EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté modifiant l’annexe de l’arrêté du 15 mars 2012 qui liste des grands lacs intérieurs et des lacs de montagne pour lesquels peut être établie une réglementation spéciale de la pêche

Du 02/11/2020 au 23/11/2020 - 14 commentaires

L’article R.436-36 du code de l’environnement prévoit que le ministre chargé de la pêche en eau douce fixe la liste des grands lacs intérieurs et des lacs de montagne pour lesquels le préfet peut établir une réglementation spéciale de la pêche pouvant porter dérogation aux prescriptions de plusieurs articles du code de l’environnement.
À la demande des services déconcentrés, le présent projet d’arrêté a pour objet de modifier la liste des grands lacs intérieurs et des lacs de montagne pour les départements de Corrèze, Savoie, Yonne et Alpes-de-Haute-Provence.


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Commentaires
  •  Projet Lacs Nivernais, par ALFIER , le 20 novembre 2020 à 12h13

    Pour information, nous avons le projet de demander le classement en Grands Lacs Intérieurs pour nos grands plans d’eau Nivernais (Lacs des Settons, de Pannecière, de Chaumeçon, de St Agnan, de Vaux et de Baye) afin de permettre une meilleure gestion des populations de carnassiers, tenant compte, entre autre, des décalages de reproduction entre les brochets et les sandres.
    Un dossier global sera envoyé dans les prochains mois, en collaboration avec la DDT 58.

  •  Demande de classement des lacs de Lers et Bethmale (dep 09), par Garmendia , le 18 novembre 2020 à 15h52

    Si la très grande majorité des lacs du département de l’Ariège sont inclus dans la liste du 15/03/2012, sont exclus ceux de Lers et Bethmale.

    Alors que ces deux lacs constituent une véritable vitrine touristique pour le département (accessible en véhicule et/ou aire d’accueil et/ou restauration etc.) au travers de leur fréquentation, leur absence de classement ne nous permet pas de bénéficier des dispositions du R436-36 quant aux modifications réglementaires essentielles afin de les caler à la demande de notre clientèle.

    C’est pourquoi nous souhaitons les classements des lacs de Lers et Bethmale.

  •  Demande de classement du lac de Bonlieu (39) en lac de Montagne, par EL BETTAH , le 15 novembre 2020 à 22h40

    Le massif du Jura abrite un grand nombre de lacs naturels et lacs de retenue. Les collectivités de la pêche jurassiennes gèrent un grand nombre de ces milieux, dont la grande majorité est classée en 2nde catégorie piscicole.
    La quasi-totalité de ces plans d’eau font partie de la liste des grands lacs intérieurs et des lacs de montagne à l’instar des lacs de Chalain, Ilay, Val, Les Rousses, Clairvaux et Vouglans.
    Dans le but d’harmoniser la règlementation pêche entre ces différentes entités, notre Fédération souhaite que le lac de Bonlieu intègre la liste des lacs de Montagne dont il est ici question. Il est en effet le seul lac naturel, dont le droit de pêche est détenu par une AAPPMA jurassienne, à ne pas faire partie de cette liste malgré d’importantes similitudes.
    Ce lac de 17,4 ha est situé à une altitude de 791m. Il appartient au domaine privé de l’état et est à ce titre géré par l’ONF. Le droit de pêche est loué par l’AAPPMA « Les Pêcheurs Clairvaliens ».
    Ce lac a fait l’objet d’un diagnostic piscicole en 2013/2014 dont vous trouverez le rapport à l’adresse suivante :
    https://www.peche-jura.com/images/icagenda/files/fagot2016-rapport-bonlieu-vf.pdf
    Nous vous saurions gré d’étudier cette requête qui a fait l’objet d’une demande auprès de la DDT du Jura.

    Pour la Fédération du Jura pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

  •  Pour le classement du lac de Bonlieu (Jura) en lac de montagne, par David Serge - AAPPMA Les Pêcheurs Clairvaliens , le 9 novembre 2020 à 19h07

    Le lac de Bonlieu (Jura) est un petit plan d’eau du massif jurassien, qui relève du domaine privé de l’Etat. Notre AAPPMA loue le droit de pêche à l’Office National des Forêts.
    Nous demandons que ce lac soit ajouté à la liste des grands lacs intérieurs et des lacs de montagne pour deux raisons :
    - l’harmonisation de la règlementation de la pêche du corégone sur l’ensemble des lacs du massif dans le département ; en l’état actuel en effet, la taille légale de 35 cm ne s’applique pas au lac de Bonlieu, alors même que l’état du peuplement la justifie amplement ;
    - l’harmonisation de la date d’ouverture de la pêche du brochet sur l’ensemble des lacs du massif dans le département au dernier samedi de mai ; une ouverture fin avril n’est pas acceptable dans ce plan d’eau situé à près de 800 m d’altitude.
    Serge DAVID
    Président de l’AAPPMA Les Pêcheurs Clairvaliens

  •  Non à l’augementation du nombre de lacs de montagne en dérogation, par Marie-Laure TANON , le 8 novembre 2020 à 10h25

    La pêche est bienvenue dans les lacs de vallée où les poissons sont naturellement présents

    Mais opposition à cet encouragement dérogatoire à la pêche dans les lacs d’altitude :

    - c’est une pêche largement "artificielle" de ces hauts lacs de montagne car il faut réensemencer chaque année
    - l’empoissonnement détruit les amphibiens naturellement présents et déjà en grand danger de disparition pour beaucoup d’entre eux
    - l’alevinage se fait souvent par hélico, ce qui ajoute en altitude du bruit, du dérangement et de la pollution
    - les pêcheurs apprécient de pouvoir monter leur équipement en voiture ou 4X4 au plus près de ces lacs, et poussent à maintenir ou développer des accès carrossables le plus près possible, ce qui est totalement contraire à la loi 4X4 et à une bonne politique de conservation de la tranquillité en montagne

    Donc il faut plutôt restreindre , réduire ou supprimer le champ d’application pour les lacs de haute montagne, et surtout pas l’augmenter
    ML Tanon

  •  dérogations sur le pèche, par Dr C DUFOUR , le 5 novembre 2020 à 13h57

    Il faut interdire la pèche et protéger les espèces sauvages !

  •  Défavorable, par Yann , le 4 novembre 2020 à 12h45

    Non aux dérogations permettant la pêche dans des milieux aussi fragiles, et favorisant le lâcher de milliers d’alevins (en général par hélicoptère, c’est plus écolo), qui bouleversent les milieux établis depuis des millénaires pour le profit de quelques pêcheurs isolés.

  •  Avis défavorable, par Adokin , le 4 novembre 2020 à 12h00

    Tant que des études scientifiques indépendantes et sur du long terme ne permettent pas de statuer sur la biodiversité présente et les impacts d’une éventuelle ouverture à la pêche des lacs de montagne désignés (et autres), ceux-ci doivent être strictement protégés et absents de perturbations halieutiques.
    En effet, il n’y a pas que les poissons qu’il faut prendre en considération : amphibiens, avifaune, grands mammifères, mais également flores terrestre et aquatique sont impactés.
    Etant donné la diversité et la quantité de lieux disponibles pour la pratique de la pêche, il ne semble pas nécessaire d’ouvrir d’autres lieux de pratique. Essayons déjà de respecter les critères de la Directive Cadre sur l’Eau pour l’ensemble des cours d’eau et des plans d’eau avant d’aller en déranger d’autres !
    Quant aux plans d’eau juste concernés par un changement de nom, c’est une modification mineure acceptable.

  •  Defavorable, par marlau , le 4 novembre 2020 à 10h38

    Pourquoi sans arrêt revenir sur ce qui a été décidé avec des dérogations ?
    Si une nécessité se profile à faire une loi, elle doit s’appliquer, sinon, autant avoir le courage de l’abroger ou d’avouer qu’un lobby comme la chasse ou la pêche à plus de pouvoir que le bien de chacun

  •  Avis défavorable , par GNAGNI , le 3 novembre 2020 à 15h10

    Il s’agit d’écosystèmes fragiles, menacés par le réchauffement climatique et les activités humaines. Le réseau Lac Sentinelle étudie ces changements et ces perturbations. Parfois, les résultats sont dramatiques. Beaucoup de pertes sont déjà à déplorer. Nous avons encore beaucoup à découvrir sur ces milieux. Ce qui y vit est sensible et très spécialisé. Protégeons-les.

    Par exemple, le Triton alpestre à disparu des Alpes-Maritimes, car les poissons lâchés dans les lacs de montagne pour la pêche de loisir ont anéanti les populations.

    C’est un NON-formel.

  •  Les lacs de montagne sont à protéger, par Marie-Paule F , le 3 novembre 2020 à 12h55

    Avis défavorable. En effet ces lacs de montagnes sont des lieux de biodiversité pour la faune terrestre et aquatique et la flore. Si vous autorisez la pêche de nombreux visiteurs dérangeront les poissons, les animaux et piétineront la flore. Un projet d’arrêté antinomique à l’heure où la biodiversité de la montagne a besoin d’être protégée.

  •  Décision économique ?, par Pacaux Lilian , le 3 novembre 2020 à 10h43

    A la lecture des justifications, il semble bien que ce soit le volet économique qui motive les demandes ; le volet biologique passant donc en 2e plan (si tant est qu’il soit pris en considération). Ces modifications vont donc provoquer vraisemblablement un afflux de personnes sur les lieux visés, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer (et/ou constater) sur ces lieux d’exercice de la pêche de loisir.
    Il semble que la majorité, ou du moins une bonne partie, des plans d’eau à classifier sont d’origine anthropique. Donc, ils ont provoqué des modifications et continuent de provoquer des modifications.

    A l’heure où une bonne partie "pleure" sur la perte de biodiversité et les dégâts sur la Nature, des décisions vont potentiellement être prises, dont les conséquences seront une augmentation de la pression anthropique, sur le milieu environnant ces plans d’eau.

    Que l’on commence par traiter les problèmes déjà présents et y apporter des solutions, dont il faut/faudra s’assurer du succès, en privilégiant les intérêts de la Nature et non ceux du bipède.

    En l’absence d’éléments mis à disposition du public, qui démontrent que la totalité des problèmes et pressions qui s’exercent sur les milieux environnant ces plans d’eau ont été pris en compte avec mise en place de décisions visant à réduire/supprimer ces pressions, il me semble prématuré de modifier la règlementation, uniquement pour des raisons économiques.

  •  Pitié pour les poissons, par Boyer Martine-Rosemonde , le 2 novembre 2020 à 23h08

    Essayons de maintenir en vie nos derniers poissons et de réduire la population des pêcheurs. La réduire peu à peu comme celle des chasseurs. Il existe des stands dans les fêtes foraines où l’on peut attraper ds poissons et des canards en plastique, et cela sans faire de mal à personne. Pour moi, c’est là qu’ils doivent exercer leur passion.

  •  pêche dans les grands lacs, par dfrt , le 2 novembre 2020 à 16h53

    Je n’ai rien à dire