

    La chasse un art ancestrale.