EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 2184 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Insuportable, intolérable, injuste, inhumain ..., par Joel Delseries , le 22 janvier 2018 à 17h54

    Voilà des centaines d’années que le loup a été éradiqué (probablement avaient_ils des raisons de le faire....) Depuis cet animal n’a manqué à personne et la faune s’en portait très bien ...
    Il est très clair que les éleveurs qui ont bien suffisamment de contraintes (l’élevage ce n’est pas 35h...) n’avaient pas besoin de ce boulet en plus à trainer. Mettez vous à la place du berger qui passe des nuits blanches pour surveiller son troupeau, ou qui se couche la boule au ventre en se demandant quant le loup va frapper, et quel genre d’horreur il va trouver le matin ...
    Vous qui êtes bien au chaud dans votre appartement, qui êtes vous pour dicter aux campagnards ce qu’ils doivent faire du loup???
    C’est à ceux qui vivent et qui font vivre les campagnes qui doivent décider du devenir du loup (ainsi que d’autres nuisibles(cochongliers...).
    Les brebis, agneaux, veaux qui sont trucidés, les vaches apeurées qui défoncent les barbelés pour fuir et qui se retrouvent sur les routes. Sans compter les avortements et les troupeaux qui deviennent craintifs et donc dangereux pour l’Homme ...
    Mais dans quel genre de société est-on pour supporter ces idioties...

  •  Protégeons les loups, par Françoise LAPOINTE , le 22 janvier 2018 à 17h51

    La France donne souvent des leçons aux autres... mais ferait bien de "balayer devant sa porte"... Extermination des loups, corridas, chasse à courre, etc, etc... Nos gouvernements successifs se fichent complètement de la cause animale. Le loup a pourtant toute sa place dans la biodiversité, le prédateur suprême c’est l’homme !

  •  Oui à la protection du loup et stop aux tirs, par Dreyer Magali , le 22 janvier 2018 à 17h39

    Je ne comprends pas pourquoi des pays voisins arrivent à cohabiter avec le loup et pas nous ? En tout cas, je ne suis pas tellement fier d’être française quand je vois que dans mon pays on s’acharne sur un animal en danger critique d’extinction et que l’on bafoue des lois.

    Rappelons que les attaques de Loup ont lieu principalement dans les circonstances suivantes
    L’absence de parcage nocturne des troupeaux (90 % des attaques),
    - l’absence de gardiennage,
    - l’absence de chiens de protection,
    - l’effectif des troupeaux (ce sont les gros troupeaux qui enregistrent le plus d’attaques).

    Que penser des attaques de chiens errants dont on ne parle pas puisque pas assurées.

    Que penser de la mortalité des animaux d’élevages qui se blessent ou attrapes des maladies en alpages et en meurent car le troupeau n’est pas surveillé?

    C’est plus facile d’incriminer le loup que de modifier ses habitudes.

  •  les loups, par FAURE , le 22 janvier 2018 à 17h02

    Oui aux loups et non à la férocité de l’espèce humaine qui veut toujours plus et ne laisse aux autres habitants de la planète qu’une place minuscule s’arrogeant ainsi un droit de vie et de mort sur tout ce qui n’est pas l’homme ! De quel droit?

  •  STOP A L’ABATTAGE DES LOUPS, par MARQUEZ , le 22 janvier 2018 à 16h59

    Analyse binaire et clivante pour justifier l’abattage des loups.
    Les pauvres éleveurs contre les grands méchants loups !
    D’autres alternatives existent et ont montré qu’elles permettaient de vivre en harmonie avec les loups.
    Sauf que, en France, les pouvoirs publics à la solde des lobbys refusent toute réflexion et initiative qui n’iraient pas dans le sens de ces groupes de pression qui dirigent l’état.

  •  Grands prédateurs : financements, par RAMBOZ Michel , le 22 janvier 2018 à 16h40

    Le loups fait partie des grands prédateurs .
    Au cours des siècles derniers les grands prédateurs étaient éliminés à chaque occasion. C’était devenu culturel.
    Aujourd’hui la sensibilité humaine évolue et c’est leur protection qui est devenue culturelle.
    Mais les protecteurs et ceux qui s’estiment victimes des prédateurs s’opposent.

    Ne pourrait-on pas créer deux organismes PRIVES, financés par des dons, l’une œuvrant pour le biens être des grands prédateurs, l’autre pour étudier et gérer les mesures à prendre pour limiter les impacts sur l’agriculture et l’élevage en particulier.
    Ces deux organismes étant des associations sans aucun encadrement de l’état, si ce n’est la cadre légal classique.

    Bien évidemment ces deux associations seraient obligées tôt ou tard de dialoguer, négocier et se mettre d’accord toujours dans un cadre légal existant.

    Pour favoriser ce dialogue, une dotation annuelle de l’état pourrait être instituée au regard des missions que les associations accompliraient, cette dotation étant pondérée en fonction de la qualité des négociations et des résultats obtenus par chacune.

  •  L’homme apprenti sorcier, par Rona 39 , le 22 janvier 2018 à 16h35

    Décidément, l’homme aime jouer aux apprentis sorciers avec des réintroductions d’animaux qui sans développement contrôlé dès le départ finissent par créer un déséquilibre dans la nature.
    Nous l’avons constaté dans le Haut Jura avec la réintroduction du cerf dans les années 60 et des plans de tirs seulement dans les années 2008/2010 parce que les sylviculteurs ont alerté les pouvoirs publics via les médias ; et la disparition de toutes les essences feuillues rares est sévèrement enclenchée sans que cela émeuve nos gouvernants.
    Il en ira de même avec le Loup ! C’est d’ailleurs déjà constaté et lorsque les derniers éleveurs auront jeté l’éponge, alors on pleurera sur la perte de la beauté paysagère de notre ? France.
    Et puis, il faudra peut être attendre qu’un enfant soit dévoré comme c’est arrivé par le passé pour que l’on entende raison.
    Mais bien sûr, ceux qui disent oui au loup , ceux qui souhaitent ou ont déjà participé à sa réintroduction sauvage ne seront "ni responsables ni coupables" puisque non identifiés, comme pour le cerf d’ailleurs.
    M. Nicolas HULOT mis à part, bien sûr.

  •  Soyons objectifs et mesurés !, par M Anne , le 22 janvier 2018 à 16h30

    La lecture des commentaires m’oblige à poster un avis, je crois en effet que beaucoup de défenseurs inconditionnels du loup méconnaissent grandement le milieu naturel et la biodiversité. Les éleveurs et leurs animaux contribuent à l’entretien et à la beauté de nos paysages, que seraient nos campagnes et surtout nos montagnes sans leur présence ? Paysanne bio passionnée par les animaux, il ne me semble pas correct de protéger envers et contre tout un prédateur qui n’a lui même pas de prédateur ! Je me range derrière François d’Assise, défenseur du loup si besoin mais surtout grand protecteur des Animaux en général, et des Humains !

  •  FERUS - amendement PNL, par PEYRET - FERUS , le 22 janvier 2018 à 16h19

    Nous notons avec intérêt la volonté de l’Etat de s’investir plus efficacement dans la protection des troupeaux, comme l’exprime l’Axe 1 de la partie 2 du projet.
    Mais Ferus, en respect des décisions prises lors de sa dernière assemblée générale, continue de s’opposer aux tirs létaux tels qu’ils sont appliqués en les estimant inefficaces car non éducatifs et donc contre-productifs.
    Cela étant dit, et sans vouloir être exhaustifs, nous avons retenus 5 points incontournables à voir amender ou à voir figurer dans le prochain plan loup.
    Point 1 : Conditionnalité des indemnisations.
    La conditionnalité des remboursements de dégâts ne doit souffrir d’aucune exemption et « être gravé dans le marbre ». Sans la stricte application de cette mesure, la prochaine politique plan loup est vouée à l’échec et conduira l’Etat à devoir intensifier les tirs létaux comme seule issue.
    Il nous paraît essentiel que l’Etat explique ce qu’il entend par "contrôles en routine". Pour FERUS, les contrôles doivent être systématiques (création d’une brigade spécialisée?), seule condition pour éviter les débordements et déclarations mensongères ;
    Pour cela, l’Etat doit imposer pour les « nouveaux entrants » ou récalcitrants, un délai de mise en place, limité dans le temps. Une période de 6 mois nous semble un maximum.
    De plus, comme il le fait dans tous les domaines de la société qu’il subventionne, l’Etat doit assumer son pouvoir régalien par des contrôles qui doivent permettre de sortir de la simple logique d’auto-déclaration.
    Point 2 : Axe 5 – Article 5.2 . Remettre en application la notion de tir d’effarouchement.
    Autant l’association Ferus est opposée aux tirs de loups létaux, autant nous sommes favorables aux tirs non létaux d’effarouchement à but éducatif.
    Nous rappelons que ces tirs pédagogiques sont très efficaces. Le loup est un mammifère « supérieur » intelligent qui apprend. Un individu confronté aux tirs d’effarouchement transmettra sa crainte à sa meute. A contrario, la mort subite d’un individu ne transmet de fait aucune expérience. Un certain nombre d’études scientifiques américaines et l’expérience de terrain le prouvent.
    Ces tirs, sauf à éradiquer totalement les individus, sont les seuls tirs qui permettront une véritable baisse des attaques, en complément de l’application du triptyque de protection ( Berger – Chiens – Parc de contention )
    Point 3 : Seuil de 500 loups.
    En référence au préambule sur « les ambitions des ministres », il est pour nous inopportun de parler de seuil de viabilité de 500 loups à atteindre. La richesse des
    écosystèmes français doit permettre au territoire national de dépasser largement ce chiffre.
    Point 4 : Front de colonisation.
    Nous demandons la suppression du paragraphe 5.2 « dispositions particulières sur certains fronts de colonisation »
    Cette mesure est la porte ouverte à une destruction du loup sans la mise en place des moyens de protection. Ce qui est inacceptable.
    Point 5 : Pérennisation de la brigade loup de l’ONCFS
    FERUS refuse le principe même de la "brigade loup" et donc de sa pérennisation. La solution, abordée point 1.8, est de créer des brigades de protection des troupeaux.
    En conclusion :
    Nous restons très attentifs aux modalités d’application du Plan, en particulier
    ce qui concerne la protection des troupeaux. Les modalités d’application seront déterminantes pour une cohabitation réussie et pérenne.
    Enfin, le nouveau Plan Loup doit détailler l’engagement de l’Etat en termes de moyens et de délais de mise en place.
    En conclusion, Ferus ne valide pas ce projet de Plan en l’état, nous notons un progrès notable en matière d’exigence de protection mais restons fermement opposés aux tirs létaux dès lors que tous les moyens de protection connus n’ont pas été testés.

  •  POUR LA SURVIVANCE DU LOUP, par Martine ROUESNE , le 22 janvier 2018 à 16h13

    La planète TERRE ne nous appartient pas ! elle appartient à la nature toute entière. Un jour la nature nous fera payer notre outrecuidance... Le loup a droit, tout comme nous, à vivre sur cette planète.
    Par ailleurs, si les bergers avaient assez de chiens de garde, il n’y aurait pas de problème.

  •  Pour la défense des moutons victimes innocentes, par Mogador , le 22 janvier 2018 à 16h09

    La cohabitation semble de plus en plus difficile surtout avec l’augmentation de la population de loups.
    L’attaque d’un loup ne se réduit pas à un mouton mangé mais à tout un troupeau traumatisé avec des avortements et des conséquences à long terme.
    Il faut maintenir le pastoralisme en régulant le loup, le but d’un éleveur n’est pas d’être indemnisé pour les attaques, mais de vivre de son travail et sa sélection dans son troupeau.
    Les moutons entretiennent la montagne si chère aux randonneurs et amoureux de la nature.
    Si les éleveurs ne peuvent plus aller transhumer, la nature reprendra ses droits et les accès seront envahis par la végétation et les ronces, les loups pourront se développer tranquillement, et il sera impossible et dangereux de se promener sans danger dans nos belles montagnes.
    Le France est toujours en excès d’une manière ou d’une autre , essayons de trouver le juste milieu pour que les éleveurs puissent continuer à monter en montagne en régulant le loup.

  •  Gestion d’une espèce par régulation de sa population, par Alain , le 22 janvier 2018 à 16h07

    Au regard de la situation actuelle, la population de loups et ses hybrides présents sur le territoire national doit être gérée au même titre qu’une espèce invasive menaçant les activités humaines.
    La législation nationale, la circulaire européenne permettent l’intervention sur l’espèce par tir létal, même sur une espèce protégée. C’est donc aussi sur cette base que l’état français propose les projets d’arrêtés interministériels portant la gestion à mettre en oeuvre.

    Non : le loup n’est pas un indicateur biologique concourant à la préservation de la biodiversité. Le large éventail de ses proies nous éclaire aussi, quelle que soit les espèces qu’il prédate ; sauvages ou domestiques, quel que soit le milieu ou il évolue ; montagnard ou péri-urbain, etc.. Il n’a pas de spécialisation alimentaire ni d’habitat type, il est seulement un opportuniste saisonnier. Il s’hybride allègrement avec son cousin le chien, ce qui pourrait le faire sortir de la convention de Berne et de la directive Habitats. On comprend mieux pourquoi il y a quelques années les pro loups (appellation non péjorative, seulement un raccourci) ont tenté de faire protéger au niveau européen les hybrides de loups.

    Non : aucune comparaison bien-fondée ne peut être faite avec d’autres populations lupines comme par exemple celle introduite en 1995/96 dans le parc de Yellowstone. L’état des population d’ongulés sauvages et leurs dégâts forestiers ne sont pas comparables ici et là-bas. Idem pour l’Italie concernant le type d’élevage et la conduite des troupeaux.

    Oui : en super prédateur le loup a remis à plat le problème des chiens errants causant des dégâts aux troupeaux en ne tolérant pas leur présence et les éliminant.

    Oui : au titre de prédateur le loup représente un danger pour la faune sauvage. Certaines vallées ont vu leurs effectifs d’ongulés sauvages - entres autres - chuter drastiquement voire disparaître dans certaines vallées des pré-alpes du sud.

    Oui : les 360 loups* représentent un danger réel pour la population humaine. En effet, s’il ne semble pas y avoir directement de danger immédiat de leur part, leur présence a amené plus de 3 200 chiens de protection sur nos massifs, dans nos villages, sur les pistes forestières, sentiers de randonnées, lesquels chiens menaçant directement la tranquillité des résidents et, plus grave, la sécurité des personnes. Sans parler des animaux domestiques de compagnie.
    Patous, bergers d’Anatolie, etc.. A quand une nouvelle race plus agressive encore? *(probabilité évaluant au plus près la population actuelle)

    Oui : face à cette situation de mise en danger d’autrui, l’administration locale de tutelle (DDT M service agricole) ne répond que par des subventions sans contrôle de l’origine des chiens mis à disposition des éleveurs, des plaquettes imprimées (flyers) tentant d’expliquer comment faire pour ne pas se faire agresser, des vacataires saisonniers postés en bas des sentiers de randonnées prévenant de la présence de chiens agressifs les randonneurs et autres utilisateurs des espaces naturels, etc..

    Oui : les chiffres concernant la prédation du loup sur les troupeau est en constante augmentation. C’est le constat d’échec de la mise en oeuvre des mesures de protection imposées aux éleveurs.

    Non : il n’y a pas lieu de conditionner l’indemnisation de victimes du loup à une protection du troupeau.

    Oui : L’administration de tutelle doit exiger que ces chiens dangereux soient maintenus dans le troupeau, sans divaguer.

    Oui : L’administration de tutelle doit communiquer au public les faits d’agression de chiens de protection qu’elle collecte. Pour cela, elle pourrait mettre en oeuvre un registre à la disposition des élus locaux.

    Oui : le quota de loups à prélever annuellement doit être départementalisé, le recrutement des équipes d’intervention O.N.C.F.S. sur l’espèce doivent également être départementalisé.

    Oui : le suivi du loup à travers le réseau loup/lynx géré par l’O.N.C.F.S. s’effectue correctement. Les agents de cette structure ne peuvent élaborer des données qu’avec celles qu’ils récoltent d’eux mêmes ou qui leurs sont transmises par les correspondants du réseau.

    Oui : le recrutement de correspondants pour renforcer le réseau loup/lynx doit se faire dans toutes les sensibilités inhérentes à la problématique, et non pas seulement parmi les agents de la fonction publique. La rétention avérée de données par certains correspondants du réseau n’est plus de mise, sous prétexte qu’elles sont utilisées pour intervenir sur l’espèce causant des dégâts aux troupeaux domestiques. C’est sûr, les opérations d’intervention sur le loup ne se font pas encore sur les grands boulevards de nos cités !
    Il y a lieu de rappeler que ces correspondants du réseau ont tous reçus une formation gratuite, dispensée par l’O.N.C.F.S. gestionnaire du réseau, ceci aux fins du suivi de l’espèce.

    Oui : Pour la protection des troupeaux, le tir de prélèvement doit continuer à se faire au plus près des lieux d’attaques de loups, qu’elles aient lieux ou pas sur une zone de présence permanente.

    Oui : il y a lieu d’admettre que la seule réponse que peut donner l’état aux éleveurs c’est un quota annuel de sujets à prélever.

    Oui : Les élus ruraux doivent être pleinement associés aux décisions inhérentes à la problématique.

    Oui : A travers le mal-être des éleveurs acteurs de leurs communes les élus ruraux sont très inquiets par la situation actuelle générée par l’arrivée ancienne ou à venir du loup sur nos territoires ruraux et pastoraux.

    En conséquence, l’intervention sur l’espèce loup doit se poursuivre, se départementaliser.

  •  OUI au loup, assez d’hypocrisie, par Soizic , le 22 janvier 2018 à 15h47

    Assez de cette hypocrisie bien française :" oui à la biodiversité mais loin de chez moi ..." Le loup a droit de vivre et pas seulement sur le mini périmètre que le français daignera lui concéder.
    A tout détruire autour de lui au nom de sa "supériorité" autoproclamée et du sacro saint "fric", l’homme creuse sa propre tombe. L’homme est un animal parmi d’autres qui ont tout autant que lui le droit de vivre sans être qualifiés de nuisibles. L’espèce la plus nuisible sur terre c’est l’homme.
    Pourquoi les éleveurs en Italie et ailleurs savent-ils protéger les troupeaux et cohabiter avec le loup? C’est cela la vraie question

  •  Le loup ça suffit !, par Albert Masson , le 22 janvier 2018 à 15h28

    Depuis plus de 20 ans les éleveurs du Mercantour ont tiré la sonnette d’alarme dans l’indifférence générale.Depuis le loup a conquis toutes les Alpes, le Jura, les Vosges il investit le massif central avant de,gagner les plaines. Les coûts générés suivent le même rythme on dépasse les 10000 victimes officielles dans les troupeaux ovins et caprins. Les mesures de protection s’avèrent le plus souvent insuffisantes voire inefficaces et en tout cas coûteuses quand elles ne deviennent pas dangereuse avec les chiens de troupeau.Les mouvements de protection de la biodiversité racontent n’importe quoi au sujet du loup et nient en bloc toutes les conséquences négatives liées à son expansion.<br class="manualbr" />Pour ce qui est de la biodiversité on ne se soucie pas de ce qu’il advient des chamois et bouquetins, on ignore résolument les conséquences du recul du pastoralisme en moyenne montagne avec disparition des paysages ouverts et on se fiche éperdument de ce qu’il advient des bergers et éleveurs confrontés à des difficultés croissantes. Les pouvoirs publics manipulés par ces lobbies soit disant écologistes ne prennent pas leurs responsabilité et louvoient avec des mesurettes inopérantes pour soit disant protéger les éleveurs.L’estimation du nombre de loups ne correspond pas à la réalité car elle s’avère très aléatoire donc inexacte, il faut probablement doubles les chiffres officiels pour approcher la réalité.<br class="manualbr" />Le pouvoir actuel qui se veut pragmatique et efficace va t’il enfin prendre en compte la réalité de ce fléau qui ne peut qu’empirer si on tarde à réagir?

  •  Sauvegardons les loups - STOP aux tirs, par Mic Ouisse , le 22 janvier 2018 à 14h44

    Le loup est revenu en France par migrations successives depuis l’Italie. Laissons le se réimplanter sur son territoire originel et aidons les bergers à protéger leur troupeaux par des moyens non létaux : chiens biens formés, présence du berger, amélioration des qualité de vie aux alpages, création de points d’eau pour les bêtes, enclos électrifiés anti-loups mobiles, rotation de parcours... En aucun cas les prélèvements ne permettront de protéger les troupeaux, uniquement de rassurer les bergers qui ne suivent pas leur bêtes et les laissent seules dans la nature.

    Prenons exemple sur les bergers italiens qui cohabitent beaucoup mieux que les français avec ces prédateurs naturels que sont les loups.

    Non aux droit à tuer les loups !

  •  protection des troupeaux ET des loups, par Moulherac Anne Elisabeth , le 22 janvier 2018 à 14h31

    Le loup doit être protégé, espèce animale qui a droit à la vie comme les autres.
    Valoriser le pastoralisme , ses acteurs , creer des emplois et aider les eleveurs , mais pas avec des chiens de protection :
    ils peuvent être aussi dangereux que le loup
    ils n’ont pas à mourir pour defendre les troupeaux , c’est à l’homme de proteger son cheptel.
    L’espèce humaine peut apprendre ( ou ré apprendre) à respecter et à partager notre planète avec les autres espèces animales.

  •  Pour la coexistence et non la destruction !, par Camille Fahrner , le 22 janvier 2018 à 14h20

    Dans un premier temps, je reconnais qu’il y a des avancées qu’il faut saluer comme :
     la conditionnalité de l’indemnisation des dommages dus aux loups à la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux. Toutefois, rien n’est précisé quant à la vérification de leur mise en œuvre effective lors des constats d’attaques !
     Le développement des mesures de protection et la création d’un Observatoire de l’efficacité des moyens de protection des troupeaux
     l’installation d’une équipe de bergers d’appui
     la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.
    Pour autant, je ne suis pas d’accord sur certains points :
    ce nouveau plan loup reste toujours très axé sur la destruction par les tirs de loups (cf. l’arrêté de 40 loups à abattre en 2018) comme solution, destruction dont l’efficacité n’est pas prouvée et les chasseurs restent toujours sollicités pour mettre en œuvre ces destructions (cf. les différents rapports scientifiques récents). Le Plan d’actions national aurait dû renverser le paradigme et mettre l’accent sur l’amélioration des mesures de protection des élevages et d’effarouchements et évaluer l’efficacité des tirs plutôt que de renouveler l’organisation de ces destructions, sous la pression des organismes professionnels agricoles (cf. CP FNSEA).
     L’effarouchement devient une solution secondaire et expérimentale limité aux Parcs Nationaux, Parcs Naturels régionaux et Réserves naturelles en lien avec des éleveurs volontaires ! Et alors qu’il peut s’avérer plus efficace pour inculquer au loup un réflexe d’évitement des troupeaux et même si des risques d’habituation demeurent.

    Des points m’inquiètent particulièrement :
     Le plan loup annonce garantir un seuil de 500 loups à l’issue du quinquennat pour assurer la viabilité à long terme de l’espèce, prétendant que c’est ce qu’il ressort de l’ESCO
    (expertise). Mais ce n’est pas ce qui ressort de ladite expertise ne précise que ce chiffre constitue « l’effectif efficace » : un minimum de 500 potentiels reproducteurs, c’est à dire sans compter les loups ne se reproduisant pas au sein d’une meute. L’effectif minimal en
    terme de spécimen serait, selon cette étude, de l’ordre de 2500 à 5000 individus.
     le plan loups annonce un seuil de 500 loups, considéré par le plan loup comme le seuil d’une population viable. Mais l’expertise des scientifiques de l’ESCO précise qu’il s’agit là d’un
    minimum de 500 animaux reproducteurs potentiels sans compter les individus non reproducteurs de la meute, soit en terme d’effectifs , toujours selon cette étude 2500 à 5000 individus… En outre, qu’adviendra t-il ensuite quand ce seuil de 500 loups sera atteint ? ce qui pourrait être atteint dans les prochaines années. Aucun loup supplémentaire ne sera accepté sur le territoire français ? Il reste pourtant de nombreux territoires favorables à l’installation de l’espèce (superficie, proies disponibles), notamment dans les grandes forêts de plaine. En montagne, le seul noyau de reproduction est dans les Alpes. Toujours aucune reproduction constatée dans le massif Central et les Pyrénées alors que l’espèce est présente depuis près de 20 ans ; dans les Vosges, aucune reproduction n’a été détectée en
    2017.
     La généralisation de la procédure déclarative des dommages par les éleveurs eux-mêmes, sans constat d’un professionnel risque de conduire à une surévaluation des dommages attribués au loup.
     La mise « en œuvre d’une gestion adaptée sur certains fronts de colonisation en vue de préserver les activités pastorales ». « Dans ces zones, la gestion aura pour but de freiner l’expansion du loup. Ainsi, les tirs de défense et de prélèvement pourront être autorisés
    sans mesures préalables de protection des troupeaux ». Les pouvoirs publics préparent-ils ainsi des zones où le loup serait persona non grata ???

  •  Maintenir l’élevage et le pastoralisme en régulant le loup, par ESCOFFIER Lionel , le 22 janvier 2018 à 13h26

    Les éleveurs sont les garants de l’entretien de l’espace pastoral.
    La présence du loup tend à faire disparaître les éleveurs et leurs troupeaux ce qui entraîne la disparition des zones pastorales et le dégradation des espaces naturels pâturés jusque là par les troupeaux.
    Il est intolérable de sacrifier les élevages et toute l’activité économique qui tourne autour dans le seul but de maintenir une espèce réintroduite en France dans les années 90.
    Les loups ont certes le droit de vivre mais pas au détriment des éleveurs.
    Ces derniers doivent avoir le droit de se défendre c’est leur outil de travail qui est menacé.
    Nous ne pouvons accepter que l’argent du contribuable serve à protéger un espèce invasive telle que le loup. Les mesures de protections mises en place par les éleveurs ont démontrées leurs limites et seule l’odeur de la poudre et la peur de l’homme peuvent limiter l’impact du loup sur l’économie agricole d’élevage. Il faut réguler l’espèce, en donnant des moyens suffisants aux éleveurs et aux chasseurs.

  •  Pour le Loup et la Nature , par Pawlak Rosario , le 22 janvier 2018 à 13h25

    L’homme s’accapare tout , le droit de détruire mais de tuer aussi ! Quel être sur terre fait le plus de mal ??? Certainement pas le Loup puisqu’on ne lui laisse plus l’once d’une parcelle libre !Non on le tue ! Voyez sa réintroduction dans le Yellowstone, il régule les rivières et les forêts en stabilisant la population des herbivores et les castors ! Allons un peu de bon sens nous n’avons pas la science infuse et au vu du résultat de l’état actuel de notre planète il est grand temps qu’on lui passe un peu la main !!!

  •  OUI aux LOUPS essentiels à la Biodiversité de la Terre , par Viou Benoist , le 22 janvier 2018 à 13h24

    OUI aux LOUPS essentiels à la Biodiversité de la Terre
    Et STOP AU génocide de nos Loups
    C’est scientifiquement prouvé que nos Loups sont essentiels à la Biodiversité.
    Retournez à l’école .