EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Abbatage des loups, par Anne Chamayou , le 3 juillet 2017 à 18h55

    Je suis absolument indignée et choquée que vous autorisiez encore l’abattage des loups. J’avais espéré que Ségolène Royal enfin sortie du gouvernement, les choses s’arrangeraient et je suis profondément déçue.
    Cessez enfin ce massacre inutile et arrêtez d’obéir au lobbies des chasseurs et des éléveurs, faîtes de la vraie écologie !!!

  •  NON à l’abattage des Loups, par BRUNET Guy , le 3 juillet 2017 à 18h49

    Les loups font partie de notre écosystème, ils doivent être protégés comme chez nos voisins européens.

    Les bergers doivent prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour surveiller et protéger leurs troupeaux !

    Récemment en Saône et Loire, ce sont 4 chiens errants qui ont égorgés 80 agneaux et brebis ... alors est on certain que se sont systématiquement les loups quand un troupeau est attaqué ?

    Appliquons le principe du bénéfice du doute, arrêtons d’accuser le loup, donc je dis NON à l’abattage des loups

  •  non au prélèvement des loups, par DIANOUX , le 3 juillet 2017 à 18h48

    je suis contre, il faut apprendre à vivre en cohabitation avec les autres espèces.

  •  Arrêtons de gérer le loup sur des croyances et des idées fausses. Ecoutons la science : Non aux tirs de loups., par S. Bochet , le 3 juillet 2017 à 18h45

    Ayant déjà exprimé mon désaccord aux tirs de loups et donc mon opposition à un arrêté autorisant la « destruction » d’un certain nombre d’individus, je ne pensais pas intervenir de nouveau. Mais plusieurs commentaires me poussent à réagir.

    La plupart des réactions pour le tir de loups opposent systématique citadins et campagnards prétextant que ces premiers ne « connaissent rien aux problèmes des éleveurs ». En premier lieu, il faut certainement acter que bon nombre de personnes qui sont contre le tir de loups vivent également loin des villes. Personnellement, j’habite sur un territoire où un loup a été tué l’automne dernier et un autre la semaine dernière. Ma famille pratique encore une petite agriculture vivrière et je connais et croisent quotidiennement des éleveurs. Ensuite il convient de remarquer que ce n’est pas parce que l’on travaille la terre, même si c’est depuis plusieurs générations, que l’on a les meilleures connaissances sur le fonctionnement des milieux naturels et sur la biodiversité. Au mieux on sait parfaitement gérer dans un but productif un cheptel, une ou plusieurs cultures, mais certainement pas un milieu naturel et encore moins un biotope et un écosystème dont on est loin d’imaginer la complexité de son fonctionnement et de ses interactions. Pour preuve, toutes ces hérésies de gestion qui sont faites dans le seul but de produire toujours plus : versement dans les prés de tonnes de lisier qui acidifient les sols et font disparaître les nombreuses espèces de fleurs printanières au profit des rares plantes qui acceptent ces apports importants d’ammoniac et de phosphate : cigüe, rumex et autres ombellifères… Mais aussi, ces zones humides qui sont drainées et asséchées dans le seul but d’augmenter les surfaces de pâturage, sans souci de leur richesse écologique ni de leur rôle tampon dans la régulation des eaux et des crues. Ou encore ces haies, refuges de biodiversité, coupées sans état d’âme pour simplifier le travail de tracteurs de plus en plus gros. Et cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.

    Alors, quand je lis que « le loup est une menace pour la biodiversité », je ne peux que déplorer un manque total de connaissances de ce qu’est la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes. Cette phrase est totalement antinomique. La science a démontré que chaque espèce, qu’elle soit végétale ou animale, a une place précise dans l’équilibre d’un écosystème. Plus on monte dans les étages de la chaîne alimentaire, plus elles ont un rôle de régulation et plus elles sont dépendantes des niveaux inférieures. Si des chaînons manquent, les espèces des étages supérieures ne peuvent survivre. Pour une espèce de prédateur, il faut plusieurs espèces de proies, qui elle-même demandent de nombreuses espèces végétales ou de petits animaux (insectes, vers…) pour les nourrir. Et ainsi de suite, ce qui multiplie d’autant plus le nombre de places et de niches chaque fois que l’on descend d’un étage. C’est pourquoi, loin d’être une menace, au contraire, les loups, qui sont les maillons les plus élevés dans cette chaîne, sont le signe que les milieux sont suffisamment sains et complets pour qu’ils puissent évoluer. Leur présence permet de réguler naturellement les grands ongulés et ainsi limiter les dégâts que des surpopulations de ces animaux peuvent provoquer sur la flore. Dans l’évolution des espèces, ils jouent également un rôle de sélection naturelle beaucoup plus important que la chasse. Car systématiquement ils s’attaquent en priorité aux animaux les plus faibles, malades, blessés… Les proies les plus faciles. En outre il faut savoir que la nature n’a pas besoin de l’homme ni de moutons pour se développer. Sans intervention humaine, tout milieu naturel tend vers un stade climacique en équilibre et stable.

    N’est ce pas plutôt l’homme et l’élevage intensif qui sont des menaces pour la biodiversité avec leurs lots de surpâturages et d’épandages auxquels seuls survivent certaines espèces acidiphiles ? Passez donc après un troupeau de mouton qui bien souvent ne fait que coucher l’herbe, pour voir qu’elles sont les plantes qui restent. Difficile de parler de [bio-] diversité.

    Quant à la fermeture des milieux et des paysages, ce phénomène n’a pas attendu les loups et a commencé bien avant leur arrivée. C’est notre changement de mode de vie avec la disparition de l’agriculture vivrière que chaque famille pratiquait et de ce fait l’abandon de très nombreuses petites parcelles de cultures diverses et variées (vigne, céréales, pomme de terre…) qui a laissé place à de nombreuses friches et à l’augmentation des surfaces boisées. Mais ce ne sont certainement pas les loups qui sont à l’origine de cette déprise agricole. Au contraire, leur retour n’en est que la conséquence. Avec moins de pression sur les milieux, les écosystèmes reprennent de la vigueur et des niches écologiques réapparaissent, notamment pour des grands prédateurs.

    Certains font état de la détresse des éleveurs lors des attaques. Nous ne pouvons la nier et ne pouvons que la déplorer lorsqu’ils ne sont pas préparés et lorsque leurs troupeaux ne sont pas équipés de système de défense. Mais quand on parle d’amour pour leurs bêtes, est-ce ce même amour lorsqu’ils entassent des centaines d’animaux dans des camions en pleine chaleur des journées complètes lors des transhumances ? Est-ce également ce même amour lorsqu’ils envoient des animaux vivants à l’équarrissage parce qu’ils ne sont plus assez productifs et qualifiés poliment de « réformés » ? La mort de prêt de 9 000 moutons du fait des loups semble choquer. Mais s’insurge-t-on des 700 000 ovins et caprins qui partent vivants à l’équarrissage tous les ans ? Ou encore des 400 000 bêtes perdues annuellement en France pour des causes autres que le loup : chiens, maladies, foudre, dérochements…

    Et puis, il y a les chiens de défense des troupeaux qui attaquent les randonneurs. J’encadre une activité sportive de plein air. Une grande partie de l’été, je passe à côté de troupeaux gardés par des Patous. Jamais l’un d’entre eux n’a émis des signes d’agressivité. Bien au contraire, ils ont un comportement similaire à tout chien socialisé et habitué à l’homme. Les Patous sont comme tous les chiens. Ils réagissent comme ils ont été éduqués et dressés. Si des patous attaquent des hommes, il faut donc d’abord se poser des questions sur la façon dont ils sont conduits et élevés.

    Ensuite il y a l’argument imparable : Les anciens ! Ah oui, nos grands-parents et nos aïeux : autant que l’on puisse remonter dans le temps ! « S’ils ont exterminés les loups, ce n’est pas pour rien ». Et bien, si c’est nos grands-parents qui l’on fait ! Forcément, ils avaient toujours raisons et ils ne faisaient que de bonnes choses. A écouter leurs conditions de vie, l’esclavagisme, les nombreuses guerres qui entraînaient famines et épidémies, laissez moi en douter quand même. Et si nous parlions aussi des contextes sociaux, économiques, politiques dans lesquels ils vivaient ? C’est sûr, c’était toujours mieux avant…

    Et je finirai par le plus risible : « Faut-il que des enfants soient mangés par des loups ? ». Idée à laquelle on ne peut que répondre par la définition de l’obscurantisme : « opposition à la diffusion de l’instruction, de la culture, au progrès des sciences, à la raison, en particulier dans le peuple » (Dictionnaire Larousse). Aucune attaque de loup sur l’homme n’a été prouvée hormis de rares cas très exceptionnels d’individus enragés dont les derniers datent du XIXème siècle. Des attaques similaires ont été conduites par des chiens, des renards. Et le petit chaperon rouge ? Et les trois petits cochons ? … Que de mal fait par les contes de Perrault… Et si notre civilisation abandonnait ces histoires sombres issues des croyances moyenâgeuses dignes des temps d’inquisition pour retenir plutôt la légende de Romulus et Rémus, celle du Lukaion à Delphes (à l’origine du mot lycée), celle de Saint François d’Assise, et bien d’autres mythes ou rites de bons nombres de civilisations ?

    Alors, si l’on veut tuer des loups, que l’on justifie l’intérêt de ces tirs par des arguments scientifiques. Que l’on prouve que toutes les solutions alternatives qui respectent l’annexe II de la convention de Bern classant le loup comme espèce strictement protégée, sont prises systématiquement mais qu’aucune ne fonctionne. Mais ne justifions pas ces crimes en se référents à la vie de siècles révolus, ni par des contre-vérités et des idées fausses qui n’ont pour but que d’attiser la haine, l’intolérance et la violence.

  •  Non à ce projet d abbatage des loups, par julie meyer , le 3 juillet 2017 à 18h11

    il convient de reflechir comment nois pouvons cohabiter intelligemment avec cet espèces qui a bcp à nous apporter. notre rôle est de protéger en toute circonstance la biodiversite

  •  les études ont déjà démontré que la coexistence avec les loups est possible, par Martine HIRN , le 3 juillet 2017 à 18h10

    Il n’y a pas de raison de supprimer des loups, ce n’est qu’une manoeuvre pour des raisons électoralistes .
    Les loups font aussi partie de la biodiversité .
    Il suffit de lire toutes les études pour comprendre que la destruction d’un quota de loups est inefficace sauf pour éradiquer les loups qui ne sont pas responsables de tout ce dont on les accuse.

  •  le faux probleme , par kiefer therese , le 3 juillet 2017 à 17h53

    Pour resoudre une grande partie le probleme des loups mettre des chiens PATOUS autour des troupeaux de brebis
    cdt
    kt

  •  Destruction des loups, par GAMBERT Didier , le 3 juillet 2017 à 17h50

    Je suis tout à fait opposé à la destruction des loups : si une espèce est protégée, je ne vois pas pourquoi des dérogations locales viennent remettre en question son statut. N’est-il pas possible, au début du 21e siècle, d’imaginer autre chose que l’abattage de ces animaux?
    Et pourquoi ce qui se passe semble-t-il bien en Italie, Espagne, Allemagne, etc., devient-il un problème en France?
    Ne doit-on pas également prendre en compte le fait que les tirs létaux encouragent la dispersion des survivants sur le reste du territoire?

  •  Grosse dėception, par Provot Christine , le 3 juillet 2017 à 17h44

    Je suis scandalisėe par la dėcision de Mr Hulot ! Il n’est pas mieux que la Royale. C’est un faux problème,et à chaque fois,on fait plaisir aux lobby de la chase et aux burgers. Ces gens ne font pas correctement leur travail ! En Italie,il y a des Loups et pas de problème... Ils vieu lent tout bonnement rėcupėrer du fric ! Les Loups font partie de la Crėation et c’est un crime que de les tier ! Tout être vivant a sa place,et le plus nuisible est sans contested l’être Husain ! Monsieur Hulot me dėçoit ėnormėment !

  •  CONTRE L ABATTAGE DES LOUPS, par Chrystel PORTALIER , le 3 juillet 2017 à 17h31

    L’avis de la CNPC est très claire et il met en évidence la maladresse dans le traitement du dossier loup par l’Etat français. On sait que sa destruction de 12 % chaque année n’assurera pas la pérénisation de l’espèce mais aussi que l’injustice suprême est que le loup est sacrifié alors que les troupeaux ne sont pas protégés correctement alors où se trouve le coupable ???, Pourquoi l’équation éleveurs/loups devrait elle se résoudre en se basant sur l’aspect économique uniquement ; certains disent que nous n’avons pas besoin des loups, pourquoi donc aurions nous donc besoin de l’élevage ? Les éleveurs prétendent gérer et maintenir la montagne mais pourquoi ne disent ils jamais que la concentration d’ovins sur certaines surfaces spolie la qualité des pâturages ? Décidemment non, je suis contre l’abattage des loups.

  •  Pour les tirs de prélèvement des loups versus le pastoralisme une activité en voie de disparition, par Yves Vionnet , le 3 juillet 2017 à 17h26

    Le constat sur lequel s’appuyer est le nombre sans cesse en augmentation des victimes, ovins, bovins, caprins, chien de protection de troupeau, ... suite à des attaques de loups. Donc la population de loups est en pleine croissance et n’est donc plus une espèce en voie de disparition. A l’inverse l’abandon de pâturage d’altitude est en croissance pour cause d’attaques de loups sur troupeau trop importantes, l’éleveur quitte l’alpage et descend dans la vallée au risque de n’avoir plus aucun cheptel à la fin de l’été et de n’avoir plus aucune ressource économique. L’éleveur élève des bêtes pour nourrir les êtres humains, et non les loups, avec du lait, fromage et viande, en faisant pâturer ses bêtes dans les prairies d’altitudes. Les produits issus des ces pâturages sont des produits de qualité "bio". En faisant pâturer ses bêtes l’éleveur participe à l’entretien du paysage et rend possible l’accès aux randonneurs dans des lieux qui deviendraient très vite inaccessibles par la prolifération des arbres, arbustes et autres broussailles. Autoriser les tirs de prélèvement des loups c’est permettre aux éleveurs de pouvoir bénéficier pleinement du produit de leur travail et par la même offrir sur le marché de la consommation des produits de qualité. Les éleveurs ne vivent plus sereinement, ils sont en détresse et sans cesse inquiété par le nombre de bêtes qu’ils vont découvrir au petit matin, égorgées, à moitiés mangés, toutes les bêtes qu’ils ne retrouveront pas, celles qui avortent car trop stressées, celles qui ne porteront plus durant 2 ou 3 ans, sans être indemnisés pour ces dernières, soit une perte sèche d’exploitation. Accepteriez-vous de travailler sans être rémunéré ? Pour le moment il n’y a pas de cas reconnu officiellement d’attaque de loup sur un être humain, ce n’est pas à espérer. Mais qu’adviendra-t-il lorsque ce sera le cas ? C’est pourtant bien cette situation qui à conduit dans les années 1880 l’état français à ordonner l’éradication des loups. Sans arriver à cette limite extrême, il semble raisonnable aujourd’hui de réguler la population de loups avant que des dommages plus conséquent fasses la une des médias. Un peu de culture et d’histoire dans un très bel ouvrage de JM Moriceau "3000 attaques de loups sur l’homme du XVème au XVIIIème siècle en France". La lecture de certain passage vous ferons prendre conscience du fait que l’homme est une proie facile pour le loup et il était souvent préféré au animaux domestiques. Je suis pour la régulation du nombre croissant de loups.

  •  Protéger les loups, par MONET MARIE-CHRISTINE , le 3 juillet 2017 à 16h55

    Il faut protéger les loups, ne pas les tuer, et aider les éleveurs pour protéger leurs troupeaux. Payer les productions des éleveurs à leur juste prix.
    La cohabitation est possible :
    http://www.seuil.com/ouvrage/journal-d-un-berger-nomade-pascal-wick/9782020995344

  •  Contre la destruction des loups , par Karina Pudelko , le 3 juillet 2017 à 16h46

    Le loup a le droit d’exister, de vivre et de se nourrir au même titre que l’humain et tout autre animal.
    Nous devons apprendre comment cohabiter ensemble au lieu de s’approprier la terre en exclusivité et d’exterminer les autres espèces.
    Je propose d’abolir la chasses en général, le loup trouverait SON gibier sur SON territoire au lieu de s’approcher de l’humain qu’il craint tant.
    J’ai entendu tant que la chasse est pratiquée pour réguler (et non pour se divertir comme dirait un chasseur) ….. pourquoi donc intervenir et réguler s’il existe un prédateur naturel du gibier : un loup ? Pourquoi tuer un loup s’il faut réguler le gibier ?

  •  Non à ce projet d’arrêté, les troupeaux ne sont toujours pas correctement protégés !, par Frédéric Bartoletti , le 3 juillet 2017 à 16h45

    Vous devez modifier radicalement votre système totalement pervers de subventions et d’indemnisation.
    - Les subventions doivent être accordées avec obligation et vérification de mise en oeuvre effective de moyens de production efficaces des troupeaux contre les canidés.
    Ces moyens de protection doivent être référencés et homologués (au minimum une clôture électrique d’1,20 m de hauteur sans faille à l’intérieur de laquelle les animaux doivent être parqués pour la nuit et des chiens de protection en nombre suffisant).
    - Ne plus subventionner que les troupeaux de taille raisonnable correspondant à la demande et pouvant être correctement protégés sans difficulté. Les troupeaux français de tailles démesurées sont impossible à protéger et mettent en péril les biotopes et la biodiversité.
    - Ne plus indemniser pour les animaux prédatés car cela implique forcément des fraudes. On remarque ainsi qu’en zone à loup on ne parle pas de chiens errants, une bonne partie des attaques sont comptabilisées en « loup non-exclu » afin d’être indemnisées au bénéfice du doute pour l’éleveur. Cette comptabilisation en « loup non-exclu » grossi énormément les chiffres des attaques imputées au loup et ces chiffres erronés servent pourtant de référence, sont relayés par tous les médias, éleveurs et politiques et nuisent énormément au loup, instrumentalisé de toute part.
    - Développez un tourisme vert sur les thèmes du loup, de l’ours et du lynx dans les régions qui ont la chance d’en héberger, en diffusant l’image positive que ces animaux méritent.
    Vous verrez que cette nouvelle orientation aura des répercussions économiques bien plus intéressantes que ce pastoralisme sous perfusion permanente.
    Dans les parcs nationaux et les réserves naturelles, qui ne représentent que 1% du territoire, la nature sauvage doit régner en maître, la faune et la flore doivent y être totalement protégées, aucune exploitation ni animale ni forestière n’y a sa place. Il n’est pas normal qu’on chasse dans quatre parcs nationaux de France et dans 70% des réserves, il n’est pas normal d’y trouver du pastoralisme, il n’est pas normal que la forêt soit exploitée dans la totalité des parcs et des réserves naturelles de France.

  •  Contre la destruction des loups , par Karina Pudelko , le 3 juillet 2017 à 16h45

    Le loup a le droit d’exister, de vivre et de se nourrir au même titre que l’humain et tout autre animal.
    Nous devons apprendre comment cohabiter ensemble au lieu de s’approprier la terre en exclusivité et d’exterminer les autres espèces.
    Je propose d’abolir la chasses en général, le loup trouverait SON gibier sur SON territoire au lieu de s’approcher de l’humain qu’il craint tant.
    J’ai entendu tant que la chasse est pratiquée pour réguler (et non pour se divertir comme dirait un chasseur) ….. pourquoi donc intervenir et réguler s’il existe un prédateur naturel du gibier : un loup ? Pourquoi tuer un loup s’il faut réguler le gibier ?

  •  opposition au projet d’arrêté fixant le nombre maximum, de loups ,pouvant être détruits pour la période 2017-2018., par Delsaut M. , le 3 juillet 2017 à 16h44

    Bonjour,

    je suis opposé au projet d’arrêté fixant le nombre maximum de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018.
    En effet, la destruction d’un fort pourcentage (12 à 15%) de la population française met en danger la survie et le développement de cette espèce. Sur le plan de la dynamique des populations et sur le plan de la diversité génétique, ces destructions sont extrêmement nocives.

    Il me paraît absolument nécessaire de s’en tenir à la position raisonnable du CNPN dans son avis du 31 mai 2017 et, en particulier, à conditionner les tirs létaux nécessaires à une analyse contextuelle .

    Vous remerciant de votre lecture, je vous prie, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de mes meilleures salutations.

    M. Delsaut

  •  Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018, par potier , le 3 juillet 2017 à 16h39

    Pourquoi demander notre avis puisque vous n’en tenez pas compte.
    Je suis contre la destruction d’un animal tel que le loup, une espèce protégée, qui, a priori ne pose pas de problème de cohabitation chez certains éleveurs européens.
    Je souhaite que ce nouveau gouvernement ne se laisse pas influencé par les lobbies éleveurs, chasseurs, tueurs de toute sorte, et qu’il réfléchisse avec un peu plus d’humanité "animale".

  •  Non à un abattage arbitraire des loups, par ML Carnot , le 3 juillet 2017 à 16h28

    Je ne suis pas favorable à une politique de gestion du loup qui repose sur l’abattage aléatoire d’individus.
    Sans méconnaître les difficultés des éleveurs, les arguments avancés par les pro-abattages semblent reposer sur un raisonnement qui ne garantit rien durablement, sauf bien sûr à envisager une seconde éradication du loup en France.

  •  CONTRE LES TIRS DE LOUPS, par Erny , le 3 juillet 2017 à 16h28

    Bonjour,

    Comme les années précédentes, je suis parfaitement opposée à l’augmentation des tirs de loups, espèce protégée par la convention de Berne !

    Cela ne résout pas le problème de cohabitation des espèces, ne réduit pas les conflits bien au contraire et en particuliers car les loups tirés ne sont pas nécessairement ceux qui peuvent poser problème et que la mort d’un animal dominant peut déstructurer la meute et de ce fait augmenter les attaques aux troupeaux en éclatant une meute.

    Encore une décision prise en cédant à certains lobbies non scientifiques plutôt qu’en prenant en compte la protection de la nature...

    Des mesures alternatives de protection des troupeaux devraient être renforcées afin de permettre une cohabitation homme/animal comme cela se fait en Afrique par exemple... difficile de donner des leçons sur la conservation de la biodiversité y compris des grands félins africains quand la France n’a pas de solutions pour 357 loups théoriques.

  •  Cohabitation prédateurs/pastoralisme contre chasse au loup organisée !, par NAVY , le 3 juillet 2017 à 16h25

    Je suis contre ce projet d’arrêté irresponsable et contre productif.
    Il faut développer et rechercher de nouveaux moyens de protection ; créer des emplois pour l’application et le suivi de ces moyens ; conditionner les indemnisations à une bonne mise en place de ces moyens. Eventuellement, en dernier recours, autoriser des tirs de défense non létaux à proximité des troupeaux les plus menacés, et, non, créer des brigades de tueurs et permettre à nos "chers" nemrods de se vanter d’avoir ajouté un loup à leur tableau de chasse...
    Maintenant, nous allons voir quelle marge de manœuvre possède M. Hulot ? Liberté d’action ou soumission aux lobbying agricole et cynégétique, comme ses prédécésseurs !!!