EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan national d’action 2020-2029 en faveur du Lézard ocellé

Du 19/12/2019 au 19/01/2020 - 21 commentaires

Le Lézard ocellé Timon lepidus (Daudin, 1802) est le plus grand lézard de France. Il est facilement reconnaissable à sa robe parsemée d’écailles noires et jaunes sur le dos et d’ocelles bleus disposés sur trois rangs sur les flancs. Il vit dans des milieux secs de type méditerranéen ouverts (type steppique, garrigues, maquis ouverts, vergers…) pourvus d’abris en réseaux (rochers, blocs, terriers de lapins, fissures…). On le rencontre également sur des pelouses sèches calcicoles et des dunes grises fixées. La présence d’abris protecteurs est importante : il passe une partie de son temps dans des gîtes.

Il se nourrit principalement d’insectes, d’araignées et de mollusques. Il apprécie également les petits fruits de saisons.

La répartition mondiale du Lézard ocellé englobe seulement quatre pays : le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. En France, les populations de Lézard ocellé se répartissent selon trois grands ensembles, une population méditerranéenne, distribuée sur le pourtour méditerranéen et dans la vallée du Rhône, une population atlantique continentale, centrée sur le département du Lot et les départements limitrophes, une population atlantique située sur le littoral, depuis le sud des Landes jusqu’à la Vendée.

C’est un reptile menacé à l’échelle nationale et européenne (inscrit aux listes rouges mondiale et européenne de l’UICN dans la catégorie NT-quasi menacée).

En France, l’espèce a subi un déclin généralisé et de nombreuses populations ont disparu. Elle a été évaluée comme « vulnérable » sur la liste rouge des reptiles de France métropolitaine (2015), « en danger » sur les listes rouges d’Aquitaine (2013), de Midi-Pyrénées (2014) et de Rhône-Alpes (2015), « en danger critique » sur la liste rouge de Poitou-Charentes (2016), et « quasi menacée » sur la liste rouge de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2016).

Les menaces pesant sur l’espèce sont principalement liées aux modifications des pratiques agricoles, à la diminution de la ressource en gîtes, à l’urbanisation, aux changements climatiques et à l’impact des animaux domestiques.

Le premier Plan national d’action (2012-2016) en faveur du Lézard ocellé a créé une dynamique générale autour de l’espèce et de ses habitats, ce qui a permis d’améliorer grandement sa connaissance et sa prise en compte en France. Les difficultés de détection de l’espèce ont été identifiées, des formations à la recherche de l’espèce et au suivi des populations, adaptées aux acteurs de terrain, ont permis de produire de nouvelles données d’observation, l’espèce est mieux prise en compte dans les études d’impact et les services instructeurs disposent d’outils et de connaissances nouvelles pour évaluer les dossiers.

Il apparaît cependant nécessaire de continuer à soutenir l’espèce sur l’ensemble de son aire de répartition, et le ministère de la transition écologique et solidaire a décidé de renouveler le Plan national d’action, pour une durée de 10 ans (2020-2029).

Le deuxième PNA fixe trois objectifs spécifiques, déclinés en 14 actions :

  • Acquérir des connaissances visant à optimiser les mesures en faveur de la conservation de l’espèce, avec des actions visant à renforcer les connaissances sur l’espèce (répartition, biologie, écologie, structure génétique), évaluer le statut de conservation, la gestion des habitats et les mesures compensatoires ;
  • Mettre en œuvre des actions de conservation sur les milieux abritant le Lézard ocellé, avec des actions favorisant la protection de nouvelles populations par la désignation de zonages environnementaux complémentaires, actions facilitant la prise en compte de l’espèce par le biais d’outils de porter à connaissance ;
  • Favoriser la diffusion des connaissances sur l’espèce, avec la rédaction et la diffusion de différents guides – guide de gestion des habitats, guide ERC (éviter-réduire-compenser), des formations-actions pour sensibiliser les acteurs du territoire, notamment socio-professionnels, à la prise en compte du Lézard ocellé, et des actions de communication vers le grand public.

L’élaboration de ce document a fait l’objet de nombreux échanges entre les acteurs spécialistes de l’espèce, il est rédigé par la Société Herpétologique de France, sous la coordination de la direction régionale DREAL Nouvelle-Aquitaine.


Les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.

La consultation est ouverte du jeudi 19 décembre au dimanche 19 janvier 2020.


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  • Projet de plan nation d’action (format pdf - 10.3 Mo - 19/12/2019)Temps de téléchargement estimé : 2 min 49 s (512 K), 1 min 24 s (1024 K), 42 s (2 M), 16 s (5 M).
Commentaires
  •  Avis de l’Union Nationale des Producteurs de Granulats, par UNPG , le 17 janvier 2020 à 19h35

    Le Lézard ocellé se rencontre régulièrement dans et autour des carrières, car les habitats pionniers générés par ces dernières peuvent être fréquentés par l’espèce, surtout lorsqu’ils sont en contact direct ou proches avec les habitats de prédilections de ce lézard (garrigues, pelouses…).

    Des mesures Éviter, Réduire, Compenser (ERC) de protection et de conservation de ses habitats sont déjà mises en place par les exploitants de carrières de façon quasi systématique pour prendre en compte la présence du Lézard ocellé.

    La profession fait remarquer que si les carrières figurent parmi les milieux les plus favorables à l’espèce (page 26 du document), il est étonnant que les exploitants de carrières soient systématiquement écartés de la gouvernance et de la transmission du plan (pages 83/84). De même, les acteurs de la profession ne semblent pas visés comme un public potentiel à sensibiliser (page 108 action 11).

    La profession propose de participer à la rédaction du guide afin que les mesures de bonnes pratiques et de gestion quotidienne mises en place par les exploitants puissent être validées et reconnues comme favorables au maintien et au développement de l’espèce et, le cas échéant, permettre d’éviter le dépôt d’une demande de dérogation systématique si le maintien du bon état écologique peut être démontré (page 110 action 12).

    Ainsi parmi les mesures en faveur du lézard ocellé déjà mises en application, de nombreuses figurent dans la liste des actions proposées par le projet de PNA :
    - Évaluer la gestion des habitats et les mesures compensatoires
    - Assurer une gestion conservatoire des habitats du Lézard ocellé
    - Évaluer régulièrement l’adéquation entre la répartition du Lézard ocellé et les zonages environnementaux
    - Réaliser des actions de sensibilisation à destination des socio-professionnels (CQP chef de carrière comportant un module biodiversité de 35 h ; guides spécifiques de gestion de la biodiversité en carrière)
    - Mettre à jour et diffuser le guide ERC (guide sectoriel ERC carrières en cours)

  •  Pour des mesures plus fermes, par Oïkos Kaï Bios Patrimoine Nature et Vie , le 15 janvier 2020 à 21h19

    Madame le Ministre,

    Notre association de défense de la nature dans tous ses aspects souhaite s’exprimer au sujet du Plan national d’actions 2020-2029 en faveur du Lézard ocellé.
    Tout d’abord, même si nous remercions le Ministère de cette consultation du public, nous ne pouvons que constater la faiblesse des mesures prises.

    L’habitat de cet animal est menacé.
    Page 60/143 du document d’enquête , nous lisons : « Un recouvrement végétal trop dense agit comme un filtre qui réduit la qualité thermique des sites en raison du faible rayonnement solaire au niveau du sol (Todd & Andrews,2008). Ces contraintes sont donc susceptibles de limiter l’expansion des populations d’espèces ectothermes et de les isoler (Grillet et al., 2006 ; Monasterio et al., 2009). »
    Or, le développement du bois-énergie (chaufferie biomasse et centrales de production d’électricité comme à Pierrelate) participe au boisement de terrains de faible recouvrement végétal, habitat du lézard ocellé.
    Il convient de s’interroger sur le manque de programmes réellement écologiques, aux fins
     De ne pas empêcher le soi-disant progrès qui consiste à consommer de
    plus en plus d’électricité : trottinette et bicyclettes électriques, objets connectés, électroménager hyper sophistiqué,....
     De ne pas perturber le confort des personnes qui se moquent de l’environnement
    et gaspillent l’énergie sous prétexte que la chaufferie est « écologique »,
    que ce soit par clientélisme électorale ou par manque de fermeté et dans tous les cas de vertus.

    Les risques phytosanitaires
    Le texte cité se poursuit ainsi : « Par ailleurs, les produits antiparasitaires employés pour le traitement des troupeaux se sont largement répandus dans les années 1980. L’utilisation systématique de ces produits à spectre large et particulièrement rémanents, ont un impact sur les populations d’insectes coprophages dans les zones pâturées (Lumaret, 1993 ;Lumaret, 2016). Or ces insectes entrent dans le régime alimentaire du Lézard ocellé. On peut également s’inquiéter des conséquences des traitements phytosanitaires très largement utilisés dans les vignes, milieux très fréquentés par l’espèce. »
    Il suffit de constater les freins autant à Bruxelles qu’à Paris pour maintenir sur le marché le glyphosate, il a de quoi être très pessimiste.
    Pour exemple, comme nous lisons dans BastaMag,
    « Si le nodu ( NOmbre de Doses Unités ) ne diminue pas, c’est aussi à cause du marché, estime Dominique Potier. Le prix d’achat élevé des céréales et des oléagineux encourage le rendement à tout va. Il y a aussi une responsabilité de la PAC puisqu’on a un système d’aides publiques qui favorise davantage la production céréalière que les systèmes de polyculture et d’élevage. » Or, les grandes cultures, notamment le blé et le colza, consomment environ 70% du total des pesticides épandus en France. Arrive ensuite la viticulture, qui absorbe 20% du total. »
    Pour terminer sur le sujet des poisons épandus, la consultation publique de septembre 2019 « sur un projet de décret et un projet d’arrêté relatifs aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation » montre combien il est déjà difficile de protéger les personnes, alors, la faune sauvage.... La vie en général semble avoir bien peu de prix en regard des enjeux financiers. Dans ce domaine, le pire est à venir, hélas !

    La ressource en gîtes
    Ensuite, nous lisons, toujours à cette même page du dossier d’enquête : « 7.2.1.2.La diminution de la ressource en gîtes. Le rôle primordial du Lapin de garenne Les liens entre la présence du Lapin de garenne et celle du Lézard ocellé ont été démontrés au cours de nombreuses études(Paulo, 1998 ; Grillet et al., 2001, 2008 ; Thirion et Grillet, 2002 ; Thirion et al., 2002), les terriers de lapin représentant des gîtes de choix pour le Lézard ocellé. Sur certains secteurs dépourvus de murets, de rochers ou de pierres pouvant offrir des abris au Lézard ocellé, la présence du Lapin de garenne est particulièrement importante. C’est le cas sur le littoral atlantique ou en Camargue. Or, le Lapin de garenne connaît actuellement un fort déclin au niveau européen. On estime que l’espèce a perdu 80 à 95% de ses effectifs depuis les années 1950. Les causes de ce déclin sont multiples : maladies virales (myxomatose, fièvre hémorragique), modifications de l’habitat, mauvaise gestion cynégétique. En Charente-Maritime, le déclin du lapin dans les stations de Lézard ocellé a été constaté dès le début des années 2000, certainement après une épizootie de RHD,et perdure encore aujourd’hui (Grillet et Thirion, com. pers.).Bien que considérée comme “Quasi Menacé” sur la Liste Rouge mondiale de l’UICN, l’espèce est encore classée nuisible...... »
    Nous nous sommes à de nombreuses reprises exprimés au sujet du rôle pourtant essentiel des animaux qualifiés de nuisibles, comme la corneille ou le renard. La pression des chasseurs est indéniable, ici aussi, puisqu’il est question de mauvaise gestion cynégétique.
    Il conviendrait donc de protéger le lapin de Garenne par des mesures fermes.

    La prédation humaine
    Le lézard ocellé, comme trop d’autres animaux souffre de nombreux trafics.
    Or, ceux-ci semblent peu poursuivis par la loi. Nous demandons là encore plus de contrôles et de la fermeté par des amendes élevées.

    Le problème des zones urbanisées.
    Les chats et les chiens y sont aussi des prédateurs. Il conviendrait de sensibiliser les propriétaires.

    En conclusion
    Nous demandons des mesures fermes dans les domaines précisés.

    Nous vous remercions de l’intérêt porté à ce courrier.
    Veuillez agréer, Madame le Ministre, nos salutations respectueuses.

    Pour OÏKOS KAÏ BIOS Marie Berger et Patricia Faure, cofondatrices

  •  Favorable à un projet complété et renforcé, par Blanche Baudouin , le 14 janvier 2020 à 13h37

    Les actions concrètes et rapides favorisant la protection du lézard ocellé sont bien évidemment nécessaires.

    Néanmoins, c’est un biotope entier qui nécessite une protection et, dans certaines zones, une reconstruction. Il faudrait par exemple comme il a été dit plus bas assurer la disparition des pratiques d’écobuage dans l’habitat de cette espèce.

    Je suis donc favorable à ce plan s’il est renforcé.

  •  Protection à renforcer, par Cédric J. , le 8 janvier 2020 à 15h09

    Il semble obligatoire de modifier le statut réglementaire de cette espèce. En l’état actuel, le lézard ocellé n’est protégé qu’à titre individuel. Au regard de la destruction de ses biotopes originels, il apparaît comme inévitable de devoir protéger aussi son habitat (annexe 2 de l’arrêté du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection).

  •  Projet insuffisant à modifier pour une vraie protection, par Alliance des opposants à la chasse , le 7 janvier 2020 à 15h02

    L’Alliance des Opposants à la chasse considère que ce projet ne témoigne pas d’une volonté effective de protection de l’espèce en danger Lézard ocellé.
    Le plan national de protection doit évidemment être reconduit, vu l’enjeu de protection et les menaces qui pèsent sur l’espèce dans notre pays.
    Cependant, l’AOc ne saurait être totalement favorable à un texte aussi laxiste ne prévoyant pas des mesures à la hauteur de l’enjeu. Nous proposons donc des modifications allant dans le sens d’une protection plus forte et plus effective du Lézard ocellé et de son habitat, avec une prise en compte de type systémique des besoins spécifiques, du contexte biologique et biogéographique et des causes du déclin.
    - La capture intentionnelle est une cause majeure du déclin de l’espèce à l’échelle européenne.. Il serait urgent d’accroître la surveillance avec des moyens idoines et de punir sévèrement les infractions. Les agents de l’Etat et les magistrats doivent être informés, sensibilisés et sollicités pour que les collectionneurs et les revendeurs soient découragés.
    - Dans les rares secteurs habités par les lézards ocellés, il serait préférable de mettre fin à la chasse aux Lapins de garenne et à l’élimination de ces animaux dont les terriers sont importants pour la conservation du Lézard ocellé. Et en l’absence de lapins et d’autres petits mammifères, les rapaces risquent d’être contraints de se tourner vers le reptiles.
    - Dans les zones urbanisées, il est urgent de contrôler les prédateurs domestiques et de responsabiliser leurs détenteurs, avec les mesures dissuasives appropriées : les dégâts des chats domestiques divagants sont devenus trop lourds de conséquences pour les espèces sauvages, notamment les lézards.

  •  role important du lapin de garenne > action de le retirer de la liste des ESOD dans les secteurs concernés, par PPeroni , le 3 janvier 2020 à 15h13

    voici mes reflexions sur votre projet de PNA pour protéger le Lézard ocellé
    page 60 : role important du lapin de garenne ..
    je vous demande de rajouter à ce document une obligation de retirer de la liste des ESOD le lapin de garenne dans les départements listés en page 75 pour être cohérent et éviter les dégats produits par les chasseurs dans les milieux concernés, soit
    L’est du département de la Dordogne, du sud de la Corrèze et du nord du Lot (Figure 27.), La partie est du département des Pyrénées-Orientales (Figure 28.), L’est du département du Gard, l’ouest du département du Vaucluse (Figure 29.), Le département de la Drôme (Figure 29.).
    Je demande aussi la prise en compte de cette dépendance dans les SDGC de ces départements.

    reference arrétés pris par les préfets de ces départements
    dordogne> http://www.dordogne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-Eau-Biodiversite-Risques/Gestion-des-espaces-naturels-et-des-especes-Chasse-et-Peche/Chasse/Les-nuisibles/Arrete-fixant-la-liste-des-animaux-classes-localement-susceptibles-de-causer-des-nuisances
    gard > http://www.gard.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Chasse/Louveterie-et-nuisibles
    Drome : http://www.drome.gouv.fr/projet-d-arrete-annuel-de-classement-des-especes-a5229.html

    En vertu de l’article 123-19 du code de l’environnement je demande qu’une synthèse détaillée et les motifs de la décision soit publiés en même temps que la publication de l’arrêté : "Au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision

  •  PNA du lezard ocellé trop mou et peu contraignant, par pierre H , le 3 janvier 2020 à 14h47

    action 6 : Assurer une gestion conservatoire des habitats du Lézard ocellé
    partenariat avec le monde agricole ... il faut interdire toute construction sur les zones à protéger, ne pas autoriser de dérogations, ne pas détruire les murets de pierre etc
    ce document est bien trop soft et ne garantit en rien la protection des espaces du Lézard ocellé, il liste une série d’actions informatives auprès des populations
    je rapproche ce PNA de celui du grand hamster en Alsace, qui ne sert à rien car les dérogations des agriculteurs dans la zone à protéger sont toutes accordées par le CSPRN ( voir http://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/plan-national-d-actions-en-faveur-du-hamster-a18214.html)

  •  Pour le Projet de plan national d’action 2020-2029 en faveur du Lézard ocellé, par Céline L , le 31 décembre 2019 à 18h54

    Bonjour,
    Je vote pour le projet de plan national d’action 2020-2029 en faveur du Lézard ocellé qui permettra d’acquérir de nouvelles connaissances afin de mieux préserver et sensibiliser à la présence de cette espèce méditerranéenne en danger.
    Cordialement,

  •  Avis favorable, par CLA , le 30 décembre 2019 à 19h28

    Bonjour,
    Étant donné que cet animal est classé, à minima, "en danger" dans plusieurs régions de France, il me parait urgent d’entamer un programme de protection plus pointu.
    Je suis donc très favorable au projet de plan national d’action 2020-2029 en faveur du Lézard ocellé.
    Cordialement

  •  le lezard ocellé, par Czaplicki dominique , le 26 décembre 2019 à 15h34

    Il et très important de le mettre au niveau des espèces en voie de disparition et d’interdire sa chasse et toute entreprise de destruction de li ou de son habitat. Laissons en paix tutes les espèces vivant sur cette terre.

  •  Favorable., par Stéphane D. , le 25 décembre 2019 à 22h03

    Il faut aussi savoir d’autres causes de son déclin :

    La capture intentionnelle. Il a en effet été montré sur des populations de l’Ouest de la France que l’évolution des paysages par la reforestation et la fermeture des milieux est une cause du déclin du Lézard ocellé. La grande dépendance du Lézard ocellé aux terriers de Lapin de garenne dans certaines régions explique que la chute d’effectif des Lagomorphes à cause de la myxomatose ou d’autres maladies virales puisse être une raison de son déclin.

    D’ailleurs qu’est-ce que la myxomatose ?
    Le virus de la myxomatose est originaire d’Amérique du Sud où il infecte les lapins sauvages. Ce virus a été introduit de façon volontaire en France en 1952 (par un médecin pour chasser les lapins de sa propriété) d’où il s’est propagé en Europe. Entre 1952 et 1955, 90 à 98% des lapins sauvages sont morts de la myxomatose en France.
    Le virus de la myxomatose a été volontairement introduit en Australie en 1950 pour lutter contre la prolifération des lapins, espèce non indigène.

    retour sujet du lézard ocellé :

    Le même auteur avance aussi que le déclin dans cette région s’explique potentiellement du fait que les rapaces se sont rabattus sur les dernières grandes proies après les lapins aux environs du parc national de Doñana, soit les Lézards ocellés. Une part importante des lézards vivant au plus près des espaces urbains souffrent de la pression de chasse des commensaux de l’Homme, comme les chats et chiens errants. Enfin, un dernier facteur de menaces est constitué par les captures intentionnelles. Ces captures sont même considérées, à l’échelle de la population européenne, comme étant la cause principale de la régression des effectifs de l’espèce.
    Plusieurs types de prélèvements sont connus : La collection scientifique, le Lézard ocellé est souvent considéré comme le plus beau des sauriens, aux couleurs vives et contrastées, sa grande taille faisait qu’il était souvent au centre même des collections. Il est élevé dans de nombreux pays comme au Québec ou aux États-Unis.

  •  D’intérêt public, par Colette Pince , le 25 décembre 2019 à 12h33

    Face à notre maladie de la destruction, toutes les mesures qui visent à protéger une espèce, donc toutes mesures en faveur de la vie, sont à qualifier d’intérêt public.

  •  Assez de politiques schizophrènes !, par Yann , le 23 décembre 2019 à 16h18

    ca ne sert à rien de faire des plans sur 10 ans puis de laisser les gens construire ensuite sur les pierriers où nichent les lézards !
    Soit vous protégez, soit vous laissez disparaitre, mais arrêtez de faire croire que la cause vous mobilise si c’est juste pour vous donner bonne conscience.

  •  Oui pour protéger le Lézard ocellé, par Patrick BOURQUE , le 23 décembre 2019 à 11h24

    Il faut absolument protéger le Lézard ocellé avant qu’il ne disparaisse comme la plupart des espèces. Nous sommes entrés dans l’aire de l’anthropocène.

  •  Protection du Lézard ocellé, par Costerg , le 21 décembre 2019 à 17h27

    Les espèces sauvages menacées sont très nombreuses, et lorsqu’il s’agit de "petits animaux", elles sont rarement prises en compte. La présence de ce reptile dans les milieux qui lui sont adaptés est nécessaire à l’équilibre de la biodiversité. Un plan de protection de l’espèce s’avère donc nécessaire et utile, comme l’information diffusée à son sujet auprès du grand public et des communautés de communes pour éviter que leur environnement soit massacré.

  •  Avis favorable, par Noelle Saugout , le 21 décembre 2019 à 16h11

    LAEO est favorable à la protection du lézard ocellé en renforçant les connaissances sur cette espèce, en protégeant les nouvelles populations et en sensibilisant le grand public à sa protection.
    Noëlle Saugout, présidente de LAEO France

  •  Petites remarques, par Robert R , le 21 décembre 2019 à 15h08

    Page 17 systématique. Classe des Sauropsidés, "classe des reptiles" les sauropsides sont un clade et pas une classe il me semble ?
    Page 21 Espèce ovipare. La gestation dure " l’incubation dure " le terme gestation est réservé aux vivipares il me semble ?

    Très bon travail et document.

  •  POUR le PNA Lézard occelé !, par Hugo Le Chevalier , le 20 décembre 2019 à 19h20

    Au delà de l’aspect patrimonial que représente le plus grand lézard d’Europe, sa conservation implique la conservation de ses habitats et protègerait ainsi une vaste communauté de plantes et animaux.

  •  Le lézard ocellé VICTIME de l’ "écobuage" !, par Chris34 , le 20 décembre 2019 à 15h43

    Favorable au projet.
    à noter que dans certains secteurs (nord Hérault, par exemple) des pratiques régulières de brulis ( "écobuage", ...) sont réalisés par le loisir de la chasse. Les résultats de ces incendies volontaires de versants entiers de collines sont TOTALEMENT catastrophiques pour les micro-mammifères, les batraciens, les reptiles, les insectes, les oiseaux nicheurs à terre ... CETTE PRATIQUE DEVRAIT ETRE beaucoup plus SANCTIONEE ( les pompiers n’interviennent jamais dans ces cas).

  •  protection du lézard ocellé, par Honoré , le 20 décembre 2019 à 14h35

    Youpi, voilà une idée qu’elle est bonne, en effet bientôt pour les lézards ocellés ce sera Noël ! On va enfin leur laisser des petits bouts de terrains favorables à leur préservation, par exemple les parcs photovoltaïques qu’on va installer partout dans les zones naturelles et forestières , c’est tranquille en plus ça aime le soleil les lézards et ça grimpe bien, ils seront aux petits oignons là, s’il fait trop chaud ils pourront se mettre à l’ombre .
    Allez c’est une belle consultation, y pas d’lézard.