EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) pour la période 2015-2016

Du 09/07/2015 au 31/07/2015 - 163 commentaires

CONTEXTE GENERAL
Le cormoran est protégé au titre du régime général de protection de toutes les espèces d’oiseaux visées à l’article 1er de la directive 2009/147/CE relative à la conservation des oiseaux sauvages.
Conformément au code de l’environnement il est toutefois possible de déroger à l’interdiction de destruction des spécimens pour prévenir :
- des dommages importants aux piscicultures en étang ou la dégradation de la conservation des habitats naturels que ces dernières peuvent contribuer à entretenir ;
- les risques présentés par la prédation du grand cormoran pour les espèces de poissons protégées ainsi que pour celles pour lesquelles des indications suffisantes permettent d’établir que l’état de conservation de leur population est défavorableprévenir des dommages importants aux piscicultures.
Ces dérogations peuvent être accordées par les préfets des départements dans lesquels ont été constatés des dégâts sur les piscicultures ou les eaux libres. Les quotas départementaux dans les limites desquelles celles-ci peuvent être octroyées tiennent compte de l’évolution constatée de la population de cormorans.

PRESENTATION DU PROJET D’ARRETE
Le dispositif d’intervention sur les grands cormorans est ainsi composé de deux arrêtés ministériels :
Le premier est un arrêté du 26 novembre 2010 dit "arrêté cadre" non "millésimé", dans la mesure où il fixe un cadre général valable au-delà de la seule année 2010, et à l’intérieur duquel des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans.
Ces dérogations sont en revanche accordées dans le respect d’un plafond national (décliné en plafonds départementaux) fixé annuellement par le biais d’un second arrêté ministériel. Le projet d’arrêté objet de la présente consultation a précisément pour objet de déterminer ces quotas, dans chacun des départements concernés, pour la période 2015-2016.
Ce texte a reçu un avis favorable du conseil national de la protection de la nature le 2 juillet 2015.

La consultation est ouverte du 9 juillet au 31 juillet 2015.


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Commentaires
  •  Abaissons les quotas en eaux libres, par Catherine Schmitt , le 31 juillet 2015 à 23h21

    Le sujet étant hautement conflictuel, l’association a consulté le réseau biodiversité de France Nature Environnement pour connaître les grandes tendances observées en Europe et en France,
    sur les cormorans migrateurs et/ou sédentaires.
    Voici quelques données qui confirment l’augmentation de la sédentarisation du à l’eutrophisation (et au changement climatique). Ceci semble un facteur déterminant pour retenir les oiseaux.

    Le grand cormoran continental (Phalacrocorax carbo sinensis) a une aire de distribution très large.
    On le retrouve en Europe, Asie, Océanie, Afrique, et une frange Est de l’Amérique du Nord. L’aire de nidification concerne maintenant 27 pays au lieu d’une vingtaine dans les années 1970 (durant lesquelles la population européenne était tombée à quelque 5300 couples, soient environ 10 000 individus, répartis dans moins d’une dizaine de colonies aux Pays Bas, Danemark, Pologne, Allemagne de l’Est et Suède – Loïc Marion, 1997).
    Le nombre de couples reproducteurs y a partout augmenté, sauf en Hongrie.

    Les effectifs de l’espèce ont augmenté brusquement à partir de 1980, principalement du fait de l’accroissement des ressources alimentaires en raison de l’eutrophisation croissante des eaux continentales et côtières (boostant les cyprinidés) et de la multiplication de plans d’eau (LoÏc Marion, 1997).

    Ce seuil correspond aussi à la fracture constatée dans le changement climatique avec un palier franchi dans les années 1980/90 (voir GIEC et travaux de recherche Hyccare en Bourgogne).

    Si bien que la population mondiale de l’espèce est aujourd’hui estimée entre 1,4 et 2,9 millions d’individus (Wetlands International 2006). La population nicheuse européenne est comprise entre 401.000-512.000 couples, ce qui équivaut à 803.000-1.020.000 d’individus matures (Birdlife 2015). La population de l’Union européenne à 27 Etats membres est estimée à 224.000-258.000 couples, ce qui équivaut à 448.000-516.000 individus matures.
    Ce qui loin des 2 millions d’individus en Europe avancés à la dernière réunion « cormorans » dans l’Yonne, même si en Europe et l’UE à 27, la taille de la population est estimée en augmentation constante.

    Les principaux effectifs sont présents (Birdlife 2015) en Russie (65 000 à 120 000 couples), en Ukraine (65 000 à 75 000 couples), en Suède (40 000 couples), au Danemark (25 190 à 39 900 couples), en Pologne (25 800 couples), en Allemagne (22 000 à 26 000 couples), aux Pays-Bas (20 500 à 24 750 couples), en Finlande (17 250 couples), en Norvège (16 000 couples) et en Roumanie (12 000 à 20 000 couples). La France compterait environ 8 700 couples reproducteurs (Loic Marion, 2012).
    Ce dernier chiffre n’est pas en soi alarmant.

    Dans son aire de répartition, l’espèce peut être sédentaire, partiellement migratrice ou migratrice selon les populations considérées. Seules les populations les plus septentrionales connaissent de forts mouvements migratoires, ce qui fait que la population hivernante est estimée à 384.000-502.000 couples dans l’Union européenne et 571.000-798.000 en Europe (en augmentation). Toutes les autres populations sont sédentaires ou se dispersent en dehors de la saison de reproduction.

    La France, située au carrefour des voies de migration européenne, (et l’Yonne est au carrefour des grands axes de migrations) est rapidement devenu le pays le plus important pour l’hivernage de l’espèce. La population française hivernante est estimée à 106.824 individus, en janvier 2013, répartis en 1.188 dortoirs sur 92 départements (Loïc Marion, 2014), soit une progression de 12 % par rapport au précédent recensement national de janvier 2011. Les plus fortes augmentations d’effectifs hivernants sont notées dans le Pas de Calais, en Côte d’Or, dans l’Yonne (466 individus en 2011* répartis en 9 dortoirs contre 1259 en 2013 répartis en 47 dortoirs), en Camargue, dans l’Aveyron, dans 3 des 4 départements de Poitou-Charentes et une partie de la Normandie.

    * Les chiffres de 2011 ne sont pas représentatifs. Désormais avec l’augmentation du nombre des dortoirs suivis, la population d’hivernants dans l’Yonne en règle générale est légèrement supérieure à 1000 (sauf cette année avec 811 mais avec des dortoirs non comptabilisés et un comptage dans des conditions difficiles)- (source LPO Yonne).

    Cette augmentation des effectifs hivernants en France n’est pas précisément expliquée. Il semblerait qu’elle soit plutôt le signe de modifications dans les aires d’hivernage que d’augmentation des populations dans les pays fournissant des hivernants à la France (on noterait même plutôt dans certains pays une baisse de la population nicheuse).

    L’espèce est régulée par tir (également par empoisonnement ou stérilisation dans certains pays).
    Mais cette régulation ne remplit pas tous ses objectifs car les tirs visent surtout les jeunes ou les individus les plus fragiles, ce qui ne change pas grand chose à la mortalité naturelle. L’intensité des tirs de régulation durant l’hiver 2012-13, qui a franchi un nouveau record avec 46 361 cormorans tués (dépassant pour la première fois les quotas attribués), n’a pas eu d’effet sur l’évolution des effectifs départementaux à l’échelle nationale par rapport au dernier recensement national de 2011, même si un effet à court terme de déplacement des oiseaux et un éclatement des dortoirs peut être observé.

    A noter cependant que ces dernières années, la population hivernante de cormorans a tendance à stagner. Peut-être est-ce le signe qu’elle atteint un seuil, limitée par la ressource.

    Selon Yonne Nature Environnement, le fait d’avoir autorisé les tirs en eaux libres a été une erreur, puisqu’elle a contribué à disperser et à fragmenter les dortoirs, et ce qui compliqué les comptages.

    Si nous avions une recommandation à faire, ce serait :
    -  de pouvoir indemniser les pisciculteurs en étangs et de maintenir les quotas en eaux closes à 300 individus (économie)
    -  de maintenir les quotas en eaux libres uniquement sur les rivières de 1ère catégorie pour préserver les espèces protégées piscicoles en particulier dans les zones de frayères identifiées ou en aval des barrages (environnement)
    -  et partout ailleurs abaisser les seuils des tirs en eaux libres (donc abaisser les quotas, inférieurs à 200) pour diminuer l’éclatement des dortoirs, respecter les oiseaux (qui sont avant tout des espèces protégées) et pouvoir envisager de procéder au prélèvement des œufs, ce qui serait un moindre mal par rapport aux tirs d’oiseaux adultes.

    Ceci pourrait être une solution intermédiaire, en adéquation avec les revendications des pisciculteurs (social) et le souhait des associations environnementalistes de protéger des espèces sauvages, étayés sur les chiffres des comptages qui sont difficiles à réaliser vu l’éclatement des dortoirs.

    La demande serait donc de diminuer les quotas en eaux libres en les interdisant en rivières de 1ère catégorie, frayères constatées ou en aval des barrages, et de participer ainsi à la réduction globale des dépassements des quotas constatés - 46 361 cormorans tués - en France.

    Notre objectif est de protéger les espèces sauvages, donc les espèces protégées donc de protéger naturellement le grand cormoran au même titre que loup, renard, mustélidés, rapaces, etc. C’est une question de bon sens et d’équilibres naturels.

  •  Pour l’augmentation du quota de cormorans à abattre en SAVOIE et plus particulièrement sur le lac du BOURGET, par Rémi , le 31 juillet 2015 à 23h12

    Le quota alloué l’an dernier était de 75 oiseaux pour la SAVOIE, il a été réalisé. Il est de près ou de plus de 4000 oiseaux dans l’AIN, le département voisin et cette attribution est réalisée ou s’en approche.
    Pourquoi une telle différence ?
    L’AIN comporte de nombreux étangs dont la production piscicole est importante, l’attribution est réalisée, ce qui prouve la présence des cormorans.
    En SAVOIE s’étend le plus grand lac naturel de France, les personnes qui y pêchent ont pu constater la présence des cormorans et des dégâts qu’ils provoquent, de nombreux poissons des espèces dites "nobles" sont blessés par les cormorans et meurent la plupart du temps de ces blessures.
    Une dizaine des pêcheurs professionnels exercent sur le lac du BOURGET, pour eux si la ressource piscicole vient être mise à mal par les cormorans, c’est leur profession qui sera menacée.
    Le matin les cormorans pêchent et consomment les poissons, ensuite ils se reposent et font sécher leur plumes la plupart du temps dans les réserves de chasse dans lesquelles seuls les gardes de l’O.N.C.F.S. ou les lieutenants de louveterie assermentés peuvent intervenir, mais c’est très rarement ou jamais le cas.
    Il n’y a hélas pas de moyens efficaces d’effarouchement des cormorans surtout sur une étendue comme celle du lac du BOURGET (4500 Ha, 18 Kms de long), la seule solution reste donc les tirs de destruction.
    Pour ces raisons, je demande que l’attribution du département de la SAVOIE soit à minima doublée, c’est à dire 150 cormorans minimum, ainsi qu’un assouplissement des conditions de destruction en offrant la possibilité d’effectuer ces tirs de destruction y compris dans les réserves de chasse à toutes les personnes autorisées par arrêté préfectoral à détruire les cormorans.

  •  Tuerie programmée..., par Léon , le 31 juillet 2015 à 22h54

    A quoi sert cette consultation quand on sait que la décision de tuer des cormorans a été arrêtée ?
    L’homme serait-il la seule espèce à avoir le droit de disposer de la planète, de la détruire, de la polluer... de s’étendre partout où ça lui plaît ?
    Le pauvre cormoran, comme beaucoup d’autres espèces, ne fait que s’adapter dans un environnement devenu hostile à cause de nous. Il survit avec les miettes que nous voulons bien lui laisser !
    La régulation de quelque espèce que ce soit n’a pas besoin de l’homme, et surtout pas des chasseurs et des pêcheurs, qui devrait commencer par se réguler lui-même au lieu de croître et multiplier pour atteindre 12 milliards d’individus à l’horizon 2015 !

  •  Bernard 79 et le silure ......................, par Bernard 79 , le 31 juillet 2015 à 22h14

    Le silure tres discret sous l’eau ne fait il pas plus de dégats que les cormorans , et pourtant il n’est pas régulé.
    arr$etons de chercher un coupable unique.

  •  régulation, par Daniel THURET , le 31 juillet 2015 à 21h45

    Régulation, voilà le grand mot qui fait peur aux amoureux des animaux qui les préfèrent souvent aux hommes ...
    Non le cormoran n’est pas le "nettoyeur" des eaux qui ne mangerait que des poissons malades, il avale goulument tous poissons et souvent de tailles impressionnantes !
    La nature ne se régule pas par elle-même, les espèces invasives se multiplient tant au niveau des animaux que des végétaux.
    Les attitudes pseudo dogmatiques ne font rien avancer.
    Ce n’est pas devant son ordinateur que l’on observe le mieux les phénomènes de la nature ! Allez sur un étang au moment de sa vidange et observez : un, puis deux, puis mille cormorans et aigrettes qui se gobergent au fur et à mesure que les eaux baissent, puis disparaissent en ne laissant plus que 10% de la production habituelle ... Quel massacre ! Et vous appelez cela de la régulation naturelle ?
    Arrêtons cette catastrophe plus ou moins naturelle. Le cormoran était marin, il devient prédateur d’eau douce. Personne ne le connaissait sur nos terroirs et sur nos plans d’eau douce auparavant, et maintenant il est une espèce "invasive" qu’il faut bien réguler, à "coups de flingue" ou autrement ! Le poison sélectif peut-être et non le poisson de nos étangs pour lesquels nous payons les taxes pour que les amoureux des cormorans puissent faire de belles photos !
    Qui est le payeur dans cette histoire ?

  •  Régulation du Cormoran, par REBOURS PHILIPPE , le 31 juillet 2015 à 21h23

    Là ou les dérogations ne sont pas acceptées, sont les départements ou il y a le plus d’oiseaux qui détruisent de nombreux poissons.
    Les Fédérations de pêche et de protection des milieux aquatiques empoissonnent à grand renfort d’ argent pour nourrir des cormorans.
    Est- ce bien normal? Bien sûr, il n’ est pas question d’ éradiquer tous les oiseaux, mais seulement les réguler. Il fut un temps ou l’ espèce était en danger, ce n’ est plus le cas.

  •  cormorans, par rousseau-amussat , le 31 juillet 2015 à 21h19

    décision qui semble prise sans réelle étude, sans en mesurer les conséquences ; dommage
    détruire, détruire semble hélas la seule solution, je ne suis pas d’accord avec toutes ces destructions massives

  •  Non à la tuerie !, par Colchic 86 , le 31 juillet 2015 à 20h48

    Le refus de détruire les cormorans a déjà été argumenté par des gens sérieux et les réactions nombrilistes et à court terme de leurs détracteurs parlent d’elles-mêmes. Quand le cormoran sera devenu aussi nuisible que l’humain, on pourra reconsidérer le problème.
    Pour le moment, ce n’est pas lui qui détruit la biodiversité mais les pollutions multiples déjà citées auparavant, les excès de toutes sortes (apprenons à modérer nos appétits pour la bouffe comme pour les loisirs destructeurs) et les déséquilibres qui résultent de la prolifération des humains (en France comme partout) et de leur avidité sans cesse renouvelée.
    Les seuls dégâts sérieux que peut occasionner le cormoran (oiseau protégé par la loi, ne l’oublions pas !) concernent les étangs de pisciculture où il est attiré par l’abondance de proies faciles. Les étangs de pisciculture ne sont pas des zones humides naturelles. Couvrez vos étangs pour protéger vos poissons, demandez des aides à madame la ministre et augmentez vos prix de vente si besoin, messieurs et mesdames les pisciculteurs. C’est moins facile que de flatter l’instinct de tueurs des chasseurs et des pêcheurs, mais moins nuisible, pour l’environnement comme pour le respect que l’homme peut avoir de lui-même.
    Détruire des oiseaux ne sert à rien comme l’ont déjà expliqué quelques connaisseurs et établir des quotas, qui plus est supérieurs au nombre réel d’oiseaux pour certains départements, relève de la pure bêtise.
    Le courage politique n’est pas dans la flatterie des bas instincts de certains de nos concitoyens qui ne considèrent que leurs intérêts immédiats mais dans une volonté réelle de retrouver un équilibre salutaire. Mais pour cela, il faut avoir une bonne connaissance de la nature ou savoir s’entourer de gens compétents. Il est plus que temps que nos gouvernants de tous bords prennent leurs responsabilités pour la sauvegarde de notre environnement, s’ils veulent reconquérir un minimum de crédibilité mais surtout sauver ce qui peut encore l’être, pour l’avenir de la biodiversité et celui de vos enfants.

  •  Les Hommes ou les Bêtes ?, par André Wibaux , le 31 juillet 2015 à 20h32

    L’exploitation piscicole sur les étangs est une activité très ancienne, extensive, qui permet, dans des régions souvent pauvres, d’entretenir des zones sauvages dans une biodiversité équilibrée.
    La prédation du cormoran devient insupportable et beaucoup de pisciculteurs cessent d’exploiter leurs étangs pour cette seule raison.
    Depuis des années, on constate que,malgré les autorisations de tir, la population de cormorans continue à se développer rapidement en Europe.
    Donc, soit on interdit les tirs et la pisciculture disparaitra en quelques années (Les cormorans auront remplacé les poissons, avant de disparaitre à leur tour faute de nourriture).
    Soit on les autorise, et la population de cormorans augmentera moins vite, voire de stabilisera, mais ne diminuera certainement pas.
    C’est un choix : les Hommes ou les Bêtes

  •  le cormoran ne pourrait-il pas devenir simplement une espèce chassable, par olivier Filhol , le 31 juillet 2015 à 19h14

    dans les pays "nordiques " et Européens à l’exemple du Danemark le cormoran et chassable , il ne semble pas que les Danois extermine l’espèce !!

  •  La destruction même limité du Grand cormoran reste une abérration, par Jacques Pellerin, Docteur vétérinaire, Président du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres , le 31 juillet 2015 à 18h01

    Le Grand cormoran est avant tout une espèce protégée qui se regroupe l’hiver en dortoirs certes parfois importants mais cela ne constitue pas pour autant une consommation du poisson sur place. Dans la journée ils se répartissent sur de grandes zones et se nourrissent dans les rivières et les centaines,voire les milliers d’étangs très abondants dans le bocage des Deux-Sèvres ce qui constitue finalement une prédation tellement répartie qu’elle devient minime.Le fait de fixer un quota de prélèvement de 325 de ces oiseaux est donc une aberration dans ce département (comme ailleurs )pour faire plaisir à quelques rares pisciculteurs professionnels car la plupart des prédations de poissons n’ont aucun impact économique réel. D’autre part on oublie trop le fait que la prédation naturelle par les oiseaux se fait sur les sujets les plus faibles et donc sur les poissons les moins aptes à résister au milieu . Dans tous les cas ce chiffre de 325 oiseaux à tuer est arbitraire et irresponsable au regard des études faites sur cet oiseau.Il faudrait réduire ce chiffre au moins par 4 afin de pouvoir répondre au desirata de quelques pisciculteurs professionnels, plus dans le cadre de l’effarouchement de ce que cela peut produire tout en confirmant que cela reste une aberration totale contraire à l’esprit du respect des règles naturelles. Heureusement cet oiseau est passé à travers des centaines de milliers d’années , il saura encore se défendre de la stupidité des hommes dont certains croient toujours pouvoir régler la nature avec le fusil , un joujou encore trop utilisé en France.

  •  Politique et Grand Cormoran ...ou autrement nommée "politique de l’autruche" !, par Céline.B , le 31 juillet 2015 à 16h38

    Action...
    Réactions !

    Carnage programmé ...plein feu sur le grand cormoran !
    "Ce grand méchant noir qui vient manger les petits poissons blancs" issus de la pisciculture industrielle et autre bassin d’alevinage...

    Peut être devrions nous nous interroger d’abord sur nos pratiques polluantes qui modifient les espaces naturels (eutrophisation des eaux, disparition de vallée ou de végétation aquatique des étangs > nénuphars, roselière, introduction d’espèces invasives ou non adaptées.)
    En réponse à ce déséquilibre généré nous préférons éradiquer la conséquence sans modifier la cause, si leurs proies n’étaient pas autant en abondance sans doute aurions nous une population normale. ... et donc...

    un gros "BOUM dans le CormoranBoum" !

    Court terme comme d’habitude, tu nous assassines !
    Peut être pourrions nous réguler de manière un peu moins drastique et envisager les solutions pérenne à moyen et long terme favorables pour l’homme et son environnement?
    Des protections des étangs avec des grillages existent.
    Si les poissons pouvaient se cacher de la vue des cormorans, ils auraient la vie sauve ! dans un désert d’eau sans plantes aquatiques évidemment...

    Enfin que vive la bonne intelligence Homme/Nature !

    Merci à vous qui entendrez ses idées.

  •  cohérence , par Banot , le 31 juillet 2015 à 16h27

    Bonjour Ministère chargé de l’Ecologie,

    Je demande que les destructions volontaires du grand cormoran sur le territoire français soient interrompues, en attente de preuves scientifiques de l’énormité des dégâts causés à la pisciculture professionnelle.

    Sachez prendre une mesure complète : l’espèce est-elle protégée, oui ou non?

    signé Banot

  •  Consultation Cormoran, par merlin , le 31 juillet 2015 à 15h26

    Les revenus de la pisciculture sont nuls avec la prédation croissante du Cormoran .La reconversion de certains étangs en prairies devient de plus en plus rentable,donc à terme disparition des zones humides.

  •  Anthropomorphisme, par Paul François , le 31 juillet 2015 à 14h27

    Ne souhaitant pas polémiquer en réponse à certains commentaires, ces quotas me paraissent indispensables, bien qu’insuffisants. Il ne faut d’excès en rien pour vivre ensemble. Et accepter que l’Homme, par nature, doit dominer l’animal ne me paraît pas être excessif.
    Question subsidiaire : pourquoi les amoureux du règne animal n’attachent-ils de l’importance qu’à ce qu’ils voient ? Les poissons méritent également un minimum de considération.

  •  NON à la destruction du Grand Cormoran !, par Martin S , le 31 juillet 2015 à 14h08

    Encore une fois, à l’instar de la polémique entourant le Loup, la seule solution prônée est la destruction pure et simple d’animaux !
    Quand cessera-t-on de penser de manière systématique à un traitement curatif des problèmes envisagés et non à leur cause?
    Médecine, agriculture, chasse, pêche... La liste est longue des domaines dans lesquels le problème est pris à l’envers !

    Comment peut-on étiqueter le Grand Cormoran de destructeur de nos écosystèmes aquatiques alors que nous ne faisons rien pour filtrer médicaments et autre molécules de pilules contraceptives au sortir de nos stations d’épuration, pesticides, eutrophisation, etc etc?
    Ce n’est pas le Grand Cormoran qui vide nos rivières mais des problèmes bien plus graves !

    Quid d’études démontrant les risques réels encourus par les écosystèmes (s’il on peut parler d’écosystème dans un système déséquilibré tel que la pisciculture - sic) accueillant les Grands Cormorans? On ne parle ici que d’observations isolées dont l’impact n’a pu être qu’estimé par un observateur dont la subjectivité n’est pas à démontrer.

    La seule étude disponible qui s’est intéressée au suivi simultané du stock de poissons en place et des prélèvements occasionnés par les cormorans a été réalisée sur le lac de Grand-Lieu. Elle conclue, comme aux Pays-Bas, à un prélèvement modeste, de l’ordre de 5% du stock, et 3% sur l’anguille (site majeur pour la pêche professionnelle sur cette espèce en France).
    Quant à l’impact que le Cormoran occasionnerait sur les espèces dites patrimoniales (Salmonidés entre autres), il est négligeable : selon Loïc Marion, chercheur au CNRS, l’étude du contenu stomacal de 1227 Grands cormorans tués lors des tirs de régulation dans 28 départements en France entre 2001 et 2007 montre que le prélèvement sur ces espèces s’avère très peu élevé.

    Le problème que peut poser cette espèce est à chercher au niveau des étangs d’élevage piscicoles et les piscicultures.
    Sur ces sites, force est de constater que l’impact économique n’est pas anodin. Pour se prémunir contre ses attaques, des quotas de tirs au fusil, fixés par arrêté, sont pratiqués régulièrement mais
    leur reconduction d’année en année montre bien l’inefficacité de la mesure. Ainsi, si les détenteurs de droit de pêche et les exploitants pensent résoudre le problème à coups de fusil, ils se trompent.

  •  Préservation des milieux aquatiques, oui mais..., par Christophe79 , le 31 juillet 2015 à 13h15

    Je vois beaucoup de commentaires concernant la régulation du Grand cormoran, notamment des commentaires des AAPPMA qui prétendent que cet oiseau remet en question l’équilibre des milieux aquatiques. Hors je pense que la restauration des milieux aquatiques doit passer par des actions qui doivent résoudre les vrais causes du mauvais état écologique de nos rivières, et cela passe principalement par des actions au niveau des bassins versants, à savoir :

    1 Diminution drastique des épandages de produits phytosanitaires dans le milieu agricole par la diversification des cultures avec des variétés anciennes qui résistent naturellement aux parasites.

    2 Empêcher les ruissellements et la perte des sols lors des pluies d’hiver grâce à la mise en place de couverts végétaux permanent riches en légumineuses qui vont protéger les sols et les enrichir naturellement en azote (plus besoin d’engrais !)

    3 les couverts végétaux vont enrichir en matière organique les sols, stimulant ainsi leur activité biologique, ce qui va permettre une meilleur rétention des pluies, donc plus besoin d’irriguer, et donc de pomper dans les nappes et les rivières.

    4 Favoriser des agricultures innovantes : agriculture de conservation, semis directs sous couvert, agroforesterie, plantations de haies, de bandes enherbées favorables aux prédateurs naturels des parasites des cultures : pratiquement plus besoins de phytosanitaires avec ces méthodes !

    5 Sensibiliser les élus et les particuliers pour diminuer fortement l’utilisation des pesticides en milieux urbains : désherbage mécanique, acceptation des herbes folles...

    6 préservation des zones humides par du pâturage extensif. Ces écosystèmes permettent d’améliorer la qualité de l’eau et alimentent naturellement les rivières en eau car ce sont de véritables "éponges" : pas besoin de faire des barrages couteux !

    7 Supprimer les ouvrages n’ayant plus d’usages avérés (80% des ouvrages en France !). Ces derniers favorisent le réchauffement de l’eau, son évaporation(et par conséquence sa perte en oxygène), et la concentration des polluants et des vases. Ces ouvrages favorisent également le développement des espèces aquatiques exotiques envahissantes : carpes, poisson chat, écrevisses américaines, jussie, élodée du Canada...

    8 Favoriser le développement des arbres en bordure des rivières qui protègent les berges et maintiennent une biodiversité riche.

    9 Arrêter de vouloir curer les rivières ! Si elles sont envasées c’est à cause de l’agriculture intensive qui est pratiquée sur les bassins versant : monoculture, sols nus en hiver et appauvris en matière organique, arrachages des haies. Ainsi, l’eau ruisselle sur ces sols "morts" et emporte avec elle les limons qui se retrouvent dans les rivières...

    Certains penseront certainement que je suis hors sujet, mais les vrais problèmes des rivières et de leurs peuplements piscicoles appauvris et perturbés, ce sont ceux énumérer ci-dessus !

    Je peux concevoir cependant que les cormorans peuvent être problématiques ponctuellement pour certains pisciculteurs ; mais surement pas pour les peuplements de poissons "sauvages" qui sont largement impactés par des problèmes bien plus graves :
    - mauvaise qualité d’eau
    - modification morphologique des cours d’eau (curages, recalibrages, ouvrages inutiles...
    - espèces exotiques invasives qui perturbent les écosystèmes aquatiques.

    Donc, amis pêcheurs, avant de pointer du doigt le cormoran que vous accusez de tous vos problèmes, remettez vos pratiques en question et balayez devant votre porte :
    1 arrêtez d’empoissonner nos milieux aquatiques avec les espèces exotiques que sont les sandres, les truites arc en ciel, ou les black bass (et oui, ce ne sont pas des espèces originaires de nos rivières françaises !!)
    2 soyez pour la suppression des ouvrages qui perturbent les habitats des "vrais" poissons sauvages de nos rivières que sont (entre autres)les truites fario, les chabots, les vairons, les lamproies, les saumons...
    3 par la même occasion, arrêtez de laisser vos canettes de bière vide aux bord de nos rivières car elles mettront plusieurs siècles à se dégrader...

    Voila, les vrais problèmes des rivières et des poissons ce sont ceux là. Le "problème cormoran" est l’arbre qui cache la forêt.

    Donc, avant de vouloir réguler cette espèce d’oiseau, résolvons d’abord ces "vrais" problèmes qui sont bien plus grave pour la préservation de la ressource en eau et des milieux aquatiques.

  •  Les cormorans prolifèrent, par FD17 , le 31 juillet 2015 à 12h55

    Supprimer les quotas revient à ne plus vouloir gérer une espèce qui va poser de plus en plus de problèmes. Venez constater sur le terrain et ensuite vous pourrez vous exprimer !

  •  Régulation du grand cormoran, par François SERRIERE , le 31 juillet 2015 à 12h15

    Avant 1980, moins de 1 000 cormorans, aujourd’hui 120 000 en France et dans 10 ans 1 000 000 ? Le nombre d’ oiseaux augmente d’ année en année suivant une courbe exponentielle. Est-ce que l’etre humain censé etre intelligent, a le droit de protéger une espèce pour en éradiquer d’autres. Je ne pense pas.

    Actuellement, le pecheur paye une carte de peche 67 € pour nourrir les cormorans, le pisciculteur élève des poissons pour nourrir les cormorans. Est-ce normal?

    Que va-t-on transmettre aux générations futures ? : des cours d’eau dénués de toute vie. C’est ça que veulent certains inconscients, qui devraient plutôt consacrer leur énergie à la protection des hirondelles .

    Trop de cormorans comme actuellement et l’ équilibre des espèces est rompu. Que chacun prenne conscience que si les quotas de tir des cormorans ne sont pas maintenus, mais augmenté, demain, nos cours d’eau seront sans vie et nos enfants et petits enfants nous en rendront responsables.

  •  C’est insupportable !!!, par Bourguignon Antoine , le 31 juillet 2015 à 11h50

    Est ce que la pisciculture en étang en France peut être encore reconnue ?
    Produire du poisson en étang pour en tirer un petit revenu (quand c’est possible) et de ce fait entretenir un espace naturel à un bas coût :
    Peu de producteur le supporterait !
    Et en plus, il faut justifier la nécessité de détruire le cormoran qui pille et détruit le fruit de notre travail ! (sans oublier la grande aigrette…)
    Comment en est-on arrivé là !
    Encore une démarche française parmi tant d’autres qui nous pousse vers le déclin.