EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Du 06/06/2019 au 27/06/2019 - 53897 commentaires

L’arrêté du 30 juin 2015 modifié pris pour l’application de l’article R.427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées « susceptibles d’occasionner des dégâts » arrive à échéance le 30 juin 2019.
Les termes « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement "nuisibles") relèvent de l’application de l’article L.427-8 du code de l’environnement actuellement en vigueur.

Le présent projet d’arrêté fixe ainsi les dispositions pour la période 2019 à 2022 avec les mêmes espèces indigènes suivantes : Belette, Fouine, Martre, Putois, Renard, Corbeau freux, Corneille noire, Pie bavarde, Geai des chênes et Etourneau sansonnet.

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Mise à jour : vous pouvez consulter ci-dessous la synthèse des observations ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision.
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Présentation du projet d’arrêté ministériel

Cette réglementation vient compléter les modalités de prélèvements de ces espèces déjà effectués à la chasse. Certaines espèces, nocturnes et aux mœurs très discrètes, ne peuvent être régulées aisément par la chasse (Belette, Fouine, Martre et Putois).

La destruction des espèces classées « susceptibles d’occasionner des dégâts » constitue un moyen de défense contre les dommages engendrés. L’objectif du dispositif n’est pas d’éradiquer ces espèces qui jouent un rôle important dans leur écosystème, ou de perturber les écosystèmes concernés, mais de réduire l’impact des dégâts que certains spécimens provoquent dans un territoire donné, en particulier si leur densité y est trop élevée.

Procédure d’élaboration de l’arrêté ministériel  

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a analysé dès février l’ensemble des demandes préfectorales de classement des espèces par département, et évalué leur pertinence sur le plan juridique et technique. Cette analyse a été partagée avec la Direction des études et de la recherche de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pour définir une proposition commune, puis avec le Ministère de l’agriculture et la Fédération Nationale des Chasseurs. Les dossiers départementaux ont également été transmis aux associations de protection de la nature siégeant au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, suite à leur demande.

Méthode d’analyse :

Chaque dossier a fait l’objet d’une analyse méticuleuse afin de définir le classement pour chaque département, sur tout ou partie de son territoire (« zonage »), des espèces pour lesquelles la demande de classement était justifiée au regard de l’un au moins des motifs réglementaires :

  • dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ;
  • pour assurer la protection de la faune et de la flore ;
  • pour prévenir les dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ;
  • pour prévenir les dommages importants à d’autres formes de propriété (biens des particuliers par exemple), à l’exclusion des espèces d’oiseaux ;
  • de l’état de conservation / d’abondance de l’espèce au niveau national et local ;
  • de la cohérence des données fournies sur la période 2015-2018 pour le classement 2019-2022 demandé dans le département considéré au regard de la jurisprudence du Conseil d’État récente.

Cette analyse a permis de préciser les critères retenus pour motiver le classement d’une espèce "susceptible d’occasionner des dégâts" :
1. dommages chiffrés imputables à l’espèce considérée significatifs et probants à l’échelle du département : 10 000 euros de dégâts environ par an (non limités à une seule plainte) ;
ou
2. abondance de l’espèce (prélèvement d’au moins 500 individus par an en particulier) et risques d’atteintes significatifs à l’échelle du département à l’un au moins des intérêts protégés au regard de l’espèce considérée.

Contenu du projet d’arrêté ministériel

L’article 1 dispose que la liste des espèces d’animaux classés "susceptibles d’occasionner des dégâts" et les territoires concernés sont fixés pour chaque département en annexe du nouvel arrêté.
L’article 2 définit les modalités de destruction définies pour chaque espèce non domestique indigène classée conformément à l’article R427-6 en tant qu’espèces "susceptibles d’occasionner des dégâts" en application de l’article L.427-8 du code de l’environnement sur le territoire considéré.
L’article 3 précise qu’en cas de capture accidentelle, les spécimens d’une espèce non classée sur le territoire considéré sont immédiatement relâchés.
L’article 4 précise que l’arrêté du 30 juin 2015 modifié est abrogé à compter de la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté.

L’annexe de l’arrêté précise - pour chaque département pour lequel au moins un classement proposé par le préfet d’une des espèces précitées a été retenu - la liste et le territoire sur lequel la ou les espèces considérées sont classées "susceptibles d’occasionner des dégâts", avec un zonage éventuel.

NB : des conditions de zonage des opérations de destruction sont déjà précisées par espèces dans l’article 2 du projet d’arrêté (par exemple prélèvements de certains oiseaux uniquement dans les vergers). Elles sont parfois complétées par un zonage à l’échelle du département (quelques communes, cantons, secteurs des activités humaines). Ces restrictions permettent de concentrer la pression de destruction soit sur les zones où les dommages estimés/constatés sont les plus importants, soit sur les zones où se trouvent des densités élevées de l’espèce ainsi que des vulnérabilités significatives (en nombre pour les élevages ou en surface pour les cultures par exemple). Le classement sur l’ensemble du département est retenu lorsque l’abondance de l’espèce et les risques d’atteinte aux activités humaines sont diffus.

Évolutions proposées du projet d’annexe  :

Sur 96 départements français de métropole concernés, 94 ont transmis leur dossier de proposition de classement au Ministère de la Transition écologique et solidaire. Le département de Corse-du-Sud (Collectivité de Corse) ainsi que la ville de Paris n’ont pas proposé le classement d’espèces pour la période 2019-2022.

La Fouine a été déclassée dans 11 départements. Le Corbeau freux, la Corneille noire ont été déclassés dans 2 départements et l’Etourneau sansonnet dans 8 départements. Le nombre de départements où le Renard, la Martre, le Putois et la Belette ont été classés est identique. Le classement de la Pie bavarde et du Geai des chênes a, quant à lui, été étendu respectivement dans 5 et 3 départements.

Avis sur le projet

Ce projet a été présenté en Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 6 mai 2019 et a fait l’objet d’un vote favorable à la majorité. Le texte est proposé à la consultation du public avant publication au journal officiel de la République française.

La consultation du public se tient du 6 juin au 27 juin 2019 minuit.

Classements "espèces susceptibles d’occasionner des dégâts" (en nombre de départements)
Espèce Propositions de classement projet arrêté 2019-2022 Données arrêté 2015 Comparaison 2019/2015
Classement retenu (ministère) Classement non retenu (ministère) Classement non proposé (préfets)
Renard
90
3
3
90
0
Fouine
68
15
13
79
-11
Martre
29
9
58
29
0
Putois
2
4
90
2
0
Belette
1
2
93
1
0
Corbeau freux
56
3
37
58
-2
Corneille noire
82
4
10
84
-2
Pie bavarde
61
10
25
56
5
Etourneau sansonnet
36
9
51
44
-8
Geai des chênes
7
3
86
4
3

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Commentaires
  •  Avis défavorable , par Eme , le 27 juin 2019 à 23h34

    Il manque l’espèce humaine à cette liste ! On ne peut pas se permettre de choisir de tuer des êtres vivants qui sont nécessaires à la biodiversité ! Les animaux n’ont peut-être pas la parole et c’est sûrement pour cela que l’Homme se croit supérieur mais ils ont un coeur, un cerveau, des sentiments.. COMME NOUS ! Ces listes sont justes là pour satisfaire les agriculteurs qui ne pensent qu’a leur argent et aux chasseurs qui veulent assouvir leurs envies de tuer ! Dans quelle monde vivons nous ? Un monde ou l’on a peur de sortir en forêt non pas car on a peur des sangliers, ou autres animaux mais car on a peur de se faire tirer dessus par des fous qui veulent juste tirer sur quelque chose.
    Ces animaux représentent notre biodiversité, notre planète. Nous devons agir et essayer de préserver tout cela pour l’équilibre naturelle mais aussi pour les générations futures. Ne pensez vous pas que nous n’avons pas déjà assez détruit de chose juste en nous prétendant humain, plus intelligent ? Nous provoquons notre propre extinction à vouloir contrôler la vie des ces espèces. Le renard, la pie, le geai, la belette... sont les animaux magnifiques à observer, à croiser. Ils sont magiques ! Alors s’il vous plaît arrêtons le massacre, essayons de préserver les choses.

  •  Avis Favorable , par DISCAZAUX , le 27 juin 2019 à 23h34

    Je suis chasseur depuis longtemps et piégeur depuis peu.On parle bien de "régulation" et non "d’extermination" ici ( impossible d’ailleurs ! ). J’habite à la campagne et il faut savoir que presque la majorité des dégâts commis par ces espèces ne sont JAMAIS déclarées ! ( pies,corneilles,etc.. ) sur les semis par exemple d’une part car peux d’agriculteurs le font et d’autre part,parce que c’est très difficilement quantifiable malheureusement.Mais cela leur coûtent des milliers d’euros à la fin.En qualité de piégeur, je n’ai pu que constater la recrudescence des dégâts commis dans ma région par des renards et autres également,qui s’attaquent en plus des exploitations et désormais plus proche des villes et villages aux petits poulaillers du coin !Mon frère en a fait les frais récemment, 16 poules en 2 mois environ ainsi que son voisinage (pour ceux qui en avaient), tous nettoyés ! Aucunes déclarations alors que je leur ai fourni le document :" c’est fait,c’est fait tant pis..." ils me répondent ^^. Pour le renard,j’ai lu plus haut quelqu’un qui disait " c’est le prédateur idéal du ragondin "...oui c’est vrai ! mais pas que ^^.
    Pourquoi irait-il se fatiguer à aller courir alors que le frigo de la cuisine est tout proche ! Et petite question : quel est son prédateur à lui hormis les voitures ?
    Alors oui je suis pour la poursuite du classement de ces espèces.

    JJDISC64

  •  Projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement , par Renard , le 27 juin 2019 à 23h33

    Favorable au projet définissant la liste et ses modalités de régulations des espèces nuisibles

  •  arrêtons le massacre , par antigone Lvd , le 27 juin 2019 à 23h33

    À l’heure de la sixième extinction de masse il est honteux et INADMISSIBLE que l’état français accordé ce funeste "cadeau" aux chasseurs. Je suis absolument contre ce décret et à toutes formes de cruauté contre les espèces vivantes. Cessons d’être hypocrite : ARRÊTONS d’octroyer des permis de tuer barbares pour le morbide loisir d’une minorité

  •  Projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de L’environnement, par CERES A. , le 27 juin 2019 à 23h33

    Mesdames, Messieurs,
    Concernant ce projet d’arrêté, je suis favorable. Il s’agit d’une régulation et non d’extermination comme certains le crient haut et fort. Cette régulation est très règlementée et surveillée par les autorités compétentes. Jusqu’à preuve du contraire, aucune des espèces prélevées n’est en danger d’extinction. Bien au contraire, si nous laissons proliférer ces espèces ce sont tous nos petits oiseaux des campagnes qui vont disparaître (pour certains, nous en voyons déjà de moins en moins voir très peu).
    Il faut savoir que deux pies peuvent tuer un pigeon adulte, et détruire également leurs nids.
    Je suis favorable à aller plus loin en y ajoutant le blaireau et le chat haret (chat domestique devenu sauvage)
    Il faut savoir également qu’un corbeau, une pie et un chat haret tuent plusieurs oisillons (faisandeaux, perdreaux et même des lapereaux, levreaux) à chaque printemps.
    Concernant le blaireau, il faut réagir également, lorsque vous en voyez trois de mort accidentellement sur une distance de cinq cents mettre, c’est qu’il y a un problème.
    Moi-même j’en ai tué un avec mon véhicule personnel involontairement, coût des dégâts deux mille euros.
    Au lieu d’écouter tous les écolos Bobos au travers des nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, je conseille à ces personnes d’aller sur le terrain afin d’observer la réalité.

  •  Animaux "nuisibles" Présumés coupables, sans jugement ni avocat pour les défendre, par Armelle Hernot , le 27 juin 2019 à 23h33

    La métaphore "espèce susceptible d’occassionner des dégâts" pour remplacer le mot nuisible aboutit à la même triste réalité :tuer, exterminer.
    Ces espèces sont présumées coupables simplement du fait de leur existence.
    Mais de quoi sont-elles coupables?
    - d’éliminer les vecteurs de tiques porteur de la maladie de Lyme que sont les petits rongeurs?
    - de nettoyer les bords de route des cadavres des petits animaux, involontaires victimes des déplacements humains?
    Il n’est pas une semaine sans que les scientifiques ne nous alertent sur la diminution dramatique de la flore et de la faune en France, du fait des activités humaines.
    Les mesures prises par le gouvernement pour remédier à ce désastre est d’offrir un blanc-seing aux chasseurs pour tuer de plus en plus d’animaux, pour de soi-disant raisons de régulation et de protection des activités humaines.
    Les sénateurs ont même créé le délit d’entrave à la chasse !!!
    Le gouvernement ne recherche pas, n’envisage pas de solutions alternatives pour la protection des activités humaines et ne veut même pas en entendre parler.
    Il n’y a aucune raison valable à cela, si ce n’est faire plaisir à certaines catégories d’électeurs.(Titre d’un article de France 3 titré "Les chasseurs, une manne électorale pour le parti de la majorité")
    Et si besoin était de réguler certaines espèces, pourquoi ne pas utiliser leurs prédateurs naturels? Peut-être parce qu’ils ont été eux-mêmes "régulés" par les chasseurs, toujours pour protéger les activités humaines...sans doute...
    A quand la prise de conscience des gouvernants que la Nature (faune et flore de tous milieux)est indispensable à l’espèce humaine?
    Quand comprendra-t-on que l’homme est un colosse aux pieds d’argile, si un maillon de la chaîne naturelle est rompu, nous sommes condamnés à disparaître.
    La Nature se passera de l’homme, la réciproque n’est pas vraie.

  •  Avis défavorable, par Christelle Dupuy , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je pense qu’il faut arrêter d’avoir ce regard anthropocentré sur la faune sauvage.

    Le putois d’Europe est en mauvais état de conservation et doit faire face à la raréfaction de ses proies, aux pesticides ou à la destruction de son habitat. Il en est de même pour la pie bavarde elle aussi en mauvais état de conservation ou pour la belette. Quant au renard roux il est en fait un excellent partenaire des agriculteurs car il consomme énormément de campagnols et est en plus, selon l’étude de l’université de Weningen (Pays Bas) de juillet 2017, tout comme la fouine, un excellent régulateur des effectifs de rongeurs ce qui permet de diminuer le nombre de tiques, tiques vecteurs de la maladie de Lyme transmissible à l’homme.

    Visiblement les critères retenus pour classer un animal comme « susceptible d’occasionner des dégâts » ne sont pas toujours fondés…

    Et que dire des piégeages permis pendant la période d’élevage des jeunes animaux et qui occasionnent une souffrance importante chez ces animaux ???

    Il est nécessaire de ne pas imputer à des espèces animales les déséquilibres que les hommes ont créés.

    C’est pour ces raisons que je suis contre ce projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.

    Je précise juste que j’habite à la campagne...

  •  Favorable, par Dessimoulie , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je suis favorable pour la liste des nuisibles

  •  Projet d’arrêté ministériel R427-6, par Touzet département du cher , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je suis favorable à ce projet de régulation des espèces concernées.

  •  Stop au massacre des espèces dites nuisibles., par Sonia Lapeyre , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je m’y prends un peu tard donc je ne ferai pas un long discours mais il faut arrêter de diaboliser certaines espèces et de les rendre responsables de tous les maux. Les définir comme nuisibles n’a aucun sens vis à vis de la biodiversité. Elles ont par ailleurs toutes leur importance et leur rôle dans l’équilibre de l’écosystème.

  •  Vivre dans et avec la nature, par OManu , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je suis favorable à ce projet, même si j’aurais quelques nuances à apporter selon les espèces. Pour ceux qui vivent de la nature et de l’agriculture, certaines espèces et même certains individus de cette espèce peuvent poser de sérieux problèmes et infliger des dommages que les donneurs de leçons urbains ne supporteraient pas ! Mais tout cela est trop abstrait et trop lointain pour eux. Nos grands-parents ont toujours régulé autour de chez eux, et ce n’est pas eux qui nous ont légué un monde naturel appauvri. Les espèces en question ne se font pas de cadeaux non plus entre elles : que pensez-vous qu’il arrive aux populations de renards là où le loup s’installe ? !
    Nous vivons dans un pays industrialisé et très peuplé, pas en Alaska, et le rapport à la nature exige qu’on intervienne, tant pour protéger que pour réguler. Il y a des réalités de terrain qui échappent à la sensiblerie et à l’ignorance de certains...

  •  Non au Projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périoder , par Bermont , le 27 juin 2019 à 23h32

    Je m’oppose a ce projet de tuerie des animaux sauvages par respect de la vie. L’action de l’homme déréglé l’équilibre du règne animal fait apparaître de nouvelles maladies telle que la maladie de lyme.

  •  Espèces n’ayant plus de prédateurs naturels, par JACOB , le 27 juin 2019 à 23h31

    Plusieurs espèces prolifèrent en l’absence de prédateurs : la corneille noire, la pie ; elles portent une grave atteinte aux populations de passereaux et aux couvées de canards, perdrix, faisans. Il est donc nécessaire de les réguler vigoureusement avec des moyens efficaces les pièges en particulier.
    Pour les mustélidés et le renard, la chasse n’est pas le moyen le plus efficace pour contrôler leurs populations

  •  Défavorable, par Ophelie , le 27 juin 2019 à 23h31

    Protéger la biodiversité et non la détruire ! D’autres moyens existent pour proteger les cultures.

  •  Un Arrêté HONTEUX pour la France qui va à l’encontre de la sauvegarde du monde sauvage que souhaite la majorité des Français, par VILLOTTA Damien , le 27 juin 2019 à 23h31

    Vouloir détruire ce qu’il nous reste de sauvage en France alors que la Biodiversité s’effondre et qu’il nous faut la protéger est une insulte au respect du vivant !
    J’ai 40 ans de terrains sur l’étude et la protection de la faune, sur une vie je constate la raréfaction que le rapport de l’IPBES dénonce sur les prélèvements excessifs ( chasse, déforestation, agriculture intensive) de moins en moins d’insectes, d’oiseaux, de petits carnivores.
    On en a mare de ces chasseurs et agriculteurs "rétrogrades"qui instrumentalisent nos politiques et s’accaparent le vivant : qui ne vous appartient pas !
    Je côtoie des chasseurs responsables qui replantent des haies et sont contre ces exactions visant à piéger et détruire tout ce qui vit dans nos campagnes, je travail avec des agriculteurs qui pratiquent l’agroforesterie pour remettre des arbres des talus pour héberger la faune, toute la faune déclarée UTILE ou NUISIBLE. Je connais des éleveurs de volailles en plein air qui préfèrent mettre des filets et des grillages que de se plaindre d’une prédation du renard ou des corbeaux. Il est tant d’apprendre à vivre en respectant le peu de sauvage qu’il nous reste.
    Cette notion d’UTILE ou Susceptibles d’occasionner des dégâts ( on ose plus dire Nuisible) cache tous les services systémiques que ces animaux nous rendent : le geai régénère les forêts , la pie et les corvidés sont les éboueurs de nos villes et campagnes, le renard est le premier rempart à la maladie de LYME
    Quant à "ces chasseurs d’un autre age" qui se pense régulateurs de la nature et qui ne connaissent rien en B A BA des règles écologiques ce sont vous les NUISIBLES ! La NATURE N’ A PAS BESOIN DE VOS MASSACRES , la Chasse en FRANCE est de loin la plus intensive parmi les pays européens : vous chassez 17 millions d’oiseaux chaque année, dont certaine jusque l’extinction ex la tourterelle des bois, et quand il n’ y à pas assez à ce mettre sous la gâchette vous relâchez 15 millions d’animaux d’élevage de gibier relâchés ( perdrix, canard colvert, faisan de colchide) avec les problématiques de maladies liées aux élevages intensifs et de pollution génétique sur les populations sauvages. Votre pseudo rôle de régulation est une FARCE !

    Je terminerais sur la responsabilité des gouvernants à vouloir prolonger 3 ans de destruction de cette liste d’animaux : Ne sous estimer pas le nombre d’usager en France qui aime la biodiversité de nos campagnes et qui veulent la protéger pour leurs enfants.
    LAISSER LES VIVRE !

  •  Opposition au projet d’arrêté fixant la liste des espèce dites "nuisibles", par Katy Morell , le 27 juin 2019 à 23h31

    JE SUIS OPPOSEE A CET ARRETE. Ingénieur biologiste écologie, je connais comme chaque scientifique s’intéressant à la question, le rôle de chaque espèce au sein de son écosystème. Les espèces définies comme "pouvant occasionner des dégât" ont comme toutes les autres un rôle primordial dans la conservation d’une biodiversité que tout le monde reconnait aujourd’hui comme en danger : régulation des certaines maladies (lyme), régulation de certaines espèces aux cycles reproducteurs pouvant être destructeurs pour les culture (campagnols)... Par ailleurs, je ne peux que me questionner sur la pertinence de mettre sur cette éventuelle liste d’espèces autorisées à la destruction des espèces DES ESPECES DEJA EN DANGER au jour le monde entier s’alarme de la perte de biodiversité à laquelle nous assistons. Merci de ne pas céder au lobby d’un SPORT partiqué et défendu par des personnes sans réels arguments scientifiques, qu’est la chasse, et de revenir sur ce projet d’arrêté.

  •  Au sujet du classement des espèces "susceptibles d’occasionner des dégâts", par Françoise Feuillet , le 27 juin 2019 à 23h31

    Nous sommes au seuil de la 6ème extinction de masse des espèces, notre gouvernement, et les chasseurs qui le conseillent, semblent être les seuls à ne pas le savoir.
    Je suis CONTRE le classement des animaux sur une liste autorisant à les tuer sans aucun scrupule, bafouant les avis de nombreux scientifiques, les avis de nombreux citoyens, qui n’en peuvent plus des excès de la chasse et du laisser-faire du gouvernement, qui n’écoute que les porteurs de fusils pour élaborer ses lois.
    - Que l’on prenne enfin en compte les avis des citoyens "normaux" pour statuer sur notre faune, qui est une richesse commune à tous.
    - Que l’on considère enfin les animaux comme des êtres sensibles, AYANT CHACUN LEUR PLACE DANS LES ECOSYSTEMES, et que l’on cesse de définir le droit à vivre d’une espèce en fonction de son utilité pour l’espèce humaine.
    - Que l’on ne se cache pas derrière de faux prétextes (sécurité...) pour défendre encore et toujours les intérêts des chasseurs.
    - Que la démocratie soit enfin appliquée, car les chasseurs représentent 1 million de personnes et s’arrogent la gestion, à leur profit, d’une faune qui fait aussi partie de l’environnement des 65 autres millions de français.

  •  Pour cette régulation proposée, par bellivier , le 27 juin 2019 à 23h30

    Il est essentiel de réguler ces espèces, utiles et indispensables dans nos campagnes mais qui peuvent devenir un vrai cauchemar !! C’est espèce on peut de prédateur, elles ne se régulent pas par elle-même.
    En charente, les corbeaux, les renards sont des en abondances !

  •  Non à cette nouvelle liste de et aux méthodes de destruction préconisées dans ce projet d’arrêté., par Pascart Camille , le 27 juin 2019 à 23h30

    A l’heure actuelle l’impact de l’Homme sur les écosystèmes, notamment par la destruction d’espèces selon des procédés absolument inacceptables en termes de cruauté et par la lutte chimique (pesticides, poisons) nous conduit à une situation critique d’un point de vue environnemental.
    Comment à l’heure actuelle pourrions-nous faire l’économie d’une vraie réflexion avec des scientifiques et naturalistes plutôt qu’avec des représentants peu crédibles de l’influent lobby de la chasse, qui s’ils ne représentent qu’une infime minorité des français s’arroge le droit de mettre en danger le reste de la population (tirs en pleine nature, non respect des règles de sécurité, fraude, accidents de la circulation - chasse à courre, propagation des risques sanitaires par l’élevage et le relâcher de gibier, etc etc) sans avoir la moindre légitimité quant à la prise en compte de l’impact des espèces sur les milieux et entre elles ?
    La chasse étant pratiquée majoritairement comme loisir par des individus non formés et selon des méthodes parfois fortement aléatoires (piégeage...) il n’est pas possible de continuer à traiter ainsi à la légère des questions environnementales majeures qui concernent l’ensemble des citoyens français.

    Le lobbying des "chasseurs" auprès des hommes politiques français est fort heureusement de plus en plus documenté et vient étayer le refus de cette pratique périmée et absconse par la population.

    Les méthodes alternatives existent pour protéger les activités humaines et celles incluant une coopération interespèces (notamment dans la lutte contre le campagnol) sont la voie d’action sur laquelle s’engager si nous voulons basculer enfin vers une gestion harmonieuse des espaces et surtout l’intelligence du monde auquel nous appartenons et qu’il est de la plus extrême urgence de préserver.

  •  chasseur du dimanche, par guillaume , le 27 juin 2019 à 23h30

    Je suis très favorable au projet .
    Mes poules ont aussi le droit de vivre une vie paisible, et oui, même en 2019, le renard mérite sa place de nuisible. Il n’ est pas encore en voie d’ extinction, loin de là, tout comme les autre espèces citées, il est donc nécessaire de les réguler.