EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 1832 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  quand arrêterons nous de nous prendre pour des attardés mentaux, par bidault Edouard , le 18 janvier 2018 à 12h07

    Cette consultation ne sert qu’a une minorité de s’exprimer sur le net
    car ils ont le temps. Ceux qui travaillent dans la nature n’ont pas de
    temps a perdre alors qu’ils savent que l’on ne tiendra aucun compte de leurs problèmes agricoles et de survie.

  •  Pour une nature vivante, respectons les prédateurs, par SERMET jean , le 18 janvier 2018 à 12h05

    Les loups sont en tant que prédateurs, indispensables au bon fonctionnement des chaines écologiques. Eux seuls permettent d’éviter le pullulement des cervidés, sangliers etc qui trop nombreux dégradent le couvert forestier. Les loups comme le lynx ou l’ours font partie depuis toujours et au même titre que des monuments historiques de notre patrimoine. Que seraient la culture populaire, les contes d’enfants, les légendes, sans le loup et l’ours? En les détruisant pour des raisons stupides nous renions notre passé, nous détruisons un peu plus la nature, nous nions la bio-diversité et les équilibres naturels. Les arguments économiques au nom desquels, on tue les loups sont faux et mensongers. Ce ne sont pas les loups qui menacent l’équilibre économique des éleveurs (les chiens errants tuent infiniment plus de moutons ou de chèvres que les loups !!!) mais la concurence internationales, les lois du marché. Le loup est un bouc émissaire facile et leur évite de se poser les vrais questions.

  •  Victimes, par BarbeVéronique , le 18 janvier 2018 à 12h03

    « Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !
    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.
    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !
    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.
    Nous exigeons toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et nous refusons toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  stop , protegeons les eleveurs qui vont etres en voie d’extinction et qui ne sont pas proteges par la convention de bern, par credoz pierre , le 18 janvier 2018 à 11h51

    les éleveurs ovins caprins mais aussi bovin sont désabusés ,car la surpopulation du loup incite ce dernier à s’attaquer non seulement aux moutons et aux chèvres mais aussi à des génisses, des veaux, des chevaux .on veut de la biodiversité , elle ne peut se faire sans la présence de tous ces troupeaux dans nos montagnes .le parcage de ces troupeaux constamment jour et nuit est inconcevable et inefficace en montagne et ce sont des propositions de personnes qui n’ont jamais planté un piquet surtout sur des rochers . ces personnes ne ressentent pas le rapport d’affection de l’éleveur avec son troupeau et tous les bons produits qui en découle ,lait , fromage ,viande ... continuez à consommer ces produits industriels , au mépris de ces agriculteurs qui se battent contre l’urbanisation et qui entretiennent la nature tous les jours face à des rêveurs au pays des bisounours !!

  •  Ne tombons pas dans les abus, par BERTON , le 18 janvier 2018 à 11h50

    C’est à cause de l’homme que le loup vient de plus en plus chasser près des lieux d’habitation ce qui créée des tensions réelles.
    Cependant, il ne faut pas oublier qu’ils sont dans leur état naturel et que nous empiétons comme des sauvages sur leurs lieux de vie.
    Nous devrions réfléchir en amont à comment nous empiétons sur leurs lieux et sur comment interdire la construction sur des lieux de vie qui doivent leur être réservés avec toute la faune normale pour qu’ils vivent sans avoir à chercher de la nourriture proche des lieux de vie humaine.

  •  stop aux tirs de loups , le 18 janvier 2018 à 11h49

    Nous sommes tous reliés,humains,non humains,et nous n’avons aucun droit à tuer nos semblables (sauf en cas de légitime défense si un animal vous attaque ce qui est peu probable ou pour lui abréger ses souffrances) Le plus grand prédateur et destructeur de la planète est l’Homme qui n’est pas adapté pour vivre sur cette Terre.J’espère qu’on abandonnera ces tueries inadmissibles et qu’on laissera vivre en paix toutes les espèces animales

  •  Non à l’abattage des loups, par Saccardi , le 18 janvier 2018 à 11h47

    L’abattage est inutile. La nature a besoin de prédateurs pour être régulée (et pas de chasseurs !!!). La concurrence avec le mouton de Nouvelle Zélande est une honte. Les bergers font un métier difficile mais il faut que la cohabitation se fasse !

  •  stop au loup dans nos montagnes, par olivier de savoie , le 18 janvier 2018 à 11h46

    Stop au carnage dans nos montagnes laissons la parole aux personnes concernées par ce sujet !!..
    Sauvons notre économie et nos traditions ; notre richesse de la France si elle existe encore !
    pourquoi détruire tte notre faune sauvage pour un animal qu on ne verra jamais !! rien de plus beau que de ce promener dans la nature et de voir un chamois, un cerf,un renard..
    Pourquoi detruire notre agriculture si riche est reconnue dans le monde !
    j’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi on débat sur des choses aussi évidentes que cela !
    Vu comme le loup prolifère à grde vitesse un jour on aura un accident sur un humain c’est certain !
    ALors stop au loup en liberté !!

  •  Non au loup dans les Vosges, par MILLOT Gilbert , le 18 janvier 2018 à 11h43

    « Depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes en France a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur !

    Aujourd’hui, près de 40 départements sont touchés par le loup (contre 11 en 2009) et le nombre de victimes a plus que doublé depuis les années 2000 dépassant la barre des 2 000 attaques aux troupeaux et le record tragique des 10 000 animaux tués par an.

    Cette situation est tout simplement intolérable et inhumaine pour les éleveurs et les familles touchés par ce fléau !

    Le gouvernement continue d’ignorer les demandes des éleveurs, pourtant fondamentales, pour leur permettre d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Nous constatons une ouverture concernant les tirs de défense simple. Toutefois, sa portée reste limitée et inefficace sur le terrain au regard des conditions restrictives qui l’encadrent.

    Moi Gilbert MILLOT, exige un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. Et je refuse toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs. »

  •  Equilibre, par desseigne , le 18 janvier 2018 à 11h34

    Et si on considérait d’une part un berger comme un prédateur "naturel" qui défend son territoire avec ses armes et d’autre part les meutes de loups comme d’autres prédateurs qui chassent sur leur territoire. Sur son territoire le berger défend son troupeau avec ses armes et quand il va sur le territoire de la meute il le défend avec des armes "naturelles" proportionnées et respectueuses de la biodiversité.

  •  Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023, par Matérac Jean-Pierre , le 18 janvier 2018 à 11h28

    Quand les loups seront aussi destructeurs que les chiens et le genre humain, nous pourrons alors, en toute honnêteté, nous poser la question de savoir si le loup est un problème ou non.
    La seule différence entre les chiens et les loups tient au fait que les chiens qui commettent des déprédations autrement plus importantes que les loups sur les troupeaux font, par ailleurs, partie d’un immense commerce lucratif, alors que les loups ne rapportent rien en termes économiques
    En attendant, tout est fait comme si les mesures prises ne visaient qu’à éradiquer les populations et ceci au moindre coût :
    - manque de contrôle de la protection effective des troupeaux avant toute autorisation de tir
    - autorisations de tir de moins en moins contraignantes
    - tirs d’effarouchements considérés comme accessoires...

  •  NON A L ESCLAVAGE , par charvat hubert , le 18 janvier 2018 à 11h24

    l homme peut t il vivre avec de plus en plus de contraintes? bien sure que oui mais est que c est humain de faire supporter cela alors que sois meme dans son petit cocon douillet on se plaint de la moindre contrariete !! je pense parfois q`un minimun d ouverture d esprit et necessaire et la logique doit passer avant des caprices de gosses trop gates

  •  éradiquer le loup, par jean-louis , le 18 janvier 2018 à 11h16

    éliminer le loup c’est foutu mais faisont comme des les balkans ou meme en Italie:on braconne et on dit plus rien

  •  GESTION DU LOUP, par Démoulins Benoît , le 18 janvier 2018 à 11h09

    Pourquoi vouloir mettre la nature sous cloche alors qu’il existe encore des hommes et des femmes qui veulent vivre de leur métier?
    Que deviendront les parcelles lorsqu’elles ne seront plus exploitées?
    Que deviendra le réseau social de ces campagnes?
    Il est primordiale de maintenir une agriculture dans ces régions et cela passe par une régulation et non une extermination des loups.
    Il ne faut pas oublier que cette agriculture participe activement à l’entretien du paysage pour le bonheur de tous !
    Il n’y a rien d’offusquant à prélever un quota de loups !

  •  Pour le soutient du pastoralisme...et des loups, par Mourgues R , le 18 janvier 2018 à 10h32

    Qu’un éleveur puisse se protéger des loups me semble essentiel ! mais à quel prix ; pas celui de la destruction d’espèce protège, pas non plus au prix du maintient d’un déséquilibre écologique et des tensions sociales.
    je suis originaire du milieu rural (lozère) où le loup a également fait sont retour. Il a bien évidement causé des nuisances aux éleveurs (mais les chasseurs et éleveurs ont eux aussi causés des débats dans les locaux d’association de protection de la nature !). Comme toutes nouvelles espèces colonisatrices, un équilibre devra se faire mais avec un temps de retard (règle écologique). Il me semble donc nécessaire de prioriser les aides à la protection des troupeaux. Mais pas sans contrôle ! comme il va être le cas dans le PNA.
    Valoriser des troupeaux d’ovins plus petits pour permettre une une protection plus efficace. Des chiens de protection dresses ! Un accompagnement au changement de pratiques des éleveurs. Un contrôle des mise en œuvre de mesure de protection lors de dégât doit être fait par les services pour déclencher une indemnisation.

    Laissons (comme c’est déjà le cas) le droit aux éleveurs de tirer un loup prêt de son troupeau mais arrêtons les battues et les tirs "aveugles" qui déstructures les meutes et favorisent leur éclatements et les dégâts. Il est prouvé qu’un loup seul s’attaquera à un troupeau même s’il y a des risques. Une meute, quand à elle, pourra s’attaquer à des gibiers sauvages et restera plus éloigné des troupeaux dont l’attaque est plus risqué s’il est protégé efficacement. Les résultats montrent clairement l’inefficacité des tirs de régulation !

    Regardons ce qu’il se passe dans d’autres états européens, comme Allemagne où la gestion des loups est bien différente, la volonté politique ainsi que les contraintes imposées aux éleveurs. Le nombre de loups est , me semble t-il bien supérieure à celui de France, est malgré tout, cela ne pose pas autant de problèmes. Il faut continuer les études éthologiques sur le loups pour comprendre ses comportements et ses adaptations face aux activités humaines (adaptation aux chiens de protections, modes de chasse...)afin d’optimiser les mesures de protections et justifier l’arrêt des tirs.

    Dernière choses à dire, je ne suis pas un urbain (que je suis pas) qui s’oppose bêtement aux tueurs de loups mais je lis, réfléchis et rencontre des éleveurs et me rends bien compte qu’un grande nombre de mesures sont prises face au lobby des agriculteurs et de leurs pouvoir électoral. Sachez que je souhaite me promener en campagne peuplé pas des paysans et des loups ( chose tout a fait possible) et que je suis prêt à choisir mon bulletin de vote en fonction de celui qui appliquera une politique environnementale qui ira dans ce sens !

  •  NON à la Brigade tueuse de Loups - OUI à la pacification-NON à la brutalité, par REMY MAURE , le 18 janvier 2018 à 10h24

    Bonjour,
    IL faut améliorer la protection des troupeaux, aider les éleveurs
    pour cela, leur octroyer plus de subventions si necessaire, arrêter de régler les problèmes avec les animaux sauvages à coups de fusil.

    Les animaux sauvages ne sont pas que l’affaire des chasseurs.

  •  INTERDICTION DES TIRS DE LOUPS ET D’ERADICATION DE L’ESPECE, par Sylvie Lovaty , le 18 janvier 2018 à 10h13

    1/J’exige l’interdiction de la régulation par des tirs de l’espèce loup et autres grandes faunes sauvages.
    Pourquoi interdiction de la régulation : et bien tout simplement parce que en tuant les individus, vous désorganisez la meute : il n’y a donc plus d’organisation, la meute ne gère plus et les individus colonisant le territoire sont prédateurs chacun dans son « coin » pour se nourrir. Au niveau de l’État, vous devez connaître ce fonctionnement, sinon c’est à désespérer et on penser que nous sommes gouvernés par des ignorants.
    2/ J’exige l’interdiction de l’éradication des loups, espèce protégée par la Convention de Berne, qui sont des régulateurs de la grande faune sauvage, notamment des ongulés – Cf. Étude scientifique que l’impact des chevreuils en Europe. Voir en Amérique les décisions qui ont été prises de protéger le loup et non de le tirer et les conséquences très très positives sur la régulation de la nature, notamment des ongulés envahissants, le loup étant au-dessus de la chaine alimentaire, avec un impact positif important dans la gestion des forêts car les ongulés ne mangent plus les jeunes replantations d’arbres.
    3/ J’exige que les mesures de protection soient appliquées par les agriculteurs – Que le constat de l’application de ces mesures soit fait avant toute indemnisation. Si pas d’application, pas d’indemnisation.
    4/ J’exige que l’État détermine des mesures de protection, d’ailleurs que l’on connait, pour les agriculteurs et qu’un plan de protection digne de ce nom soit établi.
    Au niveau agricole, le vrai problème avec le loup ou autre prédateur c’est notre modèle de société. Quand cela revient moins cher d’acheter un gigot de Nouvelle Zélande (avec le coût et la pollution liés au transport), plutôt que du mouton élevé en France – Une campagne d’information peut être établie pour le mouton français et de meilleure qualité !!
    5/ J’exige d’une part que les agents de l’ONCFS dont le métier est de faire respecter les lois de protection de la nature n’aient plus l’autorisation de tirer les loups comme il leur est demandé et qu’il leur soit interdit de tirer les loups, ce qu’ils font dans des conditions parfois qu’on pourrait qualifier d’illégales ...
    6/ Et d’autre part que les syndicats d’agriculteurs que je ne nommerais pas, appliquent et fassent appliquer des règles de protection dignes de ce nom. Et non pas de mettre de l’huile sur le feu comme cela se passe et exiger l’éradication du loup.
    7/ Plan Loup 2018-2023 : déjà rédigé et adopté, alors même que ni l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature ni les résultats de la consultation publique n’étaient encore rendus et la consultation n’avait même pas commencé. Cela demanderait un peu plus de rigueur et de démocratie ! J’ai honte des agissements de mon pays la France.

  •  Un PNA oui, mais qui doit aller dans le bon sens et avec bon sens, par Anne-Sophie DE PIERI , le 18 janvier 2018 à 09h50

    Il est dommage d’utiliser ce plan d’action dans le but de faire régresser le population et la répartition du Loup. Il ne devrait pas y avoir d’assouplissement pour obtenir une autorisation de tirs sur le loup et encore moins si aucun autres moyens de protection n’est mis en place (clôtures, parcage nocturne, chien défenseur, ....). Il faudrait donc qu’avant de délivrer une autorisation de tirs sur une espèce protégée, le préfet et ses services vérifient que tous les autres moyens de protections ont d’abord été mis en place sur les troupeaux de moutons concernés. Pour cela, il faudrait aussi que les aides qui permettent aux éleveurs de mettre en place ces autres moyens de protection soit beaucoup moins restrictives et plus facile à obtenir pour une mise en œuvre rapide et efficace. Enfin, le tir d’effarouchement, éducation des loups permet d’éloigner plus efficacement les meutes des troupeaux que les tirs létaux. ils devraent donc être privilégiés à ceux-ci.

  •  Arrêtez le massacre, par Tamaccio , le 18 janvier 2018 à 09h31

    Bonjour,
    Autrefois les loups et les hommes chassaient ensemble.
    Depuis la sédentarisation des hommes et l élevage des ovins, "rien ne va plus !", L être humain s estimant en concurrence.
    On pourrait penser qu en 2018, des solutions plus respectueuses de la Nature- dont nous sommes issues, que nous devons préserver et non defigurer-seraient appliquées. Au lieu de cela on flingue. C est nier que tout être vivant a le même droit que nous à exister.Nous avons des responsabilités mais nous ne sommes pas supérieurs.
    C est nier également le véritable problème : notre modèle économique et sa course à la rentabilité. Pas de budget pour payer les pâtres, pas d argent pour acheter un chien qui gardera les troupeaux. Les deux sont pourtant très efficaces. On dit les patous dangereux face à un touriste qui traverse un troupeau : c est pourtant au touriste de ne pas faire cela. Un touriste ça s éduque !Bref, je trouve que les réactions épidermiques face aux Loups sont dignes du moyen âge et pas d un pays moderne.
    Le Président Macron semble très sensible aux questions environnementales. Quid?

  •  Pour la protection des loups, par Marie-Jeanne , le 18 janvier 2018 à 09h31

    Le PNA prévoit le développement des mesures de protection mais la finalité reste la même : aboutir à des destructions de loups, dont l’efficacité n’est pas prouvée.

    La précaution devrait conduire à étudier en 1er lieu l’efficacité des tirs, et dans l’attente, de concentrer les efforts sur l’amélioration des mesures de protection et d’effarouchement. Les programmes et études annoncées par ce plan auraient dues être préalables à l’organisation de ces tirs.

    – Le plan loup annonce garantir un seuil de 500 loups à l’issue du quinquennat pour assurer la viabilité à long terme de l’espèce, prétendant que c’est ce qu’il ressort de l’ESCO (expertise). Mais ce n’est pas ce qui ressort de ladite expertise ne précise que ce chiffre constitue « l’effectif efficace » : un minimum de 500 potentiels reproducteurs, c’est à dire sans compter les loups ne se reproduisant pas au sein d’une meute. L’effectif minimal en terme de spécimen serait, selon cette étude, de l’ordre de 2500 à 5000 individus.