EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Non à la "destruction" du loup !, par Samuel Clack , le 3 juillet 2017 à 16h22

    Bonjour,

    Vivant dans la montagne, dans une zone soumise rarement aux loups, mais où ils ne sont pas absents, j’ai connaissance de ces problèmes liés au statut du loup et de ses prétendues attaques sur les troupeaux. En effet, il y a un risque, il serait inutile et idiot de le nier : le loup est un prédateur. Il n’est pas le seul. Sous couvert de ce prétexte, les rares loups qui sont aperçus sont tirés à vue, ou empoisonnés pour contourner la législation. Or, cela signifie-t-il l’arrêt des attaques ? Non. Car les chiens errants sont des prédateurs plus efficaces que les loups, plus craintifs - mais qui ferait (voudrait faire) la différence entre ces deux espèces ?

    Ayant grandi dans un milieu agricole, j’ai un profond respect pour ceux qui travaillent la terre avec tout le respect que nous devons à la nature et à la biodiversité. Celle-ci n’est pas qu’un espace exploitable, et l’empreinte de l’homme doit être régulée. La problématique dépasse le conflit classique en zones périurbaines entre agriculteurs installés et nouveaux arrivants "bobos". Pourquoi céder aux pressions des groupes de chasse qui tirent leur droit de tuer du fait d’avoir dérégulé l’équilibre naturel ? Plus de prédateurs a signifié une prolifération d’autres espèces (sangliers par exemple) qui font le bonheur de chasseurs (et je ne dirai rien de ce "sport").

    Bref, je me dois d’être court : le permis de "détruire" des loups, comme pour "réguler" une nature, est tout bonnement déraisonnable en dehors d’un droit de défense dûment contrôlé, et je fais confiance aux éleveurs pour qu’ils "régulent" assez leur nombre en défendant légitimement leurs troupeaux... Les expériences européennes montrent qu’une cohabitation est possible sans porter atteinte ni aux éleveurs ni à la biodiversité, alors qu’attendons-nous ?

    Merci.

  •  Régulation de la population de loups, par JORAND Yves , le 3 juillet 2017 à 15h57

    Il me semble que l’État dispose de l’avis défavorable à une large majorité du Conseil National de Protection de la Nature à l’abattage d’un nombre élevé de loups. Il expose pourquoi poursuivre la politique actuelle de tirs à haut niveau est contre-productive, aussi bien pour assurer la viabilité de la population que pour faire baisser les prédations. De fait nous constatons en Savoie que les tirs entraînent la dispersion des meutes et une aggravation des attaques de brebis.

    Il n’y a aucun sens à fixer un plafond conservateur intermédiaire interdisant les tirs de prélèvements, si c’est pour que ce dernier soit invalidé sous la pression de considérations locales subjectives. Il faut demander le retrait de l’article II.

  •  Cessez l’abattage des loups !, par Johème Khayat , le 3 juillet 2017 à 15h44

    Je m’oppose à la poursuite de la décimation (prélèvement moyen de 10% minimum par an) d’un des derniers grands carnivore vivants en Europe. La méthode de comptage est totalement faussée car elle se base uniquement sur les animaux chassés (et non ceux morts par accident).
    Plutôt que de pleurer les attaques de loups sur les brebis, peut être faudrait-il accorder du crédit à la sagesse populaire et au bon sens paysan qui dit que "c’est la faim qui fait sortir le loup du bois" et interdire la chasse au gibier dans les régions où se multiplient les attaques de loups.

  •  Non à l’abattage du loup, par Schindler Annette , le 3 juillet 2017 à 15h44

    Il a été largement prouvé que les prélèvements de loups sont contre productifs car l’éclatement des meutes entraîne la hausse des prédations par des individus perturbés.
    Ne vaudrait-il pas mieux accompagner les éleveurs vers une évolutions des pratiques pastorales intégrant la présence du loup.
    Je suis amatrice de tourisme nature. Il est malheureux que je doive me rabattre sur des agences de tourisme italiennes ou espagnoles pour avoir l’opportunité d’observer le loup. La présence du loup est un argument économique de poids à défendre dans ce beau pays touristique qu’est la France.

  •  ARRETONS DE TUER LES LOUPS !, par Magali LIMONGI , le 3 juillet 2017 à 15h36

    Comment peut-on en autoriser la chasse ?
    Au contraire, tout devrait être mis en oeuvre pour les protéger !
    Arrêtons de cautionner la destruction de notre environnement puis de nous parler à grands coups de média de l’accord de Paris ou du grenelle de l’environnement !!!

    Bien cordialement,

  •  Commentaires de l’association Robin des Bois, par Association Robin des Bois , le 3 juillet 2017 à 15h36

    Tout d’abord, les termes « destruction de loups » et « loups détruits » sont inacceptables. On détruit un bâtiment insalubre, un mur ou une munition chimique. On ne détruit pas un loup. On tue un mammifère, on le blesse, on le fait souffrir tout en désagrégeant et en affolant une meute.
    La résilience exceptionnelle des loups ne doit pas servir de prétexte à leur massacre.
    Les loups sont utiles ; ils régulent les cervidés et les marcassins et contribuent ainsi à la biodiversité végétale et à la protection des cultures et des forêts.
    Le pastoralisme doit se réinventer et aller à l’encontre de la massification des troupeaux. Le gardiennage humain doit être renforcé. Avant de s’en prendre aux loups il faut sanctionner sévèrement les maîtres défaillants des chiens errants.
    L’association Robin des Bois est opposée à toute nouvelle tuerie légale des loups qui s’ajouterait au braconnage et aux accidents.
    La récente conférence de Rome sur les loups est une piste de travail intéressante pour toutes les parties prenantes en France (cf.« A la Trace » n°16 p.36, bulletin d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux, http://www.robindesbois.org/wp-content/uploads/A_LA_TRACE_16.pdf).

  •  Défavorable, par Nerelis , le 3 juillet 2017 à 15h31

    Le loup est bel et bien de retour, réjouissons nous et réapprenons à vivre avec lui. En tant que prédateur, c’est un régulateur important de la biodiversité. Je comprends la pression qu’il met sur des bergers qui ne sont plus habitués à sa présence depuis quelques générations mais je pense qu’il est préférable de mettre en place des formations et de la préventions auprès des professionnels que de simples tirs qui apaisent seulement l’esprit à court terme. C’est à l’État de prendre ses responsabilités et d’engager le dialogue dans cette voix. Le destruction sélective ne résout rien.

  •  Non à ce projet d’arrêté, ça n’est pas une solution acceptable !, par Raphaël Bartoletti , le 3 juillet 2017 à 15h25

    Vous devez revoir totalement votre système pervers de subventions et d’indemnisations.
    Les subventions doivent être accordées avec obligation et vérification de mise en oeuvre de moyens de protection efficaces des troupeaux contre les canidés. Les sommes allouées actuellement aux brigades de la mort doivent servir aux vérifications des agents de l’État sur le terrain.
    Ces moyens de protection doivent avoir fait leurs preuves (au minimum une clôture électrique de 1,20m de hauteur avec des écarts de 15cm en bas et 25cm en haut entre les câbles, à l’intérieur de laquelle les animaux doivent être obligatoirement parqués pour la nuit et des chiens de protection en nombre suffisant). Mais des fonds peuvent également servir à la recherche de techniques innovantes.
    Vous ne devez plus subventionner que les propriétaires dont les troupeaux ont une taille raisonnable correspondant à la demande et pouvant être correctement protégés sans difficulté. Les troupeaux français sont actuellement de tailles démesurées et sont impossible à protéger, ils mettent également en péril les biotopes et la biodiversité.
    Vous ne devez plus du tout indemniser les éleveurs pour des animaux prédatés car cela implique forcément des fraudes. En zone à loup on ne parle plus de chiens errants, une bonne partie des attaques sont comptabilisées en « loup non-exclu » afin d’être indemnisées au bénéfice du doute pour l’éleveur, alors qu’elles sont le fait de chiens errants. Cette comptabilisation en « loup non-exclu » fait grossir les chiffres des attaques imputées au loup et ces chiffres démesurés servent pourtant de référence, sont utilisés par les médias, éleveurs et politiques et nuisent au loup, instrumentalisé de toute part. Les réels problèmes du pastoralisme ne sont pas dus au loup et étaient déjà présents bien avant son retour.
    Il faut développer le tourisme vert sur les thèmes du loup, de l’ours et du lynx dans les régions qui ont la chance d’en abriter, en diffusant l’image positive que ces animaux méritent. Profitez de la demande qui est bien présente. Cette nouvelle orientation donnera un essor économique bien plus intéressant qu’un élevage moribond sous perfusion nationale et européenne depuis des décennies.
    Dans les parcs nationaux et les réserves, la nature sauvage et toute sa faune et flore doivent être réellement mises à l’honneur et protégées, sans aucune exploitation ni animale ni forestière.

  •  protéger les éleveurs et leur troupeau de la prédation par le loup , le 3 juillet 2017 à 15h22

    Nous demandons que le plafond de prélèvement du loup permette aux éleveurs de travailler dans la sérénité et la sécurité .Qu’il est le droit de défendre leur troupeau et leur élevage sans lien avec un quelconque quota.
    quant il y a prédation du loup.

  •  Serons nous le seul pays à ne pas respecter et protéger ce magnifique animal sauvage?, par Jacques PIVARD , le 3 juillet 2017 à 15h20

    Le loup a le statut d’espèce protégée d’une part par la Convention de BERNE signée par notre pays en 1979 et transcrite dans le droit Français en 1989. Sa protection a été confirmée en FRANCE par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007. Il est inscrit en annexes II et IV de la directive « Habitats Faune et Flore » de l’Union Européenne (92/43/CEE) au titre d’espèce prioritaire. Il reste inscrit sur la liste rouge, révisée en avril 2017, des espèces menacées en FRANCE.
    Après avoir écrit ceci, il ne devrait rien y avoir à ajouter si ce n’est : ne pas autoriser de dérogation à l’interdiction de détruire des espèces menacées, et donc RESPECTER les lois, conventions et directives.
    Il est INADMISSIBLE que vous autorisiez des tirs de destruction de cette espèce pour satisfaire une minorité dont le lobby de la chasse, et des éleveurs qui ne sont pas capables ou plutôt ne font pas l’effort d’assurer la protection de leur troupeaux pour pouvoir toucher des indemnisations sur le dos des contribuables. Les tirs que vous préconisez ne résolvent pas les difficultés rencontrées par les éleveurs, elles sont tout autre. De plus, l’espèce loup subit déjà une prédation suffisante et illégale avec le braconnage. Avec 38 loups abattus en 2016/2017 et 9 loups tués du fait de l’homme lors de collisions routières notamment, cela fait 16% d’individus tués alors qu’une expertise scientifique (MNHM et ONCFS) indique que ce nombre ne devrait pas dépasser 10% (et non pas 12% comme indiqué dans le projet d’arrêté) de la population minimum de loups afin de garantir un état de conservation favorable. Enfin, aucun bilan de ces abattages ne fait apparaître des résultats en matière de prévention des dommages et des études montrent au contraire l’inefficacité des tirs voire leur contre productivité.
    75% des Français trouvent INACCEPTABLE que l’on abatte cette espèce. Le CNPN a émis un avis défavorable à une large majorité en préconisant des mesures privilégiant des alternatives au tirs.
    Le loup fait partie de la biodiversité comme toutes les espèces. Le protéger c’est protéger le patrimoine naturel de notre pays et notamment celui que nous laisserons à nos enfants.
    Nicolas HULOT, PENSEZ Y avant de faire perdurer une décision inopportune !!!

    Jacques Pivard
    5 rue du pont
    70150 Beaumotte lès Pin

  •  NON à l’abattage des loups, par PICARD Pascale , le 3 juillet 2017 à 15h15

    Bonjour,

    Lors des enquêtes publiques qui sont ouvertes, on n’a consulté que les associations "à charge" en quelque sorte. Du coup, contrairement à ce qui se passe habituellement pour les hommes, l’animal est présumé "coupable" ou en l’espèce "à abattre". Et puis pour sa défense, il faut des pétitions à n’en plus finir ! Quel monde réservons nous à nos enfants ? Plus d’animaux sauvages, plus de respect de la nature, alors que l’écologie et la biodiversité devraient être des priorités. Un Préfet a encore le pouvoir de dire non, pourvu qu’il le veuille : non à l’ignorance, non aux lobbies (la chasse en particulier), non au massacre des loups ! Je crois en la neutralité de l’Etat et en sa conscience, mises en oeuvre à travers les décisions des Préfets. Les chasseurs sont certes un bras armé, mais un bras armé qui fait d’une tuerie UN LOISIR. Je demande donc au représentant de l’Etat d’agir avec discernement et responsabilité envers l’avenir, et de dire non à l’extinction programmée des loups, car il ne peut s’agir que de cela quand on s’en prend à une population de moins de 300 sujets, avec l’éclairage de vrais spécialistes, et la recherche éventuelle d’autres solutions si REELLES nuisances il y a. Merci, Salutations.

  •  Non au tir de loups pour la période 2017-2018, par PERNET Silvia et Daniel , le 3 juillet 2017 à 15h04

    Nous tenons à exprimer notre totale opposition à ce projet d’arrêté ministériel. Le Loup (Canis lupus) est une espèce protégée au niveau international par l’annexe II de la Convention de Berne et l’annexe II de la CITES, au niveau communautaire par la Directive Habitats-Faune-Flore et au niveau national par l’arrêté ministériel fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur le territoire métropolitain et par son classement « vulnérable » sur la Liste rouge des mammifères menacés au niveau national. Ce qui devrait conduire notre pays à mettre en œuvre une véritable politique de préservation du Loup qui, depuis son retour en France en 1992, fait partie intégrante de notre patrimoine naturel. Ce patrimoine doit être intégralement protégé et non « régulé » à coup de tirs létaux.

    76% de la population estiment que « le loup est un animal qui a sa place dans la nature en France » d’après un sondage IFOP de 2013. Quel signal envoie-t-on aux autres pays européens ? La France se fait donneuse de leçon auprès des pays africains au sujet de la protection, entre autre, des éléphants ou des rhinocéros ?

    Vouloir diminuer les dégâts commis sur les troupeaux ovins en tuant des loups est inefficace. Des autorisations de tirs ont déjà été octroyées. De plus, depuis juillet 2015, plus de 900 arrêtés préfectoraux de tirs de défense ont été pris. Ces tirs devaient réduire la fréquence des attaques de loups sur troupeaux et apaiser les tensions. Ni l’un, ni l’autre n’ont été observé ! Si les troupeaux restent non protégés, ce ne sont pas les tirs qui empêcheront les prédations. L’objectif n’est donc pas atteint : il convient d’en tirer les leçons.

    Mais, la réponse apportée, tuer encore plus de loups ne résoudra rien. C’est une aberration scientifique et le levier « amélioration de la protection des troupeaux » n’est toujours pas utilisé. Aucune étude n’a prouvé l’efficacité de ces tirs sur la diminution des attaques de loups sur les troupeaux domestiques. Au contraire, les chercheurs qui ont rédigé l’expertise scientifique collective s’interrogent sur l’efficacité des tirs et les conséquences de cette méthode sur la population de loups en France.

    Selon des études scientifiques, les tirs de prélèvements ne diminueraient pas la fréquence des attaques de loups sur les troupeaux. Au contraire, l’éclatement des meutes provoquerait une augmentation des attaques. De plus, tuer des individus qui ne sont pas responsables des attaques ou dont on ignore leur statut au sein de la meute et leur comportement ne changera rien. Augmenter le seuil de loups pouvant être tués au cours de la période 2017/2018 ne permettra jamais d’empêcher la prédation sur les troupeaux peu ou mal protégés.

    Ce qu’il faut, c’est la mise en place, auprès des éleveurs, d’une politique d’incitation forte et ferme à la mise en œuvre des protections des troupeaux qui donnent de bons résultats dans d’autre pays, et donc se servir de ces expériences réussies pour permettre une cohabitation loup-élevage sereine.
    Enfin, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a donné un avis défavorable à l’application de cet arrêté ministériel et insiste sur le fait que les efforts doivent plutôt se concentrer sur la mise en place de mesures de protection des troupeaux efficaces avant de prévoir des tirs de loups.

  •  Non aux tirs de loups, par Luce , le 3 juillet 2017 à 15h00

    Des solutions à la cohabitation entre loups et bergers (éleveurs) existent, pour ma part je considére que le loup à plus sa place dans nos forêts et montagnes plutôt que ces milliers de moutons voués à l’abattoir. Je ne supporte plus ces subventions versées à des personnes qui refusent de voir que ce sont eux les imposteurs.

  •  Non à l’abattage de loups, par FARAMIN , le 3 juillet 2017 à 14h56

    Bonjour,

    C’est avec incrédulité que j’apprends que le ministère de l’écologie projette d’abattre des loups : dans quel but ?
    Est-ce pour répondre aux exigences des éleveurs de moutons ? Forcément.

    Personne , au ministère, ne se soucie du devenir du loup ?? A terme, l’espèce va disparaître.

    Pourquoi les éleveurs n’élèvent pas de clôtures suffisamment hautes pour protéger leurs troupeaux ? Que font-ils des aides allouées ?

  •  Protection des loups , par Goerens Nicole , le 3 juillet 2017 à 14h50

    Pourquoi tant de positions négatives vis-à-vis de cet animal qui participe à l’harmonie de l’environnement?

    Pourrions nous retrouver la sagesse de nos voisins latins qui ont fondé la légende de Rome, Ville Éternelle, sur la générosité d’une louve.

    Qui a pu prouver de façon certaine que toutes les blessures et morts infligées au troupeaux sont l’œuvre exclusive des loups? Ce qui est tragique c’est que l’Homme malgré l’évolution de ses connaissances garde au fond de lui tant de superstitions et de préjugés vis-à-vis de cet animal fabuleux.

  •  Pour une protection réelle des espèces protégées et notamment du loup, par Marianne PIVARD , le 3 juillet 2017 à 14h50

    Signataire de la Convention de Berne, la FRANCE se doit de protéger intégralement ses quelques 265 à 400 loups (selon la fourchette estimative actualisée) comme elle s’y est engagée, et ne pas renier sa parole pour des raisons bassement politiques ou électoralistes.
    Les bergers espagnols et italiens cohabitent depuis plus longtemps avec des populations de loups bien plus nombreuses (environ 2000 en Espagne et environ 1000 en Italie). Pourquoi réussissent-t-ils là où nos bergers échouent ?
    Je remarque, qu’une fois de plus, il est bien commode de charger le loup de tous les maux et ensuite d’en éliminer un certain nombre pour se rattacher les faveurs d’une partie de la population et cela en dépit des engagements signés.
    Cette attitude de l’état et des pouvoirs publics n’inspirent que la honte et le mépris, et la France, une fois de plus, ne s’en trouve pas grandie.
    Marianne Pivard
    5 rue du pont
    70150 Beaumotte lès Pin

  •  Retour en arrière au nom du progrès, par Olivier BROSSOLLET , le 3 juillet 2017 à 14h40

    On ne peut pas vouloir maintenir une agriculture de montagne et réintroduire le loup qui, pas bête, a compris que les animaux d’élevage sont plus faciles à tuer que le gibier sauvage !
    La plupart des arguments développés par les partisans du loup relèvent de l’irénisme, et, si on va au fond des choses, du mépris pour les pauvres éleveurs, indignes de compassion....
    Allons y messieurs,et dans quelques années nous aurons en bonus le redémarrage de la rage à grande échelle (le loup étant un vecteur autrement plus efficace que le renard). On entendra à ce moment les bons apôtres.

  •  NON AUX TIRS DE 40 LOUPS, par LETOURNEUR Ghislaine , le 3 juillet 2017 à 14h40

    -  Le loup est espèce protégée et sa gestion ne doit pas se faire à coups de fusils
    -  Développons des moyens de protection des troupeaux plus efficaces
    -  L’élevage intensif (comme toute production agricole intensive) se révèle incompatible avec la protection de l’environnement
    -  Le loup a toute sa place dans nos écosystèmes, il est un régulateur NATUREL des ongulés sauvages. Il est le seul prédateur à pouvoir réguler, entre autres, des populations de sangliers qui prolifèrent, qui posent beaucoup de problèmes aux agriculteurs et génèrent des dégâts dans les cultures.
    -  Je préfère des loups dans la nature pour réguler les ongulés sauvages que des chasseurs, qui provoquent des accidents mortels chaque année avec leurs armes à feu.
    -  L’homme ne peut remplacer le rôle écologique que jouent les superprédateurs dans la nature.
    - L’homme n’a pas le pouvoir de décider de l’utilité d’une espèce sur terre ou non.

    Ce qui est regrettable et inconcevable, c’est que vous n’allez certainement pas tenir compte de l’avis de la population, favorable à 80% à la présence du loup. Parfois, on se demande à quoi servent les consultations publiques et pourquoi nous payons des personnes sur ces postes avec notre argent. Ne serait-ce pas de l’argent public gaspillé ?

  •  destruction du loup , par theron francois , le 3 juillet 2017 à 14h27

    Jusqu’à aujourd’hui, les différents plans d’action nationaux loup ont pleinement atteint leur premier objectif politique, à savoir la préservation de la viabilité du loup en France et cela au détriment de l’élevage.
    D’après l’ONCFS, la population de loup est en pleine expansion : 22 % d’augmentation à la sortie de l’hiver 2016/2017.
    Parallèlement à cela, le nombre de victimes du loup augmente tous les jours : près de 10 000 brebis ont été tuées par le loup en 2016 et ce sont plus de 72 000 brebis qui ont péri sous les crocs de ce prédateur depuis sa réintroduction en 1993.
    La prédation détruit nos éleveurs, ces hommes et femmes qui travaillent au quotidien pour nourrir nos concitoyens et entretenir nos territoires ;
    Elle ravage nos campagnes et l’activité économique liée à l’élevage ;
    Elle détruit peu à peu nos paysages et nos territoires puisqu’en tuant nos brebis, les loups tuent la biodiversité.
    Le massacre de nos élevages et du pastoralisme par les loups est l’affaire de tous : éleveurs, agriculteurs, maires, touristes, citoyens !
    Notre revendication est la suivante : zéro attaque sur les troupeaux !
    Pour cela, nous demandons à l’Etat de prendre ses responsabilités afin de mettre en place un plafond qui garantisse la baisse effective de la prédation et le droit de défense des éleveurs, sans lien avec un quelconque quota.
    Nous demandons que le nouveau plafond de prélèvement soit déterminé de telle sorte qu’il permette aux éleveurs de pratiquer leur métier en toute sérénité - seul critère permettant de jauger l’efficacité du protocole d’intervention - et qu’il soit corrélé à l’augmentation du nombre de loup révélée par l’ONCFS.

    Syndicalement,

  •  Suivi et contrôle de l’Etat sur les mesures de protection des troupeaux sont à mettre en place avant d’autoriser la destruction de loups, par CREPAN , le 3 juillet 2017 à 14h25

    En tant que fédération d’associations de protection de la nature en Normandie, le CREPAN (Comité Régional d’Etude pour la Protection et l’Aménagement de la Nature) souhaite faire les observations suivantes concernant le projet d’arrêté ministériel mis en consultation.
    Une fois encore, l’Etat fixe un plafond d’autorisation de destructions de loups trop élevé. En effet, le loup est une espèce protégée par le droit de l’union européenne et par le droit français. Sa destruction ne peut être autorisée que sous certaines conditions selon le code de l’environnement et notamment pour des dommages importants causés à l’élevage et seulement lorsqu’aucune autre solution satisfaisante n’existe. Or, en autorisant une nouvelle fois pour une année, la destruction de loups, l’Etat donne la priorité à la destruction plutôt qu’au renforcement de mesures de protection alors que celles-ci restent encore insuffisantes voire absentes. Et ceci alors que les arrêtés en consultation n’attestent pas de la mise en place de mesures de protection effectives sur les troupeaux. Les années précédentes déjà des arrêtés ont été pris sans que des moyens de protection aient été mis en place.
    De plus, la destruction ne doit pas porter atteinte à l’état de conservation favorable de l’espèce. Or, le Muséum d’Histoire Naturelle et l’ONCFS, dans une expertise scientifique rendue fin mars, mettent en avant les risques que font peser les choix de destruction actuels sur le maintien d’une population viable de loups dans notre pays. Les tirs sont trop nombreux et non sélectifs, et n’ont pas d’efficacité automatique sur la prévention des dommages.
    Par ailleurs, l’Etat n’a toujours pas effectué de bilan sur l’effet des destructions des années passées sur la prévention des dommages, ni sur la population de loups et sa viabilité dans son aire de répartition. Il est pourtant primordial de connaître le lien entre l’impact des tirs sur la dynamique démographique et spatiale du loup et la réponse attendue en termes de diminution des dommages.
    Enfin, le Conseil National de Protection de la Nature a rendu un avis défavorable à ce projet d’arrêté à une large majorité en rappelant notamment que des solutions de substitution à la destruction existent : « il existe d’autres solutions que sont les moyens de protection des troupeaux qui sont généralement efficaces et qui sont d’ailleurs largement promus et financés par l’administration afin de permettre le maintien des activités pastorales. Elles reposent essentiellement sur 3 mesures : - le gardiennage/surveillance renforcée des troupeaux, - les chiens de protection, - les investissements matériels tels que les parcs de contention ». Or, l’Etat ne vérifie pas la mise en place effective de ces mesures. Le CNPN recommande ainsi de nombreuses mesures afin de privilégier les alternatives aux tirs.
    Le CREPAN demande donc que les quotas prévus dans cet arrêté soient clairement abaissés et que les solutions alternatives à la destruction soient réellement mises en place, avec un contrôle et un suivi de l’Etat sur l’application et l’efficacité de ces mesures, et cela avant d’autoriser toute destruction de loup.