EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Du 04/12/2019 au 25/12/2019 - 8870 commentaires

L’augmentation de la prédation du loup, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux.
Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019. Dès lors, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées pour l’année 2019, visant notamment à intervenir plus efficacement sur les foyers d’attaque.
Dans cette continuité, le projet d’arrêté soumis à consultation consiste à adapter certaines dispositions des arrêtés cadrant les dérogations aux interdictions de destruction, pour une durée limitée à l’année 2020.

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne et aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore ». Toutefois, des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups.

L’augmentation constante de la prédation, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, a conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux lorsque les autres mesures de protection ne suffisent pas à contenir la prédation. Cette politique est intégrée dans le Plan national d’actions (PNA) « loup et activités d’élevage » adopté en février 2018.

Le cadre réglementaire actuel de cette politique est constitué de l’arrêté cadre du 19 février 2018fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup. Cet arrêté « cadre » est complété par un arrêté « plafond », fixant la formule par laquelle le Préfet coordonnateur détermine le nombre maximum de loups pouvant être détruits chaque année.

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019. Dès lors, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées, visant notamment à intervenir plus efficacement sur les « foyers d’attaque » où les troupeaux subissent plus de 15 attaques par an depuis plusieurs années, malgré la mise en place des mesures de protection.

L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) ont été sollicités pour étudier l’impact d’une hausse du prélèvement des spécimens de loup, en prenant pour base l’expertise collective scientifique réalisée en 2016. Leur avis, rendu début février 2019, indique que la croissance démographique constatée en 2017 et 2018 autorise une augmentation des prélèvements et préconise de tenir davantage compte du nombre d’attaques que de loups. Le Conseil scientifique Loup a examiné la robustesse scientifique de cet avis et a donné un avis favorable.

Une première expérimentation a été menée en 2019. Toutefois, la publication tardive du texte (26 juillet) n’a pas permis de déployer le dispositif avant la montée en estive des troupeaux et les demandes d’autorisation de tir. Les éléments disponibles sur la dynamique de la population de loup semblent indiquer, par ailleurs, qu’en 2019, elle serait restée favorable. Un bilan détaillé de l’expérimentation est en cours.

Le texte présenté propose de reconduire l’expérimentation sur toute l’année 2020 afin de pouvoir juger le dispositif sur son ensemble, notamment son impact sur la baisse de prédation en foyers d’attaque, la pertinence du nouveau type de tir et la répartition des tirs sur l’année.

Les cercles 0 ont été inscrits dans l’arrêté relatif à la protection des troupeaux publié le 4 décembre 2019, permettant ainsi un renforcement des mesures de protection dans les foyers de prédation.

L’application sera susceptible d’être revue et adaptée si nécessaire, sur la base notamment de l’évaluation de la dynamique et du niveau de population dont les résultats seront publiés en juin 2020. Le préfet coordonnateur est chargé de mettre en place des mesures de gestion des tirs, notamment afin de contenir le nombre de loups tués avant la montée en estive, tout en veillant à la protection des troupeaux (avec une adaptation fine des opérations de tirs en fonction de la pression de prédation).

Contenu des textes

Le projet d’arrêté soumis à consultation reprend les dispositions de l’arrêté du 26 juillet 2019 pour adapter certaines dispositions de l’arrêté « cadre » et de l’arrêté « plafond », pour une durée limitée à l’année 2020, à titre expérimental. L’évaluation de l’efficacité de cette expérimentation sera confiée au préfet coordonnateur du PNA.

1°) Les adaptations de l’arrêté « cadre » sont pour rappel les suivantes :
- En cohérence avec le droit de défense permanent des troupeaux, seuls les arrêtés préfectoraux ordonnant des tirs de prélèvements simples ou renforcés sont suspendus automatiquement pendant vingt-quatre heures après chaque destruction ou blessure de loup quand le plafond minoré de 4 spécimens est atteint (article 2).

- Un cercle zéro est créé (article 3 point I) pour les communes qui ont fait l’objet d’un nombre d’attaques supérieur ou égal à 15 par an en moyenne sur la période 2016-2018. Le préfet coordonnateur est chargé d’établir par arrêté la liste de ces communes.

- Une nouvelle catégorie de tirs de défense, dits « de défense mixte » est proposée en cercle 0 et dans les zones difficilement protégeables situées dans certains fronts de colonisation (article 3, point IV). Ce tir pourra comprendre jusqu’à 3 tireurs.

- Une fois atteint le plafond, l’utilisation de dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de lumière ou la détection thermique sera réservée au cercle 0 et les zones difficilement protégeables (article 3, point II).

- Les opérations de tirs de défense renforcée sont définies après avis technique de l’Office français de la biodiversité (OFB) ou d’un lieutenant de louveterie et non plus en présence de ces agents (article 3, point III).

- Les tirs de prélèvements simples seront réalisables dès le 1er juillet dans les cercles 0 et dans les zones difficilement protégeables (article 4). Ils pourront aussi être utilisés dès juillet dans les communes en cercle 1 si certaines conditions sont réunies.

- Pour les tirs de prélèvement, les dispositifs de repérage utilisant la technologie d’amplification de lumière ou la détection thermique pourront être utilisés par les chasseurs habilités en l’absence d’un lieutenant de louveterie ou d’un agent de l’OFB (article 4 point III).

2°) L’expérimentation sur le projet d’arrêté « plafond » qui définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus, repose sur une augmentation du taux de prélèvement, porté à 17% pour 2020, au lieu de 10 % (article 5 point I).

Si le plafond ainsi déterminé était atteint avant le 31 décembre 2020, la possibilité d’aller jusqu’à un taux de 19 % est ouverte, afin de permettre la protection continue des troupeaux, en utilisant des tirs de défense (simple, mixte ou renforcée) ainsi que des tirs de prélèvement simple dans le cercle 0, dans les zones difficilement protégeables et les communes de cercle 1 présentant les caractéristiques exposés au paragraphe précédent.

Consultation obligatoire :

- Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) sera consulté le 18 décembre 2019.

- La consultation du public est ouverte du 4 au 25 décembre 2019.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception. Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Contre tous abattages de loup, par jacques Pivard , le 25 décembre 2019 à 22h16

    Le loup a le statut d’espèce protégée d’une part par la Convention de BERNE signée par notre pays en 1979 et transcrite dans le droit Français en 1989. Sa protection a été confirmée en FRANCE par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007. Il est inscrit en annexes II et IV de la directive « Habitats Faune et Flore » de l’Union Européenne (92/43/CEE) au titre d’espèce prioritaire. Il reste inscrit sur la liste rouge, révisée en avril 2017, des espèces menacées en FRANCE.
    Après avoir écrit ceci, il ne devrait rien y avoir à ajouter si ce n’est : ne pas autoriser de dérogation à l’interdiction de détruire des espèces menacées, et donc RESPECTER les lois, conventions et directives.
    Il est INADMISSIBLE que vous autorisiez des tirs de destruction de cette espèce pour satisfaire une minorité dont le lobby de la chasse, et des éleveurs qui ne sont pas capables ou plutôt ne font pas l’effort d’assurer la protection de leur troupeaux pour pouvoir toucher des indemnisations sur le dos des contribuables. Les tirs que vous préconisez ne résolvent pas les difficultés rencontrées par les éleveurs, elles sont tout autre. De plus, l’espèce loup subit déjà une prédation suffisante et illégale avec le braconnage. Une expertise scientifique (MNHM et ONCFS) indique que ce nombre ne devrait pas dépasser 10% (et non pas 17 ou 19% comme proposé dans le projet d’arrêté) de la population minimum de loups afin de garantir un état de conservation favorable. Enfin, aucun bilan de ces abattages ne fait apparaître des résultats en matière de prévention des dommages et des études montrent au contraire l’inefficacité des tirs voire leur contre productivité.
    75% des Français trouvent INACCEPTABLE que l’on abatte cette espèce. Le CNPN a émis un avis défavorable à une large majorité en préconisant des mesures privilégiant des alternatives au tirs. Le loup fait partie de la biodiversité comme toutes les espèces. Le protéger c’est protéger le patrimoine naturel de notre pays et notamment celui que nous laisserons à nos enfants. Le loup a déjà été éradiqué de notre territoire par l’homme dans le passé, ne renouvelons pas cette erreur.
    PENSEZ Y avant de faire perdurer une décision inopportune !!! Et surtout de la confier à des préfets influençables susceptibles de subir des pressions locales.
    Jacques Pivard

  •  Contre ces tueries , par Michon , le 25 décembre 2019 à 22h14

    Y en a marre de toutes ces tueries, soit disant l’homme est plus intelligent, on se le demande incapable de cohabiter avec le loup surtout en France, dans d’autres pays c’est possible, on va finir par détruire toute notre biodiversité. Les bergers ont des subventions (avec notre argent) pour protéger leurs troupeaux, mais personne pour vérifier si elles sont vraiment mise en place. Ils ont des indemnités quand leurs bêtes sont attaqué, même si c’est pas par le loup.
    Les chiens errants et chiens de chasse font des dégâts eux aussi, mais c’est plus facile de mettre ça sur le dos du loup, pour se faire rembourser. Ils se plaignent que leurs bêtes soit tuer alors quand fin de compte, ils les envoient à l’abattoir, donc le résultat est le même sauf qu’ils ne voient pas comment on les tue. Le loup a le droit de se nourrir quand on voit le nombre d’animaux qu’on tue pour nourrir les gens, les loups à côté c’est rien. Mais l’homme ne pense qu’à l’argent et à tuer, dés qu’une espère le gène.
    Donc non à ces meurtres, le loup a le droit de vivre comme nous

  •  Non à ce projet d’arrêté., par Bartoletti , le 25 décembre 2019 à 22h12

    Depuis que des dérogations sont attribuées afin d’autoriser les tirs sur les loups, ce malgré le statut de protection dont l’espèce doit théoriquement bénéficier, l’expérience montre qu’il n’y a pas de diminution des dommages enregistrés sur les troupeaux en rapport avec les abattages de loups réalisés. Les tirs de loups ne font pas baisser la prédation sur les animaux domestiques, le Conseil National de Protection de la Nature le résume dans cette phase : « vouloir agir sur la croissance globale de la population de loups ne constitue pas la solution pour contenir, voire réduire le volume des dommages ».
    En conséquence la solution est de vérifier que les éleveurs ont effectivement mis en œuvre les moyens de protection adaptés entièrement pris en charge par l’État, afin de lutter efficacement contre les incursions des chiens divaguants et des loups.
    La politique de tirs de loups s’étant révélée même contreproductive pour réduire les attaques sur les troupeaux puisque diminuant les effectifs de loups en capacité de chasser des animaux sauvages et obligeant les membres de la meute restant à se rabattre sur des proies domestiques insuffisamment protégées, il convient donc en toute logique de l’abandonner.

  •  Stop à la chasse aux loups, par Saint pe , le 25 décembre 2019 à 22h10

    Leloup n’est pas nuisible. Tant de reportages montrés l’utilité du loup, je ne comprends pas que ce gouvernement qui aime pondre des lois, n’interdisent pas l’abattage du loup. C’est révoltant

  •  stop, par laurence Christiansen , le 25 décembre 2019 à 22h09

    Stop ce massacre ! Les loups son protégés, que fait on de la loi ??

  •  Sélection , par Luc de Tillesse , le 25 décembre 2019 à 22h08

    Il faut absolument trouver l’équilibre entre les animaux. Trop de loups va entraîner un problème fondamental de gestion territoriale.

  •  Aider la nature à se régénérer en tuant les animaux sauvages?, par Daphné Keramidas , le 25 décembre 2019 à 22h08

    Laisser vivre devrait être suffisant.
    Surtout depuis que le concensus de tous les scientifiques révèle la responsabilité de l’activité humaine pour les problèmes environementaux.
    Surtout qu’aucune espèce animale ne peut être déclarée "nuisible", autre que l’espèce humaine qui tue tout sur son passage.
    Un peu de bon sens est nécessaire, pour permettre aux générations futures de vivre décemment.

  •  Favorable, par Karine RICHARD , le 25 décembre 2019 à 22h07

    Je suis favorable à cet arrêté. La protection des troupeaux ne se limite pas à l’achat de chiens de protection, de filets, ou de salariat d’un berger. Ce n’est pas si facile que ça. Un chien de protection demande un temps important pour son éducation, et si malgré cela, des incidents ont lieu dans les sites très touristiques, la responsabilité incombe à l’éleveur. Celui-ci se retrouve avec au moins deux chiens à gérer qui lui sont imposés. Pour les filets, comment fait-on dans les alpages accessibles uniquement après 3 heures de marche, extrêmement pentus et plein de pierriers? Il faut changer régulièrement les batteries, débrousailler sous les filets. Il faut donc les porter ces batteries jusqu’à 2000m, ces débrousailleuses et leur essence. D’autant que l’on sait que le loup met en place des stratégies pour pousser le troupeau en bas de la pente pour qu’il pousse le filet. Comment fait-on aussi pour trouver un berger sachant que dans ces terrains avalancheux et pentus aucune cabane ne peut-être construite.
    C’est très facile de donner des solutions pour protéger les troupeaux sur le papier, mais dans les faits, il n’y en a pas toujours. Je suis éleveuse alpagiste. Au printemps et à l’automne, dans la vallée, je mets en place ces moyens de protection. Mais à l’alpage, malgré toute ma bonne volonté, je ne trouve pas de solution. En Haute-Savoie, par exemple, ce sont les terrains très escarpés, et les plus hauts qui sont réservés aux ovins. Ils sont très rarement accessibles en 4X4.
    Adapter son exploitation aux aléas rencontrés est le travail du chef d’exploitation. Mais dans le cas du loup, ce n’est pas une adaptation, mais un autre travail qu’on nous demande. On nous demande d’être éleveur et éducateur de chiens, chargé de communication auprès de la population locale et touristique pour expliquer le rôle des chiens de troupeau et la conduite à tenir, employeur de berger (ce qui engage là aussi des frais, des compétences et du temps), banquier pour avancer le montant des subventions pendant plus d’un an. Tout cela en continuant d’être toujours opérationnel pour toutes les autres tâches qui nous incombent. Où trouver ces heures supplémentaires, cet argent à avancer?
    Il est donc indispensable de pouvoir réguler la population de loups pour nous laisser une perspective d’avenir, nous qui pratiquons une agriculture extensive en symbiose avec notre territoire.

  •  COHABITATONS AVEC LE LOUP , par Norka , le 25 décembre 2019 à 22h07

    Le loup doit être protégé, il est un prédateur naturel indispensable à la nature.
    La majorité des attaques ont lieu sur des moutons laissés sans surveillance. L’état paye pour réparer cela.
    500 loups par département pour réguler la faune vaudrait mieux que 5000 chasseurs. Quand au berger, son point commun avec ce dernier, on le connaît. Il doit veiller sur son troupeau. Anticiper. Contravention pour négligence oui ! Défaut de protection. Absence de vigilance.

  •  Contre, par Erwan , le 25 décembre 2019 à 22h03

    Totalement contre ce projet.

  •  Opposition à ce projet d’arrêté, par Sophie Gonguet , le 25 décembre 2019 à 22h02

    Bonjour,
    Je m’oppose à ce projet d’arrêté. Le loup est une espèce protégée par la convention de Berne.
    On ne peut justifier les pratiques de chasse pour soit disant "réguler la nature" et éviter la prolifération de certaines espèces, tout en autorisant les tirs sur les loups, qui sont des prédateurs naturels. Soyons cohérents !
    Protégeons les activités humaines, mais dans le respect de la vie. Nous devons apprendre à vivre avec la faune sauvage, notre survie en dépens. Merci.

  •  Contre , par Marie , le 25 décembre 2019 à 22h01

    Opposée à ce projet !Stop aux tirs sur les loups !!

  •  Pour la régulation , par Papon Denis , le 25 décembre 2019 à 22h00

    Il faut à tout prix réguler le loup afin de protéger le bétail des agriculteurs ainsi que la faune sauvage. Nos ailleux se sont battus contre le loup, pourquoi laisser reimplanter ce prédateur?

  •  Contre, par Marie , le 25 décembre 2019 à 21h59

    Opposée à ce projet ! Stop aux tirs sur les loups !

  •  non à l’arrêté anti loups, par William Rigours , le 25 décembre 2019 à 21h59

    Les abattages administratifs ne résolvent rien. L’abattage d’un ou plusieurs individus d’une meute, déstabilise celle ci engendrant des déviances ; loups plus agressifs et se rapprochant des hommes (habitations et élevages). De plus la population s’autorégule par les naissances. Les loups sont de grand prédateurs qui ont des effets bénéfiques majeurs sur les écosystèmes (voir la réintroduction des loups en 1995 dans le parc Yellostone au USA après 70 ans d’absence). Merci messieurs les élus de devenir un exemple (par vos votes) aux yeux de toute l’Europe (et du reste du monde) pour la protection de ce grand prédateur.
    Cordialement (ci joint document très intéressant)
    http://www.cap-loup.fr/wp-content/uploads/CAPLoup_livret_Contreverites_web.pdf

  •  Avis défavorable à la régulation du loup, par Aurélie Delafaite , le 25 décembre 2019 à 21h56

    Je donne un avis défavorable à la régulation du loup. Je suis belle-fille de berger, nous sommes pro-loups. Peut-être faut-il rappeler le rôle essentiel du berger ? Je vais donc l’expliquer, si les éleveurs protégeaient mieux leurs troupeaux, ils n’auraient pas à se plaindre de la perte de plusieurs de leurs bêtes.

    Mon beau-père est berger dans un pays où la population de loups est bien plus importante qu’en France, il ne rencontre aucun problème avec les loups. Pour protéger le troupeau d’environ 300 bêtes, mon beau-père et son collègue sont dehors jour et nuit pour veiller sur le troupeau, ils ont plusieurs kangals qui assurent la protection. Quand on élève des moutons, on ne les laisse pas dehors dehors sans surveillance, surtout dans un endroit où on sait que le loup est présent. Les bergers doivent veiller sur le troupeau, eux-mêmes, ainsi qu’avec des chiens prévus à cet effet. Ainsi, le nombre d’accidents serait considérablement réduit. Pour rappel, les patous et kangals sont de très bons chiens de protection. Les kangals peuvent tuer les loups, sphynxs et ours s’ils attaquent le troupeau. La présence de l’homme et des chiens suffit dans la majorité des cas à faire fuir le loup. Alors bergers et éleveurs.

    De plus, le loup est un opportuniste. Il va manger ce qu’il trouve, et surtout des animaux morts ou malades, ou faibles. Il régule naturellement la faune sauvage, et ne se reproduit que s’il a l’espace et les ressources nécessaires. Tous les louveteaux n’atteindront pas l’âge adulte. Il faudrait donc revoir le quota de gibiers autorisé à être prélevé, cela laisserait la nourriture nécessaire aux loups, qui n’auront donc plus à se rapprocher des troupeaux.

    Quand je lis "il faut reconnaître le travail des éleveurs qui perdent leurs bêtes", je vous répondrai : "prenez les mesures nécessaires pour protéger, un berger et des chiens de protection". C’est aussi simple. Ce n’est pas en restant chez vous et en allant vérifier le lendemain matin si le troupeau va bien, que vous allez résoudre le problème. Prenez le à la source, protégez. Inutile de massacrer une espèce protéger au prétexte que les éleveurs français ne protègent pas assez leurs bêtes. Subventionnez pour mettre en place un système de protection plus adapté.

  •  Avis defavorable, par CARLUCCI , le 25 décembre 2019 à 21h54

    Je donne un avis défavorable pour les raisons suivantes :
    Lorsque rien ne l’en empêche techniquement, un loup peut s’en prendre au bétail plus facile à capturer que ses proies naturelles.

    Beaucoup de troupeaux ne font jamais l’objet de prédation,
    mais certains le sont régulièrement, par des loups ou par des chiens. Surtout lorsque d’immenses troupeaux de brebis sont
    laissés presque sans gardiennage ou sans protection efficace.

    Il existe toute une série de mesures de protection des troupeaux
    largement prises en charge par l’Etat : salaire des bergers,
    clôtures, chiens de protection, etc.

    Bien sûr, ceci implique une préoccupation nouvelle pour les éleveurs qui n’ont pas connu la présence de prédateurs naturels depuis quelques générations,et ça n’est souvent pas facile.

    Mais la cohabitation fonctionne,dès lors que les mesures de protection du bétail sont bien adaptées, et qu’elles sont mises
    en œuvre correctement. Il faut pour ça des éleveurs motivés qui réadaptent leurs pratiques pastorales à la présence des loups.
    Les brebis meurent surtout d’autres causes.

    Le total de pertes annuelles attribuées au « loup non exclu » est d’environ 11 000 ovins par an .
    Ceci représente 0,15% du cheptel français et moins de 1% du cheptel présent dans les secteurs concernés .
    Et la mortalité hors loup est 10 fois supérieure ! Maladies, problèmes d’agnelage,accidents en estive…
    Sans compter bien sûr le nombre d’ovins abattus chaque année pour la consommation humaine, 500 fois supérieur.
    le loup ne doit pas être utilisé pour faire oublier les
    principales causes de mortalité des ovins et les vraies difficultés de la production ovine !
    Quand bien même seraient éliminés tous les loups en France, ne serait résolu aucun des problèmes de l’élevage et du pastoralisme.
    Une espèce protégée ne peut pas servir de caution pour faire oublier les difficultés de fond d’une filière agricole !
    D"autant que les mesures dérogatoires finissent par devenir la règles ou des mesures pérennes !
    Le loup a besoin d’être protégé !

    Après des siècles d’acharnement ayant failli le faire disparaître en Europe, le loup a été sauvé in extremis par une protection légale.

    - Protection au niveau européen par
    la Convention de Berne (1979) transcrite
    dans le droit français en 1989.
    - Protection en France par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007.
    Et le loup est inscrit dans les annexes II et
    IV de la directive Habitats Faune Flore de
    l’Union européenne (92/43/CEE), au titre
    d’espèce prioritaire.

    Cela signifie que la France doit veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats.

    La population de loups française est encore trop faible pour être viable .

  •  Non à ce projet. Avis défavorable à la régulation du loup, par Aurélie Delafaite , le 25 décembre 2019 à 21h53

    Je donne un avis défavorable à la régulation du loup. Je suis belle-fille de berger, nous sommes pro-loups. Peut-être faut-il rappeler le rôle essentiel du berger ? Je vais donc l’expliquer, si les éleveurs protégeaient mieux leurs troupeaux, ils n’auraient pas à se plaindre de la perte de plusieurs de leurs bêtes.

    Mon beau-père est berger dans un pays où la population de loups est bien plus importante qu’en France, il ne rencontre aucun problème avec les loups. Pour protéger le troupeau d’environ 300 bêtes, mon beau-père et son collègue sont dehors jour et nuit pour veiller sur le troupeau, ils ont plusieurs kangals qui assurent la protection. Quand on élève des moutons, on ne les laisse pas dehors dehors sans surveillance, surtout dans un endroit où on sait que le loup est présent. Les bergers doivent veiller sur le troupeau, eux-mêmes, ainsi qu’avec des chiens prévus à cet effet. Ainsi, le nombre d’accidents serait considérablement réduit. Pour rappel, les patous et kangals sont de très bons chiens de protection. Les kangals peuvent tuer les loups, sphynxs et ours s’ils attaquent le troupeau. La présence de l’homme et des chiens suffit dans la majorité des cas à faire fuir le loup. Alors bergers et éleveurs.

    De plus, le loup est un opportuniste. Il va manger ce qu’il trouve, et surtout des animaux morts ou malades, ou faibles. Il régule naturellement la faune sauvage, et ne se reproduit que s’il a l’espace et les ressources nécessaires. Tous les louveteaux n’atteindront pas l’âge adulte. Il faudrait donc revoir le quota de gibiers autorisé à être prélevé, cela laisserait la nourriture nécessaire aux loups, qui n’auront donc plus à se rapprocher des troupeaux.

    Quand je lis "il faut reconnaître le travail des éleveurs qui perdent leurs bêtes", je vous répondrai : "prenez les mesures nécessaires pour protéger, un berger et des chiens de protection". C’est aussi simple. Ce n’est pas en restant chez vous et en allant vérifier le lendemain matin si le troupeau va bien, que vous allez résoudre le problème. Prenez le à la source, protégez. Inutile de massacrer une espèce protéger au prétexte que les éleveurs français ne protègent pas assez leurs bêtes. Subventionnez pour mettre en place un système de protection plus adapté.

  •  Aberration idéologique , par Sallemand , le 25 décembre 2019 à 21h53

    Le loup : pas de prédateur naturel , espèce territorialement expansionniste ,animal pourvu de capacités physiques et sensorielles exceptionnelles s’il n’est pas régulé sérieusement ce seront à terme la fin du pastoralisme , la disparition des grands gibiers , et ensuite à qui le tour ? En attendant quel est le coût réel de sa présence et de sa prédation sur nos territoires ?

  •  Stop au tir des loups, par gillet jacqueline , le 25 décembre 2019 à 21h53

    Il faudrait enfin se poser les bonnes questions ,puisque les tirs ne font qu’aggraver la situation .
    Ne serait t’il pas temps d’obliger les éleveurs à protéger les moutons correctement.
    au cours de mes nombreuses ballades j’ai pu constater que des troupeaux entiers étaient laissés livrés à eux même dans les alpages , ce n’est pas normal .
    Avec toutes les aides qu’ils empochent il serait temps de les obliger à faire leur métier .