EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan national d’actions en faveur des Geckos verts de La Réunion (Phelsuma inexpectata et P. borbonica)

Du 07/10/2019 au 17/11/2019 - 3 commentaires

Le Plan national d’actions (PNA) en faveur des « Geckos verts de La Réunion » concerne deux espèces endémiques de La Réunion, le Gecko vert de Manapany, Phelsuma inexpectata, qui a déjà fait l’objet d’un PNA de 2012 à 2017, et le Gecko vert de Bourbon, Phelsuma borbonica.

Ces geckos sont parmi les derniers reptiles indigènes de l’île de La Réunion. Leur répartition contemporaine témoigne de leur régression.

La survie du Gecko vert de Manapany est extrêmement menacée puisque son occupation se limite aujourd’hui à une fine bande littorale de 11 km de long au sud de l’île, sur une superficie de 1,4 km2, sur 3 communes : St-Pierre, Petite île et St Joseph. Il s’agit, en France, de l’un des reptiles les plus localisés. Il mesure 10 à 13 cm. Diurne et arboricole, il vit dans des falaises maritimes, mais aussi en milieu urbanisé dégradé.

Le Gecko vert de Bourbon occupe une importante diversité d’habitats naturels. Il mesure 13 à 18 cm. Il vit aussi bien dans des milieux forestiers que dans des falaises rocheuses d’altitude, sur une aire de répartition de 300 km2. Il existe deux lignées évolutives nettement différenciées, l’une dite « au vent » sur la côte est, l’autre « sous le vent ».

Ils sont insectivores, frugivores, nectarivores.

Les menaces sont diverses et on peut citer en particulier la dégradation et la fragmentation des habitats, les prédateurs et compétiteurs introduits par l’homme.
L’état de conservation du Gecko vert de Manapany a conduit à l’inscription de cette espèce sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et du Muséum National d’Histoire Naturelle (UICN 2010) dans la catégorie CR « en danger critique d’extinction ». Le Gecko vert de Bourbon est inscrit dans la catégorie EN « en danger d’extinction ».

Ces espèces sont protégées par l’arrêté ministériel du 17 février 1989 modifié fixant les mesures de protection des espèces animales représentées dans le département de La Réunion (Phelsuma inexpectata figurant sous le nom de Phelsuma ornata).

27 actions sont prévues dans le Plan national d’actions qui visent une mobilisation collective des acteurs concernés, les objectifs globaux étant de : protéger/sécuriser les sites qui ne le sont et qui peuvent l’être, restaurer/réhabiliter les habitats naturels qui peuvent l’être, maintenir et favoriser les populations dans les espaces naturels, les milieux urbanisés et agricoles, assurer l’amélioration des connaissances ayant un effet sur leur conservation. Soit 5 actions d’études, 17 actions de protection, 1 action de communication et 4 actions intégrant la protection, l’étude et la communication.

La durée de déploiement de ce PNA s’étalera sur dix ans, de 2020 à 2029.

La consultation est ouverte du lundi 7 octobre 2019 au dimanche 17 novembre 2019.

Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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  • Projet de plan national d’actions (format pdf - 13.1 Mo - 07/10/2019)Temps de téléchargement estimé : 3 min 34 s (512 K), 1 min 47 s (1024 K), 53 s (2 M), 21 s (5 M).
Commentaires
  •  Pour la protection de la biodiversite, par Millot , le 8 octobre 2019 à 16h07

    Bonjour.

    La protection de la biodiversite est un enjeux majeur, vital. Je suis pour ce projet.

    Bien a vous.

  •  pour, par marlau , le 8 octobre 2019 à 15h57

    Toute mesure de préservation des espèces

  •  Protégez les Geckos verts , le 8 octobre 2019 à 15h21

    Bonjour,
    Merci pour votre travail de protection des Geckos verts de La Réunion, j’espère qu’il portera ses fruits.
    Cependant, je me permets quelques réflexions : un outil opposable (plutôt qu’une simple orientation comme le sont les PNA) serait plus efficace pour limiter l’action humaine sur l’environnement des espèces en voie de disparition.
    Par ailleurs, l’arrêt des pesticides, la moindre pression humaine sur l’habitat de ces espèces (urbanisation, agriculture, transports, activités professionnelles et de loisirs), le maintien de corridors verts voire la reforestation, sont à mon sens des outils indispensables pour la protection de la biodiversité et des espèces en voie d’extinction, et on continue malheureusement à ne pas s’en doter.

    Bonne continuation.