EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Non au projet prévoyant l’abattage de 36 à 40 loups pour 2017 - 2018, par LE BARBIER , le 2 juillet 2017 à 19h27

    Protégeons les troupeaux et le loup.

    Assurons leur cohabitation : protection améliorée,accompagnement des éleveurs,contrôle des mesures de protection.

    Et aussi au niveau national : campagne d’information et de réhabilitation du loup.

    En Italie et en Espagne, les loups sont bien plus nombreux qu’en France.

    Le loup est aussi un symbole : si on n’est pas capable de l’accepter, quid du lynx, de l’ours et de toute la faune sauvage.

    La nature, c’est nous.

  •  oui au tir des loups, par pascal fernet , le 2 juillet 2017 à 19h21

    cette espece n’a rien a faire chez nous
    nos ancetres ce sont battus pour l’erradiquer
    aujourd’hui il faut reguler les loups,sinon ils se propageront partout
    ,ah quant ils seront en ville ????

    de plus respecter le travail des eleveurs !!!!

  •  Non à l’abattage des loups...!, par Millas , le 2 juillet 2017 à 19h21

    Stop à la Masacre des loups

  •  Contre un quota de loups à abattre, par Charles BERTRAND , le 2 juillet 2017 à 19h15

    Je suis contre l’abattage de loups hors du cas particulier d’un individu qui se serait spécialisé dans l’attaque de troupeaux et,dans ce cas , seulement à la condition que les mesures préventives de défense prévues par les textes aient réellement été appliquées.

    Le loup est un prédateur qui a sa place dans les écosystèmes de notre pays. Cette espèce est et doit rester protégée. A ce titre, les mesures qui s’apparentent à des plans de chasse « supportables » pour l’espèce sont inadmissibles.

    Si une forme d’élevage est déclarée incompatible avec la présence du loup, espèce naturelle de la faune française, alors il faut considérer cette forme d’élevage comme incompatible avec la nature française. Dès lors elle ne doit plus avoir accès aux subventions versées au titre de la protection ou de l’entretien de cette nature, ni pouvoir être exercée sur les territoires des parcs naturels.

    L’application de ces principes est seule en mesure de réduire à terme la mésentente qui ne cesse d’augmenter entre une majorité de citoyens attachée à l’existence d’une nature sauvage et des intérêts particuliers.

    La multiplication des mesures prises contre le loup m’a déjà conduit à modifier mes choix de consommateur. A l’avenir, elle sera prise en compte dans mes choix électoraux.

  •  NON NON NON au projet d’arrêté OUI OUI OUI aux loups !, par Nadine DUPUY , le 2 juillet 2017 à 19h07

    Qui est le plus nuisible ? Le loup ou l’Homme ? Qui fait le plus de dégâts irréversibles à la Nature ? Le loup ou l’Homme ? Pourquoi les éleveurs (qui n’ont plus rien du berger) n’utilisent pas des patous gardiens de troupeau qui ont fait leurs preuves ou embauchent des bergers ?
    TROUPEAU GARDE = TROUPEAU SAUVEGARDE = FAUNE PROTEGEE

  •  STOP AUX TIRS DES LOUPS !!!, par Rabes Rosaline , le 2 juillet 2017 à 19h06

    Je suis opposée au projet d’arrêté fixant le tir de loups pour 2017-2018.
    Je pense qu’il faut stopper les tirs de loups car la destruction d’une espèce n’est pas une solution,
    Scientifiquement, l’échec et l’aberration que représentent les tirs de loups ont été soulignés. En effet, il a été prouvé que les tirs létaux sur les grands prédateurs ont pour effet de faire augmenter le nombre d’attaques sur bétails (Predator control should not be a shot in the dark ,Adrian Treves, Miha Krofel, Jeannine McManus, 2016). Avec les tirs, les individus des meutes se dispersent, et ne pouvant plus chasser des proies seul (les loups chassent en groupe), les membres isolés recherchent des proies faciles comme le bétail. De plus, rien ne prouve lors des tirs que ce soit le loup « coupable » qui soit tué. Enfin, comme tous les prédateurs, le loup se régule de lui-même et le massacre d’une partie de sa population sera compensée par une hausse des natalités. J’ajoute que dans la plupart des attaques enregistrées, il n’est pas prouvé que le loup soit le prédateur, et que les pertes ne soit pas dues aux chiens errants.
    Au lieu de s’acharner sur le loup, le gouvernement pourrait clarifier la situation en ne dédommageant que les éleveurs ayant mis en place les moyens de prévention qui ont fait leur preuves ( patous, emploi de bergers supplémentaires, rassemblement des troupeaux la nuit, clôtures électrifiées). Il est incontestable que le retour du loup obligent les éleveurs a reconsidérer leur métier et à plus s’engager auprès de leurs troupeaux. Néanmoins, à force de profits faciles et de d’idéaux réactionnaires, c’est l’ensemble du pays qui est privé d’une de ses espèces patrimoniales les plus illustre et symbolique. Comment peut-on en 2017 lire que le loup prédate l’homme et qu’il faut tenir ses enfants par la main au cas où le « grand méchant loup » passe par là (référence à l’arrêté de la commune de Prévenchères) ? Vive la désinformation et la paranoïa vis à vis de la Nature !!!
    Je pense qu’il serait plus opportun de prendre le retour du loup sur notre territoire comme une chance. En effet, cette espèce contribue à réguler de manière naturelle les grands ongulés qui sont pointés du doigt dans certaines régions pour leur goût envers les jeunes pousses. Je vous invite également à revisionner ce court documentaire qui donne à réfléchir sur la présence du loup : https://www.youtube.com/watch?v=MKtctwlkKTw
    Allons de l’avant et suivons l’exemple des pays qui vivent en acceptant la présence du loup, arrêtons le massacre et les tirs de loups !!!

  •  trop c’est trop, par bruno DEWULF , le 2 juillet 2017 à 18h56

    comment peut on au nom du bien être animal laissé égorgé autant de moutons? L214 devrait combattre ces loups dont le rituel de massacre est plus proche de l’état islamique que du simple besoin de se nourrir.

  •  Contre la décision injustifiable de détruire encore des loups !, par Elisabeth ARNOULD , le 2 juillet 2017 à 18h48

    Je suis contre cet arrêté qui permet la destruction de loups, alors que 37 ont déjà été tirés (et combien tués par les véhicules?). Après haro sur l’ours, c’est haro sur le loup, encore une affaire politique où la raison n’a plus sa place !

    Le Loup est une espèce protégée (on veut une VRAIE protection), qui a un rôle écologique important puisqu’il élimine les proies malades. En meute , il chasse les Ongulés sauvages et ajuste ses effectifs aux ressources disponibles ( ce n’est pas comme la majorité des populations actuelles d’Homo sapiens). La mortalité des jeunes augmente si les ressources diminuent jusqu’à un équilibre dit « naturel ». En principe pas besoin d’intervention humaine.
    Le pastoralisme et le loup coexistent en Espagne (2000 loups), en Italie (1000 à 1500), et en France 300 loups environ posent problème ! Population très insuffisante pour être GÉNÉTIQUEMENT VIABLE, il faut 1000 à 2000 individus pour qu’elle le soit. Plus le pool de gènes est important, plus la population peut s’adapter si les conditions du milieu changent. Si il est insuffisant, la population disparaît.

    Les prélèvements LÉGAUX sont de 10% et non de 12%, de plus ils ont été de 12 à 14% ces dernières années, donc beaucoup trop élevés.
    Aucun bilan sur les effets des tirs de destruction sur la prévention des dégats n’a été réalisé. D’ailleurs le MNHN et l’ONCFS constatent que les tirs trop nombreux et non sélectifs ne sont pas forcément toujours efficaces sur la prévention des dommages. La destruction en aveugle est néfaste puisque si le couple alpha est supprimé, le reste de la meute est désorientée. Ces loups s’isolent et attaquent les troupeaux domestiques, proies beaucoup plus faciles.

    Pour avoir discuté avec un jeune berger des alpages (qui désire cohabiter avec le loup), je sais qu’il existe des moyens de protection efficaces et de nouvelles méthodes prometteuses. Or les mesures de protection des troupeaux ne sont pas toujours mises en place malgré l’aide financière européenne. Il faut donc d’abord VÉRIFIER qu’elles ont bien été mises en place. D’autre part les éleveurs ont des difficultés en raisons du contexte économique. Ce n’est pas au Loup de payer les pots cassés, il fait partie de notre patrimoine naturel, donc de notre biodiversité à préserver. Ce jeune berger, ingénieur agronome, a préféré le pastoralisme, il n’a pas de difficulté à protéger les troupeaux qui lui sont confiés.

    La peur du Loup fait partie de notre culture (Petit Chaperon Rouge ...), mais le Loup est une espèce très discrète. Il n’attaque pas l’homme, mais le fuit, sauf dans des cas particuliers (s’il est enragé, éventuellement si l’homme est saoul et pas sur ses 2 jambes ou alors à Cheval, autrefois). Heureux, celui qui a réussi à voir un loup ! Après combien de journée d’affût ?

    Compte tenu des expertises scientifiques, cette décision de tirer plus de loups est INJUSTIFIABLE, le tir ne doit venir qu’en dernier recours.

  •  non à l’abattage, oui à l’intimidation, par Marc , le 2 juillet 2017 à 18h44

    depuis le début du retour du loup, le respect religieux des loups dans cette première période a permis au loup de se familiariser et d’approcher les hommes et les troupeaux ; et non de les craindre. Conséquence, il est à côté de nous.
    Plutôt que d’abattre sans discernement, il faut apprendre au loup à craindre l’homme. Le loup n’est pas idiot, il s’éloignera des troupeaux, et recherchera les ongulés (c’est plus fatigant) au lieu d’aller au supermarché des troupeaux d’estive. Facile à dire, bien sûr, mais n’y-a-t-il pas d’autres pays où cela se passe mieux, même avec de grands troupeaux?
    Que N. Hulot supprime une cinquantaine de commissions inutiles et utilise les finances récupérées pour des missions conjointes à l’étranger avec 10% gens du ministère de l’écologie, 10% du ministère de l’agriculture, 30% de scientifiques, 10% d’ONG, et 40% d’éleveurs

  •  ARMISTICE pour les loups , par Marit de Haan , le 2 juillet 2017 à 18h29

    L’association NALA 85480 (Vendée) est de l’avis qu’il faut faire tous les efforts et prendre toutes les mesures pour protéger les loups à l’état sauvage et que l’abattage de loups doit être interdit en permanence. Le texte complet de notre avis n’a pas été accepté par ce formulaire. Vous pouvez consulter nos argumentations bien fondés sur le site internet. http://www.nosamislesanimaux.com/consultation-publique-abattage-loup-2017-2018.php

    Jean-Jacques Rousseau a écrit que la nature « fuit les lieux fréquentés ; c’est au sommet des montagnes, au fond des forêts, dans des îles désertes, qu’elle étale ses charmes les plus touchants. » Choyons-la !

  •  Contre l’abattage des loups, par PAPON Hélène , le 2 juillet 2017 à 18h24

    Je suis CONTRE l’abattage de 40 loups pour 2017 2018 !!! C’est beaucoup trop !!
    Il faut lui laisser sa place dans l’environnement...mettre en place toutes les solutions possibles ...en aval !!!! C’est un animal protégé, et respectable ...
    Respectons le !!!! et ne choisissons pas le chemin le plus simple (mais le plus moche !!) pour régler les problèmes

  •  aucun loup en liberté, par tchaoudel , le 2 juillet 2017 à 18h18

    les loups ont leur place dans des parcs animaliers ou des zoo. en liberté,c’est un prédateurs trop intelligent pour que les moyens de défense des éleveurs soient à 100% efficaces.
    il faut doubler les prélèvements et que toutes les régions qui subissent des dégâts confirmés par la présence du loup, aient droit à leur prélèvement.
    le loup attaque maintenant le jour, la nuit, à proximité des bâtiments d’élevage dernièrement sur le plateau du Larzac.

    non à la prolifération du loup car cet animal est incompatible avec l’élevage.

  •  Contre l’abattage des loups, par H.L. , le 2 juillet 2017 à 18h09

    Je reprends les propos de l’association FERUS, véritable défense des loups et de la vie sauvage -apprenons simplement à vivre ensemble, la planète est un lieu qui se partage...

    Les tirs de loups sont inutiles

    36 loups ont été tués en 2015-2016 et 38 en 2016-2017. Pourtant, la prédation attribuée au loup n’a cessé d’augmenter : 8577 victimes indemnisées en 2014, 8964 en 2015 et 9788 en 2016 *. Les chiffres au 15 mai 2017 donnent déjà 2048 victimes indemnisées (contre 1650 au 15 mai 2016 et 1543 au 15 mai 2015) *. On voit bien que les tirs de loups sont inutiles.

    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), parue en mars 2017 et commandée par le ministère de l’Environnement, indique également de son côté que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent aussi sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation).
    Pour finir, « A partir de travaux récents en écologie de la faune et en sciences sociales, Bergstrom (2017 et articles associés) suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. Nous ne pouvons qu’encourager les approches complémentaires » (Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France, 2017).

    Cette politique de tirs est d’autre part un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne sont pas encouragés à mettre en place les mesures de protection des troupeaux.

    Puisque c’est la protection des troupeaux qui incite l’Etat français à tuer des loups, nous demandons qu’enfin un bilan de l’efficacité des tirs de loups sur la prédation soit réalisé.

    * Données DREAL Auvergne Rhône-Alpes

    Les tirs de loups menacent la population de loups

    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS) met en garde contre les tirs toujours plus nombreux. A partir d’un taux de mortalité générale de 34%, « toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra de manière certaine ». Si le taux de mortalité de la population de loups était en moyenne de 22 % avant 2014, il a atteint les 34 % depuis que l’Etat français a intensifié sa politique de tirs de loup.

    Au regard des lois européennes, l’Etat français doit pourtant permettre la restauration de l’espèce sur son territoire et non la limiter. 25 ans après le retour de l’espèce, le seul noyau de reproduction reste dans les Alpes. Aucune reproduction n’a été constatée dans les Pyrénées ni dans le massif Central alors que des loups ont atteint ces massifs dès les années 1990.

    Un changement d’orientation ?

    Puisque les tirs de loups ne font pas baisser la prédation et menacent l’état de conservation de l’espèce en France, qu’attend le nouveau ministre pour changer de cap ?

    Pourquoi reprendre ce projet d’arrêté de prélèvement de 36 à 40 loups qui avait été préparé par l’ancienne ministre ?

    Le 9 juin 2017 dans la Provence, au sujet du loup, Nicolas Hulot s’exprimait : « Je dois d’abord recevoir tout le monde et trouver la meilleure perspective ». Cependant, aucune association qui se consacre à la protection des grands prédateurs n’a à ce jour encore été reçue…

    Il est grand temps également de stopper les tirs au hasard n’importe quand et n’importe où (loin des troupeaux ou lorsque ceux-ci ne sont plus en montagne) et par n’importe qui (les chasseurs au gré de leurs parties de chasse).

  •  Contre l’abattage des loups., par Dany Mater , le 2 juillet 2017 à 18h06

    Je suis totalement opposée à l’abattage des loups.
    Tout d’abord, les abattages pratiqués par la France sont hors la loi au regard du droit européen, qui ne prévoit des dérogations à la double stricte protection de l’espèce que sous de strictes conditions : que la conservation de l’espèce ne soit pas en danger (or ce n’est pas le cas, avec un effectif inférieur à 300 l’espèce peine à se maintenir), et que tous les dispositifs de protection des troupeaux et d’effarouchement du prédateur ont été épuisés (or ce n’est jamais le cas).
    Je propose donc qu’une vraie politique de cohabitation entre pastoralisme et loup soit instaurée, et que l’on développe la recherche en matière de protection. Nous remarquons que seuls les troupeaux non ou mal protégés se font attaquer, que beaucoup d’éleveurs consciencieux et qui ne connaissent pas de prédations se font menacer par leurs collègues inféodés à des lobbies ou à des syndicats agricoles puissants, et que beaucoup d’attaques de chiens sont maquillées en attaques de loups (au point que dans les zones à loups on ne recense quasi plus aucune attaque de chiens !).
    Il convient donc de subordonner les subventions et les indemnisations de prédations à la protection des troupeaux : parcs de nuit électrifiés d’une hauteur suffisante, présence de chiens de protection et d’aide-bergers en nombre suffisant.
    Il convient de fournir un accompagnement logistique aux éleveurs après expertise en fonction du troupeau et du terrain.
    Il convient aussi de mettre fin à la fraude (courante) aux constats de prédation ("loup non exclu" étant la norme habituelle en zone à loups.
    Il convient également d’effectuer des tirs d’effarouchement quand les mesures de protection ont échoué, et en dernier recours d’utiliser des balles en caoutchouc (traumatisantes, mais non létales).
    Les tirs de loups doivent être interdits hors présence des troupeaux, où ils sont totalement injustifiés.
    Enfin, il est impératif d’évincer les fédérations de chasse des plans ou opérations de tirs de loups : en effet, on en est arrivés à une véritable chasse aux trophées qui s’exposent dans les fêtes de la chasse.
    Depuis que l’on pratique en France les abattages de loups, nous avons un recul sur leur efficacité et l’on a pu constaté que le nombre de prédations s’accroît dans les zones où l’on a le plus abattu de loups : conséquence inévitable si l’on connaît les moeurs du prédateur chez qui l’activité principale est l’éducation et la formation continue au sein de la meute-famille ; ainsi, en abattant les parents, on lâche dans la nature des loups immatures et incompétents à la chasse.
    La cohabitation est possible, et nous sommes nombreux à le constater sur le terrain. Encore faut-il une véritable politique pour mettre en oeuvre cette cohabitation, nourrie par le recherche et accompagnée au plus proche par une logistique de terrain.

  •  Contre le massacre des loups, par Elisa Truche , le 2 juillet 2017 à 18h02

    Il ne faut pas massacrer les loups, mais plutot les réintroduire dans la nature, ils sont importants dans l’écosystème naturel ! Ils sont naturellement craintifs, donc très peu dangereux pour l’Homme. De plus, ils peuvent aider à réguler d’autres espèces. Pourquoi les tuer inutilement ?

  •  Contre le massacre des loups, par gwénaëlle dupuy , le 2 juillet 2017 à 17h48

    Longue vie aux loups !!!!!

  •  Contre le projet d’arrêté et le prélèvement des loups., par labarre , le 2 juillet 2017 à 17h44

    Je suis contre le prélèvement des loups. Venant d’un ministère avec Nicolas Hulot à sa tête, ce projet d’arrêté me déçoit énormément (même s’il est évident qu’il ne peut pas faire exactement ce qu’il veut vu les gens qui l’entourent).

    Comme d’autres personnes l’ont souligné avant moi, les chiffres montrent que le prélèvement des loups n’a aucun impact sur le nombre croissant d’attaques. Pourquoi continuer ? Pourquoi ne pas s’efforcer de mettre en place des solutions alternatives ?

    J’ai assisté à différentes conférences à ce sujet et toutes font le même constat : bien que plus nombreux dans les pays voisins, les loups y font moins de dégâts. C’est à la population de s’adapter à sa présence, comme le font déjà les bergers en Italie et ailleurs. Le loup n’est pas un animal qui prolifère si facilement. Le taux de mortalité des petits est élevé, seuls deux par porté survivent en moyenne. Seuls les individus dominants de la meute ont le droit de se reproduire (castration sociale).

    Sur le plan écologique, toute espèce a la même utilité. Il faut laisser les espèces se réguler elles-mêmes, et pour cela le loup a un rôle crucial. Il est démontré scientifiquement que la présence du loup a un effet bénéfique sur l’équilibre de la faune et de la flore.

    De très nombreuses solutions existent, reste à VRAIMENT vouloir résoudre le problème sur le long terme sans y voir ses propres intérêts :

    - la présence humaine est primordiale pour garder un troupeau, celle-ci repousse les loups. Les bergers français aujourd’hui ne surveillent pas leur troupeau comme il faudrait. Je conçois que cela demande des sacrifices, mais on est berger ou on ne l’est pas. Ne pas exercer ce métier si vous n’en êtes pas capables.
    - Pour soulager le berger, les chiens patoux sont très efficaces.
    - il en est de même pour les filets de protection à drapeaux flottants, les foxlights qui éclairent la nuit de manière aléatoire pour faire croire à une présence humaine, ou les turbos fladry.
    - Il existe également d’autres moyens, tels que des colliers à enfiler sur le ou les individus dominants du troupeau. Ce collier détecte le rythme cardiaque anormal de l’animal en cas d’attaque, et informe l’éleveur pour lui permettre d’intervenir au plus vite sur les lieux.

    Dans le cas où des dégâts seraient occasionnés, il semble également normal que l’éleveur prouve qu’il a mit tous les moyens nécessaires en œuvre afin de garder son troupeau avant d’être indemnisé. C’est le cas en Italie, mais pas en France (hasard ?)

    Malheureusement, les consultations publiques relatives au prélèvement des loups sont d’actualité chaque année. Cela ne cessera que lorsque le loup sera à nouveau au bord de l’extinction. Vu que les intérêts financiers sont omniprésents, même lorsqu’il en va de la survie de notre planète et du respect des êtres vivants, peut-être faut-il présenter les choses autrement, et donner pour argument que la présence du loup permettrait dans certaines régions de promouvoir l’éco-tourisme ?

  •  L’incohérence, par Eve , le 2 juillet 2017 à 17h18

    S’il n’y avait pas de troupeau d’ovins et bovins élevés pour finir à la boucherie, il n’y aurait pas d’attaques de loups sur ces-dits troupeaux.
    Etre tuées par des loups en montagne ou dans des conditions minables en abattoir, il n’y à finalement pas de grande différence pour ces pauvres bêtes.
    Tout ce qui est reproché aux loups est de tuer pour se nourrir, chose que cautionnent nombre d’êtres humains quand il s’agit de leur propre assiette.
    Arrêtez d’être hypocrites et incohérents.

  •  Avis défavorable de la FRAPNA, par Réseau Ragional Biodiversité de la FRAPNA , le 2 juillet 2017 à 17h18

    Le réseau régional biodiversité de la FRAPNA émet un avis défavorable au projet d’arrêté.

    1) l’expertise scientifique réalisée en début d’année par le MNHN et l’ONCFS indique que « les prélèvements légaux ne devraient pas, s’ils sont purement additionnels aux autres causes de mortalité, dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable ». L’estimation basse de la population étant de 265 individus, proposer un plafond aussi élevé relève donc de considérations et d’objectifs purement politiques et non scientifiques…

    2) L’avis défavorable (à une large majorité !) du Conseil National de Protection de la Nature souligne que la politique actuelle de tir à haut niveau est contre-productive, aussi bien pour assurer la viabilité de la population que pour faire baisser les prédations…

    3) l’Etat n’a d’ailleurs toujours pas réalisé de bilan sur l’impact des destructions des années passées sur la prévention des dommages, sur la population de loups, sur sa viabilité dans son aire de répartition… Il serait urgent et pertinent de connaître enfin le lien entre l’impact des tirs sur la dynamique démographique et spatiale du loup et la réponse attendue en termes de diminution des dommages.

    4) les arrêtés préfectoraux autorisant les tirs ne sont toujours pas corrélés à la mise en place de protection effective sur les troupeaux !

    5) Abattre toujours plus de loups reste une méthode radicale, réfléchie à court terme, destinée à acheter la paix sociale de quelques uns, au détriment des biens communs et de la recherche de solutions pérennes pour la coexistence entre les activités pastorales et la présence du grand prédateur.

  •  pour l’abattage des loups, par Sauveplane denis , le 2 juillet 2017 à 17h11

    L’apparition des loups dans nos territoires ou l’agropastoralisme est la méthode d’élevage met en péril celui ci.La cohabitation des loups avec les troupeaux est incompatible.
    Nous subissons le développement exponentiel des sangliers,malgré le
    prélèvement de la chasse.Comment ne pas se rendre compte qu’il va en etre de meme avec les loups