EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté ministériel pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Du 06/06/2019 au 27/06/2019 - 14731 commentaires

L’arrêté du 30 juin 2015 modifié pris pour l’application de l’article R.427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées « susceptibles d’occasionner des dégâts » arrive à échéance le 30 juin 2019.
Les termes « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement "nuisibles") relèvent de l’application de l’article L.427-8 du code de l’environnement actuellement en vigueur.

Le présent projet d’arrêté fixe ainsi les dispositions pour la période 2019 à 2022 avec les mêmes espèces indigènes suivantes : Belette, Fouine, Martre, Putois, Renard, Corbeau freux, Corneille noire, Pie bavarde, Geai des chênes et Etourneau sansonnet.


Présentation du projet d’arrêté ministériel

Cette réglementation vient compléter les modalités de prélèvements de ces espèces déjà effectués à la chasse. Certaines espèces, nocturnes et aux mœurs très discrètes, ne peuvent être régulées aisément par la chasse (Belette, Fouine, Martre et Putois).

La destruction des espèces classées « susceptibles d’occasionner des dégâts » constitue un moyen de défense contre les dommages engendrés. L’objectif du dispositif n’est pas d’éradiquer ces espèces qui jouent un rôle important dans leur écosystème, ou de perturber les écosystèmes concernés, mais de réduire l’impact des dégâts que certains spécimens provoquent dans un territoire donné, en particulier si leur densité y est trop élevée.

Procédure d’élaboration de l’arrêté ministériel  

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a analysé dès février l’ensemble des demandes préfectorales de classement des espèces par département, et évalué leur pertinence sur le plan juridique et technique. Cette analyse a été partagée avec la Direction des études et de la recherche de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage pour définir une proposition commune, puis avec le Ministère de l’agriculture et la Fédération Nationale des Chasseurs. Les dossiers départementaux ont également été transmis aux associations de protection de la nature siégeant au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, suite à leur demande.

Méthode d’analyse :

Chaque dossier a fait l’objet d’une analyse méticuleuse afin de définir le classement pour chaque département, sur tout ou partie de son territoire (« zonage »), des espèces pour lesquelles la demande de classement était justifiée au regard de l’un au moins des motifs réglementaires :

  • dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ;
  • pour assurer la protection de la faune et de la flore ;
  • pour prévenir les dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ;
  • pour prévenir les dommages importants à d’autres formes de propriété (biens des particuliers par exemple), à l’exclusion des espèces d’oiseaux ;
  • de l’état de conservation / d’abondance de l’espèce au niveau national et local ;
  • de la cohérence des données fournies sur la période 2015-2018 pour le classement 2019-2022 demandé dans le département considéré au regard de la jurisprudence du Conseil d’État récente.

Cette analyse a permis de préciser les critères retenus pour motiver le classement d’une espèce "susceptible d’occasionner des dégâts" :
1. dommages chiffrés imputables à l’espèce considérée significatifs et probants à l’échelle du département : 10 000 euros de dégâts environ par an (non limités à une seule plainte) ;
ou
2. abondance de l’espèce (prélèvement d’au moins 500 individus par an en particulier) et risques d’atteintes significatifs à l’échelle du département à l’un au moins des intérêts protégés au regard de l’espèce considérée.

Contenu du projet d’arrêté ministériel

L’article 1 dispose que la liste des espèces d’animaux classés "susceptibles d’occasionner des dégâts" et les territoires concernés sont fixés pour chaque département en annexe du nouvel arrêté.
L’article 2 définit les modalités de destruction définies pour chaque espèce non domestique indigène classée conformément à l’article R427-6 en tant qu’espèces "susceptibles d’occasionner des dégâts" en application de l’article L.427-8 du code de l’environnement sur le territoire considéré.
L’article 3 précise qu’en cas de capture accidentelle, les spécimens d’une espèce non classée sur le territoire considéré sont immédiatement relâchés.
L’article 4 précise que l’arrêté du 30 juin 2015 modifié est abrogé à compter de la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté.

L’annexe de l’arrêté précise - pour chaque département pour lequel au moins un classement proposé par le préfet d’une des espèces précitées a été retenu - la liste et le territoire sur lequel la ou les espèces considérées sont classées "susceptibles d’occasionner des dégâts", avec un zonage éventuel.

NB : des conditions de zonage des opérations de destruction sont déjà précisées par espèces dans l’article 2 du projet d’arrêté (par exemple prélèvements de certains oiseaux uniquement dans les vergers). Elles sont parfois complétées par un zonage à l’échelle du département (quelques communes, cantons, secteurs des activités humaines). Ces restrictions permettent de concentrer la pression de destruction soit sur les zones où les dommages estimés/constatés sont les plus importants, soit sur les zones où se trouvent des densités élevées de l’espèce ainsi que des vulnérabilités significatives (en nombre pour les élevages ou en surface pour les cultures par exemple). Le classement sur l’ensemble du département est retenu lorsque l’abondance de l’espèce et les risques d’atteinte aux activités humaines sont diffus.

Évolutions proposées du projet d’annexe  :

Sur 96 départements français de métropole concernés, 94 ont transmis leur dossier de proposition de classement au Ministère de la Transition écologique et solidaire. Le département de Corse-du-Sud (Collectivité de Corse) ainsi que la ville de Paris n’ont pas proposé le classement d’espèces pour la période 2019-2022.

La Fouine a été déclassée dans 11 départements. Le Corbeau freux, la Corneille noire ont été déclassés dans 2 départements et l’Etourneau sansonnet dans 8 départements. Le nombre de départements où le Renard, la Martre, le Putois et la Belette ont été classés est identique. Le classement de la Pie bavarde et du Geai des chênes a, quant à lui, été étendu respectivement dans 5 et 3 départements.

Avis sur le projet

Ce projet a été présenté en Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 6 mai 2019 et a fait l’objet d’un vote favorable à la majorité. Le texte est proposé à la consultation du public avant publication au journal officiel de la République française.

La consultation du public se tient du 6 juin au 27 juin 2019 minuit.

Classements "espèces susceptibles d’occasionner des dégâts" (en nombre de départements)
Espèce Propositions de classement projet arrêté 2019-2022 Données arrêté 2015 Comparaison 2019/2015
Classement retenu (ministère) Classement non retenu (ministère) Classement non proposé (préfets)
Renard
90
3
3
90
0
Fouine
68
15
13
79
-11
Martre
29
9
58
29
0
Putois
2
4
90
2
0
Belette
1
2
93
1
0
Corbeau freux
56
3
37
58
-2
Corneille noire
82
4
10
84
-2
Pie bavarde
61
10
25
56
5
Etourneau sansonnet
36
9
51
44
-8
Geai des chênes
7
3
86
4
3

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Commentaires
  •  Très défavorable à votre projet d’arrêté , par Françoise Roland , le 17 juin 2019 à 11h28

    Je suis très défavorable a la mise en place de cet arrêté.Je soutiens tous les arguments de l’ASPAS.
    L’homme prends de plus en plus de place sur les territoires des "espèces susceptibles de créer des dégâts ".Les déséquilibres viennent souvent des pratiques humaines.
    Nous savons le rôle du renard dans la regulation de la maladie de lyme,que l’emploi de la bromadiolone par l’agriculture a un impact très néfaste sur la faune et particulièrement les rapaces.
    Je voudrais bien qu’on m’explique les dégâts des geais des chênes...et toutes les autres espèces.
    La liste de ces oiseaux et mammifères est seulement argumentée et rédigée à des fins économiques et/ou politiques.
    Trouvons des solutions autres que la destruction de cette biodiversité au moment ou elle disparaît.Revoyons la cohabitation entre activités humaines et sauvegarde de la nature.
    N’oublions pas dans ces débats que l’humanité est née du monde animal il y a 8 millions d’années...

  •  Non, par Sylvie , le 17 juin 2019 à 11h28

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer et une étude néerlandaise a prouvé que Lyme cause des ravages là où il est le plus persécuté.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature. Elle est, en sus, régulée par les rapaces diurnes et le renard (oui, Goupil mange aussi des corvidés).
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois. Le terme nuisible n’a aucun fondement scientifique et cela a été démontré. Les agriculteurs et les chasseurs ne savent rien des équilibres des écosystèmes qu’ils bafouent allègrement.

  •  Avis défavorable,faux débat comme toujours.... vive les lobbies...à quand un "vrai" ministre de l’écologie ? , par Lherbette , le 17 juin 2019 à 11h27

    Consultation qui n’en est pas une ...car comme toujours, seuls les chasseurs et leur lobby sont écoutés les anti-chasse et les vrais écolos sont priés de passer leur chemin...chasseurs=pollueurs au plomb de nos forêts et pervers narcissiques qui adorent torturer des animaux inoffensifs...j’adorerais voir ces mêmes personnes se retrouver cernés par des requins affamés ou en pleine savane entourés de lionnes..ils comprendraient enfin ce que ressentent les animaux faussement nuisibles que l’on prélève (massacre)...merci de bloquer mon message pour cacher la vérité qui derange mr derugis.

  •  Un massacre légalisé, par proriol , le 17 juin 2019 à 11h27

    On marche vraiment sur la tête ! Tous les jours des spécialistes de l’environnement, des scientifiques nous alertent sur la disparition de la biodiversité et de ses conséquences pour le monde des humains et en France on en est encore à organiser, à des fins purement électoralistes, le massacre gratuit, l’anéantissement de dizaines d’espèces et, qui plus est, en les torturant (collets, transpercés avec des piques, jetés en pâture aux chiens) !!!!!! Tous ces animaux font partie d’un cycle naturel et ont leur utilité !! Pitié, laissez les vivre !!!

  •  Oui au piegeage des pies, par LARTIGUE BERNARD , le 17 juin 2019 à 11h27

    Je suis favorable au projet d’arrêté fixant la liste des ESOD. Cependant, j’émets une réserve quant au non classement de la Pie bavarde dans le département des Landes alors que celle-ci a bien été proposée par la préfecture des Landes.

  •  Non !, par Noah , le 17 juin 2019 à 11h27

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature. Elle est, en sus, régulée par les rapaces diurnes et le renard (oui, Goupil mange aussi des corvidés).
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois. Le terme nuisible n’a aucun fondement scientifique et cela a été démontré. Les agriculteurs et les chasseurs ne savent rien des équilibres des écosystèmes qu’ils bafouent allègrement.

  •  OUI A CE PROJET D’ARRETE, par SABOT SYLVIE , le 17 juin 2019 à 11h26

    Oui à ce projet.

  •  Non à cet arrêté qui met en péril la biodiversité ! , le 17 juin 2019 à 11h25

    Je suis opposée à cet arrêté qui va à l’encontre de la biodiversité et de l’environnement en général. Notre pays ne peut être le fer de lance d’une politique barbare, inconsciente et destructrice de notre environnement. Je demande à l’Etat :
    - l’interdiction du déterrage du renard,
    - l’arrêt total du piégeage et du tir de la belette et du putois dans les rares départements qui l’autorisent encore,
    - la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes ces espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines,
    - une refonte de la procédure de classement qui est une instruction à charge menée par les chasseurs et dont les données sont invérifiables,
    - l’impossibilité de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,
    - la mise en œuvre de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,
    - un zonage beaucoup plus précis de l’interdiction de tuer ces espèces en dehors des activités sensibles à leur présence.

    Ce projet reprend l’arrêté de 2018 et ne prend nullement en compte l’équilibre des écosystèmes et les rôles joués par les espèces.
    Les méthodes utilisées sont barbares, dignes du IIIème Reich. Jamais n’est pris en considération les conséquences sur les milieux. Ces espèces sont des prédateurs pour certaines autres. Quid de l’équilibre ?
    On sait également que certaines espèces sont considérées comme nuisibles seulement pour satisfaire les désirs des chasseurs, caste privilégiée et protégée injustement par l’Etat. Quid des dommages causés par ces derniers ? Ne devrait-on pas prendre aussi cela en considération ?
    Plutôt que de détruire et donc privilégier le fusil et la mort, il conviendrait de prendre les mesures préventives pour éviter les dommages que pourraient causer ces espèces. Le renard est utile pour diverses raisons en sa qualité notamment de prédateur. Il n’a pas à être détruit sous prétexte que c’est un renard !
    Par ailleurs, certaines espèces sont protégées au niveau européen. Des méthodes alternatives doivent être mises en oeuvre. Il convient de privilégier la prévention, les méthodes douces que la destruction et les génocides !
    Au vu des enjeux environnementaux, la lutte chimique contre certaines espèces n’est pas sans conséquence sur l’environnement et la santé La lutte naturelle doit être recherchée et privilégiée Contre les campagnols par exemple, le prédateur efficace reste le renard Essayons de faire fonctionner notre cerveau !
    Il n’est pas admissible non plus que certaines espèces puissent être chassées en milieu urbain Au vu des accidents et des images choc que les chasseurs ont causé, il convient d’interdire les fusils ou toute autre arme en milieu urbain et habité

    Pour toutes ces raisons, je m’oppose vivement à ce projet d’arrêté

  •  Non, par Noé , le 17 juin 2019 à 11h25

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs de la Nièvre cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois. Le terme nuisible n’a aucun fondement scientifique et cela a été démontré. Les agriculteurs et les chasseurs ne savent rien des équilibres des écosystèmes qu’ils bafouent allègrement.

  •  Non à la reconduction de pratiques injustifiées, par Magnin , le 17 juin 2019 à 11h24

    Je demande :
    - l’interdiction du déterrage du renard,
    - la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes ces espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines,
    - une refonte de la procédure de classement qui est une instruction à charge menée par les chasseurs et dont les données sont invérifiables,
    -l’impossibilité de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,
    - la mise en œuvre de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,
    -un zonage beaucoup plus précis de l’interdiction de tuer ces espèces en dehors des activités sensibles à leur présence.

  •  Nope, par Noa , le 17 juin 2019 à 11h24

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs de la Nièvre cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois. Le terme nuisible n’a aucun fondement scientifique et cela a été démontré.

  •  Non, par Manu , le 17 juin 2019 à 11h24

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs de la Nièvre cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois. Le terme nuisible n’a aucun fondement scientifique.

  •  liste nuisible, par herbin , le 17 juin 2019 à 11h23

    favorable a la liste des nuisibles je pense que la pie bavarde et la fouine devrait être sur la liste

  •  AVIS TRES FAVORABLE POUR CE TEXTE, par GUICHARD MARIE LOUISE , le 17 juin 2019 à 11h23

    Pour le département de la Nièvre, je suis favorable à cette version de l’arrêté, mais je demande en plus, que la pie bavarde soit ajoutée à la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.

  •  Opposé...et désabusé, par Jérôme , le 17 juin 2019 à 11h23

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine.

  •  Contre, donc non, par Emmanuel , le 17 juin 2019 à 11h23

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs de la Nièvre cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule, comme le prouvent les chercheurs chaque mois.

  •  Personne n’est nuisible, par jacquemin , le 17 juin 2019 à 11h22

    Dans un milieu naturel équilibré les nuisibles comme les mauvaises herbes n’existent pas, chaque espèce a son prédateur et les écosystèmes devraient se réguler tout seul. Si il y a une espèce nuisible sur cette planète c’est bien l’homme, prédateur total de la planète.

  •  Non, par Emmanuelle Ducros , le 17 juin 2019 à 11h22

    Chaque animal est évidemment utile dans la nature de France. Chaque naturaliste, écologue, scientifique et ornithologue le sait.
    Renards et mustélidés régulent rongeurs et/ou lapins de garenne : ils sont alliés des agriculteurs. Sans parler que piéger des mustélidés à l’aveugle met en péril les populations de vison d’Europe, classé en danger critique d’extinction en France. Ces pièges prennent aussi des hérissons d’Europe (espèce protégée) et des animaux domestiques.
    Le renard est tenu loin des poulaillers par un simple grillage enterrée d’environ 50cm de profondeur : un renard n’est pas un bulldozer.
    Corvidés sont charognards : ils "nettoient" la nature et limitent la propagation de maladie ou d’insectes, à l’instar des vautours dans le sud de la France par exemple. Les maladies se propageraient sans eux.
    Etourneaux sansonnets régulent les insectes ravageurs de cultures, ils aident donc les parcelles agricoles.
    Geai des chênes replante les forêts naturelles en dispersant des graines enterrées par ses soins.
    La pie bavarde accusée par les chasseurs de la Nièvre cause moins de ravages sur les nids que les agriculteurs qui arrachent les haines qui empêchent cesdits nids d’être construits. Elle se nourrit aussi bien d’escargots que de charogne et aide donc à la bonne santé de la nature.
    Inutile donc de "réguler" des espèces utiles à la nature et dont dépendent les bonnes santés des écosystèmes. Quoi qu’en disent les chasseurs qui ne pensent qu’à tuer le libre et sauvage et qui ne savent pas différencier un furet domestique d’une hermine, hélas. Parle-t-on de la 6e extinction de masse ? Non. J’émets donc un avis défavorable pour préserver les équilibres naturels perturbés par l’Humain et qui se régule seule.

  •  Contre, par St Jean , le 17 juin 2019 à 11h21

    Je suis totalement contre. Chacun de ces animaux a un rôle à jouer dans notre environnement, et nous sommes sensés préserver notre biodiversité, pas la détruire. Par ailleurs, certaines de ces espèces sont déjà menacées. Nous devons cesser de détruire.

  •  La biodiversité er Lyme, par PERON Sandrine , le 17 juin 2019 à 11h21

    Je suis contre ce projet engendrant la perte dramatique de la biodiversité.
    De même, éliminerles renards ne peut qu amplifier la maladie -déjà bien installée- de Lyme.
    La Nature se régule d elle-même ( cf le canton de Genève en Suisse) et l élevage d animaux sauvages à des fins de lâchers pour être tués pose VRAIMENT question.
    Sandrine PÉRON