EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage collectif et modifiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime

Du 02/07/2020 au 16/08/2020 - 1228 commentaires

Projet d’arrêté relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage collectif et modifiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime

NOTE DE PRÉSENTATION

La loi du 6 février 2014, dite « loi Labbé », interdit depuis le 1er janvier 2017, aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytopharmaceutiques, à l’exception des produits de biocontrôle, produits à faible risque et produits utilisables en agriculture biologique, pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries accessibles ou ouverts au public. Depuis le 1 janvier 2019, elle interdit aussi aux utilisateurs non professionnels d’acquérir et d’utiliser ces mêmes produits.
Le gouvernement a annoncé dans sa communication du 20 décembre 2019 son engagement à étendre les zones concernées par les interdictions de la loi Labbé pour protéger la population dans les autres lieux de vie. Le gouvernement a choisi de porter cette révision par voie d’arrêté, sur la base de l’habilitation législative de l’article L.253-7 du code rural et de la pêche maritime.

Le projet de texte

Le projet d’arrêté prévoit les interdictions suivantes :
- Interdiction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques à partir du 1er juillet 2022 dans les zones d’habitation, comprenant notamment les jardins des copropriétés, les parcs et jardins privés, dans les résidences hôtelières, les campings, les jardins familiaux, les parcs d’attractions, les zones commerciales, les lieux de travail, les cimetières, les établissements d’enseignement, et les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux, les domiciles des assistants maternels,
- Interdiction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques à partir du 1er juillet 2022 sur les équipements sportifs avec une dérogation au 1er janvier 2025 en ce qui concerne les équipements sportifs de haut niveau dont l’accès peut être maîtrisé, du fait des exigences particulières auxquels ils sont soumis par les cahiers des charges des compétitions nationales et internationale. Il est prévu à titre exceptionnel que les équipements de haut niveau, pour lesquels aucune solution technique alternative ne permette d’obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles, puissent faire l’objet d’une dérogation pour certains usages, validée par un arrêté conjoint des ministres en charge de l’environnement et des sports après le 1er janvier 2025
Ces interdictions ne s’appliqueront pas pour :
- Les produits à faible risque, les produits de biocontrôle et les produits autorisés en agriculture biologique ;
- Les traitements et mesures nécessaires à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles et les traitements par des produits phytopharmaceutiques qui s’avèrent nécessaires pour lutter contre un danger sanitaire grave menaçant la pérennité du patrimoine historique ou biologique et ne pouvant être maîtrisé par un autre moyen, y compris une méthode non chimique.


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Commentaires
  •  produits phytosanitaires , par Alazard Loïc , le 14 août 2020 à 14h27

    - Le titre est confusant. Il laisse penser que cette nouvelle partie du Code Rural concerne les zones de non traitement, alors qu’il s’agit d’interdire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les lieux de vie non agricole
    - La liste des lieux de vie cités englobe des terres agricoles, par exemple si l’exploitation fait de la vente à la ferme, de la cueillette ou de l’agritourisme ou encore accueille des fêtes locales sur ses terres moissonnées.

    - Il importe en conséquence d’être plus explicite dans les titres pour bien viser les lieux de vie et non leur voisinage.
    - Il est en outre essentiel de préciser que les terres à vocation agricole ne sont pas concernées par ce projet d’arrêté.

  •  Distance d’épandage insuffisante, par Bossenmeyer , le 14 août 2020 à 12h32

    Bonjour, soyons sérieux et mettons en place une distance de protection digne. 5 m, 15 m, soyons intelligents. L’eau, l’air, le ruissellement, c’est insuffisant. 150 m, 200 m, c’est au moins plus responsable ! Merci

  •  Analyses JA / FDSEA, par DE SOUSA Vincent, FRERE Jean Philippe , le 14 août 2020 à 12h04

    Bonjour,

    Nous avons bien prit connaissance du document.
    Voici deux remarques de la part des syndicats des Jeunes Agriuclteurs des Alpes-Maritimes et de la FDSEA.

    - Le titre est ambiguë. Il donne l’impression que cette nouvelle partie du Code Rural concerne les zones de non traitements.

    - Faire attention dans les lieux cités, de ne pas englober les terrains agricoles car si les exploitations font des ventes à la ferme etc... il y a obligatoirement des produits phytosanitaire a proximité.
    Dans les Alpes-Maritimes, nos exploitations effectuent beaucoup de vente direct dans les fermes, organisent des journées d’accueil dans la ferme. De plus, la chambre d’agriculture est très mobilisée sur le réseau "bienvenu à la ferme".
    Nous pensons que englober les terrains agricoles dans ce projet de loi, rendrait impossible les possibilités d’accueil du public sur les exploitations.
    La vente direc est un créneau très important pour nos petites exploitations des Alpes-Maritimes, la contrainte sous de nouvelles restrictions entrenerait la disparission de ces dernières exploitation.

    Merci de prendre note de nos remarques.

    Très cordialement

    Le syndicat des Jeunes Agriculteurs 06 et la FDSEA 06.

  •  Les alternatives aux pesticides existent et sont performantes dans le contexte de réchauffement climatique, par Guillaume Guerré , le 14 août 2020 à 11h30

    Bonjour,

    l’institut américain Rodale a démontré sur plus de trente ans que les principes de l’agroécologie permettent des rendements tout aussi satisfaisants que ceux de l’agriculture chimique sur les 3 principales céréales tout en réduisant de 40% les GES et de 45% l’usage des énergies fossiles.
    https://rodaleinstitude.org/

  •  C’est bien... mais encore insuffisant, par J. BRINON , le 14 août 2020 à 11h27

    Les restrictions vont dans le bon sens, mais restent insuffisantes.
    Certaines voix ont raison de demander plus : les voies de chemin de fer, les forêts publiques ou privées, les autoroutes et leurs aires...
    Et qu’en est-il des espaces naturels et forestiers à vocation naturelle classés N dans les documents d’urbanisme, les espaces boisés classés (EBC), les espaces agricoles, en priorité les zones humides (prairies humides ou alluviales, landes humides, marais...) ?
    Je vois des commentaires émis par des présidents ou propriétaires vignerons, agricoles qui en ont assez des restrictions. Nous pouvons les comprendre, mais nous pouvons surtout y voir une défense de leurs intérêts personnels à court terme au détriment de l’intérêt collectif à long terme. Le choix est vite fait selon moi. Mettons-nous tous (!) en ordre de marche pour espérer un monde meilleur, quoiqu’il en coûte. Ce que nous ne faisons pas aujourd’hui nous coûtera plus cher demain.

  •  Les professionnels agricoles ont déjà une réglementation lourde ce projet d’arrêté n’a pas vocation à les concerner, par CLEMENT Philippe , le 14 août 2020 à 10h37

    La FDSEA des Vosges, représentée par son Président, Philippe CLEMENT, souhaite donner son avis sur le projet d’arrêté actuellement mis en consultation publique.

    Depuis la loi Labbé de 2014, différents arrêtés ont permis d’aboutir à l’interdiction d’acquérir et d’utiliser tout produit phytosanitaire par toute personne non professionnelle.
    Le Gouvernement a souhaité étendre les interdictions aux lieux de vie, faisant ainsi le parallèle avec l’arrêté du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytosanitaires.

    Les agriculteurs ne sont donc pas visés par cet arrêté ayant eux-mêmes une réglementation encadrée en tant que professionnels. Cependant, certains points de l’écriture du projet de texte posent question à plusieurs titres :

    - La dénomination de l’arrêté et surtout l’intitulé du Titre V introduit dans le code rural apporte une confusion par l’utilisation respective des termes « à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage collectif » et « au voisinage des zones d’habitation et des lieux à usage collectif »
    L’objectif étant de viser les propriétés privées non agricoles, il importe d’être plus précis dans la rédaction à ces deux niveaux qui pourrait être « à proximité de zones d’habitation et dans des lieux à usages collectifs ».

    - La liste des lieux de vie visée est très large et à trois reprises englobe juridiquement des terres agricoles alors que ce n’est pas l’objet de l’arrêté :
    o Le 5° interdit tout produit phytosanitaire dans « les parcs d’attraction » définis comme des « espaces de divertissement et de loisirs qui proposent des activités et installations variées en vue d’amuser, détendre et divertir les visiteurs ».
    Nous ne pourrions envisager une telle interdiction sur des champs qui sont utilisés, après moisson, pour des fêtes locales ou foires agricoles ;
    o Le 6° interdit tout produit phytosanitaire dans des « zones destinées au commerce et activités de services telles que définies par le 3° de l’article R. 151-28 du code de l’urbanisme », c’est-à-dire « artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle, cinéma, hôtels, autres hébergements touristiques ».
    Nous ne pourrions envisager une telle interdiction visant ainsi la vente à la ferme, la cueillette et les activités touristiques organisées sur les exploitations agricoles (l’œnotourisme/agro-tourisme) ;
    o Le 13° interdit tout produit phytosanitaire dans « les autres équipements sportifs ».
    Nous ne pourrions envisager une telle interdiction sur des terres agricoles traversées à l’occasion de trail…

    Une attention particulière doit donc être portée sur le périmètre concerné par cet arrêté et ne concerner en aucun cas tout lien avec une activité agricole. Ainsi, nous proposons pour éviter d’englober des terres agricoles, sans alourdir le projet de texte, d’intégrer, au quatrième alinéa de l’article 1er, après les termes « agriculture biologique, » les termes suivants : « hors les terrains à vocation agricole tels que définis au 1er alinéa de l’article L. 143-1 du Code Rural, »

  •  Un arrêté qui prête à confusion avec celui du 27 décembre 2019, qui doit se circonscrire aux lieux de vie et ne pas s’appliquer à l’espace agricole, par Syndicat Général des Vignerons réunis des Côtes du Rhône , le 14 août 2020 à 09h45

    Le Syndicat Général des Vignerons Réunis des Côtes du Rhône a pour objet la défense des intérêts généraux des AOC des Côtes du Rhône et des vignerons concernés.

    Reconnu officiellement Organisme de Défense et de Gestion (ODG) des AOC « Côtes du Rhône » et « Côtes du Rhône Villages », il contribue à la mission d’intérêt général de préservation et de mise en valeur des terroirs, des traditions locales et des savoir-faire, ainsi que des produits qui en sont issus (Article L 642-22 du Code rural et de la pêche maritime).

    A ce titre, notre syndicat s’attache à préserver les terroirs viticoles délimités en AOC et à veiller à ce que les projets d’aménagement du territoire ne portent pas atteinte aux aires d’appellations, aux conditions de production, à la qualité des vins ou à l’image des appellations.

    Les exploitants viticoles sont déjà particulièrement impactés par les récentes règlementations établissant des distances de sécurité et des zones de non traitement, outre les règlementations limitant les traitements en cas de vent ou de pluie, les contrôles des pulvérisateurs, la protection des milieux aquatiques, des personnes sensibles, les autorisations de mise sur le marché, et les certifications nécessaires pour gérer les produits phytopharmaceutiques.

    Chaque année la zone agricole est artificialisée par l’urbanisation massive des communes, qui réduit cet espace de travail agricole en provoquant des conflits de voisinage par l’urbanisation contre les parcelles.

    Les surfaces exploitables ont déjà été réduites au moyen des distances de sécurité des zones de non traitement, il n’est pas concevable de réduire encore la zone de travail des exploitations, par manque de clarté des formules employées qui extrapolent l’espace à considérer dans ce projet d’arrêté.
    Il est donc primordial d’exclure les terres et exploitations agricoles de ce dernier.

    Le Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône est déjà très sensibilisé au respect de l’environnement. A ce titre, il a inséré dans ses cahiers des charges des appellations Côtes du Rhône et Côte du Rhône Villages des mesures agro-environnementales prévoyant une limitation drastique du désherbage chimique dans les vignes sur plus de 50 % de la surface de la parcelle, l’interdiction du désherbage chimique des tournières, la mise en œuvre de la certification collective Haute valeur Environnementale (HVE) des exploitations, des conventions de partenariat avec des associations naturalistes et de défense de l’environnement, de la Biodiversité (apidologie, oiseaux, chiroptères, OAB, IFV…)

    Concernant le projet d’arrêté :

    Le titre de l’arrêté : « Projet d’arrêté relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage collectif et modifiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du Code rural et de la pêche maritime » amène une confusion par similarité avec l’arrêté établissant des distances de sécurité de non traitement en zone agricole : « Arrêté du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et modifiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime ».

    De surcroît, les termes « à proximité » et « zones d’habitations » sont sujets à mauvaises interprétations par leur imprécision. Ils remettent en cause la pérennité des exploitations agricoles : ils créent un accroissement des espaces agricoles interdits de traitement, qui ne devraient pas être concernés, ainsi qu’une incertitude sur les limites, par l’absence d’indication des distances et des endroits traités ou pas.

    Il faut limiter l’absence de traitement à la surface cadastrale de la propriété des habitations : ni à leur zone, ni à leur proximité.

    Dans le titre V de l’article 1er : « Dispositions particulières d’interdiction d’utilisation au voisinage des zones d’habitation et des lieux à usage collectif » :

    Les termes « voisinage » et « zones d’habitations » sont trop généralistes et imprécis, créant ainsi un environnement trop vaste, ni déterminé, ni circonscrit, qui impactera encore plus, la zone agricole, déjà soumise aux distances de sécurité. Il faut décrire précisément et limiter l’espace concerné : à la propriété des habitations et aux espaces verts des lotissements ou résidences.

    Le titre VI « dispositions diverses » n’est pas précisé.

    Dans le 6 ° de l’article 1er :

    Les exploitations agricoles doivent être exclues par dérogation, des activités de services définies par le 3° de l’article R151-28 du Code de l’urbanisme, afin de permettre la vente à la ferme et les activités d’oenotourisme.

    Il faut éviter le terme « zones accessibles au public » pour parler plutôt des « espaces verts » des zones destinées au commerce. Les parcelles agricoles voisines d’un centre commercial restent un endroit « accessible au public » bien qu’elles soient des propriétés privées. Elles doivent être exclues de ces mesures.

    D’où la nécessité urgente face à ces constats, de rendre obligatoire lors de toute urbanisation, afin de protéger la population et la zone agricole : des zones tampons végétalisées (d’espèces exemptes de nuisibles) d’une hauteur de deux mètres, inconstructibles sur le fonds urbain, à la charge des communes ou des pétitionnaires au permis de construire, distinctes du fonds à construire, afin de les inclure dans la distance de sécurité, en épargnant l’impact de l’urbanisation future de la zone agricole dans la logique du zéro artificialisation souhaité par le Gouvernement. Cela reste la meilleure protection pour éviter les dérives.

    Les aires plantées en vignes d’Appellation d’origine contrôlée, sont strictement délimitées par des experts de l’INAO en fonction de leur aptitude à produire des vins de qualité. Elles ne sont ni délocalisables, ni reproductibles.

    Pourquoi ne pas commencer par interdire l’importation d’aliments traités à l’étranger par des produits phytopharmaceutiques interdits en France ?

  •  Précision à apporter sur ce projet d’arrêté., par Voeux Christian , le 14 août 2020 à 06h38

    Il est important que cet arrêté mentionne le fait que les terres à vocation agricole ne seront pas concernées.

  •  Pour z.a.d.guyane, il est encore temps..., par le ber , le 14 août 2020 à 00h18

    STOP aux idioties, si possible
    nous arrivons au bout du chemin, il est temps de cesser la destruction de notre environnement avant la fin, si l’homo sapien a encore un cerveau...

    Le Ber Didier
    Président de l’association Z.A.D.Guyane

  •  Contre, par Marie , le 14 août 2020 à 00h01

    Si nous sommes satisfait de constater que des mesures d’interdiction des pesticides dans toutes les zones non agricoles est enfin envisagée, nous attirons votre attention sur certains manques qui pourraient s’avérer problématiques :

    tout d’abord - et sauf erreur - certaines zones susceptibles d’accueillir du public ne sont toujours pas couvertes par les interdictions prévues dans ce nouvel arrêté notamment : les forêts privées, les autoroutes et les aires d’autoroutes, les zones à vocation techniques des entreprises de même que les parkings d’entreprises non accessibles à du public extérieur.
    ensuite il nous paraîtrait judicieux d’ajouter à l’article 3 une mention sur l’utilisation des produits et techniques alternatives dans l’attente de l’interdiction définitive pour les terrains de sports prévue à l’alinéa 12 ce qui pourrait donner :
    "Dans l’attente de l’interdiction, les méthodes non chimiques sont privilégiées de sorte que les utilisateurs professionnels de pesticides se reportent sur les pratiques et produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et l’environnement parmi ceux disponibles pour remédier à un même problème posé par un ravageur ou adventice. La lutte comprend des techniques mécaniques ainsi que les produits utlisés en agriculture biologique conformément au règlement (CE) no 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques. "
    plus préoccupant dans l’article 1er au niveau de la référence à l’article 14-4 alinéa 1 - il y a semble -t-il une contradiction car cet alinéa couvre l’ensemble des "organismes nuisibles" et rend donc - sauf erreur - caduque une partie de l’arrêté (notamment sur l’arrêt de l’utilisation des fongicides et insecticides) - peut-être l’idée est-elle de faire référence aux organismes nuisibles ciblés dans la lutte anti-vectorielle ou la lutte contre certains insectes comme le frelon asiatique. Si tel est le cas il nous semble qu’il faut affiner car en l’état cet alinéa couvre une large part d’organismes susceptibles d’être considéré comme "nuisibles".
    un autre point est également problématique l’absence de contrôle et de sanction en cas de non respect de cet arrêté - l’on sait d’expérience que ces aspects sont essentiels pour espérer avoir une réelle efficacité des mesures.
    Enfin il serait indispensable d’avancer la date des interdictions au 1er janvier 2021 (les techniques alternatives étant déjà existantes et éprouvées)

  •  favorable à cette réglementation, par GAVORY , le 13 août 2020 à 23h16

    j’approuve ce projet de texte.

  •  Retrait définitif de tous les pesticides , par Le Dévic , le 13 août 2020 à 22h52

    Il serait temps qu’on arrête de parler de produits phytopharmaceutiques et que tous ces poisons retrouvent leur véritable nom : pesticides...
    Arrêtons de nous « prendre le chou », ces produits devraient être interdits sur toute la planète et tous les fabricants devraient être condamnés pour écocide...

  •  Projet arrêté extension interdiction 2017., par René Kermagoret , le 13 août 2020 à 22h47

    Outre les copropriétés,campings,jardins familiaux et partagés,ZACaéroports,voies ferrées,etc...l’interdiction des pesticides doit viser prioritairement l’agriculture,activité qui consomme + de 90% de la totalité des pesticides en France avec des conséquences invisibles mais dramatiques...Avec un accompagnement efficace.
    C’est un enjeu de Santé publique,de préservation de la biodiversité "visible" et de biodiversité des sols,garante de la fertilité des sols à long terme.C’est enfin un enjeu d’économie considérable des deniers publics à moyen et long terme..

  •  pesticides stop !, par CABE C , le 13 août 2020 à 22h14

    Si nous sommes satisfait de constater que des mesures d’interdiction des pesticides dans toutes les zones non agricoles est enfin envisagée, nous attirons votre attention sur certains manques qui pourraient s’avérer problématiques :

    tout d’abord - et sauf erreur - certaines zones susceptibles d’accueillir du public ne sont toujours pas couvertes par les interdictions prévues dans ce nouvel arrêté notamment : les forêts privées, les autoroutes et les aires d’autoroutes, les zones à vocation techniques des entreprises de même que les parkings d’entreprises non accessibles à du public extérieur.
    ensuite il nous paraîtrait judicieux d’ajouter à l’article 3 une mention sur l’utilisation des produits et techniques alternatives dans l’attente de l’interdiction définitive pour les terrains de sports prévue à l’alinéa 12 ce qui pourrait donner :
    "Dans l’attente de l’interdiction, les méthodes non chimiques sont privilégiées de sorte que les utilisateurs professionnels de pesticides se reportent sur les pratiques et produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et l’environnement parmi ceux disponibles pour remédier à un même problème posé par un ravageur ou adventice. La lutte comprend des techniques mécaniques ainsi que les produits utlisés en agriculture biologique conformément au règlement (CE) no 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques. " 
    plus préoccupant dans l’article 1er au niveau de la référence à l’article 14-4 alinéa 1 - il y a semble -t-il une contradiction car cet alinéa couvre l’ensemble des "organismes nuisibles" et rend donc - sauf erreur - caduque une partie de l’arrêté (notamment sur l’arrêt de l’utilisation des fongicides et insecticides) - peut-être l’idée est-elle de faire référence aux organismes nuisibles ciblés dans la lutte anti-vectorielle ou la lutte contre certains insectes comme le frelon asiatique. Si tel est le cas il nous semble qu’il faut affiner car en l’état cet alinéa couvre une large part d’organismes susceptibles d’être considéré comme "nuisibles".
    un autre point est également problématique l’absence de contrôle et de sanction en cas de non respect de cet arrêté - l’on sait d’expérience que ces aspects sont essentiels pour espérer avoir une réelle efficacité des mesures.
    Enfin il serait indispensable d’avancer la date des interdictions au 1er janvier 2021 (les techniques alternatives étant déjà existantes et éprouvées) 

  •  Une bonne nouvelle, mais en même temps..., par QUINTARD , le 13 août 2020 à 22h04

    L’extension de la loi est une bonne chose, mais pourquoi autoriser les néonicotinoïdes ?

  •  Protection du vivant, par kurtz p , le 13 août 2020 à 21h56

    Bravo,
    Une vraie bonne décision. Enfin.

  •  Cela va dans le bon sens..., par Thierry M , le 13 août 2020 à 21h53

    Mais il reste beaucoup à faire par de ce gouvernement dans le domaine de l’écologie.

  •  contre encore des interdictions, par PESTY , le 13 août 2020 à 21h30

    Je suis contre ce nouveau projet qui créé toujours un monde d’interdit !
    Arrêtons de stigmatiser le monde agricole !
    Il faut dire stop à toute cette propagande voulue par certaines ONG environnementales et certains partis politiques qui sont anti-pesticides !
    Il faut savoir que depuis 20 ans leurs usages a constamment baissé ! 2018 étant une exception car au 1er janvier 2019, il y avait de prévu une forte hausse de taxes (quoi de plus logique de faire quelques stocks), la preuve en 2019, leurs achats ont très fortement baissés, mais là personne n’en dit mot !
    Nous, agriculteurs, les utilisons uniquement quand cela est nécessaire à des doses faibles, car cela nous coûte ! Cette année à forte pression de pucerons, les agriculteurs bios n’ont pas pu récolter de pois faute d’avoir eu une solution !!! Idem dans les jardins !
    Les agriculteurs ne cherchent pas à détruire la biodiversité, juste à réguler certains ravageurs ou maladies qui détruisent leurs cultures, votre future alimentation ! Ils n’ont aucun intérêts à détruire leurs sols ni la vie de celui-ci, car c’est leur support de travail, et cherchent au maximum à protéger les abeilles, car elles sont nécessaire pour la fécondation de beaucoup de plantes dont celles cultivées par eux-mêmes !
    Quand à l’usage pour les communes, voyez en 2 ans comment les trottoirs deviennent envahies par les mauvaises herbes, car le travail manuel de désherbage prend trop de temps pour l’employé communal !
    Donc stop à la stigmatisation des agriculteurs, toujours montrés du doigts à cause d’idées reçues, véhiculées par des propagandes écolos et trop médiatisées, alors que cela ne correspond en rien, à ce qui se fait de réel dans les champs !
    Quand vous aurez dégouté tous les agriculteurs français qui produisent une des alimentation les plus sûr au monde, n’allez pas vous plaindre de ce que vous aurez dans vos assiettes, quand elles seront remplient uniquement par des produits d’importation d’où vous ne maitriserez plus la qualité et les produits qui ont été employés !

    MERCI A VOUS DE SOUTENIR L’AGRICULTURE FRANCAISE ET NON LA DETRUIRE !

  •  Nous pouvons faire plus et mieux, par Dominique Talidec , le 13 août 2020 à 21h20

    Les pesticides ont de multiples formes et se retrouvent partout. Ils se dégradent en augmentant leur toxicité, se mélangent dans l’environnement en des cocktails dont il est impossible d’analyser toutes les toxicités.
    Donc j’attends une interdiction rapide de TOUS les pesticides de synthèse.

    Dans le projet d’arrêté soumis à consultation la date de mise en œuvre des interdictions doit être avancé au 1er janvier 2021.

    Les lieux frappés de cette interdiction doivent être étendus
    - aux espaces agricoles
    - aux espaces naturels et forestiers
    - aux voies de chemins de fer
    - aux bords de routes et autoroutes
    - aux aires d’autoroutes

  •  Accord complet avec votre proposition , par COCHET , le 13 août 2020 à 21h14

    Assez de tergiversation, des actes en accord avec les paroles .
    Secouons les "décideurs " Ils sont puissants , mais nous sommes déterminés !!